BON-SOIR ! Je suis en train de jouir sur mon lit. Vous savez à quel point j'aime cette fanfiction ? C'est mon bébé. J'ai tellement d'idées de scénarios. On en a encore pour un moment, et je pense que ce sera une fanfiction en deux ou trois volets, selon ce que je prévois. C'est bien parti pour une trilogie :3 En attendant, je vous laisse apprécier ce petit chapitre de l'amoûr, et j'attends vos théories pour la suite ! Merci à TsukiKaneko, Klervia et juliabakura pour les reviews ! Bonne lecture :3
Chapitre 10 : Sortie de secours
Dans les plaines du Cratère...
Mahyar fut réveillé par quelque chose d'inhabituel, d'humide. Il poussa un grognement et remonta le rebord de son sac de couchage jusqu'au dessus de sa tête, ne laissant plus dépasser qu'une touffe de cheveux hirsute. Il n'était que cinq heures du matin, et une fine pluie commençait à tomber sur la tête de nos aventuriers endormis. Le sommeil de Mahyar, et de tous les aventuriers fut très vite perturbé par des gémissements plaintifs dans une des couchettes.
« Temps de merde, boue de merde, robe de merde, couchette de merde... »
Balthazar Octavius Barnabé s'était levé, et il tirait désormais son sac vers le dessous d'un arbre, en grommelant de mécontentement. Agacé, Mahyar finit par ouvrir les yeux. Il chercha à se repérer, pendant quelques instants, puis se rappela amèrement qu'il n'était pas chez lui. Il s'assit sur sa couchette, puis s'étira. A son grand damne, il était tout courbaturé. La nuit avait été atroce. Lui qui vit habituellement en ville, les bruits de la campagne, le sol terreux et les bestioles qui courent dans les fourrés, très peu pour lui. Il croisa le regard de Théo, visiblement lui aussi irrité de s'être fait tiré du sommeil par Bob, mais il resta silencieux. Grunlek ronflait toujours, serrant Eden contre lui. Shin lui n'était plus dans sa couchette, mais ils le trouvèrent rapidement, dans les hauteurs, observant le paysage. Le mage continua son manège, en s'enroulant dans sa couverture, sous l'arbre, boudant ouvertement.
« Bien dormi Shakira ? Demanda Théo à l'homme au bouc.
- C'est Mahyar, le reprit l'intéressé, boudeur. Et non.
- Monsieur bouc est de mauvais poil à ce que je vois. »
Mahyar lança un regard entre le désespoir et l'agacement au paladin. Il finit par se lever, ramassa son sac de couchage et partit rejoindre Bob sous l'arbre, au sec et loin du guerrier. Grunlek se réveilla dix minutes plus tard, trempé, tout comme Eden qui commençait à sentir le chien mouillé. Shin revint peu de temps après, les bras chargés de pommes, qu'il entreposa dans son sac, sous le regard consterné de ses compagnons. Il rangèrent tout, puis, alors que le soleil pointait le bout de son nez, le groupe se remit en marche.
Bob n'ayant plus assez de mana pour invoquer Brasier, les aventuriers chargèrent les sacs sur Lumière. Shin et Mahyar se retrouvèrent rapidement en arrière, crevés après seulement deux heures de route. Ils furent vite rejoint par Bob. La pluie avait trempé sa robe et l'avait gonflée comme une éponge. Et ne parlons même pas des cheveux du pyromage, qui avaient frisé. On aurait dit InThePanda au réveil songea Mahyar. Il continuait de bouder, fuyant tout contact, bras croisés, sourcils froncés comme un enfant en train de faire un gros caprice.
Ils devaient marcher depuis quatre ou cinq heures maintenant. La fatigue et la faim commençaient à pointer le bout de leur nez dans le groupe. Mahyar et Shin étaient désormais loin derrière, chacun une pomme dans la main. A défaut de trucs consistants à se mettre sous la dent, ils vidaient à eux deux la réserve du cadet. Bob semblait même de meilleure humeur, sautillant autour de Théo comme un chiot. D'après Shin, il ne restait plus que deux jours de route, et c'est ça qui réjouissait le Lennon. C'était un citadin, lui, contrairement à notre demi-élémentaire qui ce serait bien passer de ce passage en ville. La foule, les personnes mal intentionnées, les scientifiques, tant de dangers potentiels à ses yeux.
« On est considérés comme des animaux. Quand je suis revenu, après ma mort, on m'a poursuivi pendant très longtemps. L'Église de l'eau voulait m'étudier, me réduire en esclavage. J'ai juste été plus malin qu'eux. Et j'ai eu un coup de main d'un élémentaire, ils m'ont plus jamais emmerder après.
- Au moins tu connais ta vraie histoire, reprit Mahyar. Je ne sais même plus où j'en suis moi. J'ai l'impression d'avoir été trompé pendant des années.
- Je connais ça. Quand mes parents ont été tués, j'ai cherché des réponses pendant très longtemps. Puis Théo, Bob et Grunlek m'ont trouvé. Quand tu trouves quelqu'un en qui t'as vraiment confiance, le passé n'a plus d'importance. Concentre-toi sur l'avenir. »
Mahyar sourit. Un peu plus loin, Lumière se stoppa brutalement. Théo se cogna aux fesses de son cheval, ce qui fit beaucoup rire Balthazar. Rire qui se stoppa dès que le cheval fit demi-tour au triple galop, abandonnant le groupe derrière lui. Les deux traînards rejoignirent le reste du groupe au pas de course. Sidéré, Théo était toujours perplexe, le regard dans le vide là où, quelques secondes plus tôt, se tenait sa monture.
« Qu'est-ce qui a bien pu lui faire peur à ce point ?
- Probablement ça, répondit Grunlek d'une voix sombre, en pointant du doigt quelque chose sur le sol. »
Une fissure s'étirait lentement, progressivement. La première secousse envoya tous les aventuriers au tapis, les prenant par surprise. Puis la terre commença à s'ouvrir lentement, dévoilant un fossé de plusieurs mètres, voir kilomètres de profondeur.
« Merde ! Hurla Théo. Courrez ! Et on reste groupé cette fois! »
La peur donne des ailes à ce qui paraît. Mahyar avait toujours trouvé cette expression stupide jusqu'à aujourd'hui. Le Maître du Jeu était en tête de groupe, avec Shin. La fissure les poursuivait, mais ce ne fut plus ce qui les inquiéta le plus. Une étrange fumée noire s'échappait de celle-ci. Elle était clairement d'origine magique d'après les propos de Bob, essouflé.
Le seul problème, quand on est un nain, c'est la taille des jambes. Et Grunlek était beaucoup trop lent. Eden était loin devant, avec le groupe. Il ne comprit pas comment il se retrouva enveloppé de fumée. Ni ce qu'elle lui fit. Il s'écroula soudainement au sol, suffocant presque. Ses pupilles se dilatèrent, devinrent noires. Il se releva et reprit sa course, avec un sourire sadique.
Dans la cellule du désespoir...
Fred était bien là. Krayn et Seb l'avaient pris comme doudou, du coup il avait chaud. Le soleil se levait à peine dans cette vieille cellule moisie, illuminant faiblement l'endroit. Ils étaient désormais enchaînés les uns aux autres, empêchant toute fuite possible, mais par la même occasion, limitant les mouvements. Fred s'était réveillé en sentant un truc lui couler le long du cou. Il s'avéra vite que c'était Krayn, en train de baver dans son sommeil. Il n'avait même pas osé le bouger, de peur de le réveiller. Et de l'autre côté, Seb serrait tellement son bras que notre pauvre Youtuber ne le sentait plus.
Krayn fut le premier à se réveiller, en grognant. Il recula en sursautant, en se rendant compte que ce qu'il serrait dans ses bras n'était pas Gloubilly mais un homme barbu bien humain. Seb suivit de peu le mouvement, en s'étirant paresseusement contre son meilleur ami.
« On devait sortir le nouveau JDG aujourd'hui, dit tristement Fred.
- T'inquiètes, répondit Seb. Ils vont nous trouver. J'suis sûr que c'est pas légal ce qu'ils font ici.
- Qu'est-ce que t'en sais ? Si ça se trouve c'est le Gouvernement qui les envoie.
- Pourquoi le Gouvernement en voudrait à Mahyar ? L'interrompit Krayn. Je veux dire... Il est louche, c'est clair, mais au point de l'arrêter pour ça ? Il y a des trucs qu'il nous cache vous croyez ?
- Ce sont juste des allumés. Ils ont tiré sur Bob à bout portant ! »
Le silence retomba sur la pièce, quand des bruits de pas se rapprochèrent. La porte s'ouvrit à la volée. Miranda rentra dans la pièce, ses trois interlocuteurs se tendirent immédiatement. Elle les dévisagea un moment, puis haussa les épaules.
« Non, il n'est pas venu ici. Je change les ordres. Si vous le voyez, abattez-le. Mort ou vif je m'en tape. On ne peut pas laisser une expérience de laboratoire sortir de ces murs. »
Elle quitta la pièce sans plus de cérémonie, laissant nos trois aventuriers perplexe, avec un très mauvais pressentiment naissant tout au fond d'eux.
Dans les couloirs...
Fanta avait passé une partie de la soirée dans son placard, à observer les soldats passer devant lui. Il était terrifié rien qu'à l'idée qu'on le retrouve, et son scalpel ne serait d'aucune efficacité face à des armes. Il allait devoir ruser. Il était de toute manière hors de question qu'il quitte cet endroit sans ses amis. Et surtout sans Bob. Il finit par entrouvrir le placard. Personne. Il avança doucement, puis se mit à trottiner, évitant les soldats. C'est ce qui le mena dans un laboratoire, d'ailleurs. En fuyant un groupe, il dut se réfugier dans une pièce blanche, avec des cages, recouverte d'un drap. Un aboiement le fit sursauter, puis son cœur se serra. Il se jeta presque sur le drap et le souleva. Un bouledogue français noir vint immédiatement se coller au grillage en battant joyeusement de la queue et en chouinant.
« Boubou ! »
Fanta ouvrit le verrou et attrapa son chien au vol. Grand moment de bisouilles, caresses et papouilles entre le Papa et son bébé. Le Réunionnais repéra bien vite des traces de maltraitance. Son chien était squelettique, il semblait presque malade, bien qu'heureux de le voir. Il se jura de se venger. Il posa son pied sur le drap, et d'un geste rageur, fit tomber celui qui recouvrait le niveau inférieur. Il manqua de lâcher Boubou sous la surprise.
« Bob ! Oh mon dieu... Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Bob ? »
Son ami était recroquevillé sur lui-même, dans une cage semblable à celle où était enfermé Boubou. Son épaule était bandée, et il semblait serein, bien que très pâle. Fanta posa le chien à terre, et se jeta sur le verrou. Il ouvrit en grand la cage, attrapa Bob, une main dans le dos, une sous les jambes et le souleva comme une princesse. Il ne fallait pas rester ici.
« Boubou ? Au pied. »
Le chien battit de la queue et suivit son maître, qui regagna le couloir, un Bob inconscient dans les bras. Notre Réunionnais erra longtemps, puis son regard fut attiré par une lumière, qui semblait naturelle. Et qu'elle ne fut pas sa joie, en ouvrant une porte, de sentir une brise matinale sur son visage. Il était dehors, enfin. Il traça vers ce qui semblait être une forêt, son chien sur les talons, puis, après encore une bonne heure de marche, il trouva une caverne où il put enfin poser son meilleur ami.
« … Ta ? » demanda soudain une petite voix.
Fanta se tourna vers son meilleur ami et poussa un soupir de soulagement en le voyant ouvrir les yeux. Le Réunionnais le souleva légèrement, pour l'installer plus confortablement sur ses genoux.
« Hey. Ca va aller, rendors-toi.
- On... On est où ?
- En sécurité. Je vais veiller sur toi. Je te promets que je laisserai plus jamais personne te faire de mal. »
Bob sourit, et attrapa le bras de son meilleur ami, qu'il serra contre lui.
« Tu pleures Fanta. C'est pour ça que j't'aime. Bonne nuit.
- Bonne nuit. »
L'aîné embrassa son cadet sur le front, puis se coucha à son tour. Quelques minutes plus tard, les deux s'étaient endormis, l'un contre l'autre, dans un silence pesant.
Et voilà pour ce petit chapitre ! Beaucoup, beaucoup de fluffy, je sais ! Profitez-en, ça ne va pas durer :D N'hésitez pas à laisser une petite review, ça fait toujours plaisir, et à très vite pour Royaume en Perdition ! Bisouilles !
