Disclaimer : Rien n'est à moi, tout est à JK Rowling.

Béta : BettyMars

Bonjour à tous, je vais faire court aujourd'hui car 1er jour de soldes, donc dur journée qui m'attend (et pas en tant qu'acheteuse …) donc je vous laisse découvrir et je vous dis à la semaine prochaine pour le dernier chapitre de cette histoire !

Bis et à mercredi !


Mercredi 10 juin

Le retour à la civilisation ... héhéhé ... je me sens drôle là ... La civilisation ... héhéhé ... donc le retour au manoir fut un vrai délice. Après un mois « ailleurs », notre confort, tout relatif qu'il était, nous a empli d'un bonheur intense. La vie « là-bas » n'avait pas été simple. Si pour certains l'adaptation s'était bien passée, pour la plupart des autres, se fut un vrai calvaire. Aussi quand nous avons passé le seuil de la propriété, un gros soulagement a parcouru une bonne partie des sorciers purs et durs. Et oui. J'ai enfin vu l'avantage d'avoir un père ayant une certaine passion ... et Pansy était bien contente d'être ma meilleure amie et surtout voisine d'enfance, donc d'avoir eu l'occasion d'apprendre en même temps que moi la passion du paternel. Hermione et Luna nous ont aussi démontrés qu'elles avaient de la ressource ainsi que Viktor et Blaise. Et heureusement car tous les autres ...

Nous avons même eu droit à un accueil festif de la part de Alf et de certains habitants du port. Finalement, ils nous apprécient bien les gens du coin. Bon ils n'étaient pas très nombreux car l'ile est toujours maudite d'après eux, mais ça fait toujours plaisir de voir que nous ne laissons pas indifférents. Très vite notre frigo fut plein pour pas un rond. Mais la fête n'a pas duré très longtemps car nous étions crevés de notre voyage. Puis très vite la vie a repris comme si rien ne s'était passé. Mais avec un peu plus d'entrain car finalement ce manoir pourri, c'était le notre. On l'avait réparé, nettoyé, redonné une vie et une âme ... notre âme. Alors du coup, pour lui rendre hommage, nous avons très vite fini de le mettre en « état ».

Bien sûr, il n'était pas neuf, mais au moins aujourd'hui, il était habitable dans son intégralité. Oui oui je sais, ça fait super sentimentaliste tout mon baratin, mais si vous aviez vu Fred, George, Seamus et Ron, se prosterner devant le manoir comme un inca se prosternerait devant Pachamama ... Si on les avait laissé faire, ils auraient mis devant l'entrée des offrandes de toutes sortes et surtout de la nourriture à profusion. Mais bien sûr, et nous on bouffe des racines aussi ? Bref, cela fait plus de neuf mois que nous sommes sur l'ile et maintenant, enfin, nous pouvons dire que nous sommes en vacances. Car là à part l'entretien ordinaire d'une maison, certes grande la maison, nous n'avons plus rien à faire.

Et là je suis sûre d'une chose, c'est que vous vous demandez de quelle façon vous allez pouvoir me torturer pour savoir ce qu'il s'est passé ce lendemain de pleine lune. J'ai raison n'est-ce pas ? Alors je vais être gentille et vous raconter ça. De toute façon, c'est bien à ça que sert un journal de bord non ? Donc reprenons là où j'en étais resté. Voyons voir ... ah oui voilà ... « Euh ... je ne veux pas affoler les gens mais c'était quoi ça ? Ici aussi il y a des BRNI ? ... Olala ... Olala ... OLALA ... MERLIN mais qu'est-ce que ... »

Un bruit étrange venait de se faire entendre. Après coup, cela ressemblait aux gonds grinçants d'une lourde porte. Puis dans le grand blanc ambiant, une lumière nous a ébloui tel un grand spot lumineux. Au milieu, une ombre s'est détachée. Une silhouette immensément grande ... oui tout semble grand ici. Plus elle approchait plus l'ombre changeait. Quand elle sortit de la lumière, l'ombre qui du coup n'en étant pas une, nous surprit.

- Bonjour jeunes voyageurs.

- Jeune, jeune ... je trouve ça un peu gros de la part d'un môme de 6 ans ! S'exclama Seamus

- J'ai bien plus que cela. Mon âge est bien plus avancé que le votre. J'ai plus de 800 ans.

- 800 ans ? Mais tu n'arrives même pas à la hauteur de ma ceinture !

- Ron ferme là !

- J'ai atteint un état spirituel qui me permet de prendre l'apparence que je souhaite. Et il semblerait que je mette plus en confiance si je ne suis qu'un enfant.

- Où sommes-nous ? demanda Hermione très intelligemment.

- Vous être dans une antichambre spatiotemporelle.

- Une antichambre quoi ? demanda Fred.

- Statiopemtorielle ? C'est quoi ? Continua George.

- Spatiotemporelle ! En gros nous sommes dans une pièce qui n'est ni dans notre monde ni dans un autre ... nous sommes quelque part dans le temps et l'espace mais sans lieu bien déterminé, c'est cela ? Demanda Blaise.

- C'est bien cela, répondit l'enfant.

- Mais comment on est arrivé là ? Et pourquoi ? Et comment on en sort ? Et ...

Ola, Seamus s'affole. Allez respire mon gars, laisse le temps que gamin de te répondre avant de poser la prochaine question.

- Vous avez passé la porte.

- Ah ... et comment on a fait ça ? Non parce que, à part la lumière étrange, nous étions encore dans les ruines du temple il n'y a pas très longtemps, remarqua Ginny.

- La porte s'est ouverte et vous l'avez passée.

- Ça a un rapport avec la grande lumière qui a immergé le temple ? Demanda Padma.

- Oui. Le Temple de la Lune de Sang a créé le passage jusqu'ici.

- Le Temple de la Lune de Sang ? Pourquoi un tel nom ? Questionna Blaise.

- Car il est régi par la Lune Rouge.

- Et c'est qui la lune rouge et qu'est-ce que la lune de sang ? Franchement ce qu'il nous raconte, ça nous avance vachement ça, vous ne trouvez pas ? Ironisa Parvati.

- Je ne connais pas les traditions du peuple qui a construit ce temple, mais pour ce qui est de cette histoire de Lune ... La Lune Rouge, c'est comme cela que certains nomment la Lune lorsqu'une éclipse à lieu. Et hier soir c'était la pleine lune. Je n'ai pas fait attention car j'étais plutôt fatiguée, mais une éclipse a lieu lors de la pleine lune lorsque la Terre se retrouve entre la Lune et le soleil dans un alignement parfait. Et la Lune se teinte alors d'une couleur rouge qui peut aller jusqu'au rouge sang dans certains cas. Certains disent que la Lune montre alors toute sa puissance et la hauteur de sa magie. Chez les celtes, par exemple, la Lune a un rôle très important.

Pour une fois que je peux faire part de mon savoir et couper la chique à Blaise et Hermione ... je n'allais pas laisser passer l'occasion !

- Vous avez raison Miss. Le temple a été construit dans l'ancien temps par mes ancêtres. Ils avaient trouvé comment voyager d'une dimension à une autre. Mais dans une période politiquement instable, les portes furent utilisées de façon plus que mauvaise. Ils ont alors décidé de laisser la Lune gérer le portail. Ils ont ainsi détruit toutes les portes terrestres à part trois. Trois temples bâtis en l'honneur de la Lune furent édifiés dans trois lieux différents de la Terre. L'un d'eux est celui part lequel vous êtes arrivés. Les deux autres ont été totalement détruits au fil des ans et ne sont plus utilisables.

- Mais comment fonctionne-t-il ce temple ? Comment la Lune peut ouvrir un portail spatiotemporel ? Demanda Mione.

- C'est de la magie très ancienne. Les concepts ont été oubliés au fil des siècles. Mais le temple lui, ne l'a pas oublié.

- Donc à chaque fois qu'il y a une éclipse de Lune, le portail s'ouvre ? Mais depuis huit mois que nous sommes là, enfin qu'une partie de nous est là, nous n'avons jamais vu une telle lumière. Et pourtant elle se voit de très loin. Il a bien dû y avoir plusieurs éclipse de Lune non ? fit intelligemment remarquer Lavande.

- « Une Seule Fois Tous les Dix Ans, Et Pour un Grand Changement, Lorsque la Dernière Pleine Lune d'Avril Rougeoiera, Sur d'autres Mondes le Portail Lumineux s'Ouvrira ».

Mince alors ... Une seule fois tous les dix ans et il a fallu que ça tombe sur nous ! Quels chanceux nous sommes n'est-ce pas ? Pourquoi on a voulu aller visiter l'ile alors que le manoir nous suffisait largement ! Et visiblement la tante Bidule a très certainement dû avoir autant de chance que nous ... d'où sa mystérieuse et brutale disparition. Bref, nous voilà tous sous le choc de la révélation. C'est Draco qui brisa le silence.

- A-t-on la possibilité de revenir chez nous sans passer dans une autre dimension ?

- La porte du Temple s'est refermée derrière vous. Vous n'avez pas le choix, une dimension va vous choisir et vous devrez y aller.

- Et si on ne veut pas ? Si elle nous plait pas cette dimension et qu'on reste ici pour prendre la suivante ?

- Vous mourrez.

Harry se renfrogna à la réponse. Non, ce n'était décidément pas la réponse qu'il souhaitait quand il avait posé la question. Ce n'était pas la réponse que Nous attendions. Padma prit la suite.

- Que doit-on faire pour rentrer chez nous ?

- Dans un cycle Lunaire, le portail entre vos deux mondes s'ouvrira. Vous aurez quelques minutes pour le passer et rentrer chez vous. Passé ce délai, la porte se refermera pour les siècles à venir.

- Un mois dans un endroit que nous ne connaissons pas ... super. Moi je mets mon réveil pour ne surtout pas louper le départ ! Lança Dean.

- Attendez, vous avez dit que c'était la dimension qui nous choisissait ? Mais comment ça ?

Ah oui, merci Blaise de poser les bonnes questions. Déjà qu'on est dans le flou, si en plus on ne peut pas choisir où atterrir, ça va être galère quand même !

- C'est le pouvoir de la Lune Rouge. La porte par laquelle je suis arrivé va s'ouvrir dans quelques minutes et un nouveau monde vous attendra. Bonne chance pour votre nouvelle vie.

Et dans un brouillard de lumière, le mioche disparut nous laissant comme des pauvres andouilles. On a tout juste eu le temps de se remettre de cette conversation surréaliste que le spot lumineux réapparaissait, nous ouvrant sa porte sur un monde qu'on craignait de découvrir.

- Bon alors je crois que là si on ne veut pas crever comme des parasites, on doit y aller ... Qui passe le premier ?

Ron a parfaitement résumé la situation mais personne ne semblait prêt à faire un pas. Finalement c'est Viktor qui amorça le mouvement et les autres gars le suivirent assez rapidement ... mais quelle galanterie d'un coup ! Ne vous trompez pas, nous autres, les filles, on était bien contentes qu'ils passent devant. Bon, on les a rapidement suivis aussi. Faudrait pas rester ici trop longtemps non plus.

Et nous avons tous passé la porte. Nous avons atterri dans un cercle de pierre, meublé de terre rouge. Un petit rappel de notre Lune de Sang sûrement ... il était super grand ce cercle, on était déjà 19 dedans et on aurait pu en mettre au moins autant de plus. Autour du cercle, des arbres touffus nous cachaient la vue. Une fois la muraille de végétation passée, nous avons eu devant les yeux un bien étrange spectacle. De vastes plaines s'étendaient devant nous. Enfin des plaines un peu sèches car par endroit de vastes terrains de caillasses et de poussières mangeaient l'herbe un peu moins verte qu'elle n'aurait dû. Sur la verdure, des dizaines de bovins paissaient tranquillement. Et à côté, un vieux bâtiment délabré cassait la monotonie de la vue.

- C'est quoi ce bordel ? s'écria Ron.

- On se croirait dans un western, constata Harry.

- Un quoi ? Demanda Viktor.

- Un film se passant dans le far-West américain du dix-neuvième siècle.

Oui ce n'est pas faux. C'était bien le genre de décors pour ce genre de film ... Avant de totalement nous dessécher, nous nous sommes dirigés vers ce qui semblait être un vieux ranch. Arrivés devant, nous avons constaté qu'il était bien délabré.

- Pourquoi on attire les baraques à moitié détruites ? Je veux un palace un vrai ! S'indigna Pansy.

- Bonjour jeunes gens. Vous êtes les nouveaux gérants du ranch ? Votre tenue est étrange, mais je vous souhaite la bienvenue quand même.

- Euh ... oui c'est bien ça. Nous sommes les nouveaux, nous venons de loin et c'est là mode là-bas. Moi c'est Seamus Finnigan et eux c'est ... les autres ...

- Hé !

Fumier ! Toi tu vas prendre ta trempe pour payer cet affront ! Bon en attendant, Seamus posa la bonne question, on doit faire quoi ici ? Le gars, bien type Cow-boy, nous a regardés comme si on était des extraterrestres, bah on n'en est pas loin en même temps, avant de nous expliquer que nous devons nous occuper des bêtes et des bâtiments. Alors réparer la bâtisse, même si ça ne nous fait pas trop plaisir, ça on sait faire. Mais les bêtes ...

- Pour l'instant il vous faut regrouper le troupeau avant de le déplacer dans une autre prairie que l'été ne brûlera pas comme celle-ci. Vous avez des chevaux dans l'enclos derrière l'écurie ainsi que ces trois là devant. Des hommes vous attendront là-bas pour surveiller les bêtes avant que vous ne deviez les re-déplacer ailleurs d'ici deux mois.

Ça ce ne sera pas notre problème car d'ici là, nous, nous ne serons plus là ... on veut vite rentrer ! Le Cow-boy monta son cheval et l'éperonna avant de partir au galop dans un grand nuage de poussière.

- Et on ne peut pas les laisser crever là les bêtes ? Non parce que moi vous ne me ferez pas monter sur un cheval ! S'indigna Ron.

Moi je l'aurais bien claqué rien que pour vouloir laisser des animaux mourir sous ses yeux. Et puis d'un coup, les chevaux, qui passaient devant nous, me donnèrent une idée. Un coup d'œil à Pansy me montra qu'elle avait eu la même idée. Après un : « t'es qu'une Larve Ronnie », nous sommes toutes les deux parties en courant vers les deux équidés. Ils ont piaffé, effrayés de voir deux furies foncer sur eux. Ils n'eurent pourtant pas le temps de ruer que nous avions sauté sur leur dos, à cru. Un coup de talon dans leur flan et ils sont partis au galop. Nous avons fait une bonne petite course que Pansy gagna d'une courte distance avant de revenir vers les autres en soulevant un gros tas de poussières. Devant l'air médusé de certains et envieux des autres, Pansy éclata de rire.

- En tout cas moi, je vais me régaler à chevaucher dans ses grandes contrées !

- Mais comment vous faites ça ? demanda Seamus un peu effrayé.

- Facile, pour nous. Le père de Tracey possède des chevaux. Il adore les bourrins. On monte depuis qu'on a l'âge de marcher. En fait c'est son cousin, qui a vécu avec eux pendant bien cinq ans, qui nous a appris et finalement ça va bien nous aider ici.

- Enfin bref, je suppose que Ron fera parti de ceux qui répareront les locaux, vu qu'il a peur des grosses bêbêtes.

Oui un petit coup de sarcasme n'a jamais fait de mal. Au final, Les jumeaux, Ron, Draco, Dean, Neville, Harry, Daphné, Padma et Ginny ont déclaré préférer s'occuper de la remise en état du ranch avec les deux pieds bien fermement posés au sol. Hermione, Viktor, Luna, Parvati, Blaise, Pansy et moi nous devions nous occuper de déplacer les bêtes car nous avons tous quelques notions d'équitation plus ou moins acquises. Lavande nous suivait avec le chariot de nourriture. Seamus lui s'occuperait de la cantine au ranch. Tout un programme ...

Dans un premier temps, nous nous sommes occupés de faire le tour du propriétaire pour voir à quoi nous devions nous attendre. L'état des bâtiments était en gros le même que celui du manoir à notre arrivée. C'est cool. Et ça encore c'est ironique. Dans un gros désespoir, nous avons décidé de ne rien faire de la journée à part, bien sûr, le nécessaire à la vie du bétail. Allez, motivation, dans 28 jours on pourra rentrer chez nous. Dans notre visite des lieux, nous avons trouvé des vêtements un peu plus adaptés à la vie dans le ranch que les shorts et tee-shirt que nous portions. Maintenant nous ressemblons bien à des habitants des westerns, à un chouia près bien sûr. Nous flottions tous un petit peu dans nos habits car on n'avait pas réussi à trouver des vêtements à notre taille. Pansy était plié de rire en voyant Draco, fier aristocrate, dans les « loques » de Cow-boy. Lui par contre tirait une sale tronche.

Dès le lendemain, nous avons commencé à jouer du marteau et du balai. Merveilleux. Pansy et Seamus, accompagnés de Blaise et Dean, sont partis à la ville selon les indications trouvées sur une vieille carte. La ville était vraiment un village tiré de « la petite maison dans la prairie ». Ils ont fait un maximum de provisions afin de ne pas à y retourner tout de suite. Après le repas du midi, on a vu Ginny se relever les manches d'un air très déterminer avant de sortir quelque chose de fin et long de sa poche. Sa baguette ! Comment on a fait pour ne pas penser à nos baguettes ? Euh oui, peut-être le fait de vivre dans un endroit sans magie nous a fait perdre le réflexe ...

- J'en ai marre de cette saloperie de poussière, de ces réparations à faire ! Un peu de magie dans ce monde de brutes ça ne fera pas de mal !

Elle leva sa baguette, lança le sort et ... Rien ... hahaha. Je ris jaune là, ne vous ne trompez pas. Nous voilà encore une fois dans un endroit privé de magie. Ginny s'est assise, renfrognée, en tentant de faire bruler sa baguette rien qu'en la regardant. Heureusement que Harry a désamorcé la bombe d'un baiser passionné sinon je suis sûre qu'elle aurait réussi à y mettre le feu d'un regard. Forte la rouquine ...

Cinq jours plus tard, et pour la première fois depuis des mois, notre petit groupe fut séparé en deux. Les non cavaliers sont restés au ranch pour faire les travaux pendant que nous autres, nous nous occupions de déplacer ces saletés de vaches dans l'autre prairie. Harry et Viktor se chargeaient de diriger dans la bonne direction alors qu'on se chargeait de vérifier que les bêtes avançaient bien sans s'éloigner de trop. Lavande se débrouillait comme un chef avec le chariot.

Et il le fallait bien car il était prévu que le chemin jusqu'aux prairies dure vingt jours. Onze à l'aller, sept au retour et deux jours de « repos » entre temps. Oui l'aller, avec les bêtes, avancerait bien moins vite que le retour. Et comme on a attendu cinq jours avant de partir, ça faisait 25 jours de prévus. Donc sur nos 28 jours de vie ici, il ne restait plus que trois jours pour palier à un souci quelconque. Ce qui dans le far-west était assez peu comme délai. De tout de façon nous avions décidé que si en treize jours, le troupeau n'était pas arrivé à destination, tant pis, il se débrouillerait tout seul car nous on repart au galop direction le ranch et notre retour au manoir !

Heureusement que Blaise et Pansy, ainsi que Mione et Viktor, ont joué en sourdine, car vu que nous autre sommes en célibataire, ils se seraient faits dépecer ! Déjà que Lavande commençait à me prendre le choux avec son Ronnie par-ci, son Ronron par-là ... moi mon Dray il me manque aussi et je dis rien moi ! Alors fous-moi la paix ! Certes, moi c'est secret et je ne peux de toute façon pas en parler, mais quand même ! Un peu de respect pour LA seule célibataire du groupe ! Enfin avec Seamus mais lui ça ne compte pas, j'ai dit « la » et lui c'est un mec...

Douze jours. Ce fut le temps que dura notre voyage. Un jour de plus que prévu sur le planning. Ça va, on était dans les temps. Par contre, les deux jours de repos sont passés à la trappe. On est reparti dès le lendemain matin. On en avait marre d'être assis sur un cheval pas loin de quinze heures par jour à manger la poussière, à griller au soleil et à bouffer de la viande séchée. On n'avait qu'une envie, c'était de galoper aussi vite que le chariot le permettait pour retrouver un lit décent et pas un vulgaire sac de couchage posé sur la caillasse. On voulait aussi prendre un bain correct car se laver comme un chat dans les rivières qu'on croisait, ça va bien deux-trois fois mais après ce n'est plus nettoyant du tout. Et surtout nos hommes et compagnes nous manquaient terriblement. Finalement, nous avions bien fait de partir vite, car il semblerait que les garçons se soient trompés dans leurs calculs. Même à grande vitesse et à vide, le voyage de retour a duré neuf jours au lieu de sept.

Mais l'arrivée fut une vraie joie. Quand ils ont vu notre nuage de poussière approcher, nos amis se sont réunis pour nous attendre. Ron a littéralement sauté sur Lavande alors qu'elle était encore dans le chariot. Il s'est repris à temps mais à un moment j'ai cru qu'il allait lui montrer combien elle lui avait manqué directement sur le banc de la chariote, là devant nous. Dean s'est retrouvé avec une Parvati pendue à son cou et à ses lèvres dès sa descente du cheval. Luna s'est pressée d'aller rejoindre son amoureux avec son sourire doux.

Moi j'ai attendu que les couples se soient retrouvés et que Parvati, Daphné, Dean, les jumeaux et Padma m'aient serrée très fort dans leur bras pour fondre dans ceux de Draco devant le regard stupéfié de certains et complices des autres. Bon, notre relation secrète semble ne pas avoir été secrète pour tout le monde. Tant mieux, maintenant je vais pouvoir bisouiller mon homme quand je le veux sans avoir à me cacher !

Pansy, qui se doutait que Draco et moi nous étions remis ensembles, nous fit bien comprendre qu'elle n'appréciait pas du tout cette situation. Mais heureusement, après une longue route de plus de vingt jours, Blaise s'est chargé de lui faire penser à autre chose en lui indiquant qu'il ferait bien un tour dans le foin. D'ailleurs le ranch n'a pas reçu un seul soin pendant les deux derniers jours et nous étions tous occupés à bien mieux ! Enfin, au départ ça a quand même un peu coincé entre les deux groupes ...

Si de notre côté, le voyage avait été long, monotone, éprouvant et épuisant, la vie au ranch avait été plus calme. Les réparations, c'est quelque chose que nous faisions déjà depuis plusieurs mois donc ils avaient déjà une formation sûre. Le boulot était bien réparti, comme chez nous. Sauf que tous les trois jours, ils s'octroyaient une journée de pause. Petits saligots ... pour nous ce n'était pas possible de faire des pauses ! Après les embrassades, quand on a pris le temps de faire le tour du propriétaire, nous avons constaté avec ironie que seule la cuisine et les chambres étaient en meilleurs forme et encore c'était vite dit.

- Voilà, nous on se casse le cul sur un cheval pas loin de 100 heures par semaine, sans pause autre que le casse dalle et la courte nuit. On doit vérifier que toutes les bêtes arrivent à destination sans qu'un chacal ne vienne les bouffer et on a réussi à éviter une horde d'indiens ... si si, on a vu des flèches trainer. Ils avaient dû passer quelques dizaines d'heures avant nous. Et tout ça pour apprendre quoi ? Que vous, vous vous l'êtes coulé douce ici pendant 20 jours ! Ah bravo ! La prochaine fois vous vous démerderez sans nous ! S'écria Parvati vexée dans son honneur.

- Mais ma ... tenta Dean

- Toi tais-toi ! Ce n'est pas le moment ! Tracey, Lavande, Luna, Hermione, Pansy, Blaise, Viktor, venez ... on va se trouver un endroit tranquille pour roupiller peinard comme des pachas qu'ils ont été !

C'est vrai quoi, la vie sur la piste c'est sympa mais c'est franchement autre chose que de faire la poussière ou enfoncer quelques clous. Du coup, dans une fierté sûrement assez déplacée, nous sommes partis au bord de la rivière pour nous laver un maximum et à grandes eaux. Puis on s'est posé à l'ombre des quelques arbres bien feuillus et nous nous sommes bien reposés. En fait on s'est endormi en quelques instants tellement ont été épuisés. Quand on s'est réveillés, enfin quand nos moitiés nous ont réveillé tout en douceur, la nuit était déjà tombée, une couverture nous protégeait de la fraicheur de la soirée et surtout une bonne odeur de nourriture très appétissante flottait. Merlin, je crois que si ça avait encore été de la viande séchée, on serait allé se noyer ! Je crois que pour se faire pardonner ils nous ont tous préparé une soirée de fête. Repas festif avec toute la bouffe qu'ils avaient pu trouver, lampions, guirlandes, bougies, et tout le tralala.

La soirée a été merveilleuse, et on a aussi reconnu qu'on s'était énervé un peu vite. Mais la fatigue aidant ... Bref, on s'est tous pardonné mutuellement et on a profité des derniers jours ici tranquillement entre couple ... oui TOUS en couple ! Même moi :D ... Bon Seam' est toujours célibataire mais c'est Seamus alors passons ...

Ils nous ont quand même raconté qu'ils avaient eu des soucis avec les villageois. Oui parce que si la première fois quand un groupe d'entre nous est allé à la ville, c'était après avoir trouvé des sous dans le salon. Mais ensuite, il a fallu faire du troc au saloon pour acheter de la bouffe et d'autres affaires indispensables pour vivre. Et ça, ça leur a demandé tout leur fier bagou de Gryffondor, toute la ruse des Serpentards, toute l'intelligence des Serdaigles et surtout tout le sang froid qu'un jeune adulte ne possède sûrement pas. Là je crois qu'ils peuvent remercier Draco et Padma qui ont su calmer le jeu quand tous s'affolaient.

En fait, avant qu'ils n'interviennent, cela s'était fini en bagarre générale et à main nue, à laquelle, Ron, Dean, Fred, George, Seamus et Harry se sont distingués. Ils en ont mis quelques uns hors service avant que des Cow-boys mal dégrossis sortent le fusil. Là Ginny et Daphné ont chopés deux colt et un fusil et elles nous ont joué les Calamity Janes ... plus Calamity que Janes d'ailleurs. Elles ont tiré en l'air, ont explosé le lustre, fait d'un crâne de bison recouvert de bougie. Ce qui eut pour résultat qu'il s'est effondré sur la table, cassant ladite table, éjectant les chopines de whisky et trempant tous ceux qui étaient autour.

- Maintenant, le premier qui bouge, je le tire comme un lapin ! Menaça d'une voix grave notre fière Ginny.

- Ouais, Harry bouge pas ou tu te feras plomber le cul par ta chérie, ricana Fred.

- Fred, ferme là, ordonna Padma en lui donnant un coup derrière les oreilles.

- Dommage Fred. Finalement ça à un avantage d'avoir nos femmes sur les pistes ... commença Ron avant de se retrouver le canon du colt sur son nez.

- Weasley, tu la fermes ou je t'explose la cervelle, fit Daphné d'une voix très menaçante.

- C'est trop vous demander de vous occuper un peu de nous ? Questionna un pèlerin du coin.

- La ferme ! Lui crièrent dessus tous nos amis présents.

Finalement Draco et Padma, qui étaient partis glaner des infos sur la région dans tout le reste du bourg, et qui était arrivés au saloon au premier coup de feu, intervinrent. Là s'en suivit une grande discussion mouvementée sur leurs intentions pacifistes. Après avoir dégommé le luminaire, je ne suis pas sûre qu'ils les aient crus ... Enfin bref, tout s'est bien fini, nos amis ont réussi à faire suffisamment de troc pour acheter tout ce qu'ils avaient besoin, et ils ont même eu la confirmation que s'ils avaient besoin de troquer encore, les villageois les recevraient sans contester. Vive nos deux négociateurs de la paix !

Le 22 Mai au soir, nous nous sommes tous installés dans le cercle de pierres avec nos sacs de couchage et après avoir remis nos vêtements d'origine. Blaise fit la remarque que la tante de Daphné avait soit raté le coche de son retour, soit préféré rester dans le monde qui l'avait choisie, mais que quoi qu'il lui était arrivée, elle n'est jamais revenue hanter son manoir. C'était sûrement juste une histoire pour éloigner les géneurs. Puis le silence est tombé sur nous. Chaque fille au chaud dans les bras de son homme, nous avons regardé la Lune. Une jolie pleine Lune toute teintée d'un beau rouge Sang. C'était étrange aussi de la voir si grosse et si rouge cette Lune si argenté habituellement.

On a été réveillé par une grande lumière éblouissante, avant de nous retrouver allongés dans les ruines d'un vieux temple. On était de retour à la maison, avec un petit bonus. Trois de nos chevaux avaient, semble-t-il, décidé de venir nous rejoindre dans le grand cercle de pierre. Car au matin du 23 Mai, ils avaient fait le voyage avec nous. Et Ronron a poussé un énorme cri lorsque l'un deux a pris ses cheveux en bataille pour son foin matinal. Trop drôle.

Enfin, après avoir sauté partout pour manifester notre joie extrême d'être de retour chez nous, nous nous sommes remis en chemin vers notre Manoir avec nos animaux de compagnie. Après le furet et la belette, voici les chevaux ... quel ménagerie nous faisons ! Après plusieurs heures de marche nous sommes arrivés sur notre plage et un Alf surexcité nous a accueillis. Avec lui, le beau dieu grec qui lui avait servi de remplaçant ainsi que le fils de l'épicier, un des gars de la pharmacie et le type du sex-shop nous ont chaleureusement souhaité la bienvenue.

Qu'avons-nous fait depuis notre retour ? Bah, après un temps de repos bien mérité, on a fini de mettre en état le manoir et on a commencé à se la couler douce.

Merlin que ça fait du bien Enfin du moins ... jusqu'à ce que ...