Hey !

Me revoilà (encore ... xD), avec un nouvel OS ! Merci énormément à tous pour vos review, elles me vont droit au coeur !

Comme pour l'avant dernier, l'idée originale est de black-swallow (t'as vraiment des bonnes idées toi =P)

C'est le plus long que j'ai écris jusque là, et j'espère qu'il vous plaira !

Du point de vue d'Eward ^^

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- Réunion familiale ! cria Carliste à peine rentré.

Je soupirais et rejoignis les autres dans le salon. Pas moyen d'être tranquille dans cette famille ! Jasper et Emmett m'avaient suffisamment embêté cet après midi et je n'avais pas eu le temps de finir cet ouvrage passionnant sur l'histoire du piano. Alors si Carliste s'y mettait aussi …

- Désolé Edward, fit-il en voyant mon air mécontent.

- Qu'est-ce qu'il se passe Carliste ? demanda Esmée.

Les autres ne disaient rien, mais n'en pensaient pas moins. Jasper et Emmett étaient pourtant sûr de ne pas avoir fait de bêtises, tout comme Rosalie qui avait raccourcit ses douches, notre père l'ayant mainte fois réprimandé sur le manque d'eau dans certains pays. Alice comptaient ses dernières dépenses, ne les jugeant pas trop élevés. Bien que pour Alice, rien n'était jamais trop élevé.

- Ne vous inquiétez pas, je ne vais pas vous punir, commença mon père.

Des soupirs de soulagement fusèrent. Apparemment mes frères n'étaient pas si innocent que ça.

- J'ai besoin de vous. Mon patron m'a invité à dîner demain soir …

- Oh non …

- Oh si. Il m'a dit d'amener toute ma famille. Il a ajouté que sa femme, sa fille et lui-même avaient hâte de vous rencontrer.

- On va redevoir se forcer à bouffer cette m…

- Emmett ! On ne parle pas comme ça ! réprimanda Esmée, en mère parfaite.

- Mais c'est la vérité ! contesta l'intéressé.

- Quoi qu'il en soit … vous êtes tous obligé de venir.

- Non ! Pas moi ! lança Rose, toute fière, d'être la première.

Je protestais.

- Ah non alors ! La dernière fois c'était Alice, alors cette fois, c'est mon tour !

- Trop tard ! reprit ma sœur.

Elle me tira la langue et retourna à son occupation favorite : s'admirer.

- Très bien, annonçais je avec un sourire machiavélique. Tu aura la rougeole.

Elle se figea et s'écria :

- Pas question que j'ai ce truc ! Je veux avoir la grippe !

- Non non, attestai-je. Tu aura la rougeole. Ou la varicelle.

- Carliste ! se plaignit-elle.

Il nous regarda tout les deux, puis décréta.

- Edward, elle ne peut pas avoir la rougeole, ce n'est pas la saison.

Je lui lançais un regard suppliant, tandis que Rosalie affichait un air de profonde satisfaction.

- Elle aura une allergie à quelque chose … c'est tout.

Rose prit un air horrifié. Ça m'allait !

- Esmée, Alice, Emmett, Edward … Jasper.

Mon père se tourna vers le plus jeune de notre famille.

- Tes yeux sont dorés … souhaite tu aller chasser ou ça ira ?

- Je préfère aller chasser, on ne sait jamais. Alice ?

Elle lui offrit un sourire éclatant, et ils partirent tout deux dans la nuit.

- Bien. Demain soir alors.

[ … ]

Quatre vint dix kilomètre par heure. Mon dieu. Que c'était lent.

On roulait en direction du restaurant le plus pompeux de San Francisco. Tout était tellement éclairé qu'on se serait presque cru en plein jour.

- On y est.

Carliste gara enfin la voiture sur le parking privé, et nous sortîmes tous. Je devais avoir l'air ridicule dans ce costume, mais Alice avait insisté pour que je le mette, de même que pour Jasper et Emmett.

- Alice, la prochaine fois, je met un jean, je m'en fous.

- Emmett, avertit ma sœur, tu ose te présenter en jean dans ce genre de restaurant, je te renie.

Il est vrai que c'était très classe, et on se fondait parfaitement dans la foule de riches qui s'y pressaient. Alice était à son aise, sautillant plus que marchant devant nous. Elle tirait Jasper par la main -le pauvre, je le plaignais parfois- quand quelqu'un nous interpella.

- Carliste ! Mon cher ! Comment vas-tu ?

- André ! Je suis ravi de te voir ! Permet moi de te présenter ma famille.

Un homme petit et rond se dirigeait vers nous, suivi d'une grande femme, probablement la sienne, et d'une jeune fille.

- Je te présente ma femme, Esmée, continua mon père. Et voici Jasper, Alice, Emmett et Edward, finit-il en nous désignant chacun à notre tour.

Je remarquais que les yeux de la fille s'arrêtaient sur chacun de nous, plus particulièrement sur Jasper avant de voir Alice, puis sur moi, où elle rougit en voyant que je la regardais.

- Ma femme, Emma, et ma fille, Salomé.

Salomé, voilà comment elle s'appelait. Plutôt jolie, son visage était encadré par une coupe au carré de cheveux noirs. Bien entendu, ses pensées étaient pour nous, et plus particulièrement pour moi. N'y avait-il pas une personne au monde qui me trouvât moche ?

La conversation allait bon train, et nous attendions le serveur. Emma m'était clairement hostile, ses pensées n'étant pas des plus sympathiques envers Esmée. Salomé était timide, ce qui était sans doute dû à notre condition de vampire. Emmett, tellement poli qu'il était en train de parler à Rosalie par texto, tandis qu'Alice et Jasper participaient à la conversation de Carliste et d'André.

Soudain, je captais dans son esprit que le serveur venait à notre table. Je le fis comprendre d'un geste discret à ma famille, et Emmett se leva le premier - ah ! Il fallait que je sois plus rapide !

- Excusez moi … savez vous où se trouve les toilettes ? demanda-t-il.

Le traître !

Ce cher Emmett faisait toujours dans la spontanéité, et la famille d'André n'y était apparemment pas préparé.

- Heu, oui bien sur. Vous voyez la porte au fond ? Vous y entrez et c'est la première à droite.

Emmett fila sans demander son reste.

- Puis je prendre votre commande ? nous interrompit le serveur.

- Ma femme et moi prendrons …

Je laissais mes pensées vagabonder pendant qu'ils commandaient. Je voulais m'enfuir d'ici au plus vite. Il ne fallait pas que je rate la prochaine sortie !

- Il vous manque une fille, non ? questionna Emma.

- Ah, oui, heu … Carliste me jeta un bref coup d'œil. Elle est malheureusement au lit depuis hier soir … une grave allergie …

- Oh, je suis désolé, dit Emma pas désolé pour un sou. J'espère sincèrement qu'elle va s'en remettre.

L'hypocrisie suintait tellement de ses paroles que je me demandais si les autres le remarqueraient.

- Et vous Emma ? Que faites vous dans la vie ?

Esmée … tu es trop gentille.

- Je suis vendeuse de vêtements chez une marque prestigieuse. Un très bon poste …

Je ne pus retenir les mots qui voulaient tant sortir.

- Vraiment ? Je ne l'aurais jamais deviné.

Et un coup d'œil subjectif vers sa robe. Elle s'étouffa dans son verre, tandis que Jasper retenait un rire. Alice et Esmée, me regardait, choquée, et Carliste me lança un regard interrogateur. André, n'avait rien remarqué, et je lus dans son esprit que Salomé pensait la même chose que moi.

La deuxième occasion se présenta quand le serveur apporta nos plats. Je jetais un coup d'œil à mon frère et ma sœur, et je vis que tous les deux pensaient la même chose. Malheureusement pour moi et ma sœur, Jasper était le plus près.

- Oh ! Je suis vraiment maladroit ! s'écria-t-il en se versant - exprès - la sauce de son plat sur son beau costume, en en rajoutant un peu plus que nécessaire.

- Je crois qu'il y a un change dans la voiture, ânonna Alice d'une voix morne, aussi déçu que moi.

- Bon, je vais me changer alors, compléta son mari, dissimulant à grand peine sa joie. Je reviens !

Et il fila de la table sans demander son reste.

Il ne restait plus qu'Alice et moi. Je vis la déception dans les pensées de ma sœur, qui avait pris exprès une soupe pour ça.

« C'est deg' ce truc, même pour des humains ! » pensait-elle.

- Il en met du temps votre fils au toilette, indiqua André. J'espère qu'il n'est pas tombé dans le trou !

Et il rit tout seul de sa propre blague. Même pas drôle.

- Et bien Edward ? Vous ne mangez pas ?

Quel peste cette Emma. Je lui revaudrais ça ! Je lui lançais un regard furieux, saisit mes couverts, et les planta dans la cuisse de poulet. Un « spuiilsh » dégoûtant ce fit entendre, et je portais le morceau à ma bouche. Alice me lança un regard compatissant et avala sa cuillère de soupe en retenant une grimace. Je gobai vite la viande avant de déglutir péniblement. Dé-goû-tant. Alice regarda son assiette, me regarda, et … zut. J'allais me retrouver tout seul.

- Je me demande ce que font les garçons, dit-elle. Je vais aller voir au cas où ils leur est arrivé quelque chose.

Et tout à coup, pu d'Alice ! Merci la frangine !

Plus d'occasions ne se présenterait à présent. En poussant un soupir et sous le regard compréhensif de mes parents, j'ingurgitai une autre bouchée de cette m… comme dirait Emmett.

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Alors ? Ca vous a plus ? N'hésitez pas à me donner vos idées !