Coucou ;
Alors voici le onzième chapitre, c'est un super chapitre et je pense que vous allez l'apprécier. D'ailleurs les deux prochains chapitres, qui sont d'ailleurs les derniers, sont bien moins stressant que les précédents et contiennent pas mal d'humour. Donc savourez ces moments de tranquillité et de paix que nous vivrons aux côtés de Tony. Il a bien mérité ce moment de détente, le pauvre !
Ah oui avant que je n'oublie les catalogues ont été envoyés et vous pourrez faire votre commande d'infirmiers dans maximum 24h ! héhéhéhéhéhé (ça c'est le rire obsédé, prenez note car je ne sais pas faire le smiley bavant !)
Bonne lecture !
Bizzzzzzzzzzzzzzzzzz
-----------------------------------
Coucou à tous!
Et bien voila les trois derniers chapitres. Au début je pensais qu'il n'y en aurait qu'un supplémentaire, peut-être deux, mais je pense que ma Muse avait plus de choses à dire.
La convention du week-end dernier était fantastique et je suis impatiente d'y aller l'année prochaine. Merci de votre patience. J'ai déjà commencé une autre histoire mais cela risque de me prendre du temps avant de la poster car je préfère attendre de la terminer. Je dirai juste que cela prend place entre l'épisode Last Man Standing ( 6X01) et Agent Afloat (6X02) et sera basée sur la période où Tony était sur le navire de guerre.
En fait, une fois qu'elle sera terminée certains d'entre vous remarqueront que j'y fais allusion.
Donc restez connectés … ;o)
-Moki
-------
Chapitre Onze
"C'est cruel Patron, tu ne devrais pas faire rire un homme avec une côte fracturée."
-------
"M DiNozzo! Arrêtez de nous combattre! Le tube doit rester en place!"
Gibbs ouvrit les yeux. Il semblait qu'il s'était endormi seulement quelques instants plus tôt dans une calme, sombre chambre. A ce moment là il n'y avait que le son rassurant des machines de Tony.
Maintenant, ce n'était rien d'autre que le chaos. Un groupe de personnes en blanc entouraient le lit à côté de lui, essayant en vain de retenir l'homme dessus. Même avec des os fracturés et une machine respirant pour lui, Tony était en train de leur donner du fil à retordre. A un certain niveau Gibbs ressentit de la fierté pour cela.
"Merde! Il est en train de le rejeter! Je pensais que vous lui aviez donné une autre dose?" Cria un des médecins à la femme à côté de lui.
"Je l'ai fait mais cela n'a rien changé!" Répondit l'infirmière, chacun d'entre eux ayant les bras autour de leur patient.
Un autre médecin entra et Gibbs reconnut le spécialiste qui s'était occupé de traiter Tony contre la peste. Sans dire un seul mot aux autres personnes dans la pièce, le nouveau visiteur fonça aux côtés de Tony.
"Tony? Tony, c'est moi docteur Pitt…. Brad. Tu te rappelles?"
La seule réponse de Tony fut de combattre encore plus violemment et Pitt jura pendant qu'il essayait de garder l'agent allongé. "S'il n'arrête pas, il va se blesser…"
Jusqu'alors Gibbs avait décidé de laisser l'équipe médicale faire son travail. Maintenant c'était son tour. Sautant de son lit, il se fraya un chemin, ignorant les nombreux bras qui essayaient de le stopper. Du coin de l'œil il vit le docteur Pitt indiquer aux autres personnes de reculer.
Une fois qu'il fut à côté de Tony, Gibbs toucha le front du jeune homme. Il fut choqué par la chaleur qu'il sentit se dégager de la peau de Tony mais décida de l'ignorer. Ils avaient de plus graves problèmes maintenant.
"Tony! Hey! Tu dois arrêter de faire ça."
Gibbs fut surpris de voir que sa voix ne causa pas de réaction. Il resta sans bouger pendant que Tony continuait à se débattre, débranchant presque tout l'équipement vital qui le gardait en vie. Comme dernier recours, Gibbs dut se résoudre à crier.
"Anthony!! Tu vas rester calme tout de suite! C'est un ordre!"
Soudainement le corps en dessous de lui devint immobile, terriblement immobile. Gibbs posa sa main sur l'épaule du jeune homme et le sentit trembler avec l'effort de ne pas bouger. Gibbs se détesta quand il réalisa ce qu'il venait de faire. Il n'a pas calmé l'autre homme. En fait Tony était encore plus terrifié que jamais. Maintenant il était si terrifié qu'il n'osait plus du tout bouger.
La chose qui rendit Gibbs malade était le fait de savoir que la raison pour laquelle Tony avait suivi cet ordre n'était pas seulement le fait que son ordre fut aboyé. D'après la réaction du jeune homme, Gibbs comprit que DiNozzo Sr. devait appeler son fils "Anthony" quand il était en colère. Peut-être même lui criait-il dessus de la même manière.
Dans des circonstances normales il savait que DiNozzo pouvait gérer cela, ainsi qu'une main lourde (souvent sur l'arrière de la tête), peut-être même quelques cris. Le problème c'était que ce n'était pas des circonstances normales ou habituelles et Gibbs détestait avoir à faire quelque chose de similaire à ce que faisait ce salaud de père. Il se fit alors une note mentale.
Je dois me rappeler d'utiliser son prénom en entier parfois quand il fait quelque chose de bien. Peut-être que cela effacera ce que ce bâtard lui a fait ….
"Agent Gibbs…" dit Dr. Pitt doucement, interrompant le cours des pensées de Gibbs. Le médecin avait besoin de se rapprocher de son patient pour lui injecter un médicament et même s'il détestait l'interrompre, Gibbs néanmoins bloquait le passage.
Gibbs quitta Tony à contre cœur et se tint à l'arrière pendant que le docteur commençait son travail. Après que lui et le reste de l'équipe aient terminé et furent satisfaits de voir que Tony n'était plus une menace pour lui-même, ils quittèrent la chambre.
Se dirigeant vers son lit, Gibbs tira la chaise afin de s'asseoir à côté de son agent. Les yeux de Tony étaient toujours ouverts à cause de la peur mais il n'avait bougé aucun muscle depuis que Gibbs lui en avait donné l'ordre. Voir les efforts que faisait son agent pour rester immobile mit Gibbs encore plus en colère contre lui-même. Il jura alors que désormais il allait aider Tony, non pas l'effrayer.
"Hey Tony, peux-tu m'entendre?"
Un rapide, terrifié assentiment.
"Okay, donc écoute. Je sais ce que tu ressens. Tu dois souffrir comme un damné à un millier d'endroit et cette chose dans ta gorge semble en feu. Ai-je raison?"
Quelques autres assentiments.
"Mais écoute moi. Ça ira mieux. Tu as juste besoin que cette maudite chose reste là un peu plus longtemps."
Gibbs se pencha jusqu'à ce qu'il put regarder Tony droit dans les yeux.
"Je te promets, le moment où on pourra la retirer, que je les forcerait à te la retirer. Tu m'entends?"
Un autre assentiment, mais Gibbs pouvait voir le doute dans les yeux de Tony.
"T'ai-je déjà menti, DiNozzo?"
Une pause. Ensuite il y eut un très léger mouvement de tête.
"C'est exacte et je ne vais pas commencer maintenant. Donc détends toi, laisse cet objet faire son travail et tout ira bien. Tu as compris?"
Un autre assentiment, et cette fois-ci Gibbs fut soulagé de voir tout le corps de Tony se détendre, les mains du jeune homme n'agrippant plus violemment la couverture.
Gibbs passa une main sur la tête de Tony. "Si je peux le gérer DiNozzo, alors tu le peux. Compris?"
Les yeux de Tony commencèrent à se fermer, les drogues commençant enfin à agir. Il acquiesça une dernière fois, ensuite son corps commença à s'endormir. Effrayé à l'idée que l'autre homme se réveille encore terrorisé, Gibbs resta sur place, surveillant Tony soigneusement.
Durant les 48 heures qui suivirent, Tony continua à reprendre et à perdre conscience. Son corps était en train de combattre un début de pneumonie et la fièvre qui l'accompagnait, il était alors très agité. Les antibiotiques l'aidèrent et il y eut de l'amélioration dans son état mais il continuait à se réveiller toutes les 2 ou 3 heures, désorienté et effrayé. Gibbs continua à le surveiller, n'abandonnant jamais longtemps son point de surveillance. Après cette première nuit, le médecin de Gibbs lui annonça qu'il pouvait sortir de l'hôpital mais il refusa de partir. Citant plusieurs règlements hospitaliers, les infirmières se sont battues pour lui faire quitter l'hôpital, affirmant que "le patient" serait très bien soigné.
Ce fut en fin de compte le de Dr. Pitt qui intervint en faveur de Gibbs. Il avait vu la manière avec laquelle Tony s'était calmé en la présence de son patron et même si cela leur en coutait, les infirmières ne pouvaient pas ignorer que leur patient demandait de moins en moins de sédatifs et était plus coopératif quand il était à ses côtés. Elles abandonnèrent finalement et Gibbs fut autorisé à rester dans la chambre.
A chaque fois que Tony se réveillait en sursaut, Gibbs constatait que quelques gestes et quelques mots suffisaient pour permettre à l'autre homme de se rendormir. Finalement il avait fini par savoir naturellement quand son agent était sur le point de se réveiller et il se mettait alors aux côtés de Tony, prêt à le calmer avant même que ses yeux ne s'ouvrent.
Cela rappela à Gibbs les mois après la naissance de Kelly. Entrer dans la routine imposée par un nouveau né n'était pas facile mais avec le temps, lui et Shannon finirent par la maitriser au point où c'était devenu une science exacte. A force d'être réveillé toutes les trois heures pour changer et nourrir son bébé, les yeux de Gibbs s'ouvraient souvent au milieu de la nuit et il entendait alors les cris de Kelly à travers le moniteur une minute plus tard. Parfois il trouvait une Shannon somnolente lui souriant, son propre instinct maternel la réveillant avant le bébé.
Gibbs découvrit que même avec une couche propre et un estomac plein, sa fille continuait à se réveiller, peut-être parce qu'elle était encore effrayé par ce nouveau monde dans lequel elle s'est trouvée projetée. La voix et le contact de son père la faisait se rendormir très vite et Shannon avait plaisanté en disant qu'il possédait "le contact magique ".
Des années plus tard, pendant qu'il s'asseyait après avoir calmé Tony un grand nombre de fois, Gibbs eut une pensée qui le fit sourire.
Jamais de ma vie je n'aurai pensé avoir à utiliser ce talent sur DiNozzo.
-------
Un peu comme ce qui s'était passé dans l'hélicoptère, Tony se sentit revenir doucement à la réalité. C'était plus calme cette fois-ci, juste un bip continuel. C'était ce son qui le réveilla. Il suivit ce bruit comme un homme suivant une voix toute tracée, chaque bip le rapprochant du réveil.
Juste avant qu'il ne puisse ouvrir les yeux, Tony commença à ressentir une série de sensations dans son corps. La douleur dans sa poitrine s'était calmée et transformée en une morne pression douloureuse, sa jambe était au chaud et semblait même confortable et même si sa tête lui faisait mal, c'était bien plus léger qu'avant.
Il cligna face à la lumière brillante de la pièce, voulant tourner sa tête pour regarder autour de lui quand il ressentit une drôle de sensation au niveau de son cou. Quelque chose était dans sa bouche et comme il reprenait totalement conscience, il réalisa soudainement, alors qu'il tentait de prendre une profonde inspiration, qu'il ne pouvait pas.
"Sais-tu que ta machine bip différemment quand tu es sur le point de te réveiller?"
Sa réponse à la voix fut immédiate et instinctive. Le corps de Tony se détendit et la panique temporaire qu'il ressentait se dissipa rapidement. Tournant sa tête légèrement, Tony trouva son patron à ses côtés.
Tony ouvrit la bouche pour parler, ses yeux s'ouvrant grand quand il ressentit encore une fois le tube. Voyant l'expression sur son visage, Gibbs posa sa main sur son épaule.
"Hey, on en a déjà parlé, tu te rappelles? Les médecins sont en chemin."
Tony ne se rappela pas avoir discuté de cela mais si Gibbs disait qu'ils l'avaient fait, c'est qu'ils l'avaient fait. Affaire classée. Il se détendit alors et attendit. Quelques secondes plus tard, il entendit une voix familière entrer dans la pièce.
"Et bien, Agent Gibbs, vous aviez raison. Il semblerait qu'il soit prêt," Tony regarda le visage souriant du Dr. Pitt.
"Tu ne le croiras jamais Tony," continua Pitt négligemment, sortant quelques instruments. "mais ton patron nous appelé il y a de cela trois minutes et nous a dit non seulement que tu allais te réveiller mais en plus que tu étais assez fort maintenant pour qu'on puisse te retirer le tube."
Pendant qu'il parlait, Pitt était en train de préparer tout ce dont il avait besoin pour enlever le tube, une infirmière attendait tranquillement à ses côtés et commença à lui tendre les objets pendant qu'il tendait les mains vers eux. Pitt enleva doucement la bande adhésive sur le visage de Tony qui retenait le tube, puis le regarda droit dans les yeux.
"Bon maintenant je ne suis pas sûr comment il l'a su mais on a en quelque sorte abandonner l'idée de comprendre cela un jour. Désormais, si ton patron dit que tu es prêt, je suis donc prêt à parier qu'il a raison. Qu'en penses-tu, mon ami? Veux-tu que ce truc sorte de ta bouche?"
Tony acquiesça silencieusement et après lui avoir dit de prendre une grande inspiration et de souffler, Pitt retira l'appareil offensif. Tony posa sa tête sur l'oreiller et prit une profonde inspiration qui se transforma rapidement en toux. Une main était placée derrière sa tête et on lui ordonna de boire de l'eau. L'eau l'aida et Tony put rapidement récupérer une respiration quasi-stable.
Après cela il y eut quelques minutes durant lesquelles il répondit à des questions sur comment il se sentait, on observa la réaction de ses pupilles et on écouta sa poitrine.
Une fois qu'ils finirent, le docteur et l'infirmière sortirent et Tony commença à regarder la pièce silencieuse. Ses yeux cherchant Gibbs jusqu'à ce qu'il le trouva, assis calmement sur le lit à côté de lui.
"Hey Patron." Le son de sa propre voix le surprit, rêche à cause du manque d'utilisation et sa gorge était endolorie.
"DiNozzo."
"Merci."
"Pour quoi?"
"Avoir sauvé ma vie."
Gibbs le regarda surpris. "Ne me regarde pas, DiNozzo. Tu as la meilleure équipe de médecins ici. Plus Ducky et Palmer qui firent du très bon travail sur la montagne."
"Je ne parlais pas de ça."
En se basant sur l'expression de Tony, Gibbs réalisa que l'autre parlait de ce qui s'était passé avant, avant que Ducky et Palmer n'arrivent.
"Oh," répondit Gibbs, ne sachant pas très bien quoi dire d'autre.
"Donc maintenant nous sommes quittes." Dit Tony avec un sourire et Gibbs renifla.
"C'est toujours de ta faute si nous avons eu cet accident." Dit Gibbs.
Tony commença à rire, entourant ses côtes.
"C'est cruel Patron, tu ne devrais pas faire rire un homme avec une côte fracturée."
