Chapitre 11 Un nouveau voyage…

Peu de temps plus tard, Faramir et ses cavaliers se dirigeaient déjà les portes de Minas Tirith, Faramir étant à leur tête. Gandalf s'approcha de lui.

- Faramir ! Faramir, votre père est devenu fou. Ne sacrifiez pas votre vie sans réfléchir. Vous pouvez encore reculer...

- Comment pourrais-je prouver mon allégeance si ce n'est en cet instant ? Cette cité est celle des hommes de Numenor et j'offrirai ma vie avec joie pour défendre sa beauté, sa mémoire et sa sagesse.

Faramir pressa l'allure et Gandalf s'arrêta. Faramir s'approcha des portes quand Nolwenn sortit de la foule pour venir à son côté. Il la regarda qu'un bref instant.

- Faramir, ne fait pas cette folie ! J'ai vu quelque chose, Faramir… quelque chose de grave qui va se passer… dit Nolwenn.

Faramir garda tout de même la tête haute, mais il avait bien entendu son amie.

- Je ne me trompe jamais sur ce genre de chose, Faramir… Tu peux me faire confiance…

- Je te fais confiance, Nolwenn… mais il est trop tard. Adieu… dit-il en passant la porte.

Gandalf vint rejoindre Nolwenn pour l'empêcher de sortir pour le retenir encore.

- Laisse-le…

Nolwenn ne quittait pas des yeux Faramir, le regard attristé. Elle se retourna.

- Vous savez comme moi qu'il va se passer quelque chose… Vous le savez. N'est-ce pas ? demanda Nolwenn.

- Je ne le sais que par déduction et logique… Mais toi, je sais tu le sais…

- J'espère que j'aurai tord pour la première fois cette fois-ci…

- J'en douterais… viens voir au moins…

Nolwenn suivit Gandalf jusqu'en haut du mur où était posté une rangée de gardes. Gandalf prit place, Nolwenn n'osait pas s'approcher pour voir si elle avait raison. Elle ne voulait pas voir l'horreur qui allait se produire. Elle alla à côté de Gandalf et regarda vaguement ce qui se passait.

- Mithrandir, Théoden viendra-t-il ? Est-ce que l'armée du Rohan viendra ? demanda un des gardes.

- Le courage est la seule défense qu'il vous reste, j'en ai bien peur… dit-il avec réalisme.

Nolwenn avait oublié les autres au Rohan, elle se rendit compte qu'elle devait les avertir qu'elle était toujours en vie. Ils ne le savent pas encore.

- Gandalf, il va falloir que je retourne à Édoras très bientôt. Les autres ne savent pas que je suis en vie… Il faut qu'ils le sachent…

- (soupir)… Si bien entendu, mais pas pour le moment. On a encore besoin de toi ici, surtout Faramir…

- Je sais… Vous n'allez pas m'empêcher d'y aller ?

- Non… Car je sais que tu vas faire à ta tête…

Nolwenn sourit. Il la connaissait assez pour savoir ça. Elle revint avec son visage triste en regardant au loin la bataille. Nolwenn baissa les yeux.

- Je ne peux regarda ça. À tout à l'heure… dit-elle en partant.

- À plus tard…

La nuit arriva malgré les immenses nuages qui étaient déjà là. Nolwenn ne put voir les étoiles et la Lune. Elle ne put également pas dormir. Elle alla prendre une grande marche juste quelques heures avant que l'aube se lève dans un bain de noirceur.

Dans un des couloirs du château, Nolwenn s'arrêta subitement. Elle poussa un petit cri de douleur. Elle tomba à quatre pattes au sol tellement qu'elle avait mal au dos. Elle n'y comprenait rien, pourquoi ses cicatrices étaient si douloureuses. Elle gémissait et elle s'allongea au sol sur le côté. Elle avait toute la figure tendue de douleur. C'est comme si on l'avait poignardée dans le dos à plusieurs reprises. Elle entendit son nom et quelqu'un marcher à vive allure. C'était Gandalf.

- Nolwenn !?? Nolwenn !!? Qu'est-ce qui ne va pas ?? demanda Gandalf qui était agenouillé à côté d'elle.

Nolwenn releva la tête.

- Mes cicatrices… Elles…Elles me font horriblement mal… dit-elle avec difficulté.

- Est-ce la première fois qu'elles sont si douloureuse ? demanda-t-il.

- Oui…

- Peux-tu te relever ?

Gandalf l'aida à s'asseoir.

- Viens, je vais te conduire à ma chambre, elle est toute près…

Il l'aida à se lever, tout en faisant attention de ne pas toucher à son dos. Elle arrivait à marcher, mais avec difficulté.

Ils arrivèrent à la chambre et ils entrèrent. Gandalf la fit asseoir sur le lit. Nolwenn garda ses bras tendus sur les genoux et la tête baissée. Elle avait quelques larmes aux yeux. La douleur diminua légèrement après quelques minutes, mais elle était toujours bien là.

- Je ne comprend vraiment pas pourquoi ça arrive… dit Nolwenn. Ça ne devrait pas se produire…

- Il y a sûrement un message sous cette douleur… dit Gandalf qui réfléchissait.

- Le seul lien que je peux faire avec ça… c'est… commença Nolwenn qui réfléchissait malgré la douleur. Ça fait exactement 10 ans jour pour jour que j'ai perdu la mémoire et qu'aujourd'hui c'est la pleine Lune, mais on ne peut pas la voir…

- Étrange… Je ne comprend pas pourquoi malgré tout ça…

Soudainement, Nolwenn tomba sur le lit sur le dos. Elle s'était endormit. Gandalf n'y comprenait rien encore une fois. Nolwenn était réellement endormit, elle se sentait bien. Puis, elle se sentit légère tout à coup. Elle ouvrit les yeux et elle se vit sur le lit au dessous d'elle. Quoi ? Elle était belle et bien dans les airs en train de se voir, coucher sur lit en train de dormir. Elle vit aussi Gandalf assis près d'elle tentant de la réveiller. Elle se regarda les mains, elle les voyait, mais elles étaient quasi transparentes. Elle appela Gandalf à plusieurs reprises, mais il n'entendait rien.

« Je n'y comprend rien… C'est comme si j'étais séparé de mon corps… Mon esprit s'est séparé de mon corps, mais… mais pourquoi ? Pourquoi je me rends compte que je suis en train de faire un… un voyage…… astral !? Je n'ai jamais été capable de faire ça avant, pourquoi maintenant ?! Je savais que ça existait, mais…» se dit-elle.

Tout à coup, elle se sentit se déplacer vers la fenêtre ouverte.

« Woo ! Je ne veux pas… Je ne veux pas me séparer de mon corps !»

Elle sortit par la fenêtre toujours en flottant. Elle se dirigeait de plus en plus haut dans les airs. Soudainement, un puissant rayon perça les nuages noirs venant du Mordor. Nolwenn vit Gandalf sortir sur le balcon et regarder la fissure percée par la lumière mystérieuse. Nolwenn leva la tête vers la lumière, elle vit devant ses yeux une éclipse solaire. Les rayons n'étaient pas forts pour l'aveugler, comparé aux autres curieux qui devaient se cacher les yeux. C'était étrange, le soleil était supposé se lever que dans quelques heures. Ce n'était pas normal, pas normal du tout. Nolwenn alla contre sa volonté à une grande vitesse vers la percée et elle la traversa pour voir l'éclipse de plus en plus près. Nolwenn ferma les yeux de peur qu'elle devienne aveugle à force de regarder l'éclipse.

Nolwenn ignorait combien de temps elle avait garder les yeux clos. Elle les ouvrit et elle remarqua qu'elle avait atterrit sur… la Lune ! Le soleil était devant elle et elle se trouvait dans un immense vaisseau bleu moyen. C'était grandiose, superbe et remplit de lumières. Elle entendit une voix d'homme derrière elle dire dans un ancien Elfique :

- Il est temps maintenant que le savoir te revienne…

Nolwenn se retourna, elle était face à un grand homme qui la dépassait de quelques pouces. Il était beau dans une tenue de combat très chic et qui avait l'air ancienne, très ancienne.

- Qui êtes-vous ? Et qu'est-ce que je fais ici ? demanda Nolwenn dans la même langue.

Une femme sortit de derrière l'homme et s'approcha. Elle avait des cheveux de feu qui ne brûlaient pas. Elle portait une robe longue de la même couleur que le Soleil. Elle était resplendissante. Nolwenn était ébahit et crut reconnaître cette femme.

- Vous… Vous êtes celle qui était dans le Soleil et… et qui m'a sauvée des eaux ? demanda Nolwenn.

- Si c'était moi…dit-elle d'une voix douce.

- Qui êtes-vous pour m'avoir aidée ainsi, alors que je ne vous connais même pas ??

- Oh… Tu te trompes, on se connaît bien, même très bien…dit l'homme.

- Alors qui êtes-vous ? insista Nolwenn qui voulait comprendre.

- Je suis Arien, une Maia, celle qui fut choisit pour conduire le vaisseau du Soleil pour que le jour soit… dit la femme. Et voici Tilion, un des anciens chasseurs du dieu Oromë, qui fut nommé pour conduire l'île de la Lune pour que la nuit soit…

- Enchanté… J'ai déjà entendu votre histoire par Gandalf le blanc. Il disait aussi que j'avais peut-être un lien avec vous… Mais lequel ? demanda Nolwenn.

- Nolwenn… Nous sommes tes parents…, dit Arien.

- Quoi ? P…Pour pour vrai ? commença Nolwenn qui fut foudroyé. C'est la vérité ??

- C'est la vérité ! répondit Tilion qui souriait.

Nolwenn se mit à pleurer. Elle n'en revenait pas, elle était devant ses vrais parents après tant d'années dans l'incompréhension. Elle savait en son cœur que c'était vraiment ses parents.

- Viens ma fille ! Viens dans mes bras… dit Arien.

Les deux femmes s'approchèrent lentement et se prirent dans leur bras. Puis, Tilion se joignit à eux.

- Tu dois maintenant comprendre bien des choses…dit Tilion en se décollant.

- Si ! dit Nolwenn en essuyant ses larmes C'est pour ça que parfois quand je suis triste la nuit, je me laissais bercer par la lumière de la Lune. C'est parce que c'était toi……papa !... Ça me fait tout drôle de dire ça, c'est la première fois… Je ne comprends pas comment j'aurais pu naître par contre… Vous ne pouviez que vous réunir que pendant une éclipse,… soit de la Lune ou du Soleil…

- Il y de cela bien des Âge, quand on a commencé à conduire chacun notre astre, j'ai commencé à être attiré par Arien, par sa grandeur, sa force, sa beauté… Peu de temps après, j'ai créé une éclipse solaire. Je voulais tant la voir de près, la rencontrer. C'était le seul moyen de ce voir: lors d'une éclipse. Si ça n'aurait été par ce moyen, on aurait manqué à notre tâche qui est primordiale pour tous êtres habitant Arda. Alors on s'est rencontré et Arien et moi, on est tombés amoureux dès le premier regard. Et se fut ainsi que tu allais être ce monde dans 9 mois… dit Tilion.

- Neuf mois passèrent et tu vins au monde, lors d'une éclipse Lunaire, car ton père ne voulait pour rien au monde manquer cela…On te nomma Nolwenn Isilfëanna, car en m'unissant avec ton père, nous venions de créer un être tout à fait exceptionnel, avec des dons… Moi, étant une semi déesse en quelque sorte, un sujet des Valar et Tilion un grand acolyte du dieu Oromë. Nous venions de créer une puissance unique ; toi : L'esprit, le don de la Lune en langue elfique. Mais c'était pendant le temps des grandes guerres entre les Peuples de la Terre Milieu et Morgoth… On ne pouvait pas te garder avec nous, c'était trop risqué. Le Mal aurait pu se servir de toi lorsque nous aurions été à l'ouvrage et profiter de tes pouvoirs, contre nous et ceux du Bien. Alors, Manwë, le dieu d'entre les dieux envoya un de ses aigles venir te chercher et te porter sur Terre, en attendant que les guerres se calment. Tu fus prise en charge par Galadriel, une Elfe Noldor, un des plus vieux peuples Elfe qui eurent marché sur cette Terre, elle étant une des dernières de sa race. Elle accepta de te prendre en charge, mais il y avait une difficulté : nous, ton père et moi, n'appartenions à aucunes races sur la Terre. Alors pour que tu puisses grandir, sans éveiller les soupçons qu'en étant d'apparence humaine avec un âge comparable aux Elfes, Galadriel te fit boire une sorte de potion pour que tu ressembles aux Elfes. Maintenant, tu en aies une véritablement. Comme je disais, Galadriel t'as pris sous son aile et t'a élevée comme sa propre fille, j'en suis convaincu, raconta Arien.

- Par la suite, nous ignorons totalement, ce qui t'ait arrivé. On ne pouvait plus te voir avant, ce qui nous a paru une éternité. Les guerres ont pris fin, mais il y de cela peu de temps et nous voilà dans une autre qui j'espère sera la dernière. Donc quand les guerres ont pris fin, ta mère et moi on s'est de nouveau réuni pour pouvoir te reprendre, mais tu avais déjà l'âge d'une adulte donc Galadriel n'avait aucune raison de t'obliger à rester avec elle. Nous ignorons où est-ce que tu as vécu pendant tant d'années… Alors on t'a cherchée chacun de notre côté avec les rayons de lumière que projetaient nos astres et on t'a enfin trouvée, il y a de cela presque 7 ans. Tu étais au service de Théoden au Rohan, nous étions contents de te savoir en vie et en sécurité. Mais on s'est bien vite rendu compte que tu avais perdu la mémoire, tu ne nous regardais plus de la même manière qu'autrefois. Ça nous a grandement chagriné… Tu as vécu pendant tous les âges de cette Terre, tout ça pour oublier tout en l'espace de quelques secondes. Tu savais sans doute plein de grandes choses que peu de gens de nos jours savent. Tu étais assurément importante, tu possédais tout le savoir que pouvais porter cette Terre. Il y a une grande partie de ta vie qui nous ait totalement échappé, mais il y aurait une personne qui pourrait remplir cette partie de ta vie : Galadriel. Elle vit encore en Lothlorien. Tu pourrais aller la voir un jour, si tu le veux bien entendu… dit Tilion.

- Évidemment !

Nolwenn avait écouté très attentivement et elle avait quelques questions qui lui brûlaient des lèvres.

- J'aimerais comprendre une chose. Quand vous m'avez trouvée il y 7 ans, pourquoi ne m'avez-vous pas réclamée en faisant une éclipse pour que je revienne auprès de vous ?

- Nous ne pouvions plus… Les Valar ne voulaient pas nous accorder ce privilège dans ce temp-là. Alors on a du attendre 7 autres longues années. Nous ne pouvions plus créer d'éclipses, on en avait déjà trop créées contre les forces de la nature elle-même. Ça choquait les Valar de nous voir détourner de nos missions pour ça. Mais au début, ils ne comprenaient pas que nous faisions cela pour toi, pour l'amour de notre seul enfant. Ils t'ont observés et étudiés pour ce rendre compte que tu étais très importante pour l'avenir de la Terre du Milieu. Ils ont remarqué tes dons, certains d'entre eux que personnes sur Terre même à Valinor ne possédaient. Tu était unique et tu l'es encore aujourd'hui. Maintenant, nous pouvons enfin te voir et te réclamer… mais nous sommes limité par le temps, malgré qu'il soit beaucoup moins vite sur Terre qu'ici, répondit Arien.

- Mais nous nous sommes rendu compte que tu étais très attachée à la Terre du Milieu et que tu occupais une place d'importance. Alors nous te laissons le choix : tu peux rester avec l'un de nous jusqu'à une prochaine éclipse pour aller avec l'autre ou que tu retournes sur Terre, vaincre ce mal que as fait souffrir par le passé... Alors ? demanda Tilion.

- Bien entendu, j'aimerais retourner sur Terre. J'ai ma vie là-bas et j'ai des amis qui me sont cher. Mais si je retourne sur Terre, est-ce que je pourrais tout de même vous revoir ? demanda Nolwenn, inquiète.

- Ce sera peut-être possible, nos rencontres seront rares et courtes par contre, car nous ne pouvons plus vraiment contrer la force de la nature et celle des Valar en même temps pour te voir. Les Valar nous on obligés de ce limité seulement à une éclipse forcée à tout les 10 ans, sinon nous n'aurons plus jamais le privilège de te voir, si nous brisons cette règle, répondit Arien. Il y aurait peut-être lors des éclipses naturelles, mais ça risquerait d'être assez compliqué, ça te mètrerait en danger plus qu'autre chose… Alors je crois… qu'on va s'en tenir à tout les 10 ans…

- J'aimerais savoir, pourquoi j'ai fait un voyage astral pour vous voir, je ne peux pas venir d'esprit ET de corps ? demanda Nolwenn.

- Impossible ! Le corps est destiné à demeurer sur Terre, mais l'esprit peut de grandes choses, bien des choses inconnues encore… répondit Tilion.

- Est-ce que je pourrais raconter tout ce qui c'est passé ici une fois rendu sur Terre ? Et y a-t-il un lieu précis pour pouvoir ce revoir dans 10 ans ?

- À ta première question ; oui, mais tu devras le raconter qu'à 3 personnes de confiance, sinon nous aurions plus le droit de te voir. Pour ta deuxième question, se serait préférable que tu sois près d'un lit ou d'une chaise, car tu risques d'avoir mal quand ton esprit quittera ton corps qui s'est endormit précipitamment.

Tilion regarda la position des astres.

- Le temps presse, l'éclipse est presque finie. As-tu une dernière question avant de partir ? demanda Tilion.

Nolwenn réfléchit très rapidement.

- Pourquoi… Pourquoi ai-je des cicatrices dans le dos qui ont la forme d'une éclipse ?

- Car tu es née lors d'une éclipse et que c'est le seul moyen pour nous de pouvoir avoir un certain contact indirect avec toi. Alors quand elles te feront mal, ce sera un peu de notre faute. Alors tu te concentreras, tu penseras à nous et ainsi tu connaîtras quel sentiment nous t'envoyons ou lequel que nous sommes en train de vivre présentement. Ensuite, la douleur partira... Désolé pour la douleur de tout à l'heure, car ça te fera mal quand on te préviendra que tu pourras venir nous voir, répondit Tilion.

- Alors pourquoi je n'ai eu ses cicatrices qu'il y a quelques semaines seulement ? demanda Nolwenn rapidement.

- Elles ont toujours été présentes, dès ta naissance, mais elles ne se voyaient pas. Il fallait que ton sang coule dessus et que ta peau «s'ouvre» pour les libérer. Mais elles se sont découvertes lorsque tu as été… été battu, s'interrompit Arien, attristée. Nous étions tellement révoltés quand ça t'es arrivé, on n'était tellement impuissant, mais… il y eu un côté positif. Grâce à elles, tu as cherché, tu t'es cherché, pour enfin découvrir ton passé… Et ça a fait de toi une femme forte face à… ses horreurs. J'aime ta détermination, tu as la même détermination que moi ! Et tu as l'indépendance et le courage de ton père ! Une dernière chose, ne dévoilent pas ton dos à l'ennemi, car il sait ce que tu es et ce que es capable de faire, il pourrait te faire bien du mal. Même s'il t'a reconnu avec le Palantir, il ne faut pas qu'il sache que tu as retrouvé une partie de ta mémoire, grâce à nous et que tu es venu nous voir… Vite ! Il ne reste que quelques secondes avant la fin de l'éclipse !

Les trois se collèrent très fort. Tilion lui dit à l'oreille :

- Maintenant tu as la capacité d'aller où tu veux en faisant un voyage astral, mais n'en abuse pas, car aux yeux des hommes tu peux paraître comme un esprit du diable et du mal… Je sais où est-ce que tu veux aller alors vas-y, tu peux, mais ne te fait pas voir par n'importe qui. Tu as la capacité de décider qui qui peut te voir et qui qui ne peut pas. Tu trouveras le moyen dans ton cœur… Et laisse court à tes prémonitions, c'est le chemin à prendre pour retrouver complètement ta mémoire…

Soudainement, Nolwenn se sentit attirée par le sol. Elle se décolla de ses parents. Elle avait une dernière question existentielle.

- Quel est mon âge exact ? cria t-elle.

- Tu es né le 24 octobre en 501 du 1er âge, il y de cela 8461 ans ! cria Arien.

Ses parents lui envoyèrent la main et Nolwenn le leur rendit à son tour. Dire qu'elle ne pourra les revoir que dans dix ans et qu'elle avait 8461 ans ! Elle était vraiment surprise, pourtant elle paraissait assez jeune. Soudainement, les nuages noirs du Mordor se refermèrent et Nolwenn prit possession de ses mouvements. Elle était à quelques centaines de mètres du sol. Elle voulait aller à un endroit précis : où est-ce que le roi, Eowyn, Legolas, Aragorn et Gimli étaient. Elle remarqua qu'elle avait des ailes dans le dos comme celles des fées et oui ! Elles étaient petites, transparentes et avec une petite teinte bleuté, comme dans son rêve qu'elle avait fait il y quelques semaines de cela. Quand elle était au Rohan et c'était avant ou tout près qu'elle soit maltraitée.

Elle ramena ses bras devant elle pour avancer et se mit à avancer à une vive allure. En l'espace de quelques secondes, elle se trouvait déjà tout près de l'Isengard qu'elle passa devant. Quelques autres secondes plus tard, elle était rendue au campement de l'armé du Rohan qui allait partir à l'aube. Elle atterrit au sol et soudainement ses ailes devinrent invisibles. Elle s'approcha du campement et elle vit le genre de plateau plus haut dans la montagne, elle savait que c'était là qu'était le roi et le reste de ses amis. Mais il y avait le campement au raz du sol, il fallait qu'elle le traverse sans être vu. Elle se cacha derrière un arbre et elle pensant à ce que son père lui avait dit :

«… aux yeux des hommes tu peux paraître comme un esprit du diable et du mal… mais ne te fait pas voir par n'importe qui. Tu as la capacité de décider qui qui peut te voir et qui qui ne peut pas. Tu trouveras le moyen dans ton cœur… »

Nolwenn, à ses mots, se concentra et laissa aller son cœur. Après une longue minute, elle regarda ses mains, elles étaient rendues invisible. Elle pouvait y aller. Elle courut jusqu'à la route qui menait sur le plateau. Elle se mit à marcher rapidement sur cette route qui montait en zigzags.

Soudainement, elle entendit des sabots derrière elle. Elle se retourna et elle vit un cavalier vêtu d'une cape noire. Il s'arrêta à la hauteur de Nolwenn.

- Nolwenn ?! Nolwenn Isilfëanna ?! Es-ce vous ? demanda le cavalier tout en dévoilant son visage.

Nolwenn se rendit compte qu'elle redevenu visible pour lui seulement. C'était un Elfe. Il avait les cheveux et yeux sombre. Son visage montrait qu'il avait beaucoup vécu, mais Nolwenn ne le reconnut pas.

- Eee… oui…Pardonnez-moi, comment savez-vous mon nom ? demanda Nolwenn.

- Vous ne me reconnaissez pas ?

- Non désolée, j'ai eu le malheur de perdre la mémoire il y de nombreuses années… dit Nolwenn un peu méfiante.

- Je suis Elrond, seigneur d'Imladris … Je vous aie connue, Nolwenn, par le passé. Ça me désole de vous savoir ainsi…

Nolwenn vit bien qu'il était sincère. Elle savait faire la différence entre les mauvaises et les bonnes personnes. Elle lui sourit.

- C'est la vie… Il faut garder la tête haute face à de tel obstacle… dit Nolwenn qui continua à marcher. Vous avez affaire au roi Théoden ?

- Non, à Aragorn, fils d'Arathorn. Vous le connaissez ? demanda Elrond tout en la suivant.

- Si, bien sûr ! C'est un de mes amis !... Mais… vous êtes vraiment loin de chez vous ! se rendit compte Nolwenn.

- Si en effet… C'est pour apporter de bonnes et de mauvaises nouvelles…

- Vraiment ? Les mauvaises sont-elles bien graves ?

- (soupir)…Si… ma fille A…

- Arwen, c'est ça ? coupa Nolwenn qui eut une pulsion prémonitoire.

- Oui… Vous vous rappelez le nom de ma fille ?

- En fait, je n'en savais rien avant maintenant… J'ai eu une pensée prémonitoire sur son nom et sur certaines parties de mon passé qui ressurgissent… Je suis désolé, je vous ai coupé…

- Non, ça ne fait rien…… Arwen est mourante… dit-il attristé. Si cette guerre est remportée par l'ennemi, elle va y rester…

Nolwenn fut attristée par la nouvelle, même si elle ne connaissait pas vraiment Arwen, peut-être seulement dans son passé.

- Je suis désolée…

Elrond lui sourit faiblement.

Ils arrivèrent au plateau et Elrond la quitta et lui dit au revoir. Elle demeura dans l'ombre se concentra et redevint invisible. Elle sortit de l'ombre et se mit à chercher ses amis.

Elle trouva le roi, Eowyn, Legolas et Gimli près d'un feu. Elle demeura derrière une tente et revint visible. Elle se demanda comment allait-t-elle se dévoilé à eux. Elle n'en avait aucune idée. Alors elle y alla tout de même. Elle s'avança face à eux et dit pour qu'il puisse la remarquer :

- Alors ? On va la gagner cette guerre ou pas ?

Les autres levèrent les yeux et furent foudroyés par la surprise.

- Nolwenn !!! cria presque Eowyn en se levant pour prendra son amie dans ses bras.

Par contre, cette dernière passa au travers et tomba au sol. Elle n'était présente que d'esprit, pas de corps. Eowyn se releva et fut surprise.

- Tu n'es qu'un esprit, un fantôme ? Tu es morte alors !?!? demanda-t-elle sur le bord des larmes.

- Non ! Non ! Ne t'en fait pas, je ne suis pas morte, je suis en plein dans un voyage astral, mon esprit a quitté mon corps qui est à Minas Tirith…

- Tu es à Minas Tirith ! Alors comment s'annonce cette guerre ? demanda le Roi en s'approchant.

- On a absolument besoin de votre armée là-bas. Vous allez nous être d'une grande aide, mais j'ai peur que nous ne soyons pas assez… répondit Nolwenn. Mais gardons courage et espoir ! Aragorn n'est pas là ?

- Oui, mais il est avec Elrond, répondit le roi.

- Ha oui, c'est vrai…alluma Nolwenn.

- Alors on ne peut vraiment pas vous toucher ? demanda Legolas qui était à côté d'elle.

- Non, désolée… Tu ne toucheras que de l'air, répondit Nolwenn.

- Malgré cela, je suis énormément content de vous voir ! Sincèrement, je vous croyais morte pour de bon… dit Legolas.

- Et bien non ! Il va falloir encore me supporter ! dit Nolwenn en riant.

Legolas lui sourit.

- Encore ravi de vous voir encore saine et sauve, Nolwenn ! dit Gimli un peu à l'écart.

- Merci ! dit Nolwenn en lui souriant.

- Nolwenn, alors comment as-tu survécu ? Qu'est-ce qui c'est passé avec le Palantir ? demanda Eowyn qui venait d'allumer.

Nolwenn leur raconta que c'était Sauron qui l'avait fait venir au Mordor, ensuite son échappement et sa rencontre avec Faramir, puis avec Gandalf, ensuite avec l'Intendant qui était très froid. Nolwenn ne leur raconta pas ce qui s'était passé avec ses parents. Elle ne savait pas à qui elle allait révélé ce chapitre de sa vie, mais elle leur dit qu'elle fit la rencontre de ses parents grâce au voyage astral et elle dévoila leur nom et leur mission, rien de plus.

À la fin de son récit, ils furent surpris d'apprendre qui étaient ses parents.

- Alors vous avez quel âge exactement, si ce n'est pas trop indiscret ? demanda Legolas.

- J'ai 8461 ans…

Il fut ébahit de l'apprendre.

- Vous êtes nettement plus âgé que moi, c'est ahurissant ! dit Legolas, étonné. J'étais sûr que j'étais un peu plus âgé que vous !

- Y paraîtrait que non ! dit Nolwenn.

- Tu es encore une fois étonnante, Nolwenn ! Tu as pu une fois de plus surmonter d'énormes obstacles qui se trouvaient sur ta route, dit le roi. Tu as fait face à Lui… C'est…c'est grandiose !

- Merci !

Nolwenn regarda vers le levant qui allait venir dans une heure environ.

- Je dois y aller, on a besoin de moi à Minas Tirith ! J'espère de tout cœur vous revoir bientôt ! Vous avertirez Aragorn que je suis bien en vit, au revoir ! dit Nolwenn.

Nolwenn redevint invisible et elle s'envola dans les airs, les ailes visibles et déployées.

Après quelques secondes dans les airs, elle était déjà rendue à la forêt de Fangorn. Elle se donna une autre «poussée» et elle était déjà au dessus de Minas Tirith. Soudainement, ses ailes disparurent et elle tomba. Elle allait faire une chute de plusieurs centaines de mètres, elle avait peur, tellement, qu'elle criait. C'était compréhensible, c'était son premier voyage astral à vie.

Subitement, Nolwenn se réveilla en sursaut. Elle avait réintégré son corps. Gandalf était à côté d'elle, il paraissait inquiet.

- Qu'est-ce qui c'est passé, Nolwenn ? Ce n'est pas normal… demanda Gandalf qui lui tenait le bras.

Nolwenn alluma et elle décida de lui raconter tout ce qui s'était passé avec ses parents. Ce sera la première personne à qui elle en parlait. De plus, elle lui fit part de son petit voyage au campement de Théoden. Quand elle eut fini, Gandalf resta stupéfait.

- Donc, je savais bien que t'avais un lien avec eux ! dit Gandalf, souriant. Je suis très content de voir que tu as réussi à retrouver une partie de toi-même !

- Gandalf, il y a une question qui me vient à l'esprit et que j'aurais aimée leur poser… dit Nolwenn.

- Eh… bien, pose moi la et j'essaierai d'y répondre…

- Quel serait mon lien de parenté avec Sauron comme il m'avait dit quand j'étais là-bas ? Je vous l'ai déjà posé, mais en sachant qui sont mes parents, vous pourriez peut-être me répondre.

Gandalf réfléchissait.

- Je sais du moins que ta mère, Arien, était autrefois un des esprits du feu de Melkor…le dieu, maître de Sauron autrefois… Mais, maintenant, elle est bel et bien de notre côté. Ça, c'est sûr !... Alors je pense que c'était de ce vague lien qu'il parlait…

- D'accord… C'est trop loin pour que ce soit vraiment significatif… pour moi en tout cas… dit Nolwenn.

- C'était peut-être un moyen de t'effrayer quand tu étais devant lui…

- Peut-être bien…Haa… Quelle nuit ! Je n'ai presque pas dormi… Et je ne réussirais pas non plus à me rendormir, il est rendu trop tôt… dit Nolwenn en se levant. Je vais aller marcher tout en attendant l'aube… À tout à l'heure…

- À plus tard… dit Gandalf quand elle claqua la porte.