Guest:Je ne suis pas une grande fan d'Edward mais dans il croyait vraiment qu'il ne faisait rien de mal, donc on peut peut-être se dire qu'il n'est pas trop... Enfin. Je te remercie pour ta review, c'est fort apprécié. J'espère que tu apprécieras ce chapitre. Bonne lecture et bonne semaine.

Chapitre dix

Mariage & Le début

POV Jasper

La cérémonie commencera dans quelques minutes et je suis nerveux, vraiment nerveux. Ce n'est pas moi qui va me marier et je suis certain que si cela m'arrive un jour, je ne serai pas plus nerveux que je le suis présentement. Je souris au souvenir du jour où Lorenzo m'a demandé la main de grand-mère. Je m'en souviendrai toute ma vie, j'en suis certain. Je lui ai demandé ce qu'il ferait si je refusais. Il m'a dit, très calmement, que si je refuse il l'épousera quand même. Il est évident que j'ai accepté, plus pour la forme qu'autre chose mais bon, le geste m'a beaucoup touché. Il faut dire qu'ils se fréquentaient depuis seulement un mois quand il a fait sa demande. J'ai trouvé ça rapide mais bon, ils n'ont jamais cessé de s'aimer, alors à quoi bon attendre.

Une chose à ne pas oublier, il ne sont plus très jeunes non plus. Je ne dis pas qu'ils sont vieux mais on s'entend, qu'attendre quelques années de plus et ils auront presque soixante-dix ans. Je me demande si Isabella viendra, je sais que grand-mère lui a envoyé une invitation mais elle n'a pas reçu de réponse. Je ne l'ai pas oublié et je ne crois pas que je l'oublierai. J'espère qu'elle viendra mais je ne veux pas mettre mes espérances trop hautes, comme ça, si elle ne vient pas, je ne serai pas déçu. Je suis là, debout à l'entrée de la chapelle et j'accueille les invités avant d'aller retrouver grand-mère.

Je discute avec une amie de grand-mère quand, passant entre les invités une vision de rêve m'apparaît. Elle est belle, non, elle est magnifique. Mes souvenirs ne lui rendent vraiment pas justice. Isabella se dirige vers moi, en fait vers l'entrée de la chapelle, mais ce n'est pas important. Elle est là, elle s'avance vers moi lève les yeux et un magnifique sourire orne son visage. Je marche dans sa direction et la rejoins en quatre grandes enjambées.

- Isabella ! Dis-je surpris.

- Bonjour, me salue-t-elle de sa voix douce.

- Bonjour ! La saluais-je à mon tour.

- Ça va ? Demande-t-elle souriante.

- Et toi ? Je suis tellement nerveux de la revoir que je ne réponds pas à sa question. Je n'en reviens pas que tu sois là. Tu es magnifique. Quand es-tu arrivée ? *Où es-tu descendus? *(où elle habite le temps de sa présence en Italie)Ok, tu parles trop, laisse-lui le temps de répondre pensais-je pour moi-même.

- Euh... Je ne m'en suis pas encore occupée, répond-t-elle à ma dernière question.

- Et bien c'est inutile, tu vas rester ici. Lorenzo ne te laissera pas dormir ailleurs. Ainsi que moi.

- C'est gentil. Comment... Comment va notre cher Lorenzo ? Toujours aussi merveilleux ? Je lui souris.

- Encore plus que ça. Je pourrais lui dire tellement de choses sur lui.

- Oui... Euh, euh... En faite je... Je voudrais simplement... Elle se fait couper la parole par quelqu'un arrivant derrière moi.

POV Isabella

J'avais enfin trouvé le courage de lui dire, mais bon, j'aurai une chance un peu plus tard, ce n'est pas comme si j'avais l'intention de ne plus le revoir.

- Ah tu es là, commence la femme, très belle et grande femme qui m'a coupé la parole. Jasper se tourne vers elle, un grand sourire sur le visage. Je crois que nous sommes prêts, elle va arriver d'une seconde à l'autre. Elle caresse un peu le bras de Jasper avant de poser enfin son regard sur moi.

- Isabella voici Patricia. Patricia, LA Patricia de Jasper...

- Oh en-enchanté, bégayais-je.

- LA Isabella en question ? Demande-t-elle. Je ne comprends pas.

- LA Isabella, confirme Jasper sur un ton doux en me regardant.

- Je suis si contente de vous connaître enfin, dit Patricia me tendant la main pour serrer la mienne. Elle rit un peu, dépose une main sur l'épaule de Jasper. On se rejoint à l'intérieur. Jasper répond positivement. Fait attention à toi, rit-elle encore un peu.

- Comme si je n'étais pas assez nerveux, lui dit-il souriant grandement. Ils se font la bise. Elle me salue et retourne dans la chapelle. Mes yeux brûlent un peu, ce qui signifie que les larmes sont présentes. Un silence mal à l'aise s'installe entre nous.

- C'est génial de te revoir. Jasper me fait un beau sourire tout en s'avançant un peu.

- Je pense que je vais aller à l'intérieur. Je me déplace pour le contourner. Je te verrai après d'accord ? Je commence à marcher.

- Ouais, ok. Je me retourne pour le regarder une dernière fois avant d'entrer dans la chapelle.

Je monte les quelques marches et traverse les deux immenses portes en bois, ouverte pour l'occasion. C'est une chapelle magnifique, le plancher est fait en grosses dalles de pierre, les murs en pierre des champs, des peintures religieuses et anciennes d'après leur apparence ornent les murs. Il y a de gros bouquet de fleurs blanches à chaque coin de la chapelle et des chandeliers, dont les bougies sont allumées. Les bancs, qui sont du même bois que les portes, sont droitement alignés de chaque côté. Ils sont décorés à leur extrémité par de petits bouquets, réplique des quatre gros.

Je marche dans l'allée me cherchant une place du côté de la mariée. Une grande joie m'envahit quand j'aperçois Maria, Donatella, Francesca, Alicia et Angelina. On se salue, on se fait la bise tout en se disant d'être heureuse de se revoir. Je prends place avec Alicia et sa mère, nous discutons un peu, heureuse d'être là. Je laisse mon regard se poser sur Lorenzo, père et fils, tous deux magnifiques en complet. Lorenzo père me fait un petit sourire et tapotant sa poitrine, où se situe son cœur. Geste que je lui retourne avec beaucoup d'émotion. Une musique douce, de la guitare, se fait entendre et Lorenzo regarde à l'entrée. Nous nous levons tous et tournons notre regard vers l'entrée pour y voir la futur mariée faire son entrée.

Esmé est magnifique dans une robe simple mais élégante fait de tissus léger. Comme je le pensais, sa robe n'est pas blanche, elle est grise très, très pâle. Elle est accompagnée par Jasper qui lui tient fièrement la main droite. Cette dernière, dont le bonheur se lit facilement sur son visage, n'a de yeux que pour son beau Lorenzo. Elle avance lentement, jetant quelques coups d'œil ici et là, sans jamais vraiment s'attarder sur personne. Quand elle me voit, elle me sourit, fait un pas de côté, serre ma main de sa main libre, ne m'ayant regardé qu'une seconde. Je suis heureuse d'être ici, heureuse pour elle, heureuse d'assister à ce mariage, son mariage. Elle arrive devant son futur époux, Jasper dépose sa main dans celle, déjà tendu de Lorenzo. Les yeux de ce dernier se dépose sur la chaîne d' Esmé. C'est celle qui a comme pendentif la bague que lui avait offert Lorenzo il y a tant d'année. Il prend la bague entre ses doigts et la regarde un peu. Esmé prend finalement place et la cérémonie commence.

Saut du mariage

Les mariés sortent sous une pluie de riz et les cries joyeux des invités. J'approche Esmé, l'embrasse et la serre fortement dans mes bras, la félicitant et profitant de ce contact chaleureux qui m'a manqué. Elle déborde de bonheur et c'est contagieux. Elle m'offre son bouquet, geste qui me surprend mais que j'accepte avec joie.

La réception se déroule à l'extérieur, le paysage étant d'une grande beauté, la température clémente, ne font qu'augmenter le plaisir, Tous les invités prennent places aux tables. Évidement, je partage la tables avec « les secrétaires » et Angelina. Au fur et à mesure que les gens s'assoient, un serveur nous sert un excellent verre de vin, provenant du vignoble de Lorenzo. Je regarde Jasper, son bras posé sur le haut du dossier de la chaise de Patricia, discutant et riant avec elle. Ça me fait mal, c'est douloureux de regarder l'homme que j'aime être si heureux avec une autre. Je commence à discuter avec les gens à la table et nous rions un peu. Quand tous les invités sont assis, Lorenzo se lève et demande aux musiciens de faire une pause. Tous les regards se posent sur lui.

- Je voudrais juste vous dire merci, en mon nom et en celui de ma ravissante épouse, on applaudit tous. Mia bella(ma belle) Esmé. Il attend que le applaudissement se termine et cède la parole à Esmé, cette dernière tenant une enveloppe dans ses mains. Elle se lève.

- Mes chers amis, il y a cinquante ans, je suis allée à la maison de Juliette à Vérone. Je lui ai écrit une lettre et lui ai posé une question. Il y a deux mois, elle ouvre l'enveloppe, j'ai reçu une réponse. Elle me regarde un peu. Et sans cette lettre, aucun d'entre nous ne serait ici aujourd'hui. Jasper et moi échangeons un regard, je baisse la tête, les larmes aux yeux. Isabella, ça ne vous dérange pas que je lise les mots que vous m'avez écrit ? Je lui fait non de la tête, le cœur et l'âme en peine.

« Chère Esmé,

Les mots «si» et «j'avais» sont des mots qui, pris séparément, n'ont rien de particulièrement effrayant. Mais placez les l'un à la suite de l'autre, ils auront le pouvoir de vous hanter pour le reste de vos jours. «Si j'avais...». Oui, «si j'avais...»...

Je ne sais pas comment votre histoire s'est terminée, mais si ce que vous ressentiez à l'époque était le grand amour ? Sachez qu'il n'est jamais trop tard. Si c'était vrai à ce moment là, pourquoi ne le serait-se pas aujourd'hui ? Il vous faut seulement le courage d'écouter votre cœur.

J'ignore ce qu'est un amour comme celui de Juliette. Un amour pour lequel on est prêt à tout quitter,

pour lequel on est prêt à traverser les océans. Mais je veux croire que s'il m'était donné un jour de le trouver, j'aurais le courage d'oser le vivre. Et si vous Esmé, n'avez pas eu le courage, j'espère qu'un jour viendra où vous l'aurez.

Avec toute mon amitié,

Juliette»

Tout au long de la lecture de Esmé, mes pensées étaient un peu ailleurs car... Maintenant je connais ce qu'est un amour comme celui de Juliette, je le regarde avec une autre. Oui je traverserais les océans pour le vivre car c'est ce que j'ai fait. Quand Jasper m'a regardé, je ne pouvais le supporter car il est mon Roméo mais ce n'est pas nos familles qui nous séparent, c'est nous. Tous applaudisses à la fin de la lecture d' Esmé et je me contente de lui sourire. Sans le vouloir, je vois Jasper qui ne me lâche pas des yeux. Je ne me sens pas bien, je regarde mes mains en baissant la tête. Je la relève, souris encore une fois à Esmé et Lorenzo. N'en pouvant plus, je m'excuse auprès de gens avec qui je partage la table et cours, je veux m'éloigner, je veux me trouver un endroit où je serai seule pour laisser couler les larmes que j'ai trop retenu.

POV Jasper

Quand grand-mère a terminé la lecture de la lettre, j'applaudis et regarde Isabella. J'aimerais me lever et aller la voir, lui dire que je l'aime comme un fou, mais je n'ose pas. Elle est toujours fiancée. Quand elle pose un regard emplit de tristesse sur moi, sans en comprendre la raison, mon cœur se serre. C'est alors qu'elle se lève et part en courant entre les tables. Que se passe-t-il ? Qu'est-ce qui lui arrive ? Je n'en peux plus, s'en est trop. Je me lève d'un bond et la suis en joggant me disant «Fuck les convenances». Je sens le regard des gens sur moi mais je m'en fou. Je veux savoir ce qu'à mon Isabella. Je contourne la chapelle et arrive à l'arrière de cette dernière. Je crie son nom, elle ne me répond pas. Je regarde autour de moi sans la voir. Où peut-elle bien être ? Un bruit de talons martelant doucement un sol de pierres se fait entendre derrière moi. Je me retourne et la vois, elle me regarde de haut, pas dans le sens de «hautain», juste de la hauteur du balcon à l'étage.

- Bien sûr, un balcon ! Dis-je en levant les bras.

- Et bien... Commence-t-elle.

- Qu'est-ce que tu fais là-haut ? Lui demandais-je en lui coupant la parole.

- Je m'en vais Jasper. Je fais quelques pas en avant.

- Pourquoi ? Oui, pourquoi veut-elle partir ? Elle vient à peine d'arriver.

- Parce que c'est trop douloureux. Qu'est-ce qui est trop douloureux ? Je, je, j'aurais du le réaliser plus tôt et je n'ai pas pu le faire mais euh... Edward et moi sommes séparés. Je sens un petit sourire se former. Et je crois que je suis venue car j'espérais que... Minute!

- Attend ! La coupais-je encore une fois. Quoi, tu n'es plus fiancée ? Elle fait non de la tête.

- Non. Mais il est trop tard. Et ça n'a plus vraiment d'importance parce que, elle fait une pause, pour être honnête, une larme coule sur sa joue et elle pince les lèvres. Je t'aime. QUOI ?Je n'arrive pas à y croire, elle a dit qu'elle m'aime. Je n'arrive pas à croire que j'ai dit ça. Un petit éclat de rire lui échappe malgré les larmes. Mais c'est la vérité, je t'aime. Je suis... Euphorique. Ça n'a pas, enfin ça ne doit pas avoir d'importance pour toi parce que tu es, tu es ici avec Patricia. Hein?

- Patricia ? Répétais-je le nom sans comprendre ce qu'elle vient faire dans la conversation.

- Oui et tu devrais même retourner auprès d'elle tout de suite. Là je comprends ce qu'elle veut dire.

- Patricia est ma cousine. C'est ma cousine, insistais-je.

- Ah euh, mais c'est légal ça ? De que...QUOI ?

- Non ! Oh Isabella. Non non non non. Laisse-moi t'expliquer. Je m'approche de la plante grimpante qui a un tronc, comme un arbre, qui est sur le mur à côté du balcon. Isabella, quel idiot je suis. Il y a DEUX Patricia. Il y a ma cousine qui est ici et celle que j'ai complètement oublié depuis longtemps. Je vois de la compréhension sur son visage. Le plus important, c'est qu'il n'y a que UNE seule Isabella. Tu veux bien descendre maintenant ?Demandais-je enlevant mon veston.

- Attend Jasper. Jasper arrête. Je commence à grimper à la plante. Mais qu'est-ce que tu fais ? Ça me paraît évident ce que je fais. Jasper, qu'est-ce que tu fais ? Redemande-t-elle.

- Écoute-moi, écoute-moi très, très attentivement, dis-je en arrivant à la hauteur du balcon. Je vis à Londres, une splendide, vibrante ville historique, où j'aime profondément vivre. Tu vis à New York dont la réputation est très surfaite, expliquais-je.

- Excuse-moi. Je crois que je l'ai un peu offensé.

- Puisqu'il est difficilement imaginable de traverser l'océan tous les jours en bateau, en avion où à la nage, nous allons tirer à pile où face. Un sourire se dessine sur son visage.

- Quoi ? Demande-t-elle souriante.

- Et si tu ne veux pas que ça se passe comme ça... Quitter Londres me fera plaisir. À condition de savoir que tu m'attends de l'autre côté, lui dis-je. Parce qu'en vérité Isabella, je suis follement, totalement, passionnément amoureux de toi, lui avouais-je.

- C'est vrai ? Questionne-t-elle.

- Oui c'est vrai, répondis-je doucement.

- Alors j'ai droit à un baiser ? Me taquine-t-elle.

- Oh que oui, répondis-je.

J'ai essayé de grimper un peu plus pour être à la bonne hauteur, désireux de goûter ses lèvres pour une seconde fois. Dans mon empressement, je n'ai pas porté attention à ce que je prenais pour me tenir et m'aider à monter. La branche que j'empoigne est frêle et morte. Je me sens partir en arrière, j'essaie de me retenir à quelque chose, n'importe quoi, mais je n'y arrive pas. Alors je tombe su sol, sur le dos. Heureux d'être sur l'herbe et nom sur un sol pavé. Isabella crie mon nom et vient me rejoindre, passant par l'intérieur, en courant. Elle s'agenouille à mes côtés et passe une main derrière ma tête et l'autre repose doucement sur mon ventre, me demande si je vais bien, si je me suis fait mal avec un peu de panique dans la voix. Pour toute réponse, je lui demande si quelqu'un m'avait vu. Elle regarde alors autour de nous et me répond négativement. Je passe une main sous ses longs cheveux pour la déposer dans son cou, j'en profite pour caresser sa joue de mon pouce. Isabella redemande si je peux bouger.

- Seulement mes lèvres, lui dis-je sérieusement, sachant bien que je peux bouger mon corps mais je veux profiter de sa proximité le plus possible.

Elle ferme la distance nous séparant, nos lèvres se rencontrent finalement, d'un chaste baiser au début, s'approfondissant rapidement. Nos langues se livrent une bataille pour déterminer qui aura le dessus sur l'autre. Je peux bien la laisser gagner si ça fait que le baiser va durer encore quelques temps. Je suis tellement bien, j'ai l'impression d'être sur un nuage. J'entends des gens approcher en parlant et riant. Je m'en fou, j'ai Isabella dans mes bras et sa bouche collée sur la mienne. Le reste n'est que futilité.

Quand nous nous séparons, Isabella prend conscience des gens qui nous regardent, elle cache son visage rougissant contre mon torse. Je me relève enfin et nous retournons à la réception. Je demande à Patricia d'aller s'asseoir ailleurs, je veux Isabella à mes côtés, ce que ma cousine accepte. Je passe donc le reste de l'après-midi à discuter avec ma douce. Nous passons la soirée à danser et rire. Et finalement, nous passons la nuit dans ma chambre, faisant l'amour une bonne partie de la nuit. Isabella s'est endormit avant moi. Je me demande de ce quoi demain sera fait, Isabella devra repartir pour New York dans quelques jours et moi, je vais devoir retourner à Londres. Nous serons séparés pour quelques temps, il nous faut discuter de qui changera de continent. Je soupire, enfonçant mon nez dans ses cheveux. Je me sens si bien, heureux avec MON Isabella, enfin dans mes bras.