NVJM, rédigé du 9 au 15/2/2019, publié le 15/2/2019
Les chapitres « Entre Temps » vont décrire une partie de la vie de divers personnages importants avant leur entrée en scène plus sérieusement. En espérant que ça vous plaise ! ^^
Encore une fois, n'oubliez pas que vous lisez une fiction. L'auteur que je suis n'est pas ses personnages.
Rappel rapide pour ne pas confondre : le « Père Fondateur » est un des dieux Purs, celui qui a fondé leur religion. Le « Père Créateur » est leur plus radical ennemi, celui qui a failli réussir à les vaincre.
Une Histoire de temps
Chapitre 11 : Entre Temps I
« Contrairement à ce que beaucoup d'entre nous croient… Eux… « Ils » ne sont pas une légende. Ils existent bel et bien, je puis vous le certifier. Pour Eux, nous ne sommes tous que des jouets. S'ils venaient ici en personne, Ils n'auraient aucune peine à nous anéantir jusqu'au dernier. Toutes nos armées contre Eux seuls, petite quinzaine, et nous n'aurions aucune chance de l'emporter. » Merlin, à propos des Parentaux. (Chap 11 d'HPHI)
Alors que, sur les îles Britanniques, Léo étudiait sans relâche pour se préparer à affronter ses pires craintes, sur le continent, celles-ci prenaient rapidement forme en la personne d'un sorcier au physique charismatique ayant tout pour plaire, force, beauté, volonté... seule son intelligence laissait à désirer, la principale passion de sa vie étant de courir les femmes pour en vio... purifier autant que possible. Cela n'importait pas le moins du monde aux yeux du nouveau possesseur de son corps. Assassiné en pleine copulation, l'illustre inconnu vit son cadavre se relever comme si de rien n'était, juste après qu'une mystérieusement ombre soit entrée dans la maison moldue où il dégustait une mère de famille et ses petits enfants.
Cela faisait maintenant près de six mois que le Père Fondateur errait sous sa forme de spectre. Comme d'habitude, perdre son corps d'emprunt lui volait aussi une bonne partie de sa puissance, et il lui fallait du temps pour la retrouver et être de nouveau capable de prendre possession d'un cadavre qui lui permettrait d'encore une fois affirmer son incommensurable puissance innée. Cette difficulté, et aussi un sentiment de crainte, ressenti pour la première fois depuis des millénaires, l'avait poussé à longuement enquêter pour rechercher le meilleur esclave possible.
Homme ou femme, cela n'avait aucune importance. Même les enfants étaient des candidats potentiels. En vérité, durant sa si longue vie, il avait possédé tant et tant de corps qu'il lui était devenu difficile de s'identifier en tant que mâle ou femelle. De nombreux animaux même avaient été sacrifiés à son envie d'exploration. S'il était immortel et craignait la mort par-dessus tout, y goûter lui conférait un sentiment d'excitation hors du commun. S'incarner dans une créature juste avant qu'elle ne soit abattue était un plaisir jouissif, que seules parvenaient à égaler les orgies démentes partagées avec ses frères et sœurs et quelques milliers d'esclaves, lorsqu'il leur rendait visite, là bas, dans leur harem sédentaire.
Une fois terminées les habituelles convulsions agitant le corps lorsque la possession s'effectuait, il avait pu se relever l'air de rien, tâtant de la main et du regard ses nouveaux bras, ses nouvelles jambes... et surtout ce qui l'intéressait le plus, son nouveau pénis. D'un œil rapide, il l'estima à une vingtaine de centimètres. Plutôt petit, peu apte à satisfaire ses envies de domination absolue. Mais peu importait. Il aurait bien le temps d'améliorer tout cela par la suite, car une envie plus pressante agitait son excitation. Relevant son regard neuf, il put admirer les hématomes couvrant les corps inanimés de la petite famille moldue prise d'assaut par l'ex propriétaire de ce corps. Un sourire naquit sur ses nouvelles lèvres. Le temps était à la fête. À l'orgie. À la débauche. À la perversion.
Lorsqu'il s'en alla, ses pulsions hédonistes apaisées pour peu de temps, le Père Fondateur laissa derrière lui un immense brasier. L'heureuse ville de quelques milliers d'âmes où il était arrivé peu avant n'était désormais plus qu'une unique flamme géante, où les seuls cris appartenaient aux craquements des os brisés par son ardeur sexuelle, leur résistance rompue par la chaleur des flammes, alors qu'il ne restait plus une seule victime pour hurler et tenter de fuir. Il y avait veillé.
...
Après quelques jours à tester son nouveau corps sous toutes les coutures, le Fondateur consacra ses efforts à s'emplir d'une multitude d'enchantements pour s'améliorer. Tout d'abord, chose la plus importante à ses yeux, il lui fallait augmenter ses capacités sexuelles. Ce fut vite fait, avec un agrandissement du pénis pour le faire doubler de taille et tripler de circonférence. Ce ne serait pas très pratique, mais sans importance. Tout ce qui importait, c'était de faire mal aux victimes de ses envies. Voir souffrir autrui le faisait toujours jouir plus fort.
Cela fait, il passa aux muscles, et sans en changer l'apparence les emplit de magie pour en décupler la puissance. Soulever une voiture d'une main fut facile, et la voir écraser quelques innocents passant par là encore plus. L'apparence fut elle aussi quelque peu modifiée. Il lui fallait quelque chose de charismatique au-delà du naturel, afin de ne pas être obligé de recourir constamment à la force pour mâter ses descendants Purs. Il se fit grandir jusqu'à devenir largement plus haut que la normale, avec près de deux mètres cinquante, veillant à avoir une masse équilibrée à cette taille. Enfin, des cheveux blonds, raides et tombants à mi-nuque seraient pas mal. Cette teinte était considérée de tous temps comme une marque de supériorité chez les Purs.
Le soin de l'apparence terminé, il passa à plus fonctionnel, et s'enchanta pour ne jamais devoir se laver, les besoins du corps étant satisfaits par toutes sortes de sorts et autres charmes. Vint ensuite un bouclier corporel aussi puissant que possible, afin d'être parfaitement protégé, et légèrement reluisant pour donner une allure supérieure au commun des mortels. Enfin, une aura de pure magie fut exsudée continuellement pour achever cet effet.
Cette volonté de s'offrir un corps aussi parfait que possible était en réalité une nécessité, car pour la première fois, dans ce divertissement qu'il s'organisait, le Fondateur ressentait de la méfiance, et, s'il avait encore eu connaissance de ce sentiment, reconnaître un soupçon de peur aurait été possible. Léo, son nouveau jouet, promettait d'être un adversaire remarquable, ne serait-ce que pour sa force de volonté exceptionnelle.
Voici de cela de nombreuses années, lorsqu'en se cherchant un nouveau corps à posséder son dévolu s'était jeté sur ce gamin, la surprise et le choc avaient été totaux. Lui qui, depuis de nombreux millénaires, se prenait pour un dieu tout-puissant parcourant le monde pour y jouir de la moindre de ses envies, s'était retrouvé non seulement repoussé, mais en plus emprisonné, incapable de ressortir de ce corps qui ne voulait pas se soumettre. La possession s'était achevée... sans prise de possession. Et c'est alors que commença une éternité. Il fallu de longues années de cette cohabitation forcée, l'un ne voulant se soumettre et l'autre ne pouvant s'en aller, pour que le Fondateur vainque sa peur que cette situation dure et retrouve un semblant de raison, accumulant ses forces pour tenter des sorties toujours plus brutales, plongeant à chaque fois son hôte dans un déplorable état de santé. Mais il résistait toujours. Ce n'était que quelques mois auparavant, après la mise en œuvre d'une nouvelle stratégie, que la liberté avait enfin été acquise.
Pendant ce temps, il avait put observer ce jeune homme grandir, et une admiration certaine était née en son âme noircie par une éternité de débauche. Si un jour il lui était possible de sortir, quel formidable jouet pourrait faire ce garçon ! Un divertissement sans pareille ! Surtout si on le mettait en contact avec de la magie. Rien qu'imaginer tout cela fit remonter les souvenirs du temps jadis, lorsqu'il était un général parcourant le monde et jetant ses armées à l'assaut des forteresses ennemies. Tout ce sang s'écoulant, tous ces cadavres à déguster ! Chaque bataille était une jouissance charnelle d'une intensité toujours plus grande. L'envie du goûter de nouveau le submergea.
Le goût du sang avait jadis fini par le quitter lorsque le monde se retrouva ravagé. De villes, il n'en restait plus dépassant quelques centaines d'âmes errantes. Il n'y avait plus rien d'amusant à jeter ses centaines de milliers de soldats contre des paysans incapables d'offrir la moindre résistance. Alors, la lassitude le gagnant, il avait massacré ses propres armées, se délectant de ce dernier carnage généralisé, jouissant de voir ses hommes terrifiés tout faire pour l'abattre. En vain. Sa puissance magique innée était telle qu'aucun sort, aucune flèche, aucune lame ne pouvait rien. Seul le feu parvenait parfois à le blesser, à condition de le prendre par surprise lorsque ses boucliers se relâchaient. Autant dire jamais. Trébucher en marchant lui infligeait plus de blessures que des décennies de guerre tant le rapport de force était déséquilibré.
Seul dans son plaisir, le Fondateur avait revu ses ambitions à la baisse, et troqua la jouissance de la guerre pour la jouissance du sexe. Violer tout ce qui se trouvait à portée, femmes, fillettes, garçonnets, nourrissons, hommes, vieilles et vieillards, cadavres, animaux, tout ce qui pouvait lui apporter un peu de plaisir était bon à prendre. Lorsqu'il possédait un homme, sentir son pénis baigner dans des flots de sang et d'organes était un nouvel éden. Lorsqu'une femme se relevait des morts pour obéir à son bon vouloir, il parcourait des villes entières à la recherche d'hommes à violer, puis les dépeçait et usait de sa magie pour s'emplir l'utérus de cette semence de vie qu'était leur sang. Et cela continuait, encore et encore, victime après victime, jusqu'à ce que son utérus implose sous la pression interne, que son ventre se déchire en laissant jaillir un feu d'artifice écarlate. Et alors que ses victimes agonisaient, il ne lui restait plus qu'à changer de corps pour recommencer.
Mais tout ça, ce n'était rien. Très vite, l'ennui le gagna encore, le plaisir s'amenuisa. Rendre visite à ses sédentaires de frères et sœurs, participer à leurs orgies et s'entretuer gaiement puis faire la course au nouveau corps à posséder, c'était un grand plaisir qui était toujours agréable à goûter, mais que rien d'original n'animait. La lassitude revenait toujours très vite.
En revanche, pourvoir de nouveau bénéficier d'un adversaire à sa mesure... voilà quelque chose d'intéressant. Alors qu'il était enfermé par la force de volonté du jeune Léo, le potentiel de ce gamin l'impressionna. Son étonnante intelligence lui fit ressentir de nouveau, pour la première fois depuis des millénaires, ce sentiment désormais si rare qu'il lui fallu des jours pour l'identifier. Ce qu'autrui appelait du respect. Respect pour un potentiel adversaire remarquablement coriace. Quels formidables massacres il pourrait y avoir si on lui laissait le temps de grandir et prendre la tête de puissantes armées !
...
Son nouveau corps achevé, il était maintenant temps de se recréer des armées. Pour cela, ses descendants Purs étaient tout indiqués. Il se rendit donc là où sa magie lui en indiquait la plus grande concentration, en Europe de l'Est, et se présenta sans hésiter dans un des innombrables lieux de culte dédiés à sa lignée.
Les immenses portes de bois finement sculpté furent ouvertes en grand d'un coup sec, et allèrent claquer contre les murs, faisant se retourner de surprise tous les Purs participant à la cérémonie en cours. N'y prêtant pas attention, il continua son chemin, marchant lentement au milieu de l'allée centrale sans faire attention aux regards réprobateurs qui lui étaient adressés. Ce serait très amusant de les voir se transfigurer d'admiration dans quelques instants.
Ce temple réservé à sa personne en particulier était toujours organisé comme il l'avait décrété des millénaires auparavant, ce simple fait témoignant de la force des traditions chez les Purs. Une allée centrale menant des portes jusqu'à l'autel, un grand espace vide sur les côtés pour permettre aux croyants de s'amasser, et enfin, tout au fond, un immense trône, surélevé pour satisfaire sa soif de domination, et fait de plus d'or et de pierres précieuses que l'esprit ne pouvait l'imaginer.
Un des prêtres s'avança dans sa direction en lui faisant signe de vite se ranger au milieu de la foule, et se planta sur son chemin, poings sur les hanches et sourcils froncés pour faire comprendre que cette intrusion n'était pas appréciée. Amusant. Sans mot dire, le Fondateur baissa le regard, et fixa calmement l'impudent. Il ne fallu que quelques instants pour que son comportement change du tout au tout. D'en colère, il devint sceptique, puis ahuri, effrayé, et finalement s'effondra à genoux au sol, respirant bruyamment, le visage complètement stupéfait, terrorisé à l'idée de se faire tuer pour le manque de respect dont il avait fait preuve. Autour, la foule, surprise, commençait à s'agiter, ressentant un petit quelque chose poindre en son cœur, un sentiment nouveau et surexcitant.
Le Fondateur s'avança de nouveau, marchant sur le prêtre comme s'il s'agissait de simple poussière -ce qui était effectivement le cas-, écarta le lourd autel d'or de son chemin d'un négligent geste du doigt, et se dirigea calmement vers le trône, son trône. Gravit les marches lentement, stupéfiant plus encore la foule lorsque les sortilèges défensifs, censés empêcher que quiconque s'y asseye, ne s'activèrent pas. Pour Lui, ce n'était que pacotille, pas plus difficile à neutraliser que cligner des yeux.
Sans cesse plus lentement, il gagna le trône, s'arrêta en face, appréciant du regard ce confort, puis se retourna et s'assit, scrutant la foule d'un air inquisiteur. Tous ces airs ahuris l'amusèrent, et lui donnèrent envie de pousser un peu le spectacle. « Aujourd'hui, j'ai entendu vos prières, mes enfants, » proclama-t-il d'une voix amplifiée emplie de dignité. « Aujourd'hui, je viens parmi vous afin de répondre à vos souhaits. » Tous comprirent sa prétention, et quelques uns s'agitèrent, doutant d'avoir réellement en face d'eux leur divinité vivante. Et si ce n'était qu'un imposteur ? Le Fondateur le remarqua, et n'y prêta aucun intérêt, continuant sur sa lancée.
» Aujourd'hui, mes enfants, je vous annonce que commence la fin de l'impureté ! » Il se releva soudain, bras tendus sur les côtés, et fit jaillir son aura magique, superbe, toute puissante ! « JE SUIS LE PÈRE FONDATEUR ! Et je descends parmi vous afin de vous mener au combat ! Nous commençons désormais la dernière des guerres, celle qui permettra enfin à la Pureté de régner sur le monde pour l'éternité ! GLOIRE À LA PURETÉ ! »
« - GLOIRE À LA PURETÉ ! » répétèrent machinalement tous les Purs, mus par l'habitude. Quelque chose en eux leur hurlait que cet homme était bel et bien ce qu'il prétendait. Quelque chose de... magique. Quelque chose venu du fond des âges, quelque chose d'inchangé depuis qu'il avait été implanté en leurs ancêtres, quelque chose qui se transmettait identique de génération en génération. Une chose sur laquelle reposait leur identité de Purs.
Le Fondateur continuait à scander, « GLOIRE AUX PARENTS ! » Alors tout le monde s'abandonna à ce sentiment de confort emplissant tout leur être.
« - GLOIRE AUX PARENTS ! GLOIRE AU FONDATEUR ! GLOIRE À LA PURETÉ ! »
Alors le Fondateur lança son appel à la Pureté. Il exsuda son aura de toute sa puissance, immense, gigantesque, démesurée ! la faisant jaillir au-delà même de la ville où il se trouvait, illuminant l'intérieur de son temple si fort que tous les croyants durent en fermer les yeux, hurlants de bonheur et de jouie, activant si fort la magie de ses enfants que tous les Purs à des lieues et des lieues à la ronde ressentirent sa présence, en tombèrent à genoux, pleurants, pleurants et hurlants leur surprise et leur plaisir, ne parvenant à croire que leur plus cher souhait, la venue d'un des Parents, s'était enfin réalisé. Toute les Purs d'Europe entendirent cet appel, tous y répondirent en exsudant leur magie à leur tour, amplifiant sans cesse la puissance de leur dieu, répandant Sa volonté de par le monde.
En quelques minutes, la Pureté toute entière, sur tous les continents, comprit ce que cela signifiait.
...
À Poudlard, nos amis au sang-pur, Harry, Blaise et Neville, hurlèrent de surprise en voyant leur magie jaillir incontrôlablement, en même temps que tous les autres élèves descendants du Fondateur. Hermione, restée normale, se précipita à leurs côtés pour leur venir en aide, ne comprenant pas ce qu'il se passait. Elle appela Léo, mais il ne répondit pas. Alors elle se retourna, et vit qu'il était dans la même situation que les trois autres.
Il tomba à genoux, stupéfait, regardant le moindre recoin de son corps illuminé de magie. La magie d'un autre. La magie de son... ancêtre. C'était quelque chose qu'il suspectait, mais l'espoir de ne pas lui-même être un sang-pur l'avait un temps rassuré. Vain espoir.
Il prit alors conscience de ce que cela signifiait réellement pour ses projets, et aurait pût pleurer à en assécher tous les océans de leurs eaux tant l'horreur de cette révélation le ravagea. Mais ses larmes étaient taries depuis longtemps. Alors il hurla. Un cri de Pure haine.
Un cri de déclaration de guerre.
...
Cet appel à la Pureté achevé, le Fondateur n'eut plus face à lui une foule de croyants, mais une masse de serviteurs fanatiques. Qu'il parle, et ils renverseraient le monde pour le satisfaire. Comme il se devait. Sa première mesure fut de prendre un peu de plaisir, et il fit défiler devant lui les plus jeunes, prélevant à l'envie tout ce qui était à peu près beau, de la femme bien en chair au garçonnet promettant de devenir bel homme, du fringuant étalon à la fillette où se voyait déjà toute la beauté d'un futur radieux. Tout ça lui permettrait de commencer à fonder un premier harem. Tout, absolument tout, de la plus normale à la plus abjecte des choses, était bonne pour prendre du plaisir sexuel. Quelques dizaines de jouets seulement, c'était peu, mais il suffirait de mettre enceintes les femmes pour agrandir tout ça. Violer ses propres enfants lui avait manqué... (I)
Quelques minutes seulement après l'appel, les alentours du temple se remplirent du BANG ! caractéristique des transplanages, par dizaines, centaines, milliers ! Après seulement un quart d'heure, la ville Pure avait vu sa population se multiplier par cent, avec plus d'un million de Purs fanatiques psalmodiant avec ferveur, hurlants d'admiration pour le Fondateur lévitant au dessus d'eux, les saluant et bénissant les plus fervents. Lui ne faisait en vérité que prélever ceux qui l'intéressaient pour garnir son harem.
Voyant cette foule immense amassée à ses pieds, il pensa un instant que s'il la jetait contre son ennemi à ce moment, la victoire lui serait assurée d'ici moins de quelques heures, Léo étant condamné sans rien pouvoir y faire. Mais ce n'était pas intéressant. Pas amusant. Donc, inutile.
Après quelques heures de célébrations, où il officia patiemment de nombreuses cérémonies et fit la démonstration de ses pouvoirs gigantesques, le Fondateur ordonna que soient réunis autour de lui les gens possédant les pouvoirs politiques et militaires. Il lui fallait au plus vite mettre en œuvre la création de ses armées et la réorganisation de la société Pure, car lorsque Léo parviendrait à prendre le pouvoir, nul doute qu'il ne lui faudrait que très peu de temps pour être prêt à la guerre.
En fait de réunion d'état major, ce ne fut qu'un monologue d'ordres donnés et aussitôt acquiescés. Le fanatisme des Purs était tel que personne n'oserait jamais le remettre en cause ni discuter le moindre point de détail. « Notre peuple va bientôt faire face à un ennemi très puissant, » dit le Fondateur. « Pour y faire face, nous devons mettre en œuvre la création de la plus grande armée jamais vue en ce monde. Les élevages vont rouvrir. » Les élevages.
Ces élevages qui avaient mis fin à la première Union magique. (II)
« - Maman ! On va où ? » demanda une innocente fillette Pure en accompagnant ses sœurs, ses tantes, ses grands-mères, et toutes les femmes de son village.
« - Nous allons accomplir notre plus saint devoir, ma chérie, » la rassura sa mère, fervente croyante. « Quelle chance vous avez, toi et tes sœurs, de pouvoir l'accomplir si jeunes ! »
Partout à travers le monde, à chaque endroit où se trouvaient des Purs, elles entrèrent dans les caves des plus grands bâtiments. Furent forcées de se placer en rang, face à des mangeoires et des robinets, en position de levrette quel que soit leur age, enchainées au cou, aux pieds, aux mains, aux genoux, tout pour ne plus pouvoir faire le moindre mouvement. Et nombre de prêtres et de fanatiques des Parents vinrent les entreprendre. Sans aucune distinction d'age. Pour les réduire en élevage.
Chaque Parent était réputé particulièrement doué dans un domaine magique en particulier. Ce que peu de gens savaient, c'est que ce n'était pas une croyance, mais un fait réel. Le Père Fondateur, lui, était le plus grand nécromancien qui soit. À tel point qu'il pouvait pratiquer sur tout le monde. Y compris les vivants. Tout tuer, tout modifier et tout relever était un jeu d'enfant pour lui. Tout. Y compris les enfants. Y compris les nourrissons.
Y compris les fœtus.
« - Voici les charmes à appliquer. Faites en sorte d'avoir une production sans cesse accrue. D'ici à cinq ans, il nous faudra au minimum dix millions de soldats fins prêts chaque jour. »
Quelques heures après, toutes les femmes Pures furent enceintes, leur fécondité démesurément multipliée, avec souvent plus de dix fœtus chacune dans le ventre. Y compris pour les plus jeunes. Y compris pour les fillettes.
La Pureté se soulevait de nouveau pour tenter de dominer le monde.
...
À suivre...
Ça vous a plu ? N'oubliez pas de commenter ! ^^
Encore une fois, n'oubliez pas que vous lisez une fiction. L'auteur que je suis n'est pas ses personnages.
I. En extrémistes de l'hédonisme, les Parents sont pansexuels (« pan », signifie « tout ». « Pansexuel » veut donc dire « toutes sexualités », dans le sens de « tout ce qui peut avoir rapport au sexe »). Tout ce qui peut leur apporter du plaisir sexuel, absolument tout, y compris les choses les plus abjectes et détestables comme la pédophilie ou la nécrophilie, est de leur point de vue bon à prendre.
» Vous remarquerez ici la différence avec les cultures des peuples de l'Union, qui sont considérablement plus stricts sur le sujet du sexe.
II. La première Union magique : lisez ma fic HPHI (HP et l'Histoire inachevée).
...
En passant, je suis gérant d'un serveur Discord réunissant divers auteurs et lecteurs de fanfictions. Ça vous intéresse de rejoindre mon groupe de tarés ? Si oui, demandez-moi en ami sur Discord, avec mon pseudo et mon id : NVJM#3762. Nous y parlons fanfictions, mais aussi de toutes autres sortes de choses avec autant de sérieux que possible (entre nos innombrables blagues de merde). La science, l'esprit critique et les arts sont tout particulièrement bienvenus ! On adore aussi les plotistes, ils procurent de si bons fous rires... Nous avons aussi exigence de qualité, les amateurs de navets littéraires ne trouveront pas leur place parmi nous... bref, si vous aimez rire en bonne compagnie, rejoignez « la secte des tarés du clavier » ! Les petits nouveaux sont tout autant bienvenus que les plus vieux !
Sont déjà présents parmi nous le brâmant CerfPentard, le génialement sadique Sampaad, Griffontard, Keysapocalypse, l'infatigable lecteur Karozthor, Zèd-3èt, la belle Mimiko Sae, la piquante Holfear, et encore plein d'autres !
