Bonjour à tous !
Je tiens vraiment à vous remercier de lire cette histoire et de continuer à la suivre avec beaucoup d'intérêt ! Je remercie toutes les personnes qui mettent en favoris mon récit. Ça me fait vraiment du plaisir, croyez-moi ...
Aujourd'hui chapitre très important ! J'ai hâte de connaître vos réactions !
Je vais répondre aux commentaires :
Noour: ah ah j'apprécie toujours autant tes commentaires! J'espère que ce nouveau chapitre va te satisfaire, merci pour chaque commentaire, vraiment j'apprécie ! Milles bisous et mercis !
Kyllmy : merci pour ton nouveau commentaire, j'espère que tu n'as pas trop attendu ... j'avais très hâte de publier ce nouveau chapitre. C'est un de mes chapitres préférés dans tout ce que j'ai écrit. Merci encore, bisous.
Romane : Bonjour à toi nouvelle lectrice ! J'espère que ce nouveau chapitre va te satisfaire ! J'ai hâte de connaitre ton avis ! Merci pour tes encouragements ! Bisous
MissMouette et Jessijed je vous ai répondu en message privé !
Un grand merci à Megane49 pour la correction de ce chapitre ! Croyez-moi elle se donne au maximum surtout quand je lui envoie les chapitres à corriger la veille pour le lendemain ... Je lui promets de m'améliorer !
Chapitre 11 : Dominante
Mercredi, nous étions restées toute la séance. J'hésitais encore à prendre la parole. Je ne me sentais pas encore totalement prête. J'avais quand même réussi à rester deux heures, Sélénia me félicita pour ça, même Rosalie me fit un petit sourire encourageant. A la fin de la séance, il y avait toujours une petite collation, une table était dressée sur des tréteaux, des boissons et des gâteaux étaient disposés dans de jolies assiettes en cartons. C'était le moment où chacun relâchait toute la tension accumulée et on discutait plus joyeusement, ça faisait du bien.
Vendredi, la dernière séance de la semaine, je pris la parole directement, pour la première fois depuis le début.
- C'est un bon jour pour vivre car je m'appelle Erica, j'ai 19 ans aujourd'hui car c'est mon anniversaire. A l'âge de 15 ans j'ai fait une tentative de suicide.
Dans la voiture, je me sentais enfin pour la première fois depuis un mois très légère et sereine. Je fermais les yeux savourant les efforts accomplis ces dernières semaines, même Rosalie semblait heureuse, elle décida d'allumer la radio. Une musique de Lady Gaga passait à ce moment, Born This Way. Je me mis à fredonner la musique, Rosalie chanta réellement, sa voix était parfaite, douce, agréable et entraînante. Nous finîmes par chanter à tue-tête toutes les musiques qui passèrent à la radio. Je remarquais un peu tard qu'elle me conduisait directement chez elle au lieu de me ramener chez moi. Je me crispais légèrement sur mon siège. Elle baissa le volume de la radio, nous étions arrivées. Le moteur tournait toujours.
- Tu n'es pas obligée, me dit Rosalie, mais aujourd'hui tu t'es prouvée que tu étais plus forte qu'avant, tu peux attendre encore si tu ne veux pas voir Carlisle et les autres mais je pense que ça serait une erreur, me confia-t-elle.
- Non je vais le faire, affirmais-je. Je respirais un bon coup avant d'ouvrir la portière.
Nous sortîmes du véhicule ensemble, je me figeais devant les marches qui menaient à la maison. Rosalie passa son bras autour de mes épaules et nous avançâmes ensemble. Elle ouvrit la porte, on ne voyait absolument rien, il n'y avait aucune source de lumière,
- Rosalie ? Appelais-je hésitante.
- Joyeux Anniversaire Erica ! S'exclama en chœur tous les Cullen au moment où la lumière revint, même Bella était là, sa jambe étant presque guérie, il lui restait une semaine avant d'enlever le plâtre.
- Qu'est- ce que.. ? Ripostais-je encore abasourdis par ce spectacle, une grande banderole où était écrit « Joyeux Anniversaire Erica ! » était suspendue au-dessus de la cheminée, de gros ballons rose et blanc gonflés à l'hélium flottaient partout dans le salon mais le plus impressionnant était le gigantesque gâteau recouvert de glaçage rose avec les bougies 19 ans trônait sur la table basse devant la cheminée. Sans compter les différents paquets colorés éparpillés autour du gâteau. Je jetais un coup d'œil à Rosalie, c'est toi qui leur a dit ? Me renseignais-je légèrement tendue.
- Non je n'y suis pour rien, promis ! Affirma celle-ci avant de rejoindre Emmett.
- C'est moi ! Annonça Alice tout en sautillant sur place, j'ai vu qu'on allait fêter ton anniversaire ensemble et voilà ! Dit-elle en désignant l'ensemble de la pièce.
- C'est … Inattendu, répondis-je prudemment mais j'apprécie vraiment ! Rajoutais-je en voyant la mine défaite de tous les Cullen, vous n'étiez pas obligé …
- Mais si c'est important ! Nous ne fêtions plus nos anniversaires depuis longtemps, continua Alice déçue par ma réaction.
- Comment ça ? Demandais-je curieuse.
- Et bien tu sais au bout de 100 ans, l'attrait devient moins intéressant, continua-t-elle tranquillement.
Quoi ? Comment ça ? Ils avaient tous plus de 100 ans ? Je devins livide, je ne me sentais pas très bien d'un coup.
- Alice ! commenta simplement Jasper, je crois qu'Erica ne va pas bien, indiqua-t-il, elle apparut à mes côtés grâce à sa super vitesse, je pouvais à peine la voir maintenant, mes super capacités avaient pratiquement disparues. Je me sentais comme Clark Kent, privé de pouvoir à cause de la kryptonite. Elle me soutenue avant de me porter jusqu'au canapé. Je pris ma tête entre mes mains, mon mal de tête allait revenir, je le sentais. Bella posa une main sur mon épaule avant de me tendre un verre d'eau qu'Esmée lui avait donné. Je le pris prudemment.
- Tu pensais qu'on avait quel âge ? Commença Emmett, on est des vampires, ne l'oublie pas !
Il semblait bien se marrer cet imbécile.
- Je ne sais pas... avouais-je, à vrai dire je ne me suis jamais posée la question. Je ne cherchais pas à comprendre ce qu'était être un vampire. J'ai eu un avant-goût en me faisant mordre et être pendant quelques temps une super humaine mais c'est tout. Je me sentais stupide maintenant de ne pas m'être intéressée à ces créatures surnaturelles. Mais je veux me rattraper ! Rétorquais-je, Donc... Euh vous avez quel âge ? Demandais-je, je me promis de rester impassible peu importe ce qu'ils me diraient. J'ai encore un peu de mal à croire à tous ces trucs de vampire…
Ils se lancèrent des petits regards entre eux comme s'ils partageaient une bonne blague.
- J'ai 73 ans, commença Rosalie, je suis née en 1915 à Rochester à New-York et je suis devenue vampire en 1933, la suite tu sais maintenant souffla-t-elle douloureusement. Emmett la serra quelques instants dans ses bras avant de prendre la suite.
- Moi je n'ai que 71 ans ! Plaisanta-t-il, Je suis le plus jeune de cette famille ! Je suis né en 1915 dans le Tenesse à Gatlinburg et je suis mort en 1935, conclut-il souriant.
- Ah… ça promet pour la suite, marmonnais-je entre mes lèvres, ils rigolèrent franchement.
- J'ai été attaqué par un ours et cette charmante femme que voilà, dit-il en faisant tourner Rosalie sur elle-même m'a sauvé la vie. Elle m'a porté sur plusieurs dizaines de kilomètres pour que Carlisle me change en vampire.
- Mais je croyais que c'était difficile pour vous de résister au sang humain ? Se faire attaquer par un ours, ça devait être … sanglant, dis-je un frisson me parcourant le corps entièrement.
- En effet, approuva Carlisle, mais Rosalie a su faire preuve d'une retenue incroyable. Il était réellement fier d'elle comme un père félicitant sa fille, il continua, surtout parce qu'elle a vu en lui son … compagnon. Je déglutis difficilement à ce mot devenu tabou pour moi mais je fis semblant que tout allait bien.
- Je viens d'avoir 86 ans annonça Alice, je suis née en 1901 et je suis devenue vampire en 1920, je n'ai aucun souvenir de ma vie humaine, dévoila-t-elle ni de mon créateur…
- Comment est-ce possible ? Demandais-je malgré moi, elle haussa les épaules, je me suis réveillée dans un hôpital psychiatrique, expliqua-t-elle, et le premier souvenir que j'ai eu était la vision de Jasper, mon compagnon, dit-elle en le regardant, celui-ci lui sourit en retour.
- Je trouverais ça presque romantique si ce n'était pas aussi grave, rétorquais-je en fronçant les sourcils.
- Oh tu as raison ! C'est tellement romantique ! s'enthousiasma Alice en embrassant la joue de Jasper.
- Je suis né en 1844 à Houston au Texas, poursuivit celui-ci.
- La vache ! M'écriais-je, il esquissa un sourire poli.
- Et je suis devenu vampire en 1863, j'ai donc aujourd'hui …
- 143 ans… terminais-je pour lui dans un souffle, trop choquée pour poser la moindre question, Hey ! Mais attends ! Tu as connu la guerre ? Au Texas à cette période il y avait la guerre de Sécession. Les cours d'histoire revenant avec force à ce moment-là.
- En effet si tu veux je te raconterai en détails mon histoire un autre jour, c'est un peu long, s'excusa-t-il
- Je comprends mieux pourquoi tu étais incollable en cours d'histoire… Je ne peux pas dire que tu triches vu que t'étais présent mais quand même … Grognais-je. L'ambiance était de nouveau légère, je ne réagissais pas si mal au final.
- Je suis née à Columbus en Ohio en 1895 et je suis devenue vampire en 1921, j'ai 86 ans, prononça doucement Esmée. Elle réfléchit longuement avant de poursuivre, c'est Carlisle qui m'a trouvé à la morgue, j'ai eu un petit mouvement en arrière, ça devait être horrible d'être déclarée morte alors qu'on ne l'était pas. Je me suis jetée du haut d'une falaise après avoir perdu mon premier enfant.
Cette phrase me fit l'effet d'une gifle. Je lâchais le verre qui alla s'écraser en plusieurs morceaux à mes pieds, mouillant au passage le tapis sous la table basse. Esmée bondit sur ses pieds, je vais chercher de quoi nettoyer le sol, même des dizaines d'années après son suicide et la perte de son enfant, elle souffrait encore.
Je dis la première phrase qui me vint à l'esprit,
- Une amie m'a dit récemment que je ne devais laisser aucune personne, événement ou blessure m'empêcher de vivre, que j'étais forte, je ne devais jamais en douter. Si j'étais encore debout aujourd'hui, je me levais pour appuyer mes dires, alors c'est que j'ai survécu au pire. Rosalie me regarda surprise, je continuais, Esmée m'écoutait attentivement, j'ai essayé de me suicider à l'âge de 15 ans, annonçais-je.
Mon annonce fit l'effet d'une bombe au milieu du salon sous les ballons volants à travers le salon.
- Quoi ? bafouilla Bella. Je soufflais avant de me rassoir confortablement dans le canapé, je ne pensais pas en reparler deux fois dans la même soirée mais je pouvais le refaire, pour Bella, pour Esmée et pour moi.
Flashback 3 heures plus tôt.
- C'est un bon jour pour vivre car je m'appelle Erica, j'ai 19 ans et aujourd'hui c'est mon anniversaire. A l'âge de 15 ans j'ai fait une tentative de suicide.
- Nous sommes là pour célébrer ton jour, récita Sélénia.
- Je me suis retrouvée à l'hôpital pour un lavement, j'avais pris un mélange de différents médicaments et d'alcool. Je me replongeais dans ces souvenirs douloureux. C'est ma mère qui m'a trouvé à ce moment-là, inconsciente dans mon lit. Mes parents étant divorcé et mon père étant souvent en déplacement pour son travail, arriva à l'hôpital le lendemain, ils ont eu une terrible dispute à mon propos. Cela faisait déjà plusieurs mois que je ne parlais plus et mangeais sans appétit…
Notre petit secret.
Je fis une pause, le dégoût me coupant la respiration, je ne pouvais pas parler de ça, pas encore. Rosalie me serra la main tout en continuant à regarder ses genoux, je repris.
- Mes parents ne savaient plus quoi faire, ils m'avaient déjà fait admettre dans un centre spécialisé pendant quelques semaines mais rien ne fonctionnait. Jusqu'au jour où je fis ma tentative de suicide. Par la suite mon père m'emmena au centre de soin d'Ocean Shores, « Le Jour d'Après » où je rencontrai pour la première fois Alexandra. Grâce à elle et aux livres j'ai repris ma vie en main, je suis sortie de ce centre environ un an plus tard. Je suis retournée vivre chez ma mère et j'ai repris tant bien que mal les cours mais j'avais encore beaucoup de difficultés à m'intégrer, je rentrais en seconde et le lycée reste impressionnant, beaucoup approuvèrent, oui le lycée peut être difficile surtout si on se traîne des problèmes. Bref des rumeurs ont commencés à circuler sur moi, je subissais en silence la méchanceté de mes camarades j'ai fini par faire une fugue. Pendant plusieurs mois j'ai vécu dans la rue, voyageant sur la côte ouest en moto, faisant de petits boulots pour avoir de quoi me nourrir et je dormais chez l'habitant. J'ai fait un jour une rencontre décisive… Par la suite, je suis rentrée chez mon père. Nous avons pu nous parler et depuis le mois de juillet je vis à Forks chez un ami à mon père et sa fille avec qui ça se passe bien, je suis les cours même si je ne me fais pas beaucoup d'amis, je pensais à Angela et Jessica. Je suis plus forte qu'avant et je me sens mieux.
- Merci pour ton histoire, prononça Sélénia, c'est un très bon début, approuva-t-elle
Fin du Flashback
A la fin de mon récit, je relevais doucement les yeux, tous avaient une mine défaite. Esmée avait les lèvres qui tremblaient, elle se retenait tant bien que mal de pleurer, je regardais en direction de Carlisle, ses yeux ne me lâchaient pas, je le voyais réfléchir.
J'essayais de lui sourire mais c'était difficile quand Bella se jeta sur moi me serrant dans ses bras, elle commença à pleurer.
- Si j'avais su … pleura-t-elle, je lui répondis, tu aurais pleuré quand même, plaisantais-je, c'est bon ça ira mieux maintenant, j'y travaille, je fis un petit clin d'œil à Rosalie pour confirmer. J'en suis encore qu'au début mais ça ira, lui répétais-je pendant que je lui caressais les cheveux.
- Bon allez ! Assez de larmes pour ce soir ! S'exclama Alice en se levant du canapé.
- Tu as raison, confirmais-je, je vais chercher de quoi ramasser les morceaux de verres, annonçais-je. J'avais besoin de m'isoler pendant quelques minutes toute seule, faire le point sur la situation.
- On va s'en occuper, me devança Rosalie, il ne manquerait plus que tu te coupes et cette soirée d'anniversaire serait un vrai fiasco ! Elle ramassa rapidement les morceaux de verres pendant qu'Esmée essuya le sol avec du papier absorbant.
- Encore désolé Esmée pour le verre et le tapis, dis-je penaude, ce n'est rien, me répondit-elle, je suis très heureuse que tu sois là avec nous, me chuchota-t-elle, pourrais-je aller aux toilettes ? demandais-je soudainement.
- En haut et tout de suite à gauche, m'indiqua-t-elle.
Je montais rapidement les escaliers et ouvrit la première porte à gauche. Je m'appuyais contre celle-ci. Je regardais mon visage dans la glace, de grosses cernes se dessinaient sous mes yeux, mon teint était verdâtre. J'ouvris le robinet pour me verser de l'eau fraîche sur le visage.
Notre petit secret.
Au moment où je sortis des toilettes, Carlisle m'attendait au bout du couloir devant la cuisine ouverte, un verre d'eau à la main. Il était toujours habillé d'une façon chic et décontractée, à vrai dire je n'avais jamais fait réellement attention à la manière dont ils s'habillaient tous, trop fascinée par leur visage parfait.
- Est-ce que tout va bien ? Me demanda-t-il inquiet en me tendant le verre d'eau, je frôlais ces doigts en le prenant, un délicieux frisson traversa mon corps.
- Oui, ça fait peut-être un peu trop d'émotion pour ce soir, avouais-je, je bus une gorgée pour me donner une certaine contenance. Je restais incertaine dans mes sentiments, je ne savais pas si je devais me sentir heureuse de le revoir et de lui parler ou au contraire me morfondre sur moi-même.
- Je comprends, descendons, Alice est impatiente que tu ouvres tes cadeaux, m'expliqua Carlisle, je lui fis un petit sourire et descendis la première.
Bella me souriait, ses yeux encore rougis. Les autres Cullen étaient tout autour de la table basse faisant un demi-cercle, Alice s'avança la première en me tendant son cadeau, un gros cadeau légèrement arrondi.
- De la part des filles Cullen, Rosalie l'a choisi, Esmée l'a emballé et j'ai su que tu en auras besoin, termina-t-elle ravie, je m'assis pendant que j'ouvris ce premier cadeau.
- Un casque de moto ? Ce modèle n'est même pas encore commercialisé aux Etats-Unis, remarquais-je complètement ébahie, un casque noir brillant avec des bandes noirs mat décoraient le casque, des lumières leds bleues entouraient la visière, il était magnifique.
- Tu vas casser ton casque actuel dans quelques jours, on a juste pris un peu d'avance, continua Alice.
- Ah … Et bien merci, prononçais-je difficilement, c'était toujours perturbant de savoir ce qui allait se passer en avance, il est vraiment magnifique et je préfère ne pas savoir comment vous avez trouvé cette merveille, plaisantais-je.
Emmett me donna à son tour un cadeau, je l'ouvris doucement par peur de ce que je pourrais trouver.
- J'espère que ce n'est pas une collection d'insectes ou d'autres trucs bizarres, lui demandais-je.
Je repensais encore au moment où il m'avait mis un ver de terre sous le nez, il rigola tandis que les autres nous regardèrent intrigués, celui-ci leur expliqua la série de petits tests que j'avais subit.
- Un t-shirt ? Je fus secrètement soulagée, le logo de superman était imprimé sur un t-shirt bleu mais en dessous le prénom Erica était rajouté en noir. Je rigolais, il est génial Emmett ! Merci, je vais le mettre maintenant, ça me fera un bon souvenir de cette période enfin … bref. Je préférais éviter de repenser à James et sa tentative de meurtre.
Jasper s'avança à son tour, je ne suis pas vraiment doué pour les cadeaux, avoua-t-il, il me tendit un petit paquet parfaitement bien emballé. Je l'ouvris précautionneusement, intriguée par son contenu.
- Comment … ? Soufflais-je choquée, c'était une photo de Bella et moi, nous étions parties nous promener en forêt. Elle avait absolument voulu essayer la moto, je n'étais pas hyper emballée par son idée mais au final j'avais accepté. La photo avait été prise au moment où j'aidais Bella à se relever. Elle n'était même pas montée dessus qu'elle avait déjà glissé sur une flaque d'eau. Nous riions aux éclats, cette photo me paraissait tellement vivante. J'avais gardé un excellent souvenir de ce moment. Au final Bella n'avait pas fait de moto.
- J'étais parti me balader ce jour-là avec mon appareil photo et je vous ai entendu, révéla Jasper.
- Waouh Jasper, tu es vraiment doué ! Cette photo est vraiment très belle, l'émotion me coupa la voix, je caressais doucement le cadre en bois. Je montrais la photo à Bella, je veux exactement la même ! s'écria-t-elle.
- Je ne savais pas que tu voulais faire de la moto, intervint Edward, Bella lui sourit, au final je n'ai pas été capable de monter dessus, répliqua-t-elle joyeuse.
- Je vais mettre mon super t-shirt de super humaine et après on fait une photo tous ensemble ! annonçais-je en montant les escaliers.
Je me changeais rapidement dans les toilettes. En sortant, je tombais sur Carlisle une seconde fois.
- Le t-shirt te va parfaitement bien, super humaine, sourit-il en me voyant, dans sa main derrière son dos apparu un petit paquet. Je voulais aussi te donner mon cadeau, déclara Carlisle, je reconnu tout de suite la forme, un livre.
Il était vert foncé avec des petites arabesques dessus en relief, il était très beau et semblait extrêmement ancien.
- « Orgueil et Préjugée » lus-je en écriture manuscrite sur la première de couverture, c'est un de mes livres préférés ! J'ouvris la seconde page, « Pour Carlisle, avec toute mon amitié, Jane », l'encre avait jaunis par endroit, et les feuilles étaient beaucoup plus épaisses que les livres actuels, je regardais Carlisle choquée, c'est ? C'est ?! ..
- Oui confirma Carlisle, j'ai connu Jane Austen.
- Oh putain ! Lâchais-je malgré moi, en regardant de plus près le livre avec une toute nouvelle attention.
- Langage ! Cria Esmée depuis le salon, Pardon ça m'a échappé ! lui répondis-je surexcitée, C'est Jane Austen quand même, ajoutais-je pour justifier mon dérapage grossier.
- Non mais attends ! Comment tu as pu connaître Jane Austen ?! Je ne peux pas accepter un tel cadeau ! C'est beaucoup trop ! M'écriais-je. Faudrait que je porte des gants pour le manipuler, marmonnais-je pour moi-même en utilisant l'emballage cadeau pour le toucher de nouveau.
- Je suis vraiment heureux que mon cadeau te plaise, compléta Carlisle, un grand sourire aux lèvres, je me précipitais sur lui pour le remercier, je refermais mes bras autour de son corps, entrant avec force contre son torse, il referma ses bras autour de moi et me chuchota à mon oreille, Bon Anniversaire Erica. Je m'imprégnais de son parfum, l'émotion ma coupant la gorge, les larmes au bord des yeux. J'étais tellement heureuse, c'était le plus bel anniversaire que j'avais eu. Je respirais profondément dans sa chemise, menthe comme toujours.
Menthe
Menthe
Menthe
« Edward dort avec moi depuis deux mois »
- Carlisle… murmurais-je refroidie contre son torse.
- Oui ?
- Tu es venu dans ma chambre combien de fois ? Demandais-je, je le sentis se figer dans mes bras. Est-ce que c'est un trait de famille ? Criais-je en me dégageant de ses bras, la colère me submergeant d'un coup.
- Ce n'est pas ce que tu crois ! Riposta Carlisle glacial.
- Ah ! Dis-moi ce que je crois alors ? sifflais-je, les poings serrés, le corps tendu. Il souffla vaincu avant de se détourner légèrement de moi et prendre sa tête entre ses mains.
- Je ne veux plus me disputer avec toi lâcha Carlisle, je ne peux plus, ça me fait trop de mal, je ne supporte plus de te perdre, être si proche de toi, il avança sa main vers mon visage mais se stoppa avant de pouvoir me toucher. Je ne sais plus quoi faire Erica… Il tourna les talons avant de s'éloigner vers son bureau, ouvrit la porte et la referma sans même me regarder.
Je m'effondrais sur le sol, une douleur fulgurante traversa mon cœur, je sentis mon estomac se tordre dans tous les sens, je tombais par terre, j'entraperçus entre mes yeux à moitié ouvert les Cullen et Bella au-dessus de moi, et Carlisle, le visage ravagé par l'inquiétude.
- Qu'est-ce qui m'arrive ? articulais-je difficilement, tout mon corps se bloquait, se tordait, brûlait. Ça fait mal ! Hurlais-je les larmes jaillissant de mes yeux, je devenais incontrôlable.
- Jasper fait quelque chose ! Hurla Edward, il s'agenouilla à mes côtés bloquant mon corps qui ne m'obéissait plus.
- Je n'y arrive pas ! Je ne la sens même pas ! Répliqua celui-ci furieux d'être incapable d'agir.
- Carlisle, tu es son compagnon ! Il n'y a que toi qui puisse faire quelque chose, expliqua Alice, ça fait trop longtemps que vous êtes resté éloigner l'un de l'autre aussi bien physiquement que mentalement. Tu en es capable, affirma Alice à l'attention de Carlisle.
- D'accord, d'accord, poussez-vous tous ! Il me prit délicatement contre lui, commença à me bercer, mon corps se calma instantanément, je pus de nouveau respirer normalement, je me sentis aussitôt à ma place, je suis tellement désolé, répétait sans cesse Carlisle, son visage enfouit dans mon cou, un sanglot bloqué dans sa voix.
- Venez, dit Alice, laissons les seul et ils disparurent.
- Non c'est moi … Je n'arrive pas à me contrôler quand il s'agit de toi, tu me rends dingue, avouais-je d'une petite voix.
- Tu ne comprends pas Erica, je donnerai n'importe quoi pour te rendre heureuse, je ferai ce que tu voudras de moi mais s'il te plait ne me rejette plus, déclara Carlisle, je ne le supporte plus …
Je restais silencieuse, enfouis dans ses bras. Je me sentais tellement en sécurité dans son étreinte. La voix d'Alexandra résonna dans ma tête au même moment.
« Aimer est le projet de se faire aimer »
- Plus jamais, promis-je, plus jamais je ne te rejetterais, je t'en fais la promesse, lui dis-je en le regardant droit dans les yeux avant d'embrasser délicatement sa joue froide.
Carlisle m'avait emmené dans sa chambre, j'étais toujours dans ses bras incapables de m'éloigner de lui. Nous ressentions tous les deux le besoin de se retrouver physiquement. Il frottait continuellement son nez contre ma tête, ses bras me plaquant contre son torse.
- Et Esmée ? Demandais-je au bout d'un moment, la raison reprenant le dessus.
- Quoi Esmée ? Me répondit Carlisle imperturbable tout en continuant ses petites caresses.
- Et bien c'est ta femme… Son rire soudain m'interrompit, je vois que je te fais rire en tout cas, marmonnais-je vexée, il me redressa face à lui et me fixa gravement.
- Esmée n'a jamais été ma femme, indiqua Carlisle, d'où sors-tu une idée pareille ?
- Oui, bonne question, à quel moment m'étais-je persuadée qu'Esmée était sa femme ? Personne ne m'avait dit qu'elle était sa femme. J'avais fait une conclusion hâtive en me basant sur ce que je croyais voir.
- Mais alors ? Tu ne l'as jamais aimé ? Demandais-je stupéfaite par ce que cela représentait pour moi.
- Pas de la façon dont tu l'imagines, je ressens un amour différent maintenant et c'est pareil pour elle, m'expliqua Carlisle. C'est vrai qu'au moment où je l'ai changé, une partie de moi espérait qu'elle devienne ma compagne mais nous n'avons jamais ressentis cette attirance l'un pour l'autre finalement et aujourd'hui…. Tu es là. Je me relevais d'un coup faisant les cent pas. J'étais stupide, furieuse contre moi-même. Que se passe-t-il ? Demanda Carlisle inquiet
- Tu ne comprends pas ! Explosais-je d'un coup, depuis le début j'ai cru que tu étais marié avec Esmée et que tu voulais, excuse-moi de l'expression, te taper une fille plus jeune comme ça, c'est pour ça que je t'évitais toi et les autres constamment, je m'affalais à côté de lui sur le canapé, la tête entre mes mains complètement à bout.
- Alors c'est moi qui ait fait une terrible erreur, je le regardais sans comprendre, je suis désolé que tu ais cru que je voulais me taper une fille plus jeune, me dit-il en mimant des guillemets et je ne pus m'empêcher de rigoler.
Je rigolais jusqu'à en pleurer.
À suivre…
Alors ? Vos réactions ! Déçu ? Heureux ? Impatient ? Dîtes-moi tout !
Petit extrait du prochain chapitre :
« Nous descendons de la voiture, mes cadeaux sous les bras, je me retourne vers Edward
- Dis à Carlisle que je suis désolée mais je ne pourrais pas venir demain.
- Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Demanda-t-il intrigué par ce que la présence de mon père engendrerait comme situation.
- Je ne sais pas encore répondis-je sincèrement et je rejoignis Bella qui m'attendait devant la maison. »
On va jouer un petit jeu, je voudrais que vous me disiez ce que vous imaginez ce qu'il va se passer dans le prochain chapitre grâce aux extraits que je laisse à chaque fois ! Alors à vos claviers ! Dîtes-moi vos hypothèses.
