Bonsoir, Bonjour!

Je sais, je suis en retard! Mais j'ai eu des révisions, des cours et les examens qui arrivent, donc vous pouvez me comprendre! De plus, je vous ai fabriqué un chapitre long de plus de 7000 mots! (Donc je suis pardonnée?) En tout cas ce chapitre a donc trois parties! Egalement, vous avez été la majorité a accepter de partir avec Lexa et quelques-uns ont refusé ou même tenté de la retenir, donc j'ai un peu concocté un petit truc pour que vos réponses soient toutes prises en compte! J'espère que ce chapitre vous plaira, on se retrouve en bas!

PS : Un énorme merci à LadyKastaG qui m'a beaucoup aidé à construire ce chapitre!

Vos réponses:

Anonyme: Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me faire une petite review, ça me fait énormément plaisir! Ta réponse a été prise en compte! Merci de ton vote et j'espère que ce chapitre te plaira! Encore milles mercis!

Tsunade72: Réponse acceptée! Merci de ton vote, j'espère que la suite te plaira! Merci de ta review!

Lexamy: Je suis bien d'accord, Lexa mérite d'être heureuse, enfin juste après ce chapitre, promis! *rire diabolique* Merci de ta review, j'espère que ce chapitre te plaira en tout cas!

Kayliah: Oui, on va tous partir avec Lexa! Ahah! Merci de ton choix, j'espère que la suite te plaira! Merci de ta review!

AlyGriffin: Merci beaucoup! Ton choix a été noté! J'espère donc que ce chapitre te plaira autant que les autres, merci encore de ta review!

molikujy nb: Je crois que je sais d'ou vient ton surnom! T'as du taper les touches de bas en haut! Ahah! Sinon merci de ton commentaire! Je n'ai pas vraiment de jour précis surtout en période d'examen, mais normalement je dis en fin de chapitre dans combien de temps environ. En tout cas j'espère que ce chapitre te plaira! Encore merci!

Clexa9223: Un million de fois ? Bon et bien dans ce cas vous avez la majorité! Ahah! En tout cas j'espère que cette suite te plaira, et merci un million de fois pour ton commentaire ahah!

Je voulais également vous remercier pour tous vos favs, reviews et follows, ça me fait énormément plaisir!

(Désolée pour les fautes oubliées qui font mal aux yeux!)


Dernièrement: Lexa et Ontari ont eu une dispute, Ontari s'est suicidée ne supportant plus de vivre dans son état. Suite à ce décès, Lexa subit un harcèlement et décide partir. Elle demande à Clarke de partir avec elle en pleine période scolaire.


Chapitre Onze: A la vie à la mort.

Partie 1: Rien que toi et moi.

Narrateur Lexa.

-Clarke ? Qu'est-ce que t'en dis ?

-Ok.

-Ok?

-Oui, ok! Je viens avec toi, partons d'ici. Un week-end. Rien que toi et moi.

Elle me sourit alors et me sauta dans les bras. Elle vint déposer ses lèvres contre les miennes. Je la portais et nous tournions en rond. Cela faisait tellement de bien. J'avais l'impression d'être enfin heureuse. Lorsque je regardais dans le bleu de ses yeux, j'oubliais tous mes soucis, toutes les histoires, tout. J'étais bien avec elle. Et je voulais que ce moment ne s'arrête jamais.


Dans l'avion.

-Vous avez besoin de quelque chose?

Des heures de voiture et nous étions déjà à l'aéroport. On avait acheté nos billets et on était prêtes à décoller, direction l'Espagne. Un pays que je rêvais de découvrir. L'hôtesse nous fixait, attendant surement une réponse. Elle en profitait pour me mater, mais avec Clarke à mes côtés, je ne pouvais qu'ignorer les tentatives de dragues de l'hôtesse.

-Non merci. Au revoir.

Clarke la remerciait sèchement suivi d'un sourire hypocrite et l'hôtesse partit, la blonde me fit face à nouveau. Elle posa sa tête au creux de mon cou et ferma les yeux. Le vol allait être long. Je fermai les yeux à mon tour.


Quand j'ouvris mes paupières, on avait déjà atterri. Je réveillai Clarke doucement et une fois les pieds sur terre on prit direction l'hôtel. On avait déposé nos affaires, il faisait déjà nuit noire et je sautai sur le lit afin de tester sa solidité après quelques verres de champagne bien mérités.

-Chuuut, on va réveiller tous les autres!

On était peut-être alcoolisées, peut-être un peu trop pour être vraiment conscientes de nos gestes. On riait fortement, ne se souciant pas des autres. Ce n'était qu'elle et moi ce soir. Je commençais par l'embrasser doucement, avec beaucoup d'amour. Elle me rendait mon baiser et se releva, me regardant dans les yeux.

-On est en Espagne, à Madrid. Toi et moi.

Elle avait ce sourire, mon dieu qu'elle était belle. Elle avait sans doute du mal à y croire, et j'avouerais que j'avais cru rêver moi aussi.

-Casinos! Clarke, on va faire les casinos!

Elle ouvrit la bouche, surprise.

-T'as perdu la tête, on va se ruiner!

-Je suis imbattable au poker.

Je lui avais fait mon plus beau sourire charmeur, mon plus coquin clin d'œil et je savais pertinemment qu'elle dirait oui.

-D'accord, mais je te préviens dès qu'on gagne, on rentre! On ne rejoue surtout pas après avoir gagné!

-Marché conclu!

On était donc partie jouer dans l'un des plus grands casinos de la ville. J'étais à une table remplie d'inconnus, Clarke était derrière, me soutenant. A chaque manche gagnée, je pouvais l'entendre crier de joie. Ce qui était certain, c'était qu'on allait bien s'amuser durant ce week-end. J'ai donc finalement gagné la partie et on s'est enfuies, comme prévu. On a dépensé l'argent dans un restaurant assez cher. On avait partagé le dessert, on a finit la soirée au cinéma, devant un film espagnol, et ni Clarke ni moi n'avions compris une seule phrase. Alors on riait ouvertement dans la salle, se faisant huer et insulter par les autres. On s'est finalement faites virées du cinéma, alors on a traîné un peu dehors, le temps de prendre l'air. On est montées dans la voiture, on a passé un long moment à s'embrasser avant de reprendre la route. Le temps était passé bien trop vite, on était déjà samedi après-midi. Il ne restait qu'une nuit avant de repartir. Avant de repartir... De faire face aux regards des autres, à nouveau.

J'étais pas prête. Pas encore.


Clarke s'était endormie dans la voiture, le temps du trajet, direction la plage de Barcelone. Personnellement je n'avais pas sommeil, l'idée de devoir rentrer le lendemain me pétrifiait.

Les mains serrées au volant, le regard fixé sur l'autoroute presque vide, j'essayais de me concentrer sur la route afin de ne pas penser au retour. La blonde se réveilla et posa sa main sur ma cuisse, comme pour me soutenir silencieusement, comme si elle savait que je n'allais pas bien. Mais elle ne me disait pas un seul mot. La route se faisait en silence. On était arrivées pile au couché du soleil.

Clarke sortit alors son téléphone et ouvrit l'appareil photo, elle me disait de se dépêcher. Je la suivie jusqu'au bord de l'eau et elle prit une photo au moment où on s'embrassait, avec le couché de soleil en arrière plan. Elle l'avait posté sur les réseaux sociaux. Pépito avait ragé, elle disait qu'elle aussi voulait venir en Espagne, et Octavia lui rappelait qu'elle devait réviser. Bien sur, il y a eu quelques commentaires de personnes qu'on se connaissait pas qui m'insultaient. Disant que je fuyais, que je ne méritais pas d'être heureuse alors qu'une certaine personne était désormais morte. Clarke bloqua et supprima ces personnes, mais cela ne changeait en rien les blessures que ces commentaires m'avaient faites.


Le soir, on est rentrées dans un hôtel. Clarke avait fini sa douche, je l'avais prise en première. J'étais déjà au lit, la blonde me rejoignit. Elle se mit à califourchon sur moi, me disant une nouvelle fois à quel point elle m'aimait. Et moi, comme à mon habitude je lui répondais par un sourire. C'était comme si les mots étaient bloqués, mais la blonde ne cherchait pas à me les faire dire, et je la remerciais à chaque fois, silencieusement.

Elle m'embrassait le cou, signe que ce soir, j'allais l'avoir entière, pour la première fois depuis le pari. On était déjà pas beaucoup vêtues, alors elle descendait ses baisers le long de ma poitrine. Je pouvais sentir mon cœur accélérer sous l'excitation. Je ne pensais plus à rien, je ne pensais qu'à ce moment. Qu'à la sensation de ses lèvres sur ma peau nue. Ses mains qui venaient défaire mes derniers bouts de tissus, ses mains qui semblaient expertes. Mais mon caractère fit que je basculais les rôles, me mettant au dessus d'elle. Prenant le contrôle de la situation, je pouvais déjà voir le sourire taquin de ma blonde. Ce soir, je n'allais pas coucher avec elle, non. J'allais lui faire l'amour.


-C'était vraiment bien. Je ne regrette pas.

On était encore au lit, toutes les deux complètement nues. L'aube éclairant la pièce. Clarke me caressant doucement le long de ma colonne vertébrale. De légers frissons parcouraient mon corps, de la tête aux pieds. Elle avait le sourire aux lèvres. Et je m'en voulais déjà de devoir le lui enlever.

-Clarke...

Je me relevais pour lui faire face et elle fit de même. Je pouvais voir son regard me fixer, me perdant dans le sien.

-Oui ?

Je la regardais dans les yeux. J'avais besoin de garder ce contact. Je pris une grande inspiration pour combler le vide que je ressentais déjà en moi.

-J'ai pas envie de partir. Je ne vais pas rentrer.

Je l'avais dit un peu trop sèchement, un peu trop vite.

Elle lâcha alors ma main et me demanda d'une voix pleine de tristesse.

-Lexa, le vol est dans moins d'une heure, on a pas le temps pour ça, tu te plaindras dans l'avion.

Elle se leva et mit ses habits qui étaient éparpillés au sol.

-Clarke! Tu ne comprends pas, je ne vais pas rentrer.

-Comment ça? Et l'examen? Il reste seulement à peine deux mois, Lexa.

Je lui murmurais mes excuses.

-Je suis désolée, c'est au dessus de mes forces.

Elle reprit alors ma main dans la sienne, s'asseyant au bord du lit. Elle releva mon visage avec sa main libre et me fixa. Et à chaque question elle m'embrassa, d'abord sur la bouche, ensuite sur la joue, puis au creux de mon cou.

-Et nos amis ? Ma mère, la fac? Je ne peux pas tout quitter d'un coup. Pas comme ça. Lexa, tu le sais ça?

J'essayais de mon côté de cacher toute la tristesse que j'avais en moi, toute la peine que je ressentais quand je pensais à ce que j'allais devoir lui dire. Elle ne me le pardonnera jamais. J'essayais de faire abstraction de ses baisers et c'était une chose bien difficile.

-Je le sais, Clarke.

Elle fronça les sourcils. Evidemment elle ne comprenait pas. C'était tellement soudain. Elle recula et me fixa encore. Quant à moi, j'essayais finalement de détourner le regard, parce que je savais que ça lui ferait bien trop de mal, que ça me ferait bien trop de mal.

-Alors qu'est-ce que tu es en train de me dire, Lexa? Tu ne peux pas rester, on va pas pouvoir réussir, on va se retrouver l'une sur un continent et l'autre sur un deuxième. Lexa, un océan va nous séparer, tu te rends compte ou pas ? On va jamais trouver de temps pendant les petites vacances, et si c'est pour se voir une fois par an, ça va pas le faire!

-Je le sais tout ça, Clarke...

Je peinais à trouver les mots justes, des paroles qu'elle pourrait comprendre, sans se braquer, sans m'envoyer des injures, sans me voir avec haine, sans me détester finalement.

-Lexa, t'essaies de me dire quoi là?

J'essayais tellement de retenir ses larmes qui menaçaient de couler le long de mes joues. Je faisais mon meilleur pour ne pas craquer devant la blonde. Je me mordais l'intérieur de la joue pour essayer de canaliser mon esprit, pour ne pas oublier de ne pas laisser mes sentiments me contrôler, de ne pas oublier ce que je devais faire.

-J'essaye de ro...

Elle me coupa. Elle avait les larmes aux yeux. Elle semblait si fragile à cet instant. Elle se leva du lit et répéta encore et encore, faisant des gestes brusques avec ses bras.

-Non. Non. Non! Non, Lexa. Non, t'as pas le droit. Pas maintenant, pas juste après ce week-end, pas comme ça. Je t'aime, Lexa, je t'aime! Je ne suis pas d'accord.

Simplement, elle n'était pas la seule. J'étais moi-même en train de pleurer. Je me retenais depuis bien trop longtemps. Et la voir ainsi ne m'avait pas aidé, j'avais fondu en larmes, et Clarke aussi. Malgré la situation, la blonde vint m'embrasser. Un baiser de désespoir, un baiser rempli de regrets et de remords, un baiser rempli de souffrance, un baiser douloureux. Douloureux pour elle comme pour moi, parce que c'était sans doute notre dernier. Je me reculai et posai mon front contre le sien, comme pour essayer d'apaiser la déception que pouvait ressentir la blonde. Dans un sanglot, je lui fis mes excuses, une nouvelle fois.

-Je suis désolée, Clarke, je suis tellement désolée. Je ne peux pas... Je ne peux pas rentrer.

Il est facile de rendre quelqu'un amoureux de vous. Mais il est bien plus difficile de lui briser le cœur. Cependant, je ne pouvais pas rentrer, je n'avais pas la force requise pour faire face à tous ses regards. Mais je ne pouvais pas non plus demander à Clarke de tout plaquer pour moi. Je ne voulais pas qu'elle m'en veuille toute sa vie de lui avoir gâché son année, d'avoir quitté ses amis et sa famille, son 'peuple' comme elle aimait le décrire. Non, je ne pouvais pas. Et la seule solution était pour moi de rompre. Clarke méritait d'être heureuse, et clairement je n'étais pas celle qui pouvait remplir ce rôle alors que j'étais moi-même complètement brisée en ce moment même.


Narrateur Clarke.

Quelques jours plus tard, de retour chez Raven.

-Alors, ce week-end en amoureux, vous en avez profité pour faire boom boom chica wow wow ?

Raven n'avait pas perdu son côté pervers et Octavia n'hésitait pas à lui taper fortement l'épaule quand elle me vit le regard vide. La brune demanda alors en expectant la pièce.

-Lexa n'est pas avec toi?

Je n'avais pas la force de lui répondre. Alors elle me prit dans ses bras et je fondis en larmes, encore une fois. Encore une fois depuis le trajet retour, je n'avais pas arrêté de pleurer.

Elle me disait de pleurer, de crier de faire tout ce qu'il fallait pour que je puisse faire partir toute cette colère. Alors en tenant fortement son t-shirt, je hurlais dans le creux de son épaule, et elle renforça son étreinte. Sans doute pour me montrer qu'elle était là, que je n'étais pas toute seule dans cette épreuve. Je criais toute la haine que j'avais en moi, toute la déception, la rage de ne pas avoir réussi à ramener Lexa. Je voyais bien qu'elle n'allait pas bien, mais j'ai laissé mon amour m'aveugler. Je ne voulais pas passer un week-end sombre, alors j'ai fait comme si je ne voyais rien, laissant Lexa prétendre qu'elle allait mieux. J'aurai dû me douter que ce week-end n'arrangerait rien et que les choses allaient encore plus se compliquer. Mais encore une fois, j'étais aveugle, j'étais faible.

-Bon, bah pas de boom boom chica wow wow...

-Raven, ta gueule.


Quatre mois plus tard.

Pendant les vacances d'été.

-Vous avez eu des nouvelles de Lexa?

J'hésitais à leur demander cette question, mais il fallait que je sache. J'avais besoin de savoir si elle m'avait remplacé, si elle était enfin heureuse. Quatre mois ce sont écoulés depuis notre rupture. J'ai passé l'examen, je l'ai eu de justesse ayant la tête ailleurs que dans les révisions. Ma mère m'ayant remis les pendules à l'heure, j'ai bossé jusqu'au dernier examen. Tout le monde a finalement réussi à l'obtenir. Sauf Lexa, qui ne s'était pas présentée, sans étonnement.

-Pas depuis la dernière fois. me répond Octavia.

La dernière fois, c'était y'a trois semaines. Trois semaines sans un seul SMS, sans un seul appel, cela ne ressemblait pas à Lexa. Elle qui avait promis d'appeler Lincoln tous les deux jours. Elle était restée en Espagne bien qu'elle ne parlait presque pas un mot espagnol. Elle changeait de destination toutes les semaines, et bien qu'on m'avait répété que la brune était une grande fille, je ne pouvais m'empêcher de me soucier d'elle. Je sentais que quelque chose n'allait pas. Elle me manquait horriblement. Je n'arrivais pas à l'oublier, c'était impossible.

Raven me montra alors son téléphone.

-Par contre y'a des bombasses qu'arrêtent pas de l'identifier sur Facebook. Elle a l'air de s'amuser la petite coquine.

-Je vais y aller.

J'avais dit ça sur un coup de tête. Je ne le pensais pas vraiment au début. Mais quand j'ai vu la réaction des filles, cette idée à la base irréelle était devenue toute autre chose.

Raven leva les bras en l'air et cria.

-Yes! Vamos a la playa avec les nanas aux seins découverts!

Octavia riait à ses côtés, heureusement Anya n'était pas là pour entendre la mécano.

-We're back bitchs!

Raven lui riait au nez.

-O, tu sais qu'on parle pas anglais là bas ?

-Parce que tu crois que tu parles mieux espagnol que yo ?

Raven prit alors un accent pas mal du tout.

-Si, si eschucha! Buenos dias , eres muy guapa, puedo tener tu numero de telefono por favor ? Allez bim, 1-0.

-Tu crois que Rambo va te laisser draguer les nanas? Tu te fourres le doigt dans l'oeil!

-Oui bah tu sais où tu peux te le fourrer ton doigt! Et je te parle pas de ton oeil!

Oui, les jours suivants aller être vraiment longs.


Espagne, Barcelone.

Les recherches avaient commencé. Tout le scoopy-gang était au rendez-vous. Rambo et Pépito, actuellement en train de se rouler des pelles au bar, Musclor et O, en train de chercher des pistes (et vu leurs gestes, je dirais qu'ils recherchent plutôt des pistes de danses que des pistes pour retrouver la brune), Barbe bleu et Scars étaient présents aussi, ils montraient une photo de Lexa aux personnes du club. Ce que je faisais également de mon côté.

Je m'approchai d'un homme et lui demandai.

-Vous n'avez pas vu cette fille ?

Je lui montrais une photo de Lexa sur mon téléphone. Un de ses sourcils se souleva et il me répondit.

-Qué? No entendio, guapa.

Je soupirai et essayai de rechercher mon vocabulaire espagnol des années précédentes.

-Esta chica, conoces?

L'espagnol facile, je me doutais bien que les cours ne nous serviraient pas vraiment à grand chose. Ce n'était pas comme si j'avais pu lui dire avec un accent bien pourri nos phrases d'accroches des oraux. Imaginez, voy a hablar de la nocion espacios e intercambios. Exactement, personne ne dit ça dans une conversation de tous les jours. L'homme au costard me ria alors au nez en regardant la photo une deuxième fois.

-Si, si, en mis suenos, senorita!

Il avait ce regard pervers, malsain. Il riait fortement, il était complètement bourré. Je partis en lui criant dessus.

-Idiota, imbécil, tonto, estúpido! Tu comprends ça ?!

Puis il riait une seconde fois, avant de vider son verre.

Une envie pressante se fit sentir. Je me dirigeais vers les toilettes de la boite pour obéir aux ordres de ma vessie.

Anya m'accompagnait, on marchait toutes les deux en direction des WC. On riait toutes les deux quand elle fit une blague sur la tenue que Raven portait ce soir: une grosse moustache, un poncho et des maracas, je vous préviens, ne pariez jamais avec Octavia. Mais lorsqu'on ouvrit la porte, une vision horrible nous fit face. Je ne bougeais pas d'un pouce en regardant la scène qui se passait juste devant mes yeux.


Partie 2: La descente en enfer.

Narrateur Lexa.

Vous savez, j'ai souvent dit que l'amour rendait faible. Mais en fait, c'est faux. Il nous rend pas faible, il nous détruit. On croit construire quelque chose de beau, de grand, de solide, alors que c'est tout le contraire. On pense qu'on peut s'autoriser à aimer, parce qu'on nous dit qu'on est des personnes formidables, qu'on va faire craquer tout le monde, qu'on va vivre une belle vie tranquille, qu'on mérite le bonheur, et au moment où tu y crois, tout s'écroule. Et à cet instant, toi tu te disais encore que tout allait bien, tu t'es attachée à ta copine et tu t'es permise de risquer de souffrir. Parce que finalement, jamais, tu n'aurai pensé en arriver là. J'ai vécu ça. Je vous confirme que l'amour vous détruit, vous et votre confiance, ça vous brise votre propre personne, votre propre confiance en soi. Alors on change de comportement. On enchaîne les conquêtes, on ne tente pas de nous risquer encore une fois, on ne s'attache pas et au final on finit toujours seule la nuit, face à nos propres démons. Nous prenant la réalité en pleine face.

La réalité, quelle réalité?

Celle qui me hante, depuis plusieurs mois. Ces mots qui se répètent sans cesse dans ma tête, le soir, quand je suis seule dans le noir. Parce que j'ai passé des soirées, dans le noir, ne faisant rien d'autre que de me laisser vivre. A l'écart du monde. J'étais vide. J'étais nuisible aux autres. Je détruisais tout ce que je touchais. Malgré le temps qui passait, je n'avais qu'une seule pensée. La mort. J'avais déjà tenté de mettre fin à mes jours, mais même ça, j'en n'étais pas capable. J'avais échoué, lamentablement. Alors chaque jours, je prenais cette lame, cette paire de ciseaux, ce compas, et quelques fois ce couteau quand je ne ressentais plus la même douleur qu'auparavant. Me faisant chaque jours, de plus en plus de traces, me lacérant jusqu'au sang. Le sang coulait mais je n'avais pas mal, je ne ressentais rien, aucune douleur n'en ressortait. Alors je prenais parfois des clopes. Je fumais et finissais pas me brûler la peau, c'était une sorte de punition que je m'affligeais moi-même.

Plus la douleur se faisait sentir et mieux j'allais. Je buvais des litres d'alcool, je prenais de la drogue, mais rien ne me faisait oublier ses regards, ses mots, ses insultes, cette haine. J'en avais même fait des hallucinations, j'en faisais des cauchemars. Je n'avais pas dormi depuis des semaines. Toujours à la recherche de substances illicites, de filles, ou de boissons. Je ne faisais que ça de mes journées. J'étais devenue inconsciente de mes actes. Personne ne savait dans quel état j'étais réellement. Personne n'était à mes côtés. Et c'était tant mieux. Parce que finalement je ne me laissais pas vraiment entourée, ni même approchée, excepté lorsqu'il s'agissait de conquêtes. Mais jamais personne ne restait plus qu'une nuit avec moi. J'abandonnais toujours la personne, comme les autres m'ont abandonné. Mes parents, Ontari, Costia, Clarke, ils m'ont tous laissé.

Je n'avais pas de raisons réelles à continuer de respirer. Et pourtant je le faisais encore. Mais différemment. Je ne mangeais presque plus, mes repas étaient composés de joins et d'alcool. J'avais tatoué mon corps et je ne pourrais même pas vous dire quand et par qui, je ne souviens plus. Je ne pensais plus au bonheur. Je vivais mes jours comme si c'était le dernier, ne m'attachant pas à la vie. J'avais quand même perdu tout ce que j'avais aimé en si peu de temps. Alors je pouvais le dire; je n'avais pas peur de la mort. C'était même devenue une obsession, essayant chaque jours de mettre fin à ma vie de différentes manières. J'étais devenue obsédée par la mort. Mais celle-ci ne semblait pas vouloir de moi. Alors j'essayais tant bien que mal d'oublier, de me rendre la moins vivante possible.

Et comme depuis maintenant quatre mois, j'errais dans cette boite, imitant la plupart des gens.


Ce soir, j'étais seule, en train de danser, autour de ces gens qui puaient la sueur. La musique vibrait en moi, faisant battre mon cœur plus fort qu'avant. C'était la première fois depuis des lustres que je sentais que j'étais vivante. Une fille un peu plus jeune que moi vint me coller, je continuais de danser. Elle posait ses bras autour de ma taille, je fermais les yeux. Je sentais son regard qui persistait. Encore une qui ne savait pas lâcher l'affaire. Alors je remuais mon corps contre elle, au rythme de la musique. Elle s'approcha et nos corps ne faisaient qu'un. Mes fesses contre sa ceinture et ses seins contre mon dos. Elle commençait à embrasser mon cou, y laissant surement sa marque. Je la laissais faire. Cela faisait une éternité que je n'avais pas ressenti des lèvres sur mon cou, ne laissant jamais les filles l'atteindre. Mais ce soir, c'était différent. Je me laissais faire, le temps d'une musique. Me donnant à cette inconnue. Je me retournais et capturais ces lèvres. Elles avaient un gout amer. Mais j'étais déjà sous l'emprise de l'alcool alors cela m'importait peu. Elle m'emmena dans les toilettes, m'embrassant bien plus rapidement qu'avant, n'ayant plus de contact direct avec la musique. On entendait que les basses qui faisaient des boom boom contre les murs sales des WC. Elle me plaqua au mur, puis elle s'arrêta. Elle me fixait, m'examinant.

Elle me demanda alors avec un accent hispanique.

-Tu veux goûter un truc qui te fait planer?

Bingo. J'avais eu de la chance ce soir, ma conquête avait de quoi rendre ma soirée meilleure. Ou pire selon le point de vue. Elle posa une sorte de pilule sur sa langue et m'embrassa, me faisant passer la pilule légèrement sucrée, que j'avala sans me soucier de l'importance de mes actes. Au fur et à mesures des secondes, je sentais les effets agir sur mon corps. La sensation de légèreté. L'excitation, l'extase en elle-même. La sensation de puissance, de bien-être, d'inconscience totale. Je n'avais plus aucun contrôle sur mon corps. La rousse commençait à se déshabiller tout en continuant de m'embrasser, elle me déshabillait également. Et sans pouvoir faire quoi que ce soit je la laissais faire encore. Mais la porte s'ouvrit sur des rires horriblement trop forts. Je pensais tout d'abord à une hallucination, ou peut-être un cauchemar. Mais malheureusement c'était bel et bien réel.

-Lexa?

Sauf qu'elles avaient oublié une chose importante à cet instant.

Il n'y avait plus de Lexa.

Je voyais Anya s'approcher, tandis que le reste de leur groupe arrivait. Je voyais clairement du dégoût lorsqu'elle nous regardait, la rousse et moi. On se rhabillait rapidement, maladroitement. Mais Anya me prit l'avant-bras et me tira hors du club. Je me débattais, mais dans l'état où j'étais, j'avais la force d'un enfant de quatre ans. Une fois dehors, le froid de la nuit me faisait frissonner, je voyais le regard bleuté inquiet de la blonde. Cette même blonde qui m'avait tant brisé le cœur. Cette blonde qui m'avait fait comprendre que l'amour n'existait plus. Qu'à chaque fois qu'on s'attachait, on finissait blessé. Je lui avais pourtant tant donné. J'en riais. Je riais à haute voix, et la rousse me suivit d'un rire aigu.

-Putain, Lexa...

Anya elle, ne riait pas. Elle me fixait avec mépris, j'avais sans doute baissé dans son estime, mais cela m'était égale, j'étais arrivée à un point où je m'en foutais de tout.

-T'as pris quoi lexa ? Toi rentre chez toi, la fête est finie.

Je me dégagea de l'emprise d'Anya et râla contre Clarke.

-Vous, rentrez chez vous, qu'est-ce que vous faites ici? Et puis qu'est-ce que t'en as à foutre toi, tu m'as laissé crevée ici, t'as rien à me dire.

-Oh, c'est facile, c'est petit et mesquin ça! C'est toi qui..

Je la coupais et lui dit aussi vite que je le pouvais.

-Tu sais, on m'a toujours dit que j'étais une nana en or, que j'aurai le monde à mes pieds, que je ferais craquer toutes les filles et les garçons, que j'étais une fille formidable. Et pourtant on m'a toujours abandonné, on m'a toujours lâché comme si je n'étais qu'une moins que rien. J'ai compris Clarke, je ne suis pas faite pour la lumière, je ne suis pas faite pour être heureuse, alors pour une fois, dans ma vie, foutez moi la paix et laissez moi vivre ma putain de vie comme je l'entends! Et si ce soir je veux m'amuser avec cette fille et bah je vais m'amuser avec !

C'était sur ses paroles que je suis partie en compagnie de la rousse dont je ne savais toujours pas le prénom.


J'étais donc chez Nicky ou Nichols, je n'avais pas trop fait attention. Elle m'avait parlé d'elle. J'ai appris qu'elle avait fait de la prison, ce qui ne m'avait pas vraiment impressionné finalement.

Elle a fini par m'emmener dans un endroit un peu glauque. C'était une sorte de batiment abandonné mais assez célèbre pour les toxicos. C'était un peu ici que tout le monde se rejoignait pour planer. Mais ce soir c'était une toute autre histoire. Ce soir on allait jouer. Un jeu excitant, qu'on me disait. Un jeu où tu pouvais ne pas te relever. Un jeu où la mort était reine, où le hasard était roi. Un jeu auquel une personne sensée ne jouerait jamais.

Ils appelaient ce jeu, "le jeu de la roulette russe", ou encore comme disait Red, une petite dame à l'accent prononcé, le Russian Roulette. Les règles étaient simples. Un revolver, une cartouche dans un barillet, un tir et une solution, la mort ou la survie, la défaite ou la victoire. Et j'ai fini assise autour de cette table, entourée de bouteilles d'alcool, de poudres qui m'étaient inconnues et étalées sur la vitre, mais également assise autour d'autres personnes. Des personnes que je ne connaissais pas, que je n'avais jamais vu, mais qui, même sans me connaitre me souriaient. Des êtres humains qui ne me jugeaient pas, qui me regardaient comme une simple fille, parmi tant d'autres. Et cela m'avait procuré un réel bonheur. Mais à cet instant je n'avais pas pris la peine d'y penser, mon esprit était resté bloqué sur ce revolver que je tenais désormais entre mes mains. Il n'était pas très lourd comparé à ce que j'avais pu imaginer. Il était assez souple et facile à prendre en mains. Difficile de croire qu'un tel objet, ou une telle arme puisse mettre fin à nos jours. Difficile de croire qu'une balle de revolver allait me délivrer de ma souffrance. Une balle qui n'était pas plus grosse qu'un pouce finalement. Encore fallait-il que la chance soit avec moi. Parce que ce soir là, j'avais envie d'en finir. Revoir Clarke ne m'avait fait que reprendre conscience de mon malheur, de l'être misérable que j'étais devenue.

Je mis la balle dans le revolver, tournai le barillet, puis posai l'arme au niveau de ma tempe. A cet instant j'ai eu l'impression que tout le monde entier c'était arrêté. Il y avait une fenêtre qui reflétait ma silhouette, je pouvais m'y voir dedans. Me voir avec une arme pointée sur mon crane me fit vibrer. Mais lorsque je voyais que je la tenais moi-même, je me sentais perdue. Comme si l'excitation était partie pour laisser sa place à du dégoût. Je me sentais coupable. Coupable de jouer avec ma vie, coupable de jouer avec ma mort, alors que des centaines, des milliers de personnes pleuraient la mort d'un proche parti trop tôt, qui ne demandait que de vivre encore quelques années de plus. Je me sentais coupable de porter cette arme à ma tempe, devant ces personnes qui ne me connaissaient pas. Mais mon état ne me donnait pas la possibilité de renoncer, ni même de reculer. J'allais être jugée de faible, de perdante, de poule mouillée, la drogue et l'alcool m'avaient fait croire que j'étais surpuissante, que j'étais immortelle, que j'étais supérieur pendant un moment.

Alors je pris ma respiration, je fermais les yeux, essayant de construire un rythme cardiaque régulier et en phase avec ma respiration. Je détendais mes muscles, je faisais le vide dans ma tête. Ne pensant plus qu'à la froideur du canon sur ma tempe. Je n'entendais plus aucun bruit, c'était le plat total. J'étais seule face à moi-même. Aurais-je le courage d'appuyer sur la détente ? C'était la question que tout le monde se posait.

J'inspirais donc encore une fois et, légèrement, mon index pressa la détente. J'allais appuyer, je m'étais décidée. L'angoisse montait, mais l'excitation était bien présente. L'ambiance était à la fois glacial et brûlante. Mes yeux fermés menaçaient de laisser s'échapper une larme de détresse, qui montrerait ma faiblesse à tout le monde. Je soufflais doucement et appuyais sur la gâchette lorsqu'une voix se fit entendre parmi le silence de mort qui régnait désormais, attendant tous le résultat de ce jeu.

-Lexa, ne fait pas ça, arrête!

Mais il était déjà trop tard, j'avais laissé couler cette larme; j'avais joué ma chance.


Partie 3: Ramène moi à la maison.

Le "clic" signifiant qu'aucune balle n'était partie fit pousser un soupir de soulagement de la part de cette voix qui m'avait interpellée. Cette voix que je connaissais pas cœur. Celle de Costia. Je poussais également un soupir, soulagée que mon cerveau reste intact. Parce qu'au fond j'avais peur de mourir, bien que je montrais le contraire.

-Excusez-nous du dérangement on vous reprends juste cette fille; sympa la déco!

Raven qui était avec Costia me prit le bras et je lui demandais ce qu'elle me voulait, mais elle ne répondit pas et m'emmena dans un appartement. Je retrouvais Clarke. Rouge de colère, je lui criais dessus.

-Pourquoi Clarke, pourquoi ! Je pensais que je te reverrai jamais. Et te voilà, encore une fois devant moi. Et t'es là, avec tes yeux bleus océans qui me transpercent le cœur, tes cheveux blonds sables qui attirent mon regard, et ton sourire charmeur qui m'emporte loin de toute cette merde, et je replonge encore et toujours! Pourquoi me ramener par Costia, pourquoi faire tout ça pour moi alors que je ne suis qu'une pauvre merde? Pourquoi!


Narrateur Clarke.

Quelques heures auparavant.

-Ok les gars, tout le monde est prêt?

En quatre mois d'absences, les élèves et les internautes avaient totalement oublié les événements tragiques, reprenant leurs petites vies, s'acharnant sur une nouvelle personne qui aurait eu le malheur de faire le buzz, si on pouvait appeler cela comme ça. C'était à la limite du n'importe quoi, l'harcèlement tellement minable, petit, faible. Les jeunes faisaient les malins à plusieurs alors que seul n'importe qui irait se cacher derrière un sourire hypocrite. Mais l'important était que les regards sur Lexa avaient changé, ce qui nous aidait à reconstruire la brune. Avec l'aide de notre scooby-gang, comme aimait le surnommer Raven, nous avons pu établir une petite surprise pour Lexa. Avec l'aide de beaucoup de monde, et des réseaux sociaux. On a mis plusieurs heures, une nuit complète à recueillir ces photos, ces publications, ces conversations et ces vidéos là. Raven avait fait le montage, parce que c'était pas avec nos connaissances qu'on pouvait créer un truc qui pète autant que Pépito le faisait. Elle était vraiment douée dans ce domaine. Une fois toute la vidéo créée, il me fallait un endroit où amener Lexa. Costia m'avait donc donné une adresse, j'avais envoyé un message à tout le monde, il fallait taper fort.

Raven me donna alors une clé usb.

-La vidéo est sur la clef, les gens vont arriver dans un quart d'heure. On a la position de Lexa, Costia va la chercher, elle nous la ramène dans deux heures. Il faut préparer la télé, et tout. Et des mouchoirs. Ça va chialer dur tout à l'heure.

-Pépito, ton langage!

-Roh, ça va! Bon, comment tu vas, pas trop stressée?

-Si, grave! Ma mère devrait pas tarder également. Et t'avises pas de draguer ma mère!

-Je te signale que je sors avec Rambo, ce serait signer mon arrêt de mort.

Je riais légèrement puis allumais la télé. Tout était enfin prêt. Il ne manquait plus qu'une personne. Lexa.


Narrateur Lexa.

Au moment présent.

Clarke me souriait tendrement. J'étais complètement perdue, pensant faire un bad trip. Mais elle était bien là, c'était bien réel.

-Lexa, je vais avoir besoin que tu t'assieds sur ce canapé. Que tu ne me coupes ni moi, ni ce que je vais te montrer. J'ai besoin de toi, tu peux me dire que tu ne vas pas partir ?

-Ok.

Je ne savais pas quoi faire d'autre. Mon cerveau étant en mode pause. Essayant de comprendre la situation. Il y a quelques minutes j'avais un revolver pointé sur ma tempe et là je suis assise devant une télé, un écran bleu. Cela pouvait porter à confusion plus d'un.

-Ok, je vais allumer la vidéo, je suis juste à tes côtés, tu n'as qu'à me dire d'arrêter, je le ferais. D'accord?

-D'accord.


Clarke fit commencer la vidéo. On pouvait voir une pièce qui m'était inconnue.

La vidéo commence.

Lincoln alluma la caméra, puis vint s'asseoir sur le canapé. C'est lui qui commençait la vidéo en premier.

"Lexa. Ma sœur, du moins, d'après les autres. Blague à part, Lexa est une femme forte, indépendante, fière, fidèle et qui réussie toujours à avoir ce qu'elle veut. Elle est intelligente, drôle et créative. On a toujours eu une relation spéciale, elle et moi. Elle m'a toujours protégé, et je l'ai gardé en sécurité quand on était jeunes. On a fait les 400 coups ensembles, on a récolté des milliers de numéros de téléphone." Octavia lui avait mise une claque. "Aie! Bon, surtout Lexa... En tout cas, Lexa est importante pour ses amis, on est une famille tous ensemble."

Costia prit sa place, elle semblait un peu nerveuse, mais plus les secondes passaient, plus elle semblait à l'aise et sincère.

"C'était ma meilleure amie, mon âme sœur. J'ai perdu une amie sincère, droite et incroyable envers moi. J'ai perdu la confiance de la jeune femme que j'aimais, j'avais été bête à l'époque. Mais je sais qu'aujourd'hui elle a trouvé l'amour, le vrai, et je suis contente qu'elle soit heureuse avec Clarke. J'aimerai juste lui dire que je suis désolée pour le mal que je lui ai fait subir. J'ai grandi, j'ai appris, j'ai compris. Mais c'est grâce à Lexa que je me remets en question, et c'est important dans la vie. J'ai fait des erreurs que je regrette, mais je ne peux pas changer le passé, alors avec ces quelques mots j'espère qu'elle trouvera un temps pour me pardonner. C'est une personne formidable, appréciée de beaucoup de personnes, et quand je la regarde, je comprends pourquoi. J'ai été idiote mais aujourd'hui elle a besoin de moi, comme elle a besoin de tout le monde, du soutien de tout le monde. Je veux juste lui dire qu'elle laisse le passé derrière elle, on est tous là pour elle. Lexa est une personne qui donnerait tout pour ses amis. Elle a un cœur énorme. Personne n'aime comme elle le fait. Elle mérite d'être heureuse."

J'étais surprise de voir Abby prendre place dans ce canapé.

"Lexa, c'est une jeune femme qui n'a pas froid aux yeux, et pas qu'aux yeux, vu notre première rencontre et le peu de tissus qu'elle portait... La première fois que je l'ai vu elle dansait sur du Michael Jackson. Elle avait la joie de vivre, une vrai pile électrique. Ma fille est directement tombée amoureuse d'elle. Et je peux voir le bonheur qu'elle lui apporte. Il n'y a qu'à voir ses photos sur le net d'elles deux. Lexa est agréable, elle donne directement une bonne image d'elle, et lorsque l'on apprend à la connaitre on peut y voir une femme qui a des valeurs. Je suis contente que ma fille ai trouvé sa moitié."

Puis Raven fit son apparition, avec Anya à ses côtés. Cette fois ci c'était dans l'appartement de la mécanicienne que se passait la vidéo.

"Lexa, ou plutôt le raton laveur qui m'a surnommé Pépito! Je l'ai mal pris au début, je ne ressemble pas à un mexicain barbu! Mais après j'ai su que c'était de bonne guerre, et des guerres il y en a eu. Comme cet épisode qu'on a préféré garder secret, quand Lexa et moi nous sommes battues dans la nuit parce qu'elle avait fini le pot de nutella. Mais le lendemain elle m'en avait offert un entier, je crois que c'est la première fois où je lui ai sauté dessus, littéralement, et depuis elle a toute mon amitié. C'est vraiment une personne généreuse, elle peut vous soutenir dans les pires moments."

Anya continuait les paroles de sa copine.

"Sans Lexa, je n'aurai jamais rencontré Raven, parce que si Lexa n'avait pas flashé sur la barmaid, je n'aurai pas flashé sur ma mexicaine barbue." On pouvait entendre des rires et les grognements de Raven au fond. "Mais Lexa est avant tout une personne avec qui je me sens bien, avec qui je peux me confier parce que je sais qu'elle ne me jugera jamais. Parce qu'elle fait partie de ces gens, qui regarde le monde autrement, d'une vision ouverte. J'ai jamais eu une personne aussi compréhensive avec moi. Et cette façon permanente qu'elle a de blaguer sur tout et n'importe quoi, n'importe où et n'importe quand, c'est une de ses nombreuses qualités."

Puis une fille de ma classe, Rachel, prit la parole. C'était une vidéo enregistrée sur Skype.

"Lexa, c'est la fille qui m'a aidé pour mes exercices de droits, c'est aussi la fille qui me prête un vêtement quand Quinn m'envoie de la glace sur mon tee-shirt, Lexa c'est la fille qui vient m'aider à me laver les cheveux, qui vient détendre la situation. C'est aussi la fille qui m'a permise de faire mon coming-out. Elle a ce don de vous redonner confiance en vous. De vous faire voir les choses autrement, d'une façon beaucoup plus grande. Elle fait partie de ces personnes qui ont une gentillesse énorme, c'est dingue."

Et enfin, une autre personne. Encore et encore. On pouvait voir Indra et Gustus demander aux étudiants ce qu'ils pensaient de ma personne.

"Oui, Lexa! La brune aux yeux verts, elle m'a tellement apporté, cette année! J'ai eu mon examen grâce à elle, et c'est aussi grâce à elle que je suis devenue forte, regardez moi ce biceps!"

"Si je devais décrire Lexa en quelques mots?" Et à chaque mots une nouvelle personne apparaissait. Les images s'enchaînaient, des captures d'écrans pris sur les réseaux sociaux, avec comme question "Un mot pour décrire Lexa Woods" et on pouvait y voir différentes personnes commenter, et une voix les lire.

"Forte."

"Brave."

"Courageuse, sincère, compatissante ça se dit?"

"Généreuse, drôle!"

"Jolie, faut pas se mentir!"

"Incroyable."

"C'est un peu la personne toujours présente, peu importe qui on est, on sait qu'elle nous aidera. Parce que ça fait partie d'elle."

"C'est la personne qui sait séparer le devoir des sentiments, vous savez."

"Respect et force, je pense que ça lui convient."

Les photos laissaient place à une nouvelle vidéo. C'était une vidéo souvenir d'un voyage du groupe pendant les vacances et leur tournée dans des bars.

"Allez, vas-y tu peux y arriver!" On pouvait me voir, une cuillère à la bouche, un œuf dans celle-ci, faisant la course avec Indra et Anya. "Allez bébé, montre leur qui c'est le patron!"

Puis on nous voyait se faire des croches-pieds et tomber sur le sol, les rires des autres faisant grésiller la vidéo. Puis une autre vidéo, cette fois-ci c'était un moment où j'étais avec la blonde seulement. On était au restaurant, j'avais eu la présence d'un oiseau, on me voyait souriante, surprise de voir que l'oiseau suivait mon index. "Wow!" Et on entendait le rire de la blonde.
On pouvait également regarder Clarke jouer au fléchettes contre Octavia. Et malgré mes encouragements, la blonde avait perdu, on nous voyait se faire un câlin, et Octavia poser dans des positions de body-builder.

Puis la vidéo se coupa pour en jouer une nouvelle. Le canapé était vide. On entendait légèrement des personnes parler. Il n'y avait plus de musiques de fond, juste le silence et quelques bruits de pas.

"C'est bon ça marche."

Clarke fit alors son apparition sur l'écran, pour la première fois toute seule, face à la caméra.

Puis une voix derrière, lui demanda.

"Clarke, qu'est-ce que tu peux nous dire sur Lexa?"

"J'aimerai dire qu'elle est parfaite, mais je sais qu'elle le niera jusqu'à la tombée de la nuit." Clarke rougissait. "Je suis tombée amoureuse d'elle au premier jour. Je l'ai trouvé tellement belle, pas quand elle essayait d'impressionner n'importe qui ou qu'elle gardait son mur de protection qu'elle portait contre les gens, non, je l'ai trouvé tellement belle lorsqu'elle était en train de rire à propos d'une de mes anecdotes, lorsqu'elle avait ce sourire, les cheveux décoiffés, se tenant le ventre tellement elle riait. C'est à ce moment que je ne pouvais plus arrêter de la regarder. Et quand je l'ai embrassé, c'était comme si c'était ma première fois, c'était juste.. Wow. J'ai réalisé que je l'aimais bien plus que je ne l'imaginais, en fait. Je suis tombée amoureuse de son sourire, de son courage, de son respect de soi et de son honnêteté, de son regard qu'elle porte sur moi, comme si j'étais quelqu'un de spéciale, d'unique. Je suis tombée amoureuse de cette personne, douce et forte en même temps, de cette fille au cœur fragile, mais dur comme de la roche, de ce sourire insouciant, de ses mains parfois baladeuses, de ses yeux verts, mon dieux, ses yeux verts. Un vert pur, un vert chaud, un vert qui vous transporte loin de tout ça, loin dans un autre monde. Cette personne au fort caractère, qui n'a jamais baissé les bras pour m'avoir, qui m'a montré son amour comme personne ne l'avait jamais fait, qui a fait des centaines d'efforts pour mon pardon. Lexa, si tu regardes cette vidéo, c'est que j'ai réussi mon pari. Mon pari de te ramener à la maison, là ou ton cœur bat. Te ramener à ton peuple, pour qui tu comptes énormément. Parce qu'on t'aime tous, chacun d'entre nous aime la personne que tu es. Et moi la première."


C'est qu'à la fin de la vidéo que j'ai vu que tout le monde était rentré dans l'appartement en me souriant et que j'ai senti ses larmes de bonheur perler sur mes joues rosies de tous ces commentaires en ma faveur. J'avais ses petits papillons dans mon ventre, que je n'avais pas ressenti depuis bien trop longtemps. J'avais été tellement bouleversé de voir à quel point les personnes m'appréciaient. C'était presque irréel.

La télé devint un écran bleu. Je me levais et sans un mot, -parce qu'aucun mot n'aurait pu décrire ce que je ressentais en ce moment même- j'ouvris mes bras et y retrouvais toutes les personnes qui s'étaient déplacées jusqu'en Espagne pour moi. C'était un moment magique. C'était le début de ma renaissance, de ma reconstruction. Parce qu'ils m'avaient ouverts les yeux sur qui j'étais au fond de moi. Ils m'ont fait oublier tout mon mal être que je portais sur mon dos, ces derniers temps. Et quand je voyais Clarke, mon cœur battait de nouveau, je me sentais revivre. Comme si j'avais reçu cette balle finalement, comme un électrochoc et que j'avais compris que je perdais mon temps, que j'allais dans la mauvaise direction, que je devais regarder les choses en face et combattre ce qui me bloquait. Et c'est grâce à toutes ces personnes que mon combat pouvait commencer. Tout en espérant que ma lutte ne soit pas un nouveau échec. Bien que désormais, je n'accepterais plus l'échec comme réponse.

-Clarke.

Je pris la blonde dans mes bras et lui dis dans son oreille.

-T'es magnifique avec ce bronzage.

Je la voyais rougir, sourire. J'en avais presque oubliée ce que je voulais lui dire.

-Ramène moi à la maison.

Clarke sourit alors de nouveau, mais cette fois c'était un plus grand sourire, bien plus évocateur de son bonheur. Un bonheur qui était partagé.

Fin du chapitre 10


(Désolée pour les fautes oubliées qui font mal aux yeux!)

Alors alors?
Comment avez-vous trouvé ce chapitre ?
N'hésitez pas à me dire vos impressions, quel moment vous avez préféré, et celui que vous avez le moins aimé? Qu'est-ce que vous en avez pensé de la vidéo made by Pépito et Clarkie puis toute la Clexa family ?

J'espère que vos examens se sont ou se passent bien! Pour ma part je suis en plein dedans, donc le chapitre 12 sera pour
dans deux semaines normalement si tout va bien!

D'ici là, prenez soin de vous les monkeys!