Auteur : Marchlo
Rating : M
Genre : UA - Romance/Drama/Humour
Personnages OCC
Avertissement : Cette histoire va contenir une relation homosexuelle et des propos qui peuvent heurter les plus jeunes. Je leur conseille de passer le chemin.
Pairing Harry Potter/Marcus Flint et bien d'autres.
Disclamer : Les personnages d'Harry POTTER ne m'appartiennent pas. Ils sont la propriété exclusive de JK Rowling.
Note de l'auteur : Je me suis décidée d'écrire sur le couple Marcus Flint et Harry Potter. Je trouve qu'il y a beaucoup de HP/DM, j'en lis beaucoup et j'aime terriblement, mais ça ne m'inspirait pas. Et puis j'aime bien le Marcus Flint que j'ai créé même si je ne sais pas encore jusqu'où il est capable d'aller.
C'est un rating M avec tout ce que cela comporte.
Résumé : Un simple regard échangé et Harry jeune parisien de 17 ans voit tous ses repères s'effondrer. Aura t-il assez de courage pour faire face à cet homme qui semble jouer avec ses sentiments ? Et sa famille acceptera t-elle ses choix ?
Dernier chapitre avant les vacances. Au revoir Paris qui va me manquer car c'est en août que la Capitale est la plus agréable. Rien de plus normal puisque tous les parisiens dont moi l'ont désertés. Promis, l'année prochaine je partirai en juillet pour en profiter.
Je n'ai pas grands choses à dire à part un grand merci pour les reviews et à tous ceux qui me lisent encore.
N'hésitez-pas à soutenir Harry qui n'a pas fini d'en baver, le pauvre !
Bonne lecture.
Chapitre 11
L'avion atterrit sur le tarmac avec deux heures de retard rendant les passagers impatients de poser les pieds sur la terre ferme. A l'intérieur de l'aéroport, Harry suivit le flux de la foule pour aller récupérer ses bagages sur les tapis roulants. Il était réellement soulagé que ce long week-end soit terminé et n'avait qu'une envie, rentrer chez lui pour se laisser enfin aller à la tristesse. Harry s'était surpris lui-même pour ne pas avoir craqué une seule fois devant l'homme qu'il aimait allant même jusqu'à collaborer avec lui de manière des plus professionnelles. Il aurait mérité un oscar pour cette prestation digne des meilleurs acteurs alors qu'il bouillait littéralement de colère rentrée. Le samedi soir, à ce fastidieux diner avec leurs nouveaux clients, il s'était montré sur son meilleur jour, souriant aimablement aux avances non déguisées d'une femelle blonde en chaleur. S'il avait d'abord douté, la main aux longs doigts manucurés qui s'étaient mis à glisser langoureusement sur sa cuisse l'avait très vite éclairé. La fille était vraiment chaude, malheureusement pour elle, aucun de ses avantageux attributs ne convainquit Harry de poursuivre les festivités après le repas. Il se contenta de lui dire au revoir le plus galamment possible à la sortie du restaurant tout à fait conscient du regard sombre qui le fixait avec insistance. Harry se demanda si le comportement de cette fille avait pu rendre Marcus jaloux. Il était toujours permis de rêver n'est-ce pas ?
Dans le taxi qui les ramenait à l'hôtel, Harry, la tête tournée vers la fenêtre, écouta attentivement Marcus en grande conversation téléphonique confirmant à son interlocuteur ou interlocutrice qu'il arriverait d'ici quelques minutes. Devant l'hôtel, il descendit du taxi et marcha directement vers les ascenseurs essayant d'ignorer Marcus saluant chaleureusement un très bel homme d'une trentaine d'années. Malgré lui, son cœur fit une embardée quand il les vit discuter ensemble tout en se dirigeant vers le bar. Autant pour lui le coup de la jalousie mais il avait tellement espéré que Marcus le supplie de revenir vers lui, or de le voir si souriant en compagnie d'un homme aussi beau le ramena à la réalité. Pensait-il avoir la moindre chance face à ce genre d'Apollon ? Complètement abattu, Harry passa une bonne partie de la nuit à essayer d'écouter ce qui se passait dans la chambre à côté, sans succès. Apparemment, Marcus avait préféré découcher pour aller fricoter tranquillement avec ce type.
Harry revint au moment présent quand une femme le bouscula pour prendre sa valise.
- Un taxi doit nous attendre devant la porte sud l'informa Marcus qui venait d'arriver à ses côtés.
- Je préfère prendre les transports.
- Ne fais pas l'enfant soupira Marcus en se décalant pour laisser passer les passagers qui récupéraient leur valise.
- Je ne fais pas l'enfant.
- Non ?
- Non, ça sera aussi rapide pour moi de prendre le RER que de rentrer en taxi.
- Dis plutôt que tu ne veux pas rester plus longtemps en ma compagnie.
- C'est un petit plus en effet fit-il acide.
Avec soulagement Harry vit apparaître sa valise qu'il récupéra rapidement.
- Je pensais que tu serais capable de te comporter en adulte lui reprocha Marcus en le retenant par le bras pour l'empêcher de partir.
- Je me comporte tout à fait en adulte Marcus. Mon travail étant terminé pour aujourd'hui je souhaite simplement rentrer chez moi.
Il se retira brusquement de la prise de Marcus et s'éloigna sans un salut.
- On va attendre encore longtemps maman ? Se plaignit Marie Potter en sautillant sur les pavés qui longeaient le trottoir devant la gare.
- Encore quelques minutes ma puce répondit gentiment la mère de famille excédée malgré tout par le retard de sa soeur.
- Ils nous ont peut-être oubliés ? Insista la petite fille.
- Mais non Marie, ils doivent être coincés dans les embouteillages.
- J'aurais préféré rester à la maison avec papa.
- Je sais. Tu me l'as assez répété depuis notre départ.
- Alors…
- Ca suffit Marie !...les voilà. Prends ton sac s'il te plaît.
Lily serait bien restée à Paris mais ce choix s'était imposé à elle dès qu'elle avait appris son état. Elle attrapa ses bagages n'espérant pas d'aide de la part de l'époux de sa sœur qui garait la voiture. Apparemment Petunia n'avait pas trouvé utile d'accompagner Vernon pour venir la chercher. Le séjour commence bien pensa-t-elle ironiquement.
- Bonjour Vernon, comment vas-tu ? Demanda Lily poliment quand celui-ci descendit péniblement de la voiture pour aller ouvrir le coffre.
Son beau-frère avait encore grossi par rapport à l'année précédente. Il la scruta de ses petits yeux puis renifla de mécontentement.
- Comme un dimanche après-midi dans les embouteillages de cette maudite ville grogna-t-il en rangeant les valises des deux visiteuses.
- Je n'aime pas non plus conduire à Paris c'est trop compliqué pour moi.
- Ca ne m'étonne pas avec tous ces sales Français…
- Bonjour oncle Vernon le coupa Marie qui ne souhaitait pas entendre encore cette pauvre litanie sur ces Français qui ne se lavent jamais et tous les mauvais clichés allants avec.
- Bonjour…petite.
Le voyage se passa en silence à part pour Vernon qui marmonnait de temps en temps dans sa moustache sur son après-midi perdu à devoir faire l'aller-retour entre Londres et chez lui. Lily tenait sa fille endormie contre elle profitant de cette accalmie pour réfléchir au rendez-vous du lendemain matin dans une clinique discrète à vingt kilomètres de Little Whinging. Il était convenu qu'elle prétexte une visite chez une ancienne amie à Londres qu'elle n'avait pas revue depuis de longues années. Afin d'éviter que Marie ne souhaite l'accompagner, elle avait aussi demandé à Petunia de l'inscrire pour la semaine au club d'équitation le plus proche.
Quand la mère et la fille arrivèrent aux quatre Privet Drive, Petunia les accueillit assez froidement et les conduisit directement dans leur chambre. Lily suivit sa sœur, ignorant sciemment la mauvaise humeur habituelle dont celle-ci faisait preuve à son encontre. Elles croisèrent en haut des escaliers Dudley tenant à la main un énorme sandwich.
- Toujours à te goinfrer ? Se moqua Marie en passant tout prêt de lui.
- Marie ne commence pas la prévint Lily qui ne souhaitait pas, aussitôt arrivée, gérée une dispute entre les deux cousins.
- Mais maman…
- Mais maman ! Répéta Dudley en imitant sa cousine. Fais gaffe, t'auras pas tes deux chiens pour te sauver la mise cette fois-ci finit-il par lui murmurer avant de descendre les escaliers sans avoir salué sa tante.
- Je compte sur toi Marie pour te tenir tranquille gronda Lily qui avait bien vu que sa fille préparait déjà la prochaine contre-attaque contre Dudley.
- Lily ! Je n'ai pas que ça à faire rouspéta Petunia.
- Va vider ta valise ma chérie. Je dois discuter avec ta tante…et ne discute pas s'il te plaît fit-elle en poussant sa fille dans la chambre. Puis-je te parler un instant Petunia ?
Celle-ci acquiesça d'un simple signe de tête en lui demandant de la suivre en bas dans le jardin.
Vernon et Dudley, installés sur un canapé aux couleurs bariolées, regardaient la retransmission d'un match de football en hurlant des insanités contre l'équipe adverse qui venait de marquer un but. D'un coup sec, Lily referma la porte-fenêtre afin d'éviter d'être dérangée.
- Te rends-tu compte de ce que tu me demandes ? Attaqua de suite Petunia.
- Moins fort ! Veux-tu que tout le quartier apprenne ce que je viens faire ici.
- Justement, si Vernon apprend ce que tu prépares, je n'ose imaginer sa réaction.
- Il n'y a aucune raison qu'il apprenne quoique se soit. Je compte sur sa réserve habituelle pour ne pas mettre son nez dans mes affaires.
- Vas-tu vraiment le faire alors ?
- …
- Tu fais honte aux souvenirs de nos parents Lily.
- Ne les mêle pas à cette histoire s'il te plaît s'offusqua Lily en entendant le rappel à ses parents défunts.
- Et ton mari ? Je ne l'apprécie pas celui-là mais ce dont tu prévois de faire va à l'encontre de tous les vœux du mariage.
- Tu crois que je ne le sais pas ?...écoute…je ne suis pas venue pour t'entendre me faire la morale…j'ai juste besoin de ton aide le temps de-de…
- D'assassiner ton bébé ?
- Pe-tu-nia ! Tu accomplis ta part du marché et ensuite tu n'entendras plus parler de moi. C'est bien ce que tu m'as demandé en contrepartie ?
- Comment pourrais-je vouloir être encore la sœur d'une femme telle que toi ?
- Je vais monter pour me rafraîchir un peu. Auras-tu besoin d'aide pour le repas ? Proposa Lily poliment.
- Je n'ai besoin d'aucune aide venant de ta part. Contentes-toi d'être présente pour le repas, Vernon déteste que le repas soit servi en retard…pendant que j'y pense, dis à ta fille de se tenir éloigner de Dudley, je ne souhaite pas qu'il soit contaminé par le mauvais exemple que tu donnes à tes enfants.
Le maintien raide, Lily rentra dans la maison, chamboulée malgré elle par les propos de sa sœur. Etait-elle une si mauvaise personne pour avoir pris cette décision ?
(BRUIT ASSOURDISSANT DU BLENDER)*
- Je vais finir par le tuer ragea le jeune homme en s'agenouillant sur le lit.
C'était bon deux minutes mais cet énorme bruit qui revenait par intermittence commençait sérieusement à le mettre sur les nerfs et comble de tout le déconcentrait dans sa tâche.
(BRUIT ASSOURDISSANT DU BLENDER QUI RETENTIT DE NOUVEAU)*
- Putain ! Il n'a pas arrêté de la journée avec ce foutu machin râla de nouveau Justin.
- Tu crois qu'il sait ce que l'on fait ? Demanda Ginny en posant ses mains sur ses seins nus comme pour les cacher.
- Ca ne m'étonnerait pas mais il est trop obnubilé par son nouveau jouet pour vouloir s'occuper de nous.
- Et s'il entrait dans la chambre ?
- C'est maintenant que ça t'inquiète alors que tu es quasiment nue dans mon lit ? Se moqua Justin en s'allongeant à côté de la jeune fille.
- Techniquement, je ne suis pas dans ton lit répondit celle-ci en se poussant pour laisser un peu de place à son compagnon.
- Si Harry nous voyait là, il me tuerait sans aucune hésitation.
- J'ai vu que vous vous étiez réconciliés l'autre soir.
Justin ne souhaitait pas trop discuter de son frère surtout que Ginny était indirectement liée à leur dispute. Certes, ils étaient plus ou moins réconciliés mais Justin n'était pas assez naïf pour croire qu'Harry en resterait là. Il repensa à son séjour dans le sud de la France qu'il avait préféré annuler pour ne pas se retrouver à côtoyer Mathilde et s'étonna de ne pas éprouver trop de regrets. Finalement Ginny était un bon palliatif même s'il la trouvait toujours aussi tendue dans l'intimité. Il savait bien qu'elle n'aurait émis aucune objection s'il avait voulu la prendre et c'est ce qui le mettait mal à l'aise : cette soi-disant indifférence « Voilà que je me ramollis alors que j'aurais dû en profiter pour la baiser ».
- Pourquoi tu simules ? Demanda-t-il brusquement en sachant très bien la réaction qu'il allait provoquer.
- …Je ne simule pas du tout se défendit Ginny qui se releva pour attraper son soutien-gorge.
- C'est sur.
- Comment peux-tu savoir ce genre de choses d'ailleurs ?
- Connais-tu l'étoile de mer ?
- L'étoile de mer ?
- Bras et jambes écartés sans bouger, c'est ce que j'appelle le minimum syndical. Ce n'est pas exactement ce que tu fais mais ça y ressemble.
La jeune femme était outrée mais Justin sentait qu'il avait tapé dans le mille. Il remit tranquillement son t-shirt laissant Ginny ruminée de son côté.
- Je n'ai jamais fait l'étoile de mer. C'est toi qui ne sais pas t'y prendre accusa Ginny en pointant son index sur ce jeune homme qui la rendait folle.
- Ok ! Donc tu admets que je ne réussis pas à te faire jouir.
- …Chut ! Mais pas du tout…tu déformes complètement mes propos…la preuve ! C'est bien moi qui t'ais sauté dessus la première fois qu'on a couché ensemble. Je t'ai même taillé une pipe…comme ça fit-elle en claquant des doigts avant de boutonner son chemisier.
- Justement. C'est là que je ne comprends pas la différence entre la fille qui m'a sauté dessus ce soir-là et celle qui ne réagit pas…
Justin n'eut pas le temps de finir sa phrase que la porte de la chambre s'ouvrit dans un grand fracas. Son frère aîné véritablement furieux se tenait sur le pas de la porte. Il entra en poussant sa valise devant lui et referma la porte aussitôt.
- Tes chev…
- Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi gronda Harry.
- Ouah Harry ! Ca te va super bien. Ta nouvelle coupe fait super bien ressortir tes yeux s'extasia Ginny qui n'imaginait pas que le jeune homme pouvait être aussi beau.
- Euh…merci Ginny.
- Oui merci Ginny ajouta Justin avec un petit pincement d'il ne savait quoi.
- HARRY JAMES POTTER !
Les trois jeunes gens entendirent James grimper les escaliers à toute vitesse. C'est un père de famille hilare qui entra dans la chambre.
- Montre-moi ça plus en détails dit-il en s'adressant à Harry.
- C'est bon papa !
- Je viens de lui dire que ça lui allait très bien M. Potter. Il est trop sexy !
- On a compris Ginny souffla Justin exaspéré.
- Cette petite a parfaitement raison. J'ai eu envie de le faire plus jeune mais ta mère n'a jamais voulu…Ouh ! Quand Lily va voir ça elle va être folle mais ce n'est pas comme si tu t'étais tatoué. Tu ne t'es pas tatoué au moins ?
- Mais non ! Arrêtez tous les trois, j'ai l'impression d'être à la foire.
- Avec ta nouvelle apparence les filles vont tomber comme des mouches assura James Potter en posant sa main sur le crâne de son fils.
- Si tu veux Harry, je peux te présenter certaines de mes amies proposa Ginny qui se demandait ce que cette coiffure donnerait sur son petit ami.
- Ce serait une vraie perte de temps murmura Justin pour lui-même.
- Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Demanda James qui avait entendu la réflexion de son cadet.
- Moi ? Rien du tout. Tu sais à quel point Harry est timide ? Répondit-il nerveusement.
- Il est juste jaloux parce qu'il aura moins de succès maintenant ajouta Ginny.
- Justin a raison papa. Ce serait une vraie perte de temps de me présenter des filles.
- Harry ! s'exclama Justin qui voyait très bien où voulait en venir son frère. Ce n'est pas le moment.
- Qu'est-ce qui n'est pas le moment fils ?
- Justin peux-tu descendre en bas avec Ginny s'il te plaît ?
Harry envoya un message silencieux à son frère qui comprit aussitôt qu'il ne servirait à rien d'aller à l'encontre de sa décision.
- Viens avec moi Ginny, on va aller en bas.
L'ambiance dans la chambre avait considérablement changé et c'est un Harry tendu au maximum qui proposa à son père de s'asseoir.
- J'aurais dû attendre le retour de maman mais ce n'est peut-être pas plus mal qu'elle ne soit pas là commença Harry.
- Qu'elle ne soit pas là pourquoi ? S'inquiéta James qui n'avait aucune idée de ce qu'allait lui confier Harry.
- Pour ce que je vais te dire.
- …
- Je ne suis pas comme les autres garçons papa.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Et bien je suis un peu différent…j'aime les garçons papa. Beaucoup.
- Co-comment ça ?
- Je suis homosexuel.
James se leva et gifla son fils si fort que celui-ci s'écroula à terre.
- Ne répète jamais ce genre d'obscénité sous mon toit Harry.
- Papa…
- NE DIS RIEN ! Hurla le père de famille en soulevant Harry par le col. TU N'AS PLUS RIEN A DIRE, C'EST COMPRIS ? Ajouta-t-il tout en commençant à secouer son fils.
Celui-ci ne se débattit même pas anéanti par la réponse violente de son père qui l'avait giflé pour la première fois. C'est Justin qui vint à son secours devant les hurlements paternels qui avaient empli l'appartement. Ginny était descendue dans le salon mais lui avait préféré resté à l'étage au cas où son frère ait besoin d'aide. La scène qui se déroula sous ses yeux le pétrifia quelques secondes mais sans plus réfléchir il s'élança vers les deux hommes.
- Laisse-le papa !…tenta vainement le cadet en s'agrippant à son père.
- Ne t'occupe pas de ça. C'est entre lui et moi s'obstina James qui ne voulait toujours pas lâcher Harry.
- Tu vas le regretter papa si tu lui fais du mal…
- T'as entendu ce qu'il a dit ?
- Oui, j'ai entendu mais laisse-le maintenant.
- Mon propre fils ne peut…ne peut pas…bégaya James en resserrant ses mains sur Harry.
- Pense à maman papa. Que dira-t-elle si tu lui fais du mal ? Essaya Justin pour faire flancher son père.
- Lily ?
- Pense à la réaction de Lily papa. Je t'en prie, lâche-le chuchota Justin qui priait pour que son père l'écoute.
James finit par faire ce qui lui était demandé et relâcha Harry qui se laissa tomber à terre comme une poupée de chiffon.
- Mon Dieu qu'est-ce que j'ai fait ? Se mit à sangloter James en s'asseyant sur le lit.
Le calme enfin revenu, Justin en profita pour s'approcher de son frère roulé en boule près du bureau. Il n'en revenait pas que son père ait réagi si violemment contre l'un d'eux. Il s'accroupit doucement face à Harry pour ne pas l'effrayer.
- C'est terminé Harry.
- …
- Tu as mal quelque part ?
Harry ne répondit rien mais leva la tête pour montrer à Justin que ça allait à peu près. Il jeta un œil à James hésitant à bouger pour ne pas l'énerver de nouveau. Finalement, il se remit debout avec l'aide de son frère qui le serra contre lui pour le tranquilliser. Ils entendaient James répéter encore et encore la même phrase.
- Qu'est-ce que j'ai fait ? Se lamentait-il, semblant regretter sa violente réaction.
Avec espoir, Harry se détacha de Justin pour s'asseoir près de son père.
- Ce n'est pas grave papa, je comprends…
- FERME-LA ! TU NE COMPRENDS RIEN ! Cria James en se décalant pour éviter que son fils le touche. Qu'est-ce que j'ai fait de mal pour que tu deviennes comme ça ? Y'a bien à truc qu'on a loupé avec ta mère.
- Je t'en prie…Papa…balbutia Harry de nouveau en larmes.
- JE T'AI DIT DE LA FERMER ! Une pédale…mon fils est une sale pédale.
Entendre son propre père le traiter ainsi provoqua un choc à Harry qui eut honte pour la première fois de sa vie. Honte d'avoir déçu son père. Honte de cette petite partie de lui qui le rendait si différent des autres. Honte d'être tout simplement lui-même, une sale pédale.
- Qu'est-ce que vont penser les gens quand ils sauront que t'es pas normal ?
- Papa…
- Regardes-toi chialer comme une gonzesse. Putain ! Et j'ai rien vu venir. Toi là-bas, t'étais au courant ?
- Oui répondit tout simplement Justin.
- Et tu t'es pas dit que tu devais en parler ?
- Ce n'était pas à moi de te l'avouer.
- Ce n'est pas de sa faute tenta Harry pour défendre son frère.
- TOI ! HORS DE MA VUE !
- Mais…
- FOUS-LE CAMP DE CETTE MAISON !
Harry se dirigea à reculons vers la porte en suppliant son père, les sanglots dans la voix, de le pardonner, qu'il allait partir très loin et qu'il ne reviendrait pas, qu'il disparaîtrait même de leur vie si c'était mieux pour eux.
- NON ! Cria Justin en voyant Harry passer la porte de la chambre. Il poursuivit son frère dans les escaliers jusqu'en bas de l'immeuble lui criant de s'arrêter mais celui-ci semblait avoir des ailes. Justin était près à le rattraper dans le Hall mais le carrelage glissant le fit tomber. Quand il réussit enfin à sortir dans la rue, Harry avait disparu. Eclatant en sanglots, il s'assit sur le bord du trottoir la tête entre les genoux psalmodiant sans fin :
- Reviens…il le pensait pas…il le pensait pas…il le pensait pas…
- Justin ? Haleta Ginny en s'asseyant près de lui.
La jeune fille venait d'assister malgré elle au drame qui venait de se produire chez les Potter. Intriguée par les quelques cris qui provenaient du premier étage, elle s'était postée près de l'entrée n'osant pas aller plus loin. Une dizaine de minutes plus tard, Harry passait juste devant elle en courant, suivit de près par Justin qui demandait à son frère de s'arrêter. Sans réfléchir, elle s'était élancé derrière eux se demandant ce qui avait bien pu se passer pour les mettre dans des états pareils.
- Le jeune homme sursauta en entendant la voix de sa petite amie qu'il avait complètement oubliée.
- Tu as tout entendu ? Demanda-t-il en essuyant ses larmes.
- Un peu…
- C'est de ma faute…et maintenant il est parti…
- Ta faute ?
Harry a avoué qu'il était homo et mon père…mon père…
- Chut fit la jeune fille en lui caressant les cheveux alors qu'il se blottissait contre elle.
- Tout est de ma faute.
- Si j'ai bien compris, c'est ton père le fautif, pas toi.
- …Ca ne t'étonne pas pour Harry ? Demanda-t-il en la regardant de côté.
- Je comprends mieux…en fait, j'avais vraiment tout faux.
- Et s'il ne revient pas ?
- Il reviendra…Je ne connais pas beaucoup ta mère mais elle vous aime trop pour vous tourner le dos juste pour ça.
- Je croyais aussi mais maintenant j'ai des doutes.
- Justin…
- Il faut que je remonte pour la prévenir !
- Tu veux que je reste avec toi ou tu préfères que je rentre chez moi ? Je comprendrais tout à fait que tu veuilles rester seul.
- Avec mon père ? Pas vraiment. Ca ne te dérange pas de rester avec moi ?
- …Pas du tout confirma la jeune fille en s'aidant de la main de Justin pour se relever.
Les deux jeunes gens entrèrent dans le hall de l'immeuble, non sans avoir jeté un dernier regard aux alentours.
La séduisante créature qui se mouvait sur lui balbutiait des mots incohérents sous ses langoureux vas-et-viens. Il donna un vigoureux coup de rein pour les faire se retourner tout en lui écartant les jambes pour approfondir les pénétrations.
- Han….han….han….Baise…baise-moi plus fort.
- T'aime ça ? Grogna-t-il en accélérant le mouvement de ses hanches.
- Mmmhhhh !…Putain…tu m'défonces bien.
Il baissa les yeux sur son sexe dur qui entrait et sortait avec force du corps demandeur sous lui.
- C'est ça branles-toi…mmmhhhh !
- Je…j'vais venir.
Le claquement de ses testicules sur les fesses rebondies augmenta son plaisir qui montait par saccades. Un voile blanc lui brouilla la vue au moment où il se vida dans l'antre chaud qui se resserrait sous la jouissance. Complètement anéanti par l'orgasme, il trouva tout de même un peu de force pour rouler sur le côté tout en autant le préservatif qu'il jeta dans une petite poubelle.
- C'est…quand tu veux pour…le prochain round haleta une voix à son oreille.
- On va attendre un petit peu rit-t-il en attrapant son paquet de cigarettes.
Ddddrrrrriiiiinnnnnnggggggg…
- Tu avais prévu un plan à trois ?
- Pas vraiment mais l'idée n'est pas mauvaise.
Ddddrrrrriiiiinnnnnnggggggg…
- Il a l'air pressé.
- Si tu allais prendre une longue douche pendant que je me débarrasse de cet importun ? Proposa-t-il en caressant le ventre plat de manière suggestive.
- Mmmmhhhhh ! Excellente idée mais seulement si tu promets de me rejoindre le plus vite possible.
- Je ne le voyais pas autrement assura-t-il en déposant un baiser sur une épaule douce.
Enfilant d'abord un caleçon pour ne pas choquer son visiteur, il se dirigea d'un pas pressé vers l'entrée de l'appartement. Le temps qu'il arrive à la porte, la sonnette avait encore retenti deux fois, le mettant de très mauvaise humeur. Qui que ce fut, cet empêcheur de baiser tranquille avait intérêt à avoir une bonne excuse.
- Bonsoir Sirius.
- Harry ?
- …
- Ne reste pas là, entre dit-il en reculant pour laisser passer le jeune homme à la mine défaite. Celui-ci s'avança un peu avant de s'effondrer en larmes contre une poitrine large qui l'accueillit sans hésiter.
- Il…il m'a….il m'a dit de partir…alors…alors…
- Calme-toi Harry. Qui t'a dit de partir ?
- Papa…
- Ton père ?
Sans aucune douceur, Sirius prit le visage d'Harry entre ses mains pour le regarder droit dans les yeux. Il faillit exploser de colère devant la marque rouge qui zébrait la joue droite de son filleul.
- Raconte-moi tout ? Demanda-t-il d'une voix dure devinant déjà ce qui avait dû se passer.
- Je lui ai avoué mon homosexualité.
- T'a-t-il frappé ?
- Seulement une gifle.
- Putain ! Cracha Sirius en lâchant le jeune homme.
- Ce n'est pas sa faute Sirius. Je l'ai déçu…
- Ecoute-moi bien Harry. Rien, absolument rien ne justifie de gifler son propre fils puis de le jeter dehors sans rien sur le dos. Quand est-ce arrivée ?
- Il y a deux heures à peu près. J'ai tourné un peu en rond ne sachant pas trop où aller et puis je me suis souvenu que tu passais le week-end à Paris alors j'ai marché jusqu'ici en espérant t'y trouver.
- Et ta mère ?
- Elle doit être chez la tante Petunia à cette heure-ci.
- J'en connais un qui va morfler quand elle sera mise au courant sourit Sirius en entrant dans le salon pour aller décrocher son téléphone.
- Non ! Ne l'appelle pas supplia Harry. Elle va me détester aussi…
- Harry, ta mère ne te détestera jamais. Telle que je la connais, elle va accourir jusqu'ici pour t'expliquer qu'elle t'aime toujours autant malgré le fait que tu sois gay et ensuite elle ira gentiment refaire le portrait de ton père pour avoir posé la main sur toi. Laisse-moi la prévenir.
- Je t'en prie Sirius. Ne l'appelle pas…demain si tu veux mais pas ce soir.
Sirius soupira avant d'accepter mais à la seule condition qu'ils la joignent à la première heure le lendemain matin.
- Tu veux manger un morceau ? Proposa sciemment Sirius pour changer de sujet.
- Je n'ai pas très faim.
- Le mieux est que tu ailles te coucher. La chambre d'amis est toujours prête pour les petits imprévus comme celui-ci.
- Je n'ai pas…
- Pas de discussion. Viens avec moi, tu as besoin d'une bonne nuit de sommeil.
Harry suivit docilement son parrain soulagé d'avoir trouvé un refuge. A la vue du confortable lit qui l'attendait, il se rendit compte qu'il ne lui faudrait pas longtemps pour s'endormir.
- Tu es ici chez toi Harry. N'hésite pas à te servir dans le frigidaire ou à aller regarder la télévision si tu en as envie. En cas de besoin ma chambre est au bout du couloir.
- ...Merci Sirius.
- De rien. Dors bien petit maraudeur.
Une fois la porte refermée, Sirius marcha jusqu'à sa chambre un sourire mauvais accroché au visage. Il en connaissait un qui allait très bientôt regretté de l'avoir comme meilleur ami.
- Ne me cherche pas sous la douche, l'eau est complètement glacée depuis au moins un bon quart d'heure retentit une voix dans la pénombre.
- Alex ! Excuse-moi j'avais complètement oublié que tu m'attendais fit Sirius en s'asseyant sur le lit.
- Quel romantique tu fais.
- Désolé.
- J'oublierai cet affront si tu viens me baiser comme je le mérite.
- J'aurais adoré, malheureusement j'ai un petit empêchement de dernière minute.
- J'en étais sûr que tu allais me faire un plan de ce genre-là.
- J'ai un service à te demander avant de partir.
- Sirius Black ! Ne compte pas sur moi pour te sucer alors que tu comptes m'abandonner à mon triste sort.
Sirius rit de bon cœur devant la mine boudeuse qui lui faisait face.
- J'aimerais que tu veilles sur mon filleul pendant mon absence.
- Ton filleul ?
- Son père vient de le jeter dehors à cause de son homosexualité. Je l'ai installé dans la chambre à côté mais ça me rassurait que tu gardes un œil sur lui. Quand je pense qu'il n'a même pas dix-huit ans.
- Ne t'inquiète pas, je serai un bon gardien.
- Merci fit Sirius réellement touché par tant de gentillesse.
- Je comprends ce que vit ce garçon mais malheureusement pour lui il en verra d'autres.
- Je sais…en attendant si tu réussis à rester sage pendant mon absence, peut-être qu'à mon retour je te boufferai la queue à un point tel que tu me supplieras de t'enculer bien profondément.
- Je serai très sage promit l'homme en remontant la couette jusqu'à son menton.
- Bon garçon.
Tranquillisé de laisser son filleul entre de bonnes mains, Sirius quitta son appartement bien décidé à régler quelques comptes avec un très vieil ami. Ce qu'il n'avait pas osé faire pour lui-même vingt ans auparavant, il le ferait aujourd'hui pour Harry.
A suivre
*Le dring dring est bien passé mais impossible que ffnet garde ce que j'avais fait concernant le blender. J'ai dû trouver une autre solution, désolée.
- J'espère que la réaction de James ne vous a pas trop choqué mais ça arrive dans la réalité. Ca a été le cas d'une de mes amies qui s'est retrouvée seule sans famille pour la soutenir parce qu'elle avait osé leur présenter sa petit-amie du moment. Elle est tombée de très haut mais a fini par se relever. Je l'embrasse fort.
