Note d'auteure : Voici le chapitre 11, j'espère qu'il vous plaira ^^
Merci à PotterementVotre et SugarBrown pour vos review trop adorables ^^
Bonne lecture !
Roxane-James
Chapitre 11 : Séance particulière ratée et drôle de matinée
James Potter se laissa choir sur le carrelage de la douche en silence. Il entendait vaguement ses partenaires de Quidditch rire ou commenter le matche en enjolivant certains détails, notamment à propos du baiser qui avait eu lieu entre son frère et son « meilleur ami », Scorpius Malefoy. Cette scène l'avait quelque peu chamboulé. Albus ne lui avait jamais parlé de son homosexualité, insistant toujours sur le fait que les filles lui plaisaient et c'était tout. Visiblement, James était le seul à ne pas être au courant des préférences de son frère. Comme si tous ses cousins s'étaient mis d'accord pour ne rien lui dire.
James se sentait légèrement offusqué d'avoir été mis à l'écart de la sorte, il avait l'impression que les autres craignaient sa réaction. Pourtant, malgré sa surprise, il n'avait pas été « agacé » par cette révélation, non ? Alors pourquoi avoir pris toutes ces précautions ?
Le jeune homme mit sa tête entre ses mains, alluma l'eau chaude et attrapa sa bouteille de shampoing. Il y avait un autre détail qui l'avait bousculé bien qu'il répugne à se l'avouer. Il avait croisé le regard de Maisie Womel à la fin du match et l'avait saluée joyeusement. Comme si la scène qui s'était déroulée sous ses yeux quelques temps auparavant n'avait jamais existé. Comme si l'épouvantard de la jeune fille n'était pas son propre corps mourant qui s'en prenait à elle.
Il avait fait semblant. Semblant de ne rien voir et de ne pas comprendre.
Il était celui qui avait faillit achever Mailisiana Womel. Et cela lui faisait peur.
*.*.*
Maisie, Anthéa et Wellina étaient rassemblées dans le dortoir de cette dernière pour l'aider à trouver une tenue appropriée afin de fêter la victoire de l'équipe de Gryffondor. Maisie n'y assisterait pas à cause de sa séance de cours particuliers avec Potter mais avait immédiatement accepté de passer un peu de temps avec ses meilleures amies. Et l'idée de voir Wellina se pavaner dans une tenue excentrique d'Anthéa pour rire l'avait enchantée. Elle adorait leurs moments de complicité où elles partageaient leurs secrets et s'amusaient. D'autant plus que les camarades de dortoir de Wellina avaient déserté le dortoir en voyant le bazar (dont Anthéa était entièrement responsable).
- On commence par la coiffure ! s'exclama Anthéa en se précipitant vers la Gryffondor armée d'un peigne et d'un sourire rusé.
Wellina échangea un regard faussement terrifié avec Maisie et les trois filles rirent aux éclats pendant que la Métamorphomage se lançait à la poursuite de Wellie en la pourchassant avec ses outils de torture capillaire. Finalement, Wellie finit par arborer deux jolies nattes brunes qui encadraient son visage et Maisie se dirigea vers la penderie afin de dégoter une tenue adaptée. Anthéa se rua sur le maquillage que possédait la Gryffondor (autant dire pas grand-chose : un mascara, un rouge à lèvre et une ombre à paupière couleur bronze) en gloussant.
- Tu veux mettre quoi, Wellie ? demanda Maisie en lui présentant une robe noire à manches courtes simple et un jean skinny avec un débardeur bleu flashy.
- Le jean sans hésiter ! répondit Wellina en évitant de justesse la brosse du mascara qu'Anthéa essayait vainement d'appliquer sur ses cils. Anth', tu es en train de m'éborgner !
- Faut pas bouger aussi ! répliqua la Serdaigle.
- Attrape ! fit Maisie en lançant l'ensemble à la Gryffondor avec un sourire.
Après que Wellie se soit changée, Anthéa et Maisie éclatèrent de rire en paradant avec diverses tenues rocambolesques apportées par Anthéa. Elles essayèrent des chapeaux étranges trouvés sur des brocantes ou dans le magasin de farces et attrapes Weasley & Weasley et finirent par imiter des sorcières mondaines qui faisaient la Une des magazines à potins.
Deux petites heures plus tard, les trois filles rejoignirent la Salle Commune de Wellina et Maisie leur souhaita de passer une bonne soirée avant de s'éclipser.
*.*.*
Maisie referma la porte de la salle de classe derrière elle en frissonnant. Il était minuit passé et la fête des Gryffondor devait battre son plein. Elle laissa son regard dériver sur le décor modeste de la pièce en se demandant si Potter l'avait oubliée lorsqu'il entra dans la pièce, un verre à la main. Maisie plissa le nez devant l'odeur âcre de l'alcool. Visiblement Potter avait picolé.
- Womel, la salua-t-il de sa voix narquoise habituelle.
Il s'appuya sur le chambranle de la porte en lui offrant un sourire moqueur.
- Potter, répondit-elle en espérant paraître aussi impassible que lui.
- On va reprendre le jeu des questions-réponses, fit-il en s'approchant d'elle avec flegme.
Maisie secoua la tête, nerveuse. Elle n'aimait pas ça. Elle avait l'impression de livrer des détails de son âme à un parfait inconnu qui pouvait retourner ses réponses contre elle et Potter ne se gênerait certainement pas. Mais d'un côté, il avait raison : ça l'aidait à se détendre. Elle acquiesça donc après un instant d'hésitation et le jeune homme se glissa dans son dos. Il posa ses mains chaudes et fermes sur ses épaules et lui ordonna de fermer les yeux.
- Parfait Womel. Essaie de te détendre. Et ne réfléchis pas.
- Oui.
- Tu es toujours aussi obéissante, Womel ? ricana-t-il.
- Pourquoi ? répliqua Maisie en fronçant les sourcils, agacée.
- Parce que c'est mortellement ennuyant d'être avec toi. On sait toujours à quoi s'attendre…
Maisie se dégagea vivement de son emprise, blessée. De quel droit cet imbécile se permettait-il de lui faire des remarques comme celle-ci ?!
- Pourquoi est-ce que tu es aussi méchant avec moi ? hurla-t-elle en sentant les larmes perler au coin de ses yeux.
- C'est moi qui pose les questions, rétorqua-t-il d'un air féroce.
- Je me fiche complètement de tes questions, Potter ! On avait dit qu'on essaierait de se supporter !
- Ferme-la !
- Tu gâches toujours tout, reprit Maisie à voix basse.
Potter la fixait d'un air intense, un silence électrique s'installa entre eux. Maisie suffoquait. Ses yeux verts s'accrochèrent aux iris chocolatés du Gryffondor et elle sentit ses larmes dévaler ses joues. Il s'approcha d'elle, repoussa l'une de ses mèches châtaines qui tombait devant ses yeux et leurs nez se touchèrent. Maisie éclata en sanglots lorsque les bras du garçon se refermèrent sur elle et l'attirèrent contre son torse. Elle sentit ses mains se coller à son dos et ferma les yeux.
- Pourquoi tu gâches toujours tout ? demanda-t-elle d'une voix presque inaudible.
- Je ne sais pas Maisie, murmura-t-il en la serrant plus fort contre lui. Je ne sais pas…
Maisie inspira profondément avant de s'écarter doucement.
*.*.*
James sentit son cœur se serrer lorsqu'il croisa le regard de Maisie. Elle n'était même pas en colère contre lui… Ce qu'il lisait dans ses yeux était bien plus compliqué que ça. Elle était triste. Et c'était entièrement de sa faute.
Il se rappela ce moment avant le match de Quidditch où elle était venue lui souhaiter bonne chance et son attention tournée sur lui lorsqu'il lui avait fait signe après avoir remporté la victoire. Il ne savait même pas pourquoi il avait fait ça. Il ne savait pas pourquoi c'était à elle qu'il avait voulu sourire à cet instant. A cette fille qu'il méprisait profondément. A cette fille si banale qu'il n'avait jamais remarquée avant. Putain, il l'avait prise dans ses bras… Quelle idée ! Cet élan l'avait surpris. Peut-être était-ce à cause de l'alcool qu'il avait ingurgité plus tôt dans la soirée ?
- Potter ?
- Oui ?
- Est-ce que tu veux que je m'en aille ?
James regarda Womel d'un air interdit. Elle fixait le bout de ses chaussures usées, les joues roses et les yeux gonflés d'avoir pleuré. Ses larmes avaient cessé de couler mais le ton de sa voix était si faible que ça lui fit l'effet d'une bombe. Un pincement au cœur. Il ferma les yeux, se balança sur ses pieds et repensa aux yeux violets de Deirdre. Il l'avait déjà fait pleurer une ou deux fois quand ils étaient plus jeunes mais il n'avait jamais éprouvé de regrets comme à cet instant. Les regrets, James les évitait. Ils l'empêchaient de vivre sa vie à fond. Penser trop le torturait.
- Tu peux faire ce que tu veux, lâcha-t-il d'une voix froide en évitant de croiser son regard.
Elle n'avait pas le droit ! Pas le droit de provoquer des émotions éprouvantes chez lui ! Il la détestait et détestait encore plus se détester lui-même ! Est-ce qu'elle pouvait juste disparaître avant qu'il ne la blesse plus profondément encore ? Il était encore temps de fuir.
James chancela en sentant une main douce se poser sur son épaule. Il inspira goulûment une gorgée d'air et se tourna vers la Poufsouffle en essayant de conserver une expression neutre.
- En fait, dit-il, je préférerais que tu partes.
Maisie leva la tête vers lui, blessée et se dirigea d'un pas lent vers la porte. Il la regarda s'éloigner et disparaître dans l'obscurité et s'effondra sur le sol, la tête en feu.
Il avait beaucoup trop bu comme à chaque fois qu'il remarquait que Deirdre ne le remarquait pas vraiment lorsqu'il essayait d'accaparer son attention.
Et la seule solution – complètement stupide – qu'il avait trouvée avait été de déverser sa rancœur sur Maisie Womel, l'exaspérante Poufsouffle au regard vert enfantin.
Il prit son gobelet en plastique abandonné sur le sol et but les dernières gouttes de sa boisson amère.
*.*.*
Maisie était allongée sur le canapé de la Salle Commune de Poufsouffle et regardait le feu ondoyer dans la cheminée en racontant à John sa séance avec Potter qui avait encore tourné en eau de boudin. Le garçon semblait de plus en plus pensif au fur et à mesure du récit de son amie. Lorsqu'elle eut terminé, il vérifia qu'ils étaient bien les seuls élèves restant dans la pièce et prit la parole d'une voix grave qu'elle ne lui connaissait pas.
- Tu devrais éviter ce garçon, Maisie, il te rend malheureuse.
- John, souffla Maisie, j'aimerais bien mais c'est impossible ! Il est toujours… partout. Dans les couloirs et même dans ma tête. Il n'en sort pas.
- Je ne comprends pas, dit le Préfet en caressant affectueusement les cheveux de son homologue. Quand tu dis qu'il est toujours dans ta tête, tu veux dire que tu penses souvent à lui ?
- Oui, répondit honteusement Maisie. Mais n'en parle à personne, je sais que Wellie, Fenezy et Anth' ne comprendraient pas vraiment. Mais tu sais, parfois j'ai l'impression qu'il est plus malheureux qu'il le laisse deviner.
- Ce n'est pas une raison pour faire de ta vie un enfer !
- Franchement John je sais bien qu'il n'est pas sympa avec moi mais… Je ne sais pas. On dirait qu'il cherche à extérioriser une colère trop longtemps contenue sur moi…
- C'est bête de sa part.
- Oui.
Les deux amis échangèrent un sourire et Maisie éclata soudainement de rire.
- Quoi ? s'étonna John.
- Je repensais au moment où j'avais surpris Luckserlon en caleçon dans ton dortoir ! fit-elle en s'esclaffant.
- C'était épique ! ricana John à son tour. Fenezy a raison, t'as vraiment une poisse d'enfer, Maisie !
Ils partirent dans un fou rire incontrôlable et discutèrent encore un long moment du dernier match et de leur futur premier match à eux avant de s'endormir l'un sur l'autre sur le canapé qu'ils occupaient. Dans les bras de John, Maisie se sentait apaisée et ne tarda pas à trouver le sommeil.
*.*.*
Fenezy scrutait le ciel étoilé, un vague sourire aux lèvres. Elle aimait lorsque la nuit prenait possession de Poudlard, tout était alors plus silencieux, plus beau et plus doux. Le silence et l'obscurité avaient ça de bien qu'ils lui permettaient de se perdre dans ses pensées sans avoir à se cacher des regards indiscrets.
Fenezy entendit un craquement à sa droite et se retourna pour découvrir l'origine de ce bruit. Fred Weasley la regardait en souriant d'un air amusé, avant de s'approcher.
- Tu fais quoi Rockensol ? Tu ne devrais pas être dans ton dortoir à cette heure-là ?
- Je te retourne la question Weasley, rit la concernée en rejetant sa chevelure rousse en arrière.
Fred planta son regard brun dans les yeux argentés de la jeune fille et lui prit la main d'un air séducteur.
- Moi je ne connais pas de règles, souffla-t-il à ses oreilles.
- Ton excuse est pourrie Weasley, murmura Fenezy en s'humectant les lèvres.
- Tu as les yeux qui pétillent Rockensol. Donc mon excuse n'était pas si nulle que ça, la taquine Fred.
- Ce que tu peux être arrogant, plaisanta la Serpentard en attrapant son autre main.
- C'est pour ça que tu es folle de moi, la railla-t-il avec une œillade suggestive.
Fenezy pouffa avant de détourner son regard vers le parc de Poudlard plongé dans les ténèbres.
- Je ne suis pas folle de toi, lâcha-t-elle d'un air amusé.
- Tu rigoles ! Je t'ai vue me fixer pendant tout le match !
Fenezy secoua la tête en éclatant de rire et répondit sur un ton de bravache :
- A mon avis Weasley, c'est toi qui est fou de moi parce que tu es venu ici pour me retrouver…
- Pas du tout, répondit le Gryffondor en affichant un faux air innocent. Je me promenais !
Ils se sourirent, hilares, et Fenezy déclara qu'elle devait rentrer. Fred la regarda s'élancer de sa démarche aérienne dans le château, ravi. Cette fille était vraiment agréable.
*.*.*
Maisie pénétra dans la Grande Salle en s'efforçant de suivre un John bien plus réveillé qu'elle. Les deux Poufsouffle rejoignirent Fenezy à la table des Serpentard où celle-ci était déjà en grande discussion avec Anthéa et Wellina.
- Salut tout le monde ! fit Maisie en baillant.
- Tu es très élégante ce matin, Maisie, ricana Anthéa en pointant sa tenue du doigt.
Maisie baissa les yeux pour voir ce qui clochait dans son uniforme pendant que ses amis gloussaient allègrement. Elle s'aperçut qu'elle avait mis sa jupe à l'envers et que sa chemise était seulement à moitié boutonnée.
- C'est pas vrai ! jura-t-elle d'un air dépité. John, t'aurais pu me prévenir que j'avais l'air d'un épouvantard !
- Bah j'ai pas fait gaffe moi ! répondit John en levant les mains d'un air coupable.
- Typique des mecs, le taquina Anthéa. Ils ne remarquent jamais rien !
- Tu peux parler, répliqua froidement le Préfet en dardant sur elle son regard kaki, toi non plus tu ne remarques jamais rien.
Cette déclaration jeta un froid dans leur conversation et Anthéa fusilla John du regard pendant que Wellie, Fenezy et Maisie échangeaient des œillades alarmées. Quand Anthéa était en colère, il ne valait mieux pas se trouver sur son chemin et visiblement la remarque de John l'avait énervée.
- Qu'est-ce que tu sous-entends, Finch-Fletchey ?!
- Je ne sous-entends rien, rétorqua sèchement le garçon. J'ai l'impression que tu es aveugle, c'est tout.
- Je ne vois pas pourquoi tu dis ça ! s'insurgea la Serdaigle pendant que ses cheveux viraient au violet aubergine.
- Laisse tomber ! s'exclama John en se levant. Je vais voir Bennett.
Il les planta là d'un air furieux pendant qu'Anthéa le regardait s'éloigner, les yeux écarquillés.
- Non mais quelle mouche l'a piqué ?! se plaignit-elle en se tournant vers ses amies.
- Franchement, Anth', répondit Wellina, je crois que John a raison sur ce coup-là… Tu es vraiment aveugle !
Anthéa se renfrogna.
- Heu… Sinon Wellie, ça s'est bien passé la fête hier soir ? demanda Maisie dans une vaine tentative pour détendre l'atmosphère.
- Oui, c'était super ! Et ta séance avec Potter ?
- Catastrophique, résuma Maisie en croquant dans son toast.
- En parlant de Potter, il est juste derrière avec une pouffiasse de service qui s'appelle Amanda Martins, lui souffla Fenezy en avalant une gorgée de jus de citrouille.
Maisie recracha le morceau de toast qu'elle était en train de mâchonner sous les regards surpris de ses amies et fit volte-face pour dévisager l'étrange couple qui se pavanait dans la Grande Salle. Une fille plantureuse aux cheveux dorés et à la bouche pleine était en train de se frotter au garçon en ignorant l'expression dégoûtée de Roxanne et Fred Weasley assis à côté de James, qui lui ne semblait pas se plaindre de ce traitement.
- C'est une Gryffondor de septième année, chuchota fébrilement Wellina.
Maisie sentit une vague de colère remonter en elle et se leva d'un bond en ignorant délibérément les cris de ses amies. Elle se planta derrière Potter d'un air rageur et lui tapota impatiemment l'épaule. Le garçon se retourna et pendant quelques secondes, une expression de surprise se peignit sur ses traits. Il se leva à son tour, Martins collée à son torse.
- QUOI, Womel ? fit-il, exaspéré.
- Il est interdit de jeter des bouts de pain sur ses camarades ! débita Maisie à tout allure, ne sachant pas quoi inventer.
Merlin mais pourquoi avait-il fallu qu'elle se précipite ici ?! Il ne lui avait strictement rien fait en plus ! Et elle se faisait remarquer de surcroit… L'horreur ! Sa détresse s'amplifia lorsque le Gryffondor afficha un sourire moqueur, visiblement peu impressionné.
- Tu ne sais plus t'habiller, Womel ? la railla-t-il.
Nom d'une patacitrouille ! Elle avait complètement oublié l'état dans lequel elle se trouvait ! Maisie balbutia quelques mots incompréhensibles, rougit jusqu'à la racine des cheveux et essaya de tourner les talons mais une main la retint.
- Je te signale que ta jupe est à l'envers, ricana James Potter en passant une main dans ses cheveux bruns.
- Je te signale que tu es un abruti fini ! répliqua Maisie avec tout l'aplomb dont elle était capable.
James Potter haussa un sourcil amusé avant de poser sa main dans son dos.
- Avance Womel, je vais t'aider à te rhabiller, lui souffla-t-il narquoisement à l'oreille.
- Je n'ai pas besoin de ton aide ! s'insurgea la jeune fille.
- Bien sûr que si, c'est exactement pour ça que tu es venue me chercher, gloussa le Gryffondor en la faisant avancer dans l'allée centrale. Je reviens Amanda ! lança-t-il à sa sangsue attitrée.
Maisie essaya de répliquer mais il glissa son bras sur ses épaules et cela acheva de la déconcerter. Il la pressa dans les couloirs et la poussa dans les toilettes des filles du premier étage avant de s'y faufiler à son tour.
- Tu n'as pas le droit d'être là ! le réprimanda Maisie.
- Dépêche-toi sinon on va être en retard, s'esclaffa Potter.
Maisie alla s'enfermer dans la cabine la plus proche en s'efforçant de claquer la porte le plus fort possible pour signifier son agacement et remit de l'ordre dans sa tenue. Lorsqu'elle sortit des toilettes, Potter l'attendait devant les lavabos, un sourire moqueur aux lèvres.
- Tu devrais rentrer ta chemise dans ta jupe, fit-il remarquer pensivement.
Maisie allait s'exécuter lorsque le garçon glissa ses mains sur sa taille et entreprit de le faire à sa place. Elle sentit à peine ses mains brûlantes la frôler puis il s'écarta en faisant glisser une main dans ses cheveux châtains ondulés qui retombaient sur ses épaules de manière désordonnée. Maisie sentit sa respiration s'accélérer lorsque le brun approcha son visage du sien et manqua la crise cardiaque quand les iris chocolatés du Gryffondor entrèrent dans son champ de vision. Leurs nez s'effleurèrent et Maisie sentit ses joues s'embraser. Le garçon se retourna, un sourire satisfait étirant ses lèvres charnues.
- Je te l'avais dit, c'est exactement pour ça que tu es venue me chercher, murmura-t-il d'un ton sarcastique.
Et il sortit de la pièce à reculons pendant que Maisie gardait ses yeux rivés sur lui.
Une petite review ?
