Chapitre 10
Arrivé chez Roman, Emery aida Sophia et Maia pour préparer le repas du soir tandis que Roman était en train de mettre la table. Le repas se passa calmement tellement la journée les avaient tous épuisés. Il faut dire qu'entre Maia et Soroya qui faisaient les courses comme deux adolescentes, Sophia et Emery qui s'amusaient avec les enfants, Roman et Drake qui les surveillaient, cela faisait une journée bien remplie.
Sophia et Maia partirent dormir juste après le repas, pendant que Roman et Emery allèrent tranquillement sur le toit. Emery fut la première à passer la porte et se dirigea vers le lieu où se trouvait le Cyper effleurant de ses doigts certaines petites branches avant de s'asseoir sur le banc pour regarder les étoiles. Roman rejoignit Emery doucement en se plaçant juste à côté d'elle sur le banc.
- Cela doit te faire bizarre d'être ici, dit Roman
- En réalité, non. Je me sens bien, dit Emery
- Tu le penses vraiment ? demande Roman
- Oui, je suis sûre de penser cela. Aujourd'hui, en étant avec vous tous, j'avais l'impression d'être à ma place dans ce monde. Et pas seulement, parce que Sophia m'a fait « ça » mais parce que, même derrière un grillage, j'étais tout simplement libre de faire ce que je voulais, être avec toi, m'amuser et connaître mieux les Atrians. Les humains pensent que vous nous voulez du mal pourtant je sais que si on ne s'était pas rencontré, rien de ce qui a été fait n'aurait pu exister, dit Emery en détournant son regard des étoiles pour regarder Roman
- Je penses qu'on sait plutôt sauvé les uns les autres même si certaines personnes de nos peuples ne le souhaitaient pas, dit Roman
- Pourtant, il n'y a pas grande différence entre un humain et un Atrian, dit Emery
- Mis à part, nos marques lumineuses dans l'eau, qu'on puisse absorber l'oxygène dans l'eau et l'air par notre peau, qu'on possède deux cœurs et poumons et que notre sang mélangé au Cyper permet de guérir toute les maladies, dit Roman ironiquement
- Ha Ha, dit Emery à son tour ironiquement. C'est pas vraiment de ça dont je parle et puis moi, j'aime bien ton côté fantastique
- Je suis pas un super héros de BD, dit Roman en rigolant
- Pourtant, tu m'as sauvé plusieurs fois ainsi que nos amis, dit Emery
- Dis-moi en quoi, alors, un humain et un Atrian ne sont pas différent ? demande Roman
- Chaque personne, que ce soit un humain ou un Atrian, veut protéger les êtres qu'il aime. Mais le plus important, c'est qu'on est tous capable de ressentir parce qu'on a chacun un cœur, enfin deux pour les Atrians, dit Emery
- Vu comme ça, c'est vrai qu'on est pas vraiment différent. Et puisqu'on possède tous un cœur, dis-moi ce que je ressens actuellement, dit Roman en prenant la main d'Emery pour la mettre sur son cœur.
Emery regarda en premier sa main sur le cœur de Roman puis son regard remonta vers ces yeux . Même si elle avait vu un bon nombre de fois ces yeux bleu-vert, elle était toujours émerveillée par ce regard qui arrivait à la déstabiliser n'importe quand.
Roman s'approcha délicatement du visage d'Emery et pendant quelques secondes, il ne put empêcher une rivière d'images défilées dans sa tête sur tout les moments qu'ils avaient vécu ensemble. Mais à peine, leurs lèvres se frôlèrent que tout les problèmes existants disparurent sous le ciel étoilé. Roman souhaitait approfondir ce baiser dont il avait besoin depuis un moment mais un bruit les interrompu et les força à se séparer de quelques centimètres. C'était un chat noir qui venait de renverser un pot de fleur en descendant du bord.
- On ferait bien de rentrer, dit Roman
- Oui, dit Emery. Mais normalement, je dois dormir avec Sophia. Est-ce que je peux rester avec toi ? demande Emery en prenant la main de Roman
- Si tu veux mais cela fait un moment que tu n'as pas été près de moi donc si je t'attaque, ce sera entièrement de ta faute, dit Roman en rigolant
- Très drôle mais bizarrement, cela ne me dérangerait pas, dit Emery sourire aux lèvres
- Si tu dis une telle chose, je vais prendre cela au sérieux et je ne pourrais pas m'arrêter, dit Roman
- Parce que tu crois que, moi, je pourrais m'arrêter. À chaque fois que je suis avec toi, mon self-control est totalement nul, dit Emery
- Au moins, notre esprit et notre cœur pensent la même chose sur ce point, répond Roman
- Juste au passage, la pluie devient forte et on ferait mieux de rentrer au plus vite, à moins que tu souhaites être trempé, dit Emery
Roman et Emery se levèrent donc main dans la main et se dépêchèrent de rentrer mais cela n'a pas évité qu'ils soient mouillés de la tête au pied à cause d'une rafale de pluie tenace. Une fois rentrée à l'intérieur, Roman et Emery allèrent dans la chambre de celui-ci afin de se sécher un peu. Roman attrapa une serviette pour la passer à Emery et il en pris une pour lui. Une fois finit, Emery changea de vêtements tout comme Roman.
- Les marques que Sophia m'a fait son résistante à l'eau, dit Emery
- Elles auront disparues d'ici demain quand Sophia te les aura enlevée bien sûre, dit Roman
- C'est un peu dommage, je les aime bien ces marques sur moi, dit Emery
- Alors reste-ici, dit Roman en s'approchant d'Emery
- J'aimerais tellement mais tu sais que je peux pas pour l'instant, dit Emery en passant ses bras autour de Roman
- C'est tellement dommage, dit Roman en fermant ses bras sur Emery
- Faut-il vraiment se lever tôt demain ? demande Emery
- Oui même si on est dimanche et que tu as sûrement l'habitude de faire la grave matinée. Il faut préparer ton « évasion », dit Roman en rigolant
- Ma première évasion, ça va être géniale, dit Emery ironiquement
Après cette phrase, Roman monta en premier dans son lit suivi d'Emery qui, une fois montée et allongée, posa sa tête sur le torse de celui-ci et s'amusait à tracer avec son doigt la marque dans son cou. Roman, quant à lui, caressait avec sa main les cheveux d'Emery lentement pendant que la pluie continuait de tomber dehors. Il ne fallu pas beaucoup de temps à Roman et Emery pour s'endormir l'un à côté de l'autre dans cette chambre d'où on pouvait entendre le ruissellement de l'eau sur la vitre ainsi que l'étoile jaune de Roman, qui était identique à celle que Emery lui avait fait il y a 10 ans lors de leur première rencontre, en train de tournoyer sur elle-même d'un léger souffle de vent présent dans la chambre.
