Je vous propose sur mon profil, le trailer de cette fanfiction que j'ai créée et publié il y a un moment.


Nos deux amies, en train de boire de l'eau (car elles avaient précédemment bu la boisson favorite de chacune d'elle, mais ne l'avouèrent pas à l'autre), commencèrent à évoquer le sujet de conversation que souhaitait éviter Jane. L'histoire du tatouage était amusante, bien que ce fût difficile de se mettre d'accord, mais la liste de dernière volonté, c'était autre chose…

« Alors qu'est-ce que tu voudrais faire avant de mourir ? Pas quelque chose de stupide. » La brunette observa incrédule sa comparse, comme à son habitude, elle avait l'art de formuler des demandes sans vexer l'autre partie.

« Bah merci pour une telle confiance ainsi que ton opinion sincère sur mon humble personne, cela me ravit toujours autant. Aussi, ce n'est pas parce qu'on n'a pas les mêmes goûts qu'il faut les critiquer à ce point, je ne le fais pas avec toi. » Le légiste fixa dubitative sa meilleure amie qui se mit à grimacer. « OK, j'avoue je le fais… parfois. »

Mensonge.

En réponse, un raclement de gorge.

« Quelquefois. »

Autre raclement de gorge bien insistant.

« Maura, tu devrais faire attention, il semblerait que tu aies attrapé froid. Ta gorge semble irritée. Ce n'est pas rassurant. Tu veux un peu de miel et de citron ? » Tenta avec une pirouette la détective pour se détourner de l'actuelle discussion, mais son interlocutrice ne semblait pas tomber dans le piège.

« Non, je vais parfaitement bien du côté de ma gorge. Tu n'as pas à t'inquiéter sur ce sujet. »

« Bon…je capitule. Donc les dernières volontés, que veux-tu faire ? »

« D'abord les écrire sur un papier. » La brune se mit à soupirer, quelle galère cette histoire. Elle avait l'impression de revenir à l'époque de l'école, Maura en professeur bien ennuyant. Enfin, non, elle aurait adoré avoir une enseignante aussi belle et cultivée qu'elle, cela changerait de ses autres professeurs. Malheureusement, elle ne pouvait revenir en arrière…elle chercha sur son canapé et trouva un ticket de caisse qu'elle donna aussitôt à son amie qui ne le prit pas, et grimaça.

« Tu gardes tes tickets sur ton canapé, ce n'est pas hygiénique. » Mais l'Italienne ne semblait pas écouter la suite, et elle exulta de joie quand elle trouva un billet de cinq dollars derrière les coussins. La scientifique soupira en détournant le regard…maintenant, elle comprenait parfaitement la réaction d'Angela pour sa maniaquerie du rangement. Maura voulait elle aussi passer l'aspirateur dans ce lieu. Et laver, et dépoussiérer les meubles, faire les vitres, nettoyer le réfrigérateur, et probablement la table de cuisson. Et puis il y avait aussi-

« La terre à Maura ? » La concernée sursauta quand elle vit la main de sa meilleure amie devant son visage.

« Oui ? »

« J'aurai pu demander à quoi tu pensais, mais je sais que tu vas me sortir toute une explication qui va durer…un certain temps…donc. Je te propose la boite à carton des pizzas ou l'arrière d'un prospectus. »

« Tu n'aurais pas ton ordinateur portable, j'imprimerai après chez moi. » Proposa la légiste qui ne voulait aucune des autres options que lui proposait la brune. Jane se massa les tempes…elle ne s'attendait pas à ce que cela soit si compliqué, et le pire, c'était qu'elles n'avaient pas encore commencé. Ça allait être long, heureusement qu'elle n'avait rien d'intéressant à faire. Défaite, Rizzoli se leva et chercha son ordinateur à la demande de la princesse dont elle était entièrement à son service.

« Tu as de la chance Maur, si je ne t'aimais pas, je t'aurais jeté la boite à pizza en pleine tête. »

« Mais c'est méchant et extrêmement très dangereux. Tu pourrais abîmer gravement la cornée avec le coin de la boite ! » Répondit Isles tout bonnement outrer de cette remarque.

« Ce n'est pas de la méchanceté gratuite, et tu serais cool avec un bandeau à l'œil, comme les pirates… et ne fait pas ce regard ! Mais il y a une limite à ce que peut endurer une personne quand on la titille un peu trop. » S'affaissant sur son canapé, l'Italienne prit un bout de papier qui traînait sur sa table basse et un vieux crayon qui appartenait au commissariat.

« Jane, tu n'aurais pas une clé U.S.B. ? » La détective serra du poing et inspira profondément, elle adorait sa meilleure amie, elle ne pouvait dire le contraire, mais parfois elle pouvait être insupportable ! Elle aussi elle l'était, mais c'était d'un aspect différent.

« Non je n'en ai pas, mais tu n'as qu'à envoyer par mail ce que tu as écrit. » La légiste réfléchit un moment, et accepta cette idée, mais lorsqu'elle vit l'écran, elle remarqua qu'il était ouvert sur un mail. Jane vit qu'elle avait oublié d'accepter de supprimer le mail et déposséda l'ordinateur de Maura avant qu'elle ne puisse le lire plus attentivement.

« Casey t'a écrit. »

Merde… elle n'avait pas été assez rapide…

« Oui. »

« Et donc ? » Insista la légiste qui souhaitait en savoir plus, mais surtout elle était peinée que sa meilleure amie ne lui ait pas évoqué du sujet du militaire. Elle croyait qu'elles étaient proches…mais elle se remémora de leur dispute.

« Il n'y a rien à dire, il m'a écrit et il voulait qu'on reprenne tout à zéro ensemble, je ne suis plus intéressée. Point. Donc les dernières volontés ? » Isles voulait en rajouter plus, car sa curiosité était piquée à vif. Néanmoins, apprendre que Jane ne voulait plus être avec ce Britannique semblait la mettre de bonne humeur. La détective méritait quelqu'un de mieux que ce Casey. Et ne plus en parler, cela ne la dérangeait pas plus que cela.

« On pourrait aller voir un défilé de mode ? À Milan par exemple, il y en a d'aussi bien à New York. Ou on peut faire les magasins là-bas, toute la journée, ou même pendant deux jours. » Rizzoli n'était pas du tout enthousiaste à cette proposition. Deux jours entiers de shopping ? Alors qu'une demi-heure, c'était tout simplement horrible ?

« Non pas question. C'est une torture pour moi. Autre chose. »

« Voir un musée, il y en a de très in- »

« Non. »

« Il y a une exposition sur la médecine et méthode- »

« Non. »

« Tu pourrais me laisser en placer une. » S'énerva la châtaine en mitraillant sa comparse.

« Non…euh…pardon…je veux dire…c'est juste qu'on a des activités différentes, ce que tu trouves passionnant…pour moi est… »

« Est ? » Insista la scientifique avec un sourire. Jane sut qu'il ne fallait pas employer le mauvais mot, ou c'était la dispute assurée…

« Pas forcement passionnant pour moi… » Maura soupira, ça allait être difficile, mais elle ne s'attendit pas à ce point.

« Alors comment va-t-on faire mademoiselle "je sais tout." »

« Hé ! C'est toi le génie. Ne t'en prends pas à moi. »

Maura s'humidifia d'ennui, le haut de sa lèvre, et déclara après un temps de concentration :

« Mélanger nos deux centres d'intérêt en un seul projet. »

« OK. Ça va être compliqué. Mais résumons cela en quelques points. Tu aimes les chaussures, acheter des objets inutiles en ligne, et boire. Aussi voir des émissions ennuyantes, » Un pincement bien placé près des côtes de l'Italienne qui cria de surprise.

« Qui est la méchante ici ! » Pesta Rizzoli qui se tient le côté, sa comparse ne semblait pas avoir apprécier cette peu flatteuse énumération.

« Toi. Si c'est ainsi, je m'en vais. »

« Non, Maur, mais tu dirais la même chose pour moi. Mes activités seraient à hurler devant un écran des hommes qui courent après une balle, boire de la boisson maltée et caféine. Manger des aliments riches, gras et saturés. S'habiller mal. Ose dire que tu ne penses pas tout cela. » La légiste ne contredit rien, oui elle aurait dit cela. Et dans les mêmes termes employés. Elle devait elle aussi faire preuve de tact…

« Tu as raison, tu écris tout ce que tu veux faire, et je fais de même de mon côté, on y repense la nuit, et demain on partage ce qu'on a choisi. » La brune acquiesça et les deux protagonistes se mirent au travail, chacune dans leur coin.


Dix minutes plus tard.

« Je dois rentrer, j'ai oublié quelque chose d'important ! » La scientifique se leva du canapé et elle fut rejointe par son amie qui redoutait le pire des scénarios.

« D'éteindre le gaz ? »

« Non. »

« De laisser la porte d'entrée ouverte ? »

« Non. De donner les framboises à Bass. Il va m'en vouloir si ce je ne lui donne pas ce soir. Il va être mécontent. La dernière fois, il a boudé. » L'Italienne fronça des sourcils, elle voulait dire quoi, tu plaisantes ? Mais préféra si abstenir. On était tous gaga de nos animaux de compagnie, et visiblement certains cas étaient plus graves que d'autres.

Jane proposa à son amie de l'accompagner à son domicile, bien que la légiste déclinât poliment, car ce n'était pas nécessaire, son amie insista tellement qu'elle n'eut guère le choix d'accepter.


Au domicile de Maura Isles.

Jane observa sa meilleure amie nourrir le rocher, et elle se mit à sourire.

« Maur, je vais rentrer chez moi, à demain. » La brune reçut une bise de son amie, puis elle s'en alla. Maura se sentit comme apaisée, se réconcilier avec la détective était un véritable bonheur, elle n'arrivait jamais à l'en vouloir longtemps. Elle allait se diriger vers l'étage supérieur, mais vit un bout de papier sur le sol. Elle s'abaissa, et le déplia, et elle fut tout simplement retournée du contenu.