/!\ Des soucis avec le site a fait que j'ai posté une première fois ce chapitre, puis j'ai reçu un message d'erreur, donc je reposte le chapitre. J'espère que cette fois, ce sera bon !

Bonjour à toutes et tous !

Une petite précision avant de commencer ce chapitre : Jusqu'ici, nous évoluions dans le monde de Loki, qui est, comme vous avez pu le constaté, rangé, organisé. A partir de ce chapitre, le monde de Tony va prendre du terrain et s'invitera bien souvent dans la vie du pauvre Loki, et ce monde est autrement plus fantasque et irrévérencieux.

Donc dans ce chapitre : Cambrure bandante, fête fantasque et piste de danse bondée.


Dernière Volonté

Chapitre 11

En attendant que les choses se passent, il fallait attendre. Stark, qui ne connaissait plus ni la faim, ni le sommeil, avait plus ou moins décidé de passer le reste de la nuit, et même ses journées au commissariat pour guetter, promettant à Loki de le prévenir si quelque chose d'imprévu se passait.

Tony et Loki ne cessaient de s'envoyer des textos. Tony se plaignait de devoir travailler, alors qu'il aurait pu inventer, bricoler.

Quand je m'ennuie, disait-il dans l'un de ses messages, mon cerveau fonctionne à toute vitesse. Ce matin j'étais en réunion, et j'ai griffonné les bases d'une intelligence artificielle révolutionnaire, sur la couverture de mon exemplaire du rapport que le Conseil étudiait à ce moment-là.

Loki avait souri et avait renvoyé qu'il n'y avait que Stark pour commencer à coder de l'informatique sur du papier de nos jours.

Le soir-même, Tony était de nouveau chez Loki, et alors que le jeune Directeur était à quatre pattes sur le tapis du salon, le haut du buste touchant presque terre parce que ses bras ne le portaient plus à force de plaisir, Tony, les mains solidement arrimées à ses hanches, le pilonnant avec force, demanda :

« Tu ne m'as pas répondu pour ce week-end ? »

Sa voix était hachée et haletante.

« Vraiment Tony, ahana Loki, tu me poses la question maintenant ?

- Je t'ai sous la main, expliqua le milliardaire hors d'haleine. »

Tony s'arrêta un instant ses mouvements de hanche, le temps d'écarter un peu plus les jambes de Loki, et de lui faire plaquer le torse contre le sol, les mains de chaque côté de la tête. Loki ne se voyait pas, mais il devinait que la vision qu'avait Tony à ce moment-là devait être des plus provocatrices. Il reprit ses coups de rein, s'enfonçant profondément en Loki, totalement offert au doux traitement. La nouvelle position permettait un accès meilleur à l'intérieur de lui, lui faisant ressentir de bien plaisantes choses.

« Oui, gémissait Loki de plus en plus fort.

- C'est promis ? Fit Tony en haletant. Tu viendras ?

- Oui Tony tout ce que tu voudras, mais n'arrêtes pas de me baiser putain ! »

Ce fut ainsi que quelques jours plus tard, Loki se trouvait, au volant de sa voiture neuve, devant la grille d'entrée du Manoir Stark, en Pennsylvanie. Il savait par Tony que Maria Stark, nouvellement veuve, avait trouvé refuge chez sa sœur, à Washington D.C. Elle n'était revenue à New-York que pour les funérailles, qui avaient eu lieu la veille de la grande fête organisée par Tony, et était repartie aussitôt.

Un vigile à l'entrée vérifia ses papiers d'identité, puis on l'invita à avancer avec sa voiture. Un peu plus loin, un voiturier prit le relais, et Loki fut introduit dans le Manoir.

C'était une bâtisse impressionnante. La maison principale, majoritairement de briques rouges, avec de grandes fenêtres blanches à petits carreaux, était construite de telle façon à ce que le sous-sol soit à ras de terre à l'arrière, donnant un total de quatre étages.

Un employé ouvrit la porte à Loki. A l'intérieur, il y avait déjà beaucoup de monde, et beaucoup de musique. La décoration et l'ameublement semblaient d'époque Gilded Age(1), magnifiquement rénovés. Les lambris étaient blanc cassé et les couleurs chaudes étaient à l'honneur. Les meubles étaient en bois rougeâtre, de l'acajou ou de l'amarante, certainement, protégés par ce qui semblait être de la toile cirée transparente. Loki s'avança un peu plus loin que l'entrée, pénétrant dans une grande pièce à recevoir, où attendaient d'un côté un bar, et de l'autre un buffet. Des employés circulaient également entre les différents groupes d'invités, portant des plateaux de flûtes de champagne, ou des petits fours.

Loki attrapa une flûte, et se mit en quête de trouver Tony. Il avait à peine fait un pas dans le grand salon que deux femmes, en talons très hauts et en robes très courtes, l'accostèrent.

« Salut, fit l'une d'elle, une brune aux traits hispaniques presque aussi grande que Loki. On ne t'a jamais vu aux soirées de Tony. Tu t'appelles comment ?

- Loki, répondit-il. Je cherche Tony justement.

- Il est occupé pour le moment, dit l'autre, une blonde décolorée juste un peu plus petite que la première et qui semblait avoir des origines asiatiques. Une histoire de pari avec Rhodey, je crois. Mais c'est pas grave, on peut faire connaissance. Moi c'est Nebula, et elle, c'est Gamora.

- Ce ne sont pas vos vrais noms, fit Loki désabusé.

- Même pas en rêve mon beau, rit celle qui disait s'appeler Gamora.

- C'est vraiment aimable Mesdames, mais je ne compte pas avoir de relation sexuelle tarifée avec vous. »

Les deux femmes se mirent à rire joyeusement.

« Tu es gay ? Demanda Gamora sans complexe.

- Euh, je ne vois pas…

- C'est un oui, rit Nebula. C'est même un sacré oui. Il y a des escort-boys aussi, on peut t'en présenter quelques-uns, si ça te branche.

- Pourquoi vouloir à tout prix me pousser vers un escort ?

- T'es vraiment pas un habitué, toi alors ! S'exclama l'une d'elles.

- Tu es à une fête de Tony Stark, expliqua la seconde. Les gens viennent pour se défoncer, puis défoncer ou être défoncés.

- Charmant.

- N'est-ce pas ? Allez, viens, promis on te pousse pas, on veut juste te présenter à quelques personnes. On connaît presque tout le monde depuis le temps qu'on vient aux soirées de Tony. Je suis sûre qu'il y a des gens qui vont te plaire. »

Finalement, la compagnie des deux femmes se révéla être charmante. Elles étaient drôles, et connaissaient réellement beaucoup de monde. Il serra un certain nombre de mains, et embrassa un certain nombre de joues. Quelques personnes montraient déjà des signes d'alcoolémie, malgré qu'il ne soit pas si tard, et Loki cherchait toujours Tony du coin de l'œil.

Il finit par l'apercevoir, entouré d'un grand nombre de gens. Évidemment, il n'y avait aucune chance pour qu'il soit seul même l'espace d'un instant. Il était le maître des lieux et certainement l'homme le plus riche de la soirée, connu pour coucher avec tout ce qui bougeait. Les gens affluaient vers lui en masse, c'était immanquable. Et s'il était honnête, il était comme tout le monde, cette nuée de papillons attirée par la lumière de Stark. Il aurait pu avoir un phare dans la poitrine, cela n'aurait pas été beaucoup plus différent.

« Tony ! Appela Gamora en tirant Loki par le bras tandis que Nebula le poussait dans le dos. Tu ne nous as même pas dit bonjour ! »

Leur petit groupe fendit la foule.

« Les filles de l'espace ! S'exclama Tony qui semblait n'avoir pas qu'un peu bu. Et Loki ! Que des bonnes surprises ! Tiens, Loki, je voulais te présenter mon meilleur ami. Que dis-je ! Mon frère, le grand frère que j'ai jamais eu. James Rhodes. Mais personne ne l'appelle comme ça. Il s'appelle Rhodey.

- En réalité, il n'y a que Tony qui m'appelle comme ça, mais il ne faut pas le lui dire, répliqua indirectement le fameux Rhodey, un grand homme noir athlétique. Enchanté Loki. Tony n'a que votre nom à la bouche ces derniers temps.

- Vraiment ? S'étonna Loki.

- Pas vrai, nia Tony. L'écoute pas. J'ai dû te mentionner quelques fois.

- On doit être autour des deux cents mentions. Pas grand-chose en effet, continua James Rhodes. »

Loki ne savait pas trop quoi en penser. D'autant que Tony avait maintenant une main autour de la taille de Nebula et Gamora, et leur faisait des blagues salaces, auxquelles les deux femmes riaient à gorge déployée. Et les gorges étaient tellement déployées que presque chaque homme autour d'eux avait un œil dans leurs décolletés. Puis après une dernière tape sur les fesses, les deux femmes partirent harponner un client. Elles avaient l'embarras du choix.

« Je suis content que tu sois là, Loki, fit Tony en lui donnant une accolade.

- Tu m'as fait promettre, tu te souviens ? Ce n'est vraiment pas mon genre de soirée.

- C'est quoi qui te dérange ? La drogue ? Les escorts ?

- Les escorts. Je ne comprends pas comment on peut aimer payer pour du sexe. J'aime mes partenaires enthousiastes et consentants. Si on paye… ça devient faux.

- Les escorts qui sont ici sont payés pour être là. Je les connais toutes et tous personnellement, et par personnellement j'entends pas forcément intimement. Tiens, lui. Star-Lord, c'est son nom de scène. Il est mécanicien voiture dans un garage un peu moisi. Son patron est un connard. Il est escort pour faire de l'argent pour pouvoir ouvrir son propre garage, ailleurs. »

L'homme que désignait était grand et blond, les cheveux coupés courts, une barbe de trois jours le vieillissant un peu. Il était athlétique et sacrément beau. Un certain nombre de femmes lui faisait de l'œil, et quelques hommes le dévoraient du regard.

« Le truc, c'est, comme je les paie pour venir, leur soirée est déjà faite. Ils n'ont pas besoin de coucher, c'est du bonus s'ils en veulent. Par contre, ils font du réseau, du contact. Nebula et Gamora sont toutes les deux doctorantes en économie dans une université publique. Tu vois ce groupe de mecs là ? Ce sont tous des post-doc et des maîtres de conférence à l'université de Columbia, et certains en économie justement. Les thèses des filles ne sont pas financées, mais elles sont intelligentes, elles savent à quelles portes frapper si elles veulent un peu de renommée. Je les aide juste à être au bon endroit au bon moment. »

Loki resta pensif. Dans quel monde vivait-il pour que des filles soient obligées de vendre leur corps à des inconnus pour pouvoir poursuivre des études ? Pendant ses années à l'université, après avoir coupé les ponts avec son père, c'était sa mère qui s'était assurée qu'il ne manque de rien. Certes, il vivait dans un tout petit studio, alors que son frère avait droit à un grand appartement, mais il mangeait à sa faim, et les factures étaient payées en temps et en heures.

Tony le conduisit de groupe en groupe, le présentant à des personnalités, à des starlettes, à des héritiers et héritières, déjà richissimes. Loki n'avait pas à se plaindre, mais à côté d'eux tous, il se sentait pauvre et vraiment pas à sa place.

Soudain, la musique changea et un morceau plutôt entraînant se mit à résonner dans le manoir. Tony se tourna vers Loki, qui était resté figé de stupeur.

« Tu viens danser ? Proposa Tony. La piste de danse est à l'extérieur sur la terrasse. J'adore cet artiste. Comment il s'appelle ? God of Chaos. Non, ChaosGod. Ouais, c'est ça. Allez, viens !

- Tu aimes cette musique ? Demanda Loki en le suivant vers l'extérieur.

- Pourquoi, pas toi ? »

Loki ne répondit pas. Aimait-il sa propre musique ? C'était un peu dur à dire. Il était satisfait de son travail, le plus souvent, mais aimerait-il danser sur ses compositions ? Il regarda Tony se mettre à danser au milieu de la piste et des gens, immédiatement collé par toutes sortes de fêtards. Loki s'assit à l'écart, sur une banquette confortable, avec une vue imprenable sur Tony dansant. L'air froid de l'hiver était réchauffé par des radiateurs d'extérieur, disposés à intervalle régulier au-dessus de leurs têtes. James Rhodes s'assit à côté de lui quelques instants plus tard, un verre de whisky à la main.

« Tu le connais depuis longtemps ? Tony, je veux dire, demanda l'homme.

- Un peu moins de deux semaines. Mais c'est le fils du patron. Je le connaissais de nom bien avant ça.

- Et qu'est-ce que tu penses de lui ? »

La question était bizarre. Loki fronça les sourcils sans quitter le milliardaire des yeux.

« Comment ça ?

- Oui, après ces deux semaines, qu'est-ce que tu as appris sur Tony Stark ?

- Si je devais le décrire en quelques mots, je dirais, borné, incroyablement intelligent, putain de bon coup, et bien plus responsable qu'on ne le dit.

- Responsable ? S'étonna Rhodes.

- Il a été intronisé vice-Président il y a une semaine et malgré qu'il déteste ça, et qu'il en fasse voir de toutes les couleurs à son assistante, il ne s'est pas défaussé. Est-ce que c'est une sorte de questionnaire avertissement ? Du genre 'si tu lui fais du mal, je te casse la gueule' ?

- Intéressant, répondit Rhodes sans tenir compte de la question de Loki. C'est bien la première fois que quelqu'un le décrit comme responsable, surtout après seulement deux semaines.

- J'ai pas dit qu'il était responsable. J'ai dit qu'il l'était plus qu'on ne le dit. »

Sur la piste de danse, Tony dansait langoureusement avec une femme au physique de top model. C'était une danse très érotique et Loki ne pouvait s'empêcher de les regarder. Un sentiment déplaisant montait dans sa poitrine. Un sentiment dont il ne connaissait pas le nom.

« Tu es jaloux ? »

La question le força à détourner le regard vers James.

« Je te demande pardon ?

- Tu es du type jaloux ? Parce que je dois te prévenir …

- Non, je ne suis pas jaloux, le coupa Loki avec humeur. Et les choses sont claires entre Tony et moi.

- Oh ? Alors pourquoi le dévores-tu du regard, tout en ayant l'air de vouloir trucider la pauvre Bobby ? »

Bonne question.

(1) Gilded Age : Période des États-Unis correspondant à la période de reconstruction post-Guerre de Sécession.


Dans le prochain chapitre, vous prendrez encore un peu de monde de Tony ? Dépucelage et envie seront de la partie !