Traduction de la fiction de peaceful village – Merci à Béné et Saphira Swan pour leur aide.
Merci à Lea Michaelson, Elo69 (Klaus en papa modèle, c'est plutôt une bonne surprise… J'ai adoré le « je te préfère toujours le plus » du dernier chapitre, ça devrait rassurer Caroline !), Glee4 et Klaroline68 (C'est vrai qu'ils sont adorables, et ce n'est pas fini !), et aussi à Tweetounette pour m'avoir rassurée sur la fidélité au texte d'origine !
- Tu es sûre qu'on devrait faire ça ? demanda Matt à Rebekah tandis qu'il s'emparait de leurs bagages. On aurait dû appeler d'abord.
- Mais ça aurait gâché la surprise, répondit Rebekah alors qu'ils sortaient et hélaient un taxi. Tout le monde aime les surprises.
- Je crois que découvrir que ton frère a un enfant dont personne ne connaissait l'existence est une assez grosse surprise pour une vie entière, raisonna Matt, mais Rebekah n'en tint pas compte.
- Ça te donnera aussi une chance de passer plus de temps avec mes frères, pointa Rebekah. Ils seront bientôt tes frères aussi, tu sais.
- Ouais, les mêmes frères qui m'appellent « le Serveur » et « le Roturier » plutôt que par mon nom, dit Matt et Rebekah arrêta de marcher et l'embrassa sur la joue.
- C'est une bonne chose, et Nik se montrera sous son meilleur jour à cause de Caroline, promit-elle, et Matt mit les bagages dans le coffre du taxi et ils y montèrent. Kol débute une nouvelle relation lui aussi et il ne se comportera pas en crétin avec le fiancé de sa sœur devant sa nouvelle petite amie. Tu t'entends bien avec Elijah. Il t'apprécie.
- Seulement depuis que je lui ai demandé la permission de t'épouser, dit Matt, et Rebekah sourit.
Matt avait en effet rassemblé tout son courage et demandé à Elijah s'il pouvait l'épouser. Elijah était maintenant le chef de famille, puisque Mikael était mort. En fait, Matt avait d'abord demandé à sa mère, et c'était Esther qui lui avait suggéré de demander à Elijah. Elijah était un homme vieux jeu et avait apprécié le geste.
- Ça pourrait aussi rapprocher Elijah et Nik maintenant qu'Elijah laisse la furie à la maison, dit Rebekah.
- Pourquoi l'a-t-il épousée s'il la déteste tellement ? demanda Matt, et Rebekah se mordit la lèvre. Becks, je sais que tu sais. Pourquoi Elijah a-t-il épousé Tatia ?
- Très bien, je vais te le dire, répondit Rebekah, et elle prit une grande inspiration.
K&C
- Non… non… pardon ? fit Caroline au téléphone. Vous m'avez donné un prix différent hier. Passez-moi votre responsable. Pourquoi ? Parce que je ne suis pas contente, voilà pourquoi. Je reste en ligne.
Caroline savait qu'elle était dure mais c'était son coup d'essai, et elle était déterminée à le rendre parfait. Klaus voulait aussi que la fête ait lieu samedi, donc dans trois jours, alors Caroline devait donner quelques coups de pied au cul. Elle avait passé toute la journée au téléphone à mettre l'évènement en place. Klaus disait que l'argent n'était pas un problème, mais Caroline comptait toujours obtenir le meilleur prix pour tout.
- Je dois dire que je suis très impressionnée, fit Isobel en arrivant près de Caroline plus tard ce jour-là. Tout mettre en place dans un délai si court. Bien joué.
- Merci Isobel, répondit Caroline.
- Continuez à travailler ainsi, reprit Isobel, et elle retourna dans son bureau.
Le téléphone sonna et Caroline décrocha.
- Bonjour ? Oui… Oui… Quoi ? Non ! fit-elle.
K&C
- Où est mon pantalon ? demanda Bonnie en cherchant dans l'appartement de Kol.
- Je l'ai jeté, répondit Kol.
- Quoi ? Pourquoi ? s'étonna Bonnie, pas sûre de savoir s'il plaisantait ou non : il s'agissait de Kol après tout.
- C'est un crime de couvrir ton magnifique corps, dit Kol. Tu ne devrais plus jamais porter de pantalon.
- Très drôle, fit Bonnie, puis il y eut un coup frappé à la porte.
- Qui ça peut bien être ? se demanda Kol en se levant.
Il ouvrit la porte et vit sa petite sœur de l'autre côté.
- Rebekah ? Qu'est-ce que tu fais là ?
- Est-ce qu'une sœur ne peut pas faire une surprise à son frère ? demanda innocemment Rebekah.
Kol regarda au-delà de Rebekah et vit le Serveur derrière elle.
- J'ai essayé de l'arrêter, dit Matt, mais elle est têtue.
- J'ai une pause entre deux boulots et je n'ai pas réussi à passer assez de temps avec toi en Angleterre, alors j'ai pensé que j'allais venir te rendre visite, expliqua Rebekah, et elle s'invita dans l'appartement.
Bonnie se tenait dans le salon, ne portant rien d'autre qu'une des chemises de Kol.
- Salut Bonnie, ça fait un bail.
- Ouais, fit Bonnie, ses joues s'enflammant avec gêne.
- Hey, je suis Matt, se présenta Matt avec un petit signe de la main et en gardant ses yeux sur le visage de Bonnie.
- Enchantée, répondit-elle.
- Ce truc que tu cherches est sous mon lit, dit Kol, ayant pitié de sa copine.
Bonnie courut quasiment dans la chambre et ferma la porte.
- Mignonne, fit Rebekah. Alors… est-ce que, par hasard, Caroline est chez elle ?
- Non, elle est au travail, l'informa Kol. Et Ella est à l'école.
Rebekah hocha la tête et regarda autour d'elle.
- Ton appartement est très… pittoresque, dit-elle en le parcourant des yeux. Exactement comme dans ma mémoire. Tu sais que notre famille a de l'argent, n'est-ce pas ?
- J'ai un travail, Becks, répondit Kol. Je paie avec mes propres moyens.
- Ah oui, conceptualiser des sites web, dit Rebekah, et cet adorable petit blog que tu fais tourner.
- Tu pourrais ne plus être aussi snob ? lança Kol à sa petite sœur. Et cet « adorable petit blog » est lu par des gens à travers toute la ville. Tu as fait tout ce chemin pour critiquer mes choix de vie ?
La porte de la chambre s'ouvrit et une Bonnie en pantalon en sortit.
- Je dois y aller, dit-elle. Ça m'a fait plaisir de te revoir Rebekah. Ravie de t'avoir rencontré Matt.
Bonnie embrassa Kol sur la joue et partit.
- C'est quoi son problème ? demanda Rebekah dès qu'elle fut partie. Elle a l'air d'être une fille charmante, mais elle doit avoir un sérieux problème si tu as réussi à la convaincre de sortir avec toi.
- Becks… commença Matt, et Rebekah soupira. Tu te souviens de ce qu'on a dit à propos d'être une bonne personne ?
- Très bien, j'aime bien ton petit blog et je le lis tous les jours, avoua Rebekah.
- Vraiment ? fit Kol, surpris.
- Ouais, confirma Matt avec un large sourire. Elle y va tous les soirs. En fait, elle pense que tu es un bon auteur.
- Waouh… Tu m'aimes vraiment ! dit Kol, et Rebekah leva les yeux au ciel.
- Quand est-ce que je pourrai la rencontrer ? demanda-t-elle en allant droit au but.
- Nik a sa première demain, l'informa Kol. Tu devrais y aller. La rencontrer là-bas. Caroline a eu assez de surprises. Laisse-la se préparer à l'arrivée d'une autre Mikaelson, cette fois.
- J'te l'avais dit, fit Matt.
- Très bien, abandonna Rebekah. Je peux attendre un jour de plus, mais seulement un jour de plus.
K&C
- Qui êtes-vous ? demanda sèchement Katherine quand elle ouvrit la porte et vit un homme en costume.
Un très bel homme en costume.
- Je… Je cherche Caroline, dit Elijah, déconcerté par le ton de sa voix.
- Vous êtes lequel ? demanda Katherine en s'adossant à la porte.
- Je vous demande pardon ? répondit Elijah.
- Eh bien, d'après l'accent vous êtes l'un d'eux, de quel Mikaelson s'agit-il ? clarifia Katherine.
- Elijah, se présenta-t-il.
- Oh… Le jeune marié, fit Katherine avec un petit sourire entendu. Comment ça se passe pour vous ?
- Bien, merci, répondit Elijah. Donc je suppose que Caroline n'est pas là ?
- Nan, lui dit Katherine, et elle commença à fermer la porte mais fut stoppée par la main d'Elijah.
- Je n'ai pas retenu votre nom, fit-il.
- Je ne l'ai pas donné, répondit Katherine, et elle ferma la porte.
K&C
- Quoi ! s'écria Caroline au téléphone tandis qu'elle rentrait chez elle.
Ça faisait bizarre de rentrer directement à la maison au lieu de passer récupérer Ella à l'école, mais elle avait la bonne distraction de Kol lui racontant que non seulement Rebekah était apparue sans prévenir, mais qu'en plus Elijah avait fait de même. Heureusement Tatia n'était pas avec lui.
- Ouais, Becks est venue me voir et Elijah s'est pointé pas longtemps après, lui raconta-t-il. J'ai réussi à les empêcher de traquer Ella, mais ils vont venir à la fête samedi.
- Est-ce que Klaus sait qu'Elijah est ici ? demanda Caroline.
- Non, j'espérais que tu pourrais le lui dire, répondit Kol.
- Moi ? s'étonna Caroline. Pourquoi moi ?
- Parce que si je le lui dis, Nik va probablement me crier dessus, mais si c'est toi qui le lui dis, il gardera peut-être son calme, raisonna Kol. S'il te plaît ?
- Très bien, accepta Caroline, je dirai à Klaus que son frère, sans sa femme, est ici pour voir sa nièce récemment découverte.
- Merci Care, fit Kol, et il raccrocha.
Caroline soupira et remit son téléphone dans son sac. Ça allait être sympa.
Caroline rentra dans son appartement en entendant deux personnes se chamailler.
- Si, tu en as besoin, entendit-elle Katherine dire.
- Non, je n'en ai pas besoin, répondit Klaus.
- Si. Tu. En. As. Besoin, reprit Katherine.
- Non. Je. N'en. Ai. Pas. Besoin, lui renvoya Klaus.
- Qu'est-ce qui se passe ici ? demanda Caroline, et ils se tournèrent tous les deux pour la regarder.
Ella semblait être dans sa chambre, et Katherine et Klaus étaient dans la cuisine, face à face, le visage dur et les bras croisés.
- J'étais en train d'expliquer au Prince William ici présent qu'il avait besoin d'un agent, mais il ne m'écoute pas, raconta Katherine.
- Je n'ai pas besoin d'un agent, intervint Klaus.
- Bien sûr que si, tu en as besoin, le contredit Katherine. Cette dernière œuvre que tu as vendue ? Je parie que j'aurais pu la vendre pour au moins cinq mille livres supplémentaires, si ce n'est plus. Tu as besoin que quelqu'un te représente.
- J'ai un avocat, signala Klaus.
- Ah oui, Damon, fit Katherine. Avocat convenable, plutôt doué au lit, mais tu as besoin de quelqu'un qui pourrait casser des couilles pour toi. Je peux faire ça.
- Tes clients sont un ramassis de mannequins sans cervelle, la contra Klaus. Et est-ce que tu y connais quoi que ce soit à l'art ?
- Je connais les gens, répondit Katherine. Je sais comment faire en sorte que les choses soient faites, et certains de ces mannequins sont très intelligents. Ta sœur n'est-elle pas mannequin ?
- C'est bien ce que je disais, fit Klaus, et Katherine leva les yeux au ciel.
- Penses-y, conclut-elle, et elle se tourna vers Caroline. Hey bébé.
- Comment ça a commencé ? demanda Caroline en se référant à leur dispute.
- Katherine a écouté un de mes appels téléphoniques, répondit Klaus, et Caroline fut embarrassée : Katherine ne respectait jamais la vie privée des gens.
- Hey Kat, tu peux emmener Ella au parc ? demanda Caroline. J'ai besoin de parler à Klaus.
- Mouais, parler, j'ai compris. De combien de temps vous avez besoin ? reprit Katherine. 15 minutes ? 20 ? N'oubliez pas de vous protéger.
- Katherine ! s'exclama Caroline, et elle rougit instantanément.
Ella, en entendant sa mère, courut hors de sa chambre.
- Coucou maman, fit-elle, et elle la serra fort dans ses bras.
- Coucou ma puce, dit Caroline, et elle l'embrassa sur la tête. J'ai besoin de parler à ton papa une seconde, donc tu vas aller au parc avec Tante Katherine.
- D'accord, répondit Ella, et les deux partirent avec un câlin supplémentaire d'Ella et un clin d'œil de Katherine : cette fille était effrontée.
- Qu'est-ce que j'ai fait ? demanda Klaus dès que Katherine et Ella furent parties.
- Rien, Kol a appelé… commença Caroline.
- Qu'est-ce que Kol a fait ? l'interrompit Klaus.
- Rebekah est ici, dit Caroline, et Klaus sourit.
- Ça n'est pas surprenant, fit-il.
- Elijah aussi, reprit Caroline, et Klaus se tendit automatiquement. Kol les a invités à ta première. Si tu ne veux pas qu'Elijah vienne je peux lui parler. C'est à toi de décider. Quoi que tu veuilles faire je te soutiendrai.
- Vraiment ? fit Klaus, et Caroline acquiesça.
- Ella est ta fille aussi, et tu peux décider si tu veux ou non que ton frère la rencontre, dit-elle, et Klaus resta silencieux un moment.
- Il peut la rencontrer, se décida-t-il finalement. Je vais juste devoir m'habituer à voir Elijah et Tatia en couple marié.
- Tatia n'est pas avec lui, fit Caroline, et Klaus sembla surpris.
- Ah non ? demanda-t-il.
- Non, répondit Caroline, et elle put voir Klaus se détendre.
- Bien, dit-il.
- Bien, répéta Caroline.
K&C
- Eh bien, ça alors, regardez qui arrive… dit Caroline à Bonnie qui les rejoignait.
Caroline, Elena, Katherine, Bonnie et Ella allaient toutes faire du shopping pour trouver quoi porter à la soirée artistique de Klaus. C'était la première fois qu'elles voyaient Bonnie depuis des jours. Ella était assise sur les genoux de Caroline tandis que Katherine et Elena regardaient dans un grand miroir les robes qu'elles étaient en train d'essayer.
- Oh, ça va, fit Bonnie en s'asseyant à côté d'elle.
- Oh, elle rougit… remarqua Katherine, et Elena gloussa.
- Vous voulez bien arrêter ça ? dit Bonnie, bien que son visage reste rouge.
- Donc il ne t'a pas encore rendue dingue ? demanda Katherine.
- Eh bien, si depuis 4 ans que je le connais, il ne m'a pas encore effrayée, alors je ne crois pas que quoi que ce soit le pourra, répondit Bonnie, et elle regarda ensuite Elena et Katherine qui portaient des robes identiques. Vous comptez vraiment jouer à ça ? Vous avez quoi, 12 ans ?
- Quel est l'intérêt d'être jumelles si on ne peut pas s'amuser un peu de temps en temps ? raisonna Katherine. Et toi, Ella la Belle ? Tu trouves que c'est marrant quand Elena et moi on s'habille pareil ?
- Oui ! fit Ella, surexcitée.
- Et si on gardait des coiffures différentes ? suggéra Katherine.
- Oui, tu te lisseras les cheveux et Elena frisera les siens, proposa Caroline, et Elena et Katherine sourirent toutes les deux.
Caroline se retourna vers Ella.
- Ok, ma puce, allons te trouver quelque chose de magnifique à porter.
Ella sauta des genoux de Caroline et elles se dirigèrent toutes les deux vers la section enfants avec Bonnie.
- Alors, quelle couleur de robe veux-tu ? demanda Caroline à Ella tandis qu'elles traversaient la galerie.
- Bleu, répondit Ella, la couleur préférée de papa.
- Pas rose ? s'étonna un peu Caroline.
Ella adorait le rose. Genre, elle adorait vraiment le rose.
- J'aime le bleu maintenant, l'informa Ella avant de reprendre sa recherche.
Bonnie et Caroline échangèrent un sourire dans le dos d'Ella.
- Bleu ce sera, fit Caroline.
- Et toi, Care ? demanda Bonnie. Quelle couleur vas-tu porter ?
- Je pensais à du rouge, répondit Caroline, et Bonnie haussa les sourcils.
- Rouge ? répéta-t-elle.
- Ouais, confirma Caroline dans un sourire, rouge.
K&C
- Oh mon dieu, elle a l'air tellement adorable, je pourrais mourir, dit Katherine tandis qu'elle regardait Caroline dresser les cheveux d'Ella habituellement très bouclés en douces vagues. Et cette robe que tu portes est une tuerie, Care. Une fois de plus, je t'en prie.
- Eh bien, tes clients sont des mannequins, alors pourquoi ne pas profiter de tes connections pour avoir des vêtements fabuleux ? fit Caroline en haussant les épaules.
- Ça va changer quand M. l'Artiste se décidera à signer avec moi, dit Katherine.
- Tu n'abandonnes toujours pas, hein ? demanda Caroline.
- Jamais, je veux élargir ma clientèle, répondit Katherine, et elle regarda Ella. Ella la Belle, tu crois que tu pourrais convaincre ton papa de travailler avec moi ?
- Laisse-la en dehors de ça, intervint Caroline avant qu'Ella puisse répondre.
- Très bien, mais je l'aurai à l'usure, tu verras, fit Katherine, déterminée. Le Prince William ne partira pas de ce pays avant d'avoir signé avec moi.
- Partira ? dit Ella, et les deux femmes se figèrent. Où est-ce que papa va aller ?
- Nulle part, ma puce, lui assura Caroline, bien qu'elle ne soit pas sûre de ce qui allait se passer.
Sa vie à lui était en Angleterre. Sa vie à elle était ici. Caroline avait évité le sujet de Klaus prenant Ella pour l'été, mais elle devait peut-être y repenser. Klaus avait raison, Ella avait besoin de pouvoir compter sur Klaus, et qu'il la prenne pour l'été montrait son engagement et donnait à Ella quelque chose à attendre avec impatience. En même temps, pourrait-elle abandonner son bébé pendant des mois chaque été ?
- Maman ? fit Ella, la tirant de ses pensées.
- Désolée, dit Caroline. Alors, je dois y aller maintenant pour vérifier que tout est prêt, donc tu viendras plus tard avec Kol, Bonnie et Kat, d'accord ?
- D'accord, répondit gaiement Ella.
- A plus tard ma puce, dit Caroline, et elle embrassa sa fille sur la joue avant de regarder Katherine : Ne lui donne pas de bonbon.
Katherine se contenta de sourire. Caroline jeta un dernier coup d'œil au miroir avant de partir.
- Sers-toi, fit Katherine en donnant à Ella quelques-uns des skittles qu'elle avait dans sa poche avant que Caroline ne soit partie. Ne dis rien à ta mère.
K&C
- Mettez ce plateau sur la table là-bas, ordonna Caroline avant de regarder son bloc-notes. Il semblerait qu'il nous manque également une table. Dean ?
- Elle est au fond, lui répondit Dean. On va bientôt l'installer.
- N'oubliez pas, fit Caroline. On attend beaucoup de monde.
C'était la vérité. Des gens allaient arriver du monde entier pour cette première. Caroline était surprise par les réponses. Elle était surprise aussi d'à quel point les prix pour les œuvres de Klaus étaient élevés. Il allait partir d'ici à la fin de la soirée avec beaucoup d'argent. Caroline fit une pause. Elle se rappela une chose que Klaus lui avait expliquée plus tôt. Tout l'argent tiré de cet évènement allait revenir à Ella. Putain de merde, sa fille était millionnaire.
- Ça a l'air fantastique, dit une voix, et Caroline se retourna pour voir Klaus se tenir là en costume, semblant très beau.
Elle ignora les battements de son cœur et sourit.
- Merci, fit-elle, et Klaus la rejoignit. Merci d'être venu plus tôt. Je voulais vérifier la disposition de ton travail. Comment veux-tu que ce soit organisé ? Par couleur ? Par thème ?
- Par média, répondit Klaus, et il regarda le plan de niveau sur son bloc-notes. Mes dessins devraient être dans une aire séparée de mes peintures. Peut-être que ce plus petit espace pourrait être réservé aux dessins.
- Excellent, dit Caroline. J'y veillerai. Alors, es-tu excité ?
- Je ne suis pas un adepte des grands rassemblements, admit Klaus. J'aime être un artiste parce que tu n'as pas affaire à beaucoup de gens. Excepté quand tu dois travailler avec des idiots incompétents qui ne connaissent rien à l'art. Une femme a voulu acheter une peinture simplement parce qu'elle était assortie avec le reste de son salon. J'ai failli refuser de la lui vendre.
- Katherine pourrait t'aider à gérer ces personnes, fit doucement Caroline.
- Oh merde, pas toi aussi, dit Klaus en levant les yeux au ciel.
- Je ne fais que te le rappeler, répondit Caroline en haussant les épaules.
- Tu es ravissante, au fait, fit Klaus, et Caroline rougit.
- Tu as l'air pas mal, toi aussi, excepté une chose… répondit-elle en réajustant sa cravate. Voilà. Parfait.
Caroline releva la tête et se rendit compte d'à quel point ils s'étaient rapprochés. Ils se regardèrent l'un l'autre un moment avant que le son d'un plateau qui tombe ne leur fasse reprendre leurs esprits. Caroline s'écarta et partit enquêter en veillant à ne pas regarder en arrière.
