Voilà, dernier chapitre de cette fiction =3 J'espère que vous aimerez!
Pour plus de mes fics: . Un blog que je met à jour régulièrement =D
Alors que Kakashi se mettait en garde contre son frère de chevelure, deux bruyants blonds et deux muets bruns débarquèrent. Kabuto, l'air détendu, les regarda avancer avec une léger sourire en coin.
- Pourquoi il rigole, ce taré, grogna Tomoko en serrant les poings.
Itachi, ultra-protecteur, se posta devant elle en silence pour la protéger d'une attaque éventuelle.
- Alors, on s'amuse? demanda l'ennemi joyeusement.
- Mais.. il me gonfle ce type, soupira Sasuke en faisant reculer Naruto.
D'un seul regard, les quatre agents en état de se battre conclurent à un plan... C'était très simple: exterminer la vermine.
Mais Itachi était un peu stressé, Kabuto semblait bien trop heureux pour quelqu'un qui allait mourir dans les minutes à venir...
Alors que Minato se jeta à corps perdu dans la bataille, le jeune homme à lunettes ouvrit les pans de son manteau.
Il avait une bombe attachée à lui.
Itachi se retourna vers Tomoko et la prit dans ses bras.
Sasuke poussa Naruto de toutes ses forces vers le gros arbre qui se trouvait à sa droite.
Kakashi recula d'un bond gigantesque et posa les mains sur son visage.
Minato, lui, trop près de l'explosif pour espérer s'en sauver, plaqua Kabuto au sol.
« Une explosion impressionnante vient d'avoir lieu dans les quartiers... »
« Nous ne savons toujours pas si il y avait des gens dans le secteur quand l'explosion... »
« On vient de nous annoncer que la cause de cet incident serait un kamikaze... »
« Apparemment, il y aurait 2 morts et plusieurs blessés graves... »
Des millions de téléspectateurs fixaient l'écran ou défilait les nouvelles du soir. Partout, il n'y avait que ça.
Tomoko ouvrit les yeux mais n'y vit que de la fumée. D'ailleurs, elle avait du mal à respirer tellement elle était dense... Et cette odeur reconnaissable d'entre mille. La chair carbonisée. Plaquée au sol, la jeune femme n'arrivait pas à bouger d'un poil. Ses yeux lui brûlaient, ses mains aussi comme si... Elle tourna la tête et en vit une -de ses mains-. La peau avait disparue. Soudain paniquée, Tomoko remua de plus belle et réalisa soudain que ce qui l'empêchait de respirer et de bouger était Itachi, inconscient sur elle.
- 'TACHI!
Sa voix était rauque, sa gorge était en feu. Itachi ne bougea pas. Les yeux remplis de larmes, la jeune femme cria le nom de son époux plusieurs fois encore quand il ouvrit enfin les paupières. Il ne comprit pas pourquoi il était comme ça. En fait, l'Uchiha était en état de choc et ne sentait même pas qu'il avait été brûlé grièvement.
Un peu plus loin, Naruto c'était relevé, il n'avait rien sinon quelques écorchures. Enfin, c'est ce qu'il pensait. Il avait été protégé par l'arbre derrière lequel Sasuke l'avait poussé.
Le jeune homme chercha son amant du regard et le trouva enfin, à plat ventre sur l'asphalte.
- SAS'KE!
Il courut, ses côtes le faisant souffrir à nouveau et la clavicule sur lequel il était tombé lui fit verser quelques larmes. Il ignora et s'agenouilla près du brun, le secouant un peu pour qu'il se réveille. Les cheveux du plus jeune Uchiha étaient roussis, ses vêtements avaient brûlés, sa peau avec.
- Naruto? Naruto? Aide-moi!
Sa soeur avait la voix étouffée. Elle semblait suffoquer. Le blond laissant donc Sasuke et accourut aider Tomoko. Il la découvrit, gigotant sous le corps de son mari, le visage noirci par la fumée mais il le devina un peu bleu en dessous.
D'une main, Naruto poussa doucement l'Itachi carbonisé qui empêchait sa soeur de respirer. Sitôt fait, elle s'évanouit.
La fumée commença à se dissiper, doucement. Naruto, abasourdit, posa les yeux sur Kakashi, salement amoché lui aussi puis plus tard sur un tas de membres éparpillés, qu'il supposait être...
- Papa...PAPA!
Des sirènes résonnaient de tout les côtés. C'est ce qui sortit Kakashi de l'inconscience. Tout d'abord, il se sentit étourdi puis la douleur l'envahie comme un raz-de-marée frappe la côte. Il s'entendit gémir. Le bruit des sirènes dominait mais il remarqua que quelqu'un pleurait à fendre l'âme.
-Monsieur, ne bougez pas, nous allons vous aider.
L'argenté battit des cils -enfin, ceux-ci avaient cramés mais bon-. Il dévisagea l'ambulancier qui s'était agenouillé à ses côtés. Quand celui-ci le toucha, l'homme réalisa à quel point il était mal en point.
- Il est en état de choc! Apportez une civière!
Ses oreilles bourdonnaient, il ne comprenait pas ce qu'il se passait autour de lui.
- Y'en a deux autres ici! Cria une autre voix plus loin.
- PAPA, pleurait toujours le garçon.
Le sensei réalisa soudain. Son propre sensei était indubitablement mort avec l'homme-bombe. Itachi et Tomoko, les plus proches de l'explosion devaient être gravement blessés, sinon plus. Sasuke de-même.
- Oh mon dieu, s'entendit-il dire d'une voix tremblante.
- Restez calme, ordonna l'ambulancier.
- Vont-ils bien? Sont-ils vivants?
- Je ne sais pas.
Sa gorge, déjà serrée, rapetissa encore, l'empêchant presque de respirer.
- Il fait une crise d'hyperventilation! Apportez moi un masque à oxygène!
Plusieurs journalistes, retenus à l'écart par les policiers, filmaient la scène.
- Sont-ils en vie?
- Que s'est-il passé?
- Qui sont-ils?
- Pourquoi?
Les questions s'enchaînaient. N'ayant pas de réponses, elles se répétaient en boucle.
La mélodie du malheur...
- Petit, viens, nous allons t'examiner.
- Foutez le camp! Laissez moi seul! Occupez vous des autres putain de merde!
- Ils sont tous entre bonnes mains.
Le blond pleurait, ses larmes dévalant ses joues et tombaient au sol avec un léger ploc.
- Que s'est-il passé? Commença quelqu'un d'autre.
- S'pas d'vos oignons! Mon père est mort alors arrêtez de me faire chier avec vos questions de merde!
Insistant, l'ambulancier reprit le même discourt en posant une couverture sur les épaules du jeune homme.
- As-tu mal quelque part?
- À ton avis ducon! Est-ce que j'ai l'air de péter la forme!
- Calme-toi, nous sommes là pour t'aider...
- JE M'EN TAPE VOUS NE ME RENDREZ PAS MON PÈRE!
- Apportez des calmants je vous prie, il est incontrôlable.
Tomoko ouvrit les yeux et se sentit très mal. Elle était attachée solidement sur la civière et cela lui rappela de très mauvais souvenirs.
- DÉTACHEZ-MOI! DÉTACHEZ-MOI!
- Mademoiselle! Vous avez peut-être reçu un coup à la colonne, nous prévenons une paralysie!
- Détachez-moi, pleura la jeune femme d'un ton très très bas.
Quand un infirmier approcha une seringue de son bras, Tomoko paniqua de plus belle...
- Me donnez rien! Je suis enceinte!
Le soigneur lui fit un regard mi-figue mi-raisin. Genre « pas sûr qu'après ça, tu le seras toujours ma vieille ». Il tenta la piqûre malgré les cris de la jeune femme qui tentait de l'en empêcher...
Les policiers éloignaient les curieux et les journalistes tout en mettant à l'abris des regards les cadavres qui trônaient au centre d'un grand cratère sombre au milieu de la route.
Les chuchotements choqués étaient de plus en plus nombreux, même parmi les forces de l'ordre.
Sasuke s'éveilla alors qu'il était dans l'ambulance. Il était si confus qu'il ne comprit pas pourquoi quelqu'un qu'il ne connaissait pas le regardait en agitant les lèvres sans arrêt. Pourtant, aucun son ne sortait de la gorge de l'inconnu. Il demanda ou ils étaient. Il sentit sa poitrine vibrer, mais il n'entendit rien.
Du point de vue de l'infirmier...
- Ou sommes nous? Demanda le jeune homme d'une voix beaucoup trop forte.
L'homme comprit immédiatement que son patient était devenu sourd. Restait à savoir si c'était temporaire ou irréversible...
- Nous avons besoin d'aide aux urgences! hurlait une jeune femme aux cheveux roses en courant dans les couloirs de l'hôpital. Et allez chercher un doc dans l'aile des grands brûlés, on va en avoir besoin!
Elle continua sa route à toute vitesse et arriva enfin là ou son aide était indispensable. Les ambulanciers terminaient leur boulot maintenant, c'était à eux de prendre la relève.
Cinq personnes gravement brûlées, c'était tout ce qu'elle savait de la situation.
Elle poussa la porte des urgences et se retrouva sur le champ de bataille. Elle prit en charge le premier patient du bord et d'un coup d'oeil demanda à son collègue de lui expliquer la situation du blessé.
- Il est brûlé au pied, nous n'avions pas les instruments pour enlever sa chaussure qui a fondue. Mais plus important, faut réparer sa clavicule.
Fallait être particulièrement bête pour ne pas se rendre compte de l'affreuse fracture ouverte. Il perdait beaucoup de sang.
Sakura se dit qu'elle avait déjà vu ce bras quelque part... Elle jeta un coup d'oeil au visage de son patient...
- C'est Naruto!
L'ambulancier ignora et continua son rapport:
- Nous lui avons donner de la morphine pour le calmer, quand nous sommes arrivés, il était le seul à être debout et je crois qu'il n'a jamais remarqué son état.
Un homme portant une blouse blanche apparut près de la civière.
- J'ai tout entendu, merci, vous pouvez nous le laisser!
Il se tourna vers Sakura:
- Va chercher un litre de O positif, nous ignorons son groupe sanguin.
- C'est A, je l'ai soigné pas plus tard que la semaine dernière!
- Bien!
Plus loin, une infirmière de nom de Karin, s'occupait d'une jeune femme avec l'aide d'une doctoresse. Ils durent couper ses vêtements mais ce fut très délicat pour les enlever, surtout au niveau des bras. Le tissus, en brûlant, avait collé à sa peau. Karin remercia le ciel que la femme soit inconsciente. Cela devait faire très mal. On l'avait aussi prévenue que sa patiente était enceinte, elle vérifiait donc le moniteur fréquemment.
Du côté de Sasuke, c'était tendu. Il était conscient mais n'entendait rien de ce que pouvait raconter les médecins. Il avait réalisé son état - des brûlures de l'épaule au pied du côté gauche- et malgré les tonnes de médicaments qu'il y avait dans son sang, la douleur était à peine soutenable.
Le moniteur relié à Kakashi sonna.
- Son pouls ralentit!
- On va le perdre!
- Commencez le massage! Il est couvert de sang nous ne pourrons pas user des électrochoc, ça va le tuer!
Son état se stabilisa après quelques minutes mais obligea les médecins à être très attentifs...
Pour Itachi, ce n'était pas une partie de plaisir. Il avait l'impression de s'être réveillé au pire moment... Alors que le médecin tirait sur son jean. Or, tout l'arrière du fameux pantalon avait légèrement fusionné avec sa peau. (J'suis vraiment cruelle... Faire cramer de si belles fesses . *va se pendre*)
- GYAAAAAAH!
- Augmentez la dose de morphine!
Le médecin alla près du visage de son patient et le regarda dans les yeux.
- Comment vous appelez vous?
- Uchi..ha..I..Tachi...
- Itachi, il faut vous enlever ce pantalon... Tenez bon d'accord?
- ...Mh. Avant... Avant... Tomoko?
- La jeune femme?
- Mh...
- Elle est en vie.
Itachi ferma les yeux, soupira de soulagement et se prépara à souffrir...
Le cri d'Itachi fit trembler les fondations de l'âme de Tomoko. Elle émergea douloureusement... Elle avait l'impression qu'on lui arrachait la peau... Elle posa les yeux sur plein de gens vêtus de blouses qui avaient dues être blanches, puis sur ses membres qui l'a faisait souffrir.
On lui arrachait vraiment la peau.
Elle paniqua, sa respiration s'accéléra.
- Docteur, arrêtez! Elle est réveillée!
Une infirmière rousse lui fit un sourire, mais ça ne rassura pas l'épouse d'Itachi pour autant.
Un autre cri d'Itachi la fit carrément s'asseoir. Elle avait besoin de le voir. Ainsi postée, son voeux se réalisa. Son amour était tout près, à plat ventre sur la civière. La vue de son corps la choqua à tel point qu'elle n'arrivait plus à réfléchir. Une larme roula sur sa joue. La rousse tenta de l'en empêcher mais Tomoko se leva et se rendit jusqu'à son époux, laissant son dos nu strié des cicatrices toutes fraîches choquer les soigneurs derrière elle. Celui qui s'occupait d'Itachi arrêta ses soins. L'Uzumaki plia les genoux doucement pour mettre son visage à la même hauteur que le sien. Leurs yeux se remplirent de larmes, mais ils ne dirent rien. Elle l'embrassa doucement. Elle aurait voulu passer une mains sur sa joue mais dans leur état... D'ailleurs, il lui semblait que sa main gauche était beaucoup plus brûlée que ça...
Elle recula d'un pas tout en se relevant. Le souvenir de l'explosion lui revînt en tête. Non cette main ne lui appartenait pas. Ses doigts était plus gros et une bague ornait l'annuaire.
La main de son père avait été projetée à ses côtés.
- Oh mon dieu, pleura Tomoko en réalisant soudain l'ampleur de la catastrophe.
Elle chercha son frère à travers ses larmes... Il n'était pas là.
- Ou est Naruto? Ou est-il?
Ses paroles, déchirées par les sanglots, résonnèrent dans la pièce à présent silencieuse. Seule sa voix et le bip répétitif des moniteurs se faisaient entendre.
- Il est en chirurgie, Mademoiselle. Veuillez rester calme et revenir vous assoir ici.
- En... Chirurgie? C'est grave?
- Il s'est cassé la clavicule.
- Elle était déjà cassée.
- L'os est sorti.
Tomoko eut un frisson qui lui longea l'échine...
- Et Kakashi?
- Mademoiselle, s'il-vous-plaît...
- Sasuke...?
- Les deux adolescents sont bien en vie, un homme adulte aussi même si c'est lui qui a été le plus touché et deux autres adultes sont décédés.
- Papa...
La jeune femme se sentait comme en plein cauchemar. Elle avait envie de se pincer pour se réveiller au plus vite.
La réalité est parfois dure à accepter et Tomoko se sentit si vide en ce moment qu'elle resta plantée au milieu de la pièce jusqu'à ce qu'un médecin ne la rapporte à son « lit » pour poursuivre ses soins.
Plus tard, quand les infirmières eurent fini de panser leurs patients, elle se réunirent en salle de pause pour prendre un bon café.
- C'est horrible.
- J'espère ne plus jamais revoir ça de ma vie.
- Vous vous rendez compte? La semaine dernière, le petit blond et la fille sortait de l'hôpital... On ne m'a pas raconté ce qui les avait mis dans cet état, mais d'après leurs blessures... La fille avait le dos plein de marques de fouet! Et cette semaine...
- Ça me fait froid dans le dos.
- Et le beau brun... J'en ai déduit qu'il avait protégé la fille de son corps... Si courageux...
- Docteur?
- Oui?
- Je peux rendre visite à Sasuke?
- Non. Il y a une heure tu étais sur une table d'opération. Repose-toi, maintenant.
- Je...J'ai besoin de le voir.
- Tu sais qu'il est brûlé, n'est-ce pas?
- Oui... Mais j'ai une question.
- Je t'écoute.
- Brûlé comment?
- Il a réussit à protéger son visage mais tout le côté gauche a... Et Naruto, y'a autre chose que je dois te dire à propos de ton ami...
- C'est mon petit-copain.
- Oh. Hum. Enfin...Pour l'instant, il n'entend rien.
Naruto jeta un coup d'oeil perplexe au médecin. Il n'était pas sûr d'avoir bien compris... Sasuke était sourd?
Agacé par la sonnerie stridente du téléphone, Fugaku Uchiha alla décrocher.
- Mh?
- Suis-je bien au domicile des Uchiha?
- Mh.
- Puis-je savoir à qui je parle?
- Raah. Que voulez-vous?
- Je suis le Docteur Genma de l'hôpital Sainte-Marie de Paris.
- Et?
- Sasuke et Itachi Uchiha sont sous nos soins présentement.
- Ah bon? Ils ont fait quoi encore?
- Euh. Ils se sont mangés une bombe.
- Je vois.
Vite fait, personne n'aurait pu le deviner mais le paternel d'Itachi et de Sasuke était surpris et légèrement... Extrêmement légèrement inquiet.
- 'Sont vivants?
- ...
Ça c'était le médecin désappointé à l'autre bout du fil.
- Oui.
- Mh. C'est le principal.
- ...
Encore le désappointement du pauvre doc x3.
Mikoto apparut soudain.
- Qui c'est chéri? Un de nos fils qui aurait enfin daigné à nous donner des nouvelles?
Fugaku avait raccroché le combiné.
- Plus ou moins. C'était un docteur.
L'expression horrifiée qui apparut sur le visage doux de la maman convaincu Fugaku à lui annoncer « gentiment » la nouvelle.
Toutefois, une nouvelle comme celle là, peu importe comment elle est annoncée, fait en sorte que toute maman croit à la fin du monde.
C'est donc traîné par une Mikoto hystérique que Fugaku se vit obligé d'aller rendre visite à ses gosses...
- Nous sommes les parents d'Itachi et de Sas'ke Uchiha. Pouvez vous nous dire ou ils sont?
L'infirmière regarda les deux personnes devant elle et se mit à farfouiller dans ses dossiers.
- Sasuke est dans la chambre 417. Itachi... Ah. Vous ne pourrez pas le voir tout de suite.
Mikoto lança un regard angoissé à la jeune femme blonde.
- Il est en train de subir une greffe en ce moment... Ça risque d'être long.
- U-u-u-une greffe? S'exclama la maman en se tenant la poitrine.
- De peau oui.
La brune s'évanouit sous le choc. Fugaku, gentleman comme il est, la regarda se vautrer au sol sans réagir. Il fit ensuite un clin d'oeil à la jeune femme derrière le comptoir et lui lança:
- Z'en faites pas, elle fait ça tout le temps.
- ...
La blonde fixait le corps inerte de Mikoto, légèrement troublée par le comportement de son mari.
- Bon, faut aller voir le crétin de Sas'ke d'abord.
Fugaku attrapa sa femme, la jeta sur son épaule comme un vulgaire sac de patates et s'en alla nonchalamment.
- 417...417... Ah, c'est là!
L'homme ouvrit la porte sans même prendre la peine de cogner. Tout d'abord choqué par la scène, il reprit son impassibilité habituelle rapidement et lança un fulgurant:
- En plus d'être stupide, tu ne me donneras pas de petits enfants! Tu sers à rien, décidément!
Sasuke qui était sagement assis dans son lit pencha la tête sur le côté. Il agita un peu Naruto qui dormait sur son épaule et le questionna du regard.
Quand le blond réalisa que c'était son beau-père qui le foudroyait du regard, il se jeta presque en bas du lit. Il atterrit sur son pied brûlé, perdit l'équilibre et faillit tomber sur son bras blessé.
- LA POISSE MERDE!
Il se releva doucement en grognant et se mit droit comme un I.
- Bonjour, salua-t-il ses beaux-parents avec un sourire forcé.
- Pourquoi il répond pas l'autre attardé?
- L'explosion l'a rendu sourd comme un pot.
Mikoto eut un hoquet choqué et posa sa main délicate devant sa bouche. Elle se jeta ensuite sur son « bébé ». Elle fit comme toute les mères inquiètes; c'est ridicule, c'est agaçant mais elles le font quand même.
- Est-ce que tu vas bien? Comment c'est arrivé? Oh mon dieu! Couinait-elle en le palpant partout.
- J'pige riiien, se lamenta Sasuke de sa voix trop forte.
- Et tout ses bandages, qu'est-ce que c'est? Continua-t-elle en ignorant son fils.
Naruto répondit pour son amant.
- Il a été brûlé. Comme nous tous.
- Qui ça nous tous? Fit Fugaku qui semblait enfin s'intéresser à la conversation.
- Moi, Sasuke, Itachi, Tomoko, Kakashi et mon... Père.
Il avait eu du mal à prononcer le dernier mot; son deuil était loin d'être fait. C'Est alors que Mikoto eut la brillante idée de demander comment ce « braaave » Minato allait. Les yeux azur de Naruto débordèrent de larmes et il baissa la tête pour tenter de les cacher.
- Naru' pourquoi tu pleures, s'inquiéta Sasuke en le tirant vers lui d'un bras.
- Il nous a sauvé la vie en se jetant sur l'homme-bombe.
- Il aura été cré...courageux jusqu'au bout, s'exclama Fugaku soudain empreint d'un brin de compassion.
- Tomoko?
Itachi resta sans réponse. Il n'osait pas bouger car son corps tout entier lui faisait mal.
- Tomoko...?
C'est alors qu'il attendit la porte ouvrir.
- Euh. Itachi? Fit une voix qu'il connaissait par coeur.
- Papa? J'suis là.
Le jeune homme entendit des bruits de pas, le rideau qu'on tire puis un hoquet d'horreur.
- Ça va maman, t'es pas obligée d'en rajouter. Et venez de ce côté, que je vous vois.
Son père était imperturbable mais sa mère avait les yeux remplis de larmes. Elle tenait une main devant sa bouche.
- T'as mal? Fit-elle entre deux sanglots.
- Oui mais ça se supporte... Ils m'ont donnés assez d'antidouleur pour assommer un cheval. Vous pouvez me dire comment va Tomoko?
- Elle semble dormir. Et comment ça se fait qu'elle n'ait presque rien comparé toi? S'étonna Fugaku, ayant à l'esprit que ses deux-là ne sont jamais bien loin l'un de l'autre.
- Je l'ai protégé. Mais pas assez... Ses deux mains sont cramées jusqu'au coude. Et j'ai peur qu'en tombant sur elle je...
- Elle n'est pas faite en chocolat, Tomoko! Ce n'est pas un petit 80kg de muscles qui la casserait en deux!
Itachi ferma les yeux et soupira...
- C'est vrai que je n'ai pas vraiment eu le temps de vous l'annoncer. Mais ça m'énerve, à chaque fois que je l'annonce c'est comme ça putain.
- Reste poli, grogna Mikoto.
- Elle est enceinte. D'à peine 6 semaines. Mais avec tout ça...
Mikoto sembla ravie alors que Fugaku semblait mi figue mi raisin.
- Il en faut au moins un dans la famille qui enfante. Avec l'autre qui préfère sucer des bites...
- Fugaku! S'écria Mikoto en lui balançant une tarte.
Tout à coup très fatigué, Itachi demanda à ses parents de le laisser dormir quelques heures. Enfin, c'est ce qu'il avait l'intention de faire.
« BIPBIPBIPBIPBIP »
Itachi ouvrit les yeux difficilement. Le moniteur perdait les pédales à sonner à cette vitesse ou quoi? Il avait l'esprit brumeux à cause des tonnes de médicaments qu'on lui injectait mais il se rendit tout de même compte que quelque chose clochait. Il appuya sur le bouton rouge non loin de lui à plusieurs reprises.
Il entendit la porte ouvrit quelques secondes après.
- Vous entendez pas bordel! Ça fait 5 minutes que ça sonne comme ça! Éclata Itachi, épuisé et rompu de douleur.
Pourtant ce n'est pas près de lui que l'infirmière vînt. Il fit un effort monumental et retourna sa tête pour voir Tomoko. Il sentit chaque millimètre de peau tirer douloureusement pour enfin poser les yeux sur quelques chose d'encore plus douloureux.
- Appelez un docteur, hurla l'infirmière à tue-tête.
Puis elle retira le drap imbibé de sang qui couvrait sa patiente.
- Merde.
Itachi l'entendit jurer avec un pincement au coeur. Il sentit quelque chose de mouillé couler sur son oreiller. Il n'avait pas assez de force pour se retourner à nouveau mais il n'avait pas envie de voir.
Il assista donc, impuissant, à l'arrivée du docteur et à son diagnostic cruel.
- Faut lui faire un curetage d'urgence ou elle y reste.
Puis ils emportèrent sa femme hors de sa vue.
Le coeur broyé, Itachi ne put que pleurer en silence tout en priant pour la vie de Tomoko.
N'avez-vous jamais pensé que Dieu vous en voulait, qu'il faisait tout ce qu'il pouvait pour vous rendre la vie aussi dure et cruelle possible?
Tomoko si.
Itachi aussi.
Quand Tomoko fut de retour dans sa chambre, elle était encore inconsciente, un masque à oxygène sur le nez et la bouche. Itachi lui n'avait pas bougé d'un poil... Seuls ses yeux rougis et brûlants trahissait son état. Il avait fixé sa femme pendant plus d'une heure quand elle a enfin ouvert les yeux. Sa respiration s'était accélérée et l'infirmière qui veillait sur elle vînt la rassurer.
- Enlevez moi ça, ordonna la jeune femme d'une voix tremblante.
Elle était au bord des larmes.
- J'me sens pas bien, ajouta-t-elle, de plus en plus angoissée.
- Vous avez fait une fausse couche... Nous avons du faire un curetage pour s'assurer qu'il ne restait rien qui puisse vous être fatal.
En entendant ça de nouveau, le coeur d'Itachi sauta un battement... Il n'osait même pas s'imaginer ce que pouvait bien ressentir Tomoko.
Un sanglot retentit.
- MAINTENANT ARRÊTEZ DE JOUER LES CONS ET COLLEZ MON LIT À CELUI DE MON MARI!
- Mais...
- Faites-le.
Alors qu'il voyait sa femme s'approcher de lui, Itachi dut retenir ses larmes.
Elle était maintenant juste à côté. Ses yeux bleus étaient emplis d'une douleur indéfinissable et faillit le faire craquer. Non. Il ne devait pas. Il glissa sa main vers elle et la glissa sur sa joue couverte de petits diamants humides.
- Je t'aime, chuchota-t-il.
Elle lui fit un léger sourire puis s'abandonna complètement à sa peine.
Mais lui ne devait pas craquer.
Il devait être fort.
Pour elle.
Leur rétablissement fut long et douloureux. Particulièrement pour Kakashi et Itachi qui étaient touchés sur une grande superficie. Kakashi avait d'ailleurs été quelques jours dans le coma. Tomoko allait mal moralement mais reprit rapidement l'usage de ses mains. Naruto pétait le feu, Sasuke avait l'air bête à ne jamais rien comprendre ce qu'il se passait autour de lui, Itachi dut avoir quelques séances de rééducation. C'est dans cet état que tout les cinq, accompagnés des parents des Uchiha, allèrent à l'enterrement de Minato... Enfin à l'enterrement de ses cendres.
Naruto avait du emprunter un costume à un copain parce que le sien avait brûlé dans l'incendie de sa maison et était en chaise roulante. Kakashi s'était dégoté on ne sait ou un masque noir qui cachait la partie balafrée de son visage - soit jusqu'au nez-. Les autres étaient tous vêtus sombrement.
Il y avait déjà du monde au cimetière à leur arrivée. Les collègues de Tomoko et de Itachi. Toute l'Akatsuki était venue dire adieu à leur vaillant chef.
« Purée, même aloès-man est présent » s'étonna Itachi qui se rappelait de cet homme comme étant légèrement associable et possédant avec évidence plusieurs personnalités.
Étant une narratrice super sympa, je n'entrerai pas dans les détails de la cérémonie. On le sait tous comment un enterrement se déroule. C'est triste, l'ambiance est lourde et on a qu'une envie: partir. Un discours larmoyant, quelques sanglots et voilà, c'est fini.
C'est après que les curieux s'amassèrent autour de la troupe de momies.
- Oh Itachi! T'as les cheveux à l'épreuve du feu? S'écria Deidara.
Le susnommé le foudroya du regard et rétorqua:
- T'étais pas au Japon, aux dernières nouvelles?
- Tu nous manquais trooooop, expliqua Sasori qui venait d'apparaître.
Soupir exaspéré. Deidara reprit:
- T'as pas répondu à ma question!
Itachi serra les dents, attrapa ses cheveux et les leva.
- Content? Grogna-t-il en remettant sa perruque en place.
Le blond et le roux le regardèrent sans un mot. Ils étaient choqués. Tomoko se serra contre son homme et fit d'une voix très basse:
- Vous êtes stupides.
- C'est gentil Tomoko-chan! D'ailleurs ça fait longtemps! S'excita Deidara.
- Va te jeter sous un train. Ça nous fera des vacances.
Deidara, troublé par la méchanceté inhabituelle de sa collègue, recula d'un pas et s'excusa en bredouillant. Décidément, Tomoko était très loin d'être en forme.
- Rentrons, tu dois être fatiguée, chuchota Itachi doucement.
- Mh.
Itachi et Tomoko rentrèrent chez eux que tout les deux. Naruto, Sasuke et les vieux décidèrent d'aller chez Kakashi pour laisser au couple un peu de temps pour se retrouver.
Ils en avaient besoin.
C'est dans la noirceur apaisante de leur chambre qu'Itachi lui dit:
- Tu sais Tomoko, on en fera un autre bébé.
Il devina le sourire triste qui apparut sur ses lèvres.
- Ce sera différent, répliqua-t-elle.
Itachi, qui se sentait coupable, sentit son coeur le serrer douloureusement.
- Je suis désolé.
- Ce n'est pas de ta faute. Cet enfant-là n'était pas destiné à naître, c'est comme évident.
- Si je ne t'étais pas tombé dessus...
- Arrête les si, ça ne t'amèneras nul part.
- C'est toi qui dit ça! Tomoko ça fait près d'un mois que tu déprimes et que tu n'es plus toi-même! Je ne te reconnais plus! Reprend toi en main, je t'en supplie!
Un sanglot brisa le silence qui suivit ses paroles. Accablé de tristesse, Itachi entoura sa femme de ses bras et la serra fort contre lui.
- Gomenasai, 'Tachi. Mais...C'est dur, dit-elle à travers ses pleurs.
Ce soir là, ils firent l'amour tendrement, comme si c'était leur première fois. Ils avaient besoin de réconfort et d'être ainsi réuni leur fit le plus grand bien.
- Je trouve l'idée bizarre, déclara Tomoko en se grattant le crâne.
- Bizarre? Je dirais épouvantable moi, continua Itachi avec son éternelle tronche blasée.
- On pourrait filmer et appeler le tout : Les balafrés vont à la plage, imagina Kakashi.
- On va traumatisé tout le monde, avoua Sasuke.
- On s'en fiche! Je veux aller me baigner dans la mer, cria Naruto en gesticulant comme il le fait tout le temps.
- T'es marrant bonhomme. T'es bien le seul qui est presque intact, grogna Itachi, fort peu enthousiaste.
- Restez habillés, j'vous ai pas d'mander d'vous mettre à poil hein!
- Moi j'veux bien aller nager avec toi, Naru'.
- V'voyez, l'est pas complexé Sas'ke! Contrairement à vous tous!
- Navrée de t'annoncer qu'une femme enceinte de six mois, énorme comme une baleine et couverte de cicatrices en maillot de bain c'est à censurer direct.
- Et moi je tiens à garder le sex-appeal que me donne mon apparence mystérieuse, fit Kakashi tout fier.
- Tu fais quoi quand tu la ramènes dans ton lit? Le cassa Tomoko avec un sourire diabolique.
L'argenté ne répondit pas, il se contenta de regarder ailleurs, mine de rien.
Naruto fixa les gens qui lui faisaient face avec des yeux de merlan frit.
- Siouplaît!
Ils ne purent que céder à sa demande.
Et finirent tous dans la mer, la chaleur ayant eu raison de leur pudeur. Les chuchotements se multiplièrent sur leur passage, une petite fille vînt même demander à Tomoko:
- Madame... Pourquoi vous êtes toute moche?
La future maman sentit sa mâchoire pendre dans le vide. Itachi, prévoyant, la tînt fermement par le bras. Évidemment que son épouse perdit tout contrôle d'elle même et cria à la pauvre gosse:
- IMPERTINENTE VA! ON DIT PAS DES CHOSES COMME ÇA À DES INCONNUS!
La petite s'enfuit dans les jupes de sa mère sans demander ses restes.
- Mataku, Tomoko. T'es susceptible, un truc pas possible.
- Maiieeuuh! C'est pas juste, avant les enfants me regardaient et disaient : « T'es belle... ».
- C'est fini, ma vieille.
- NE DIT PAS QUE JE SUIS VIEILLE C'EST PAS VRAI!
- L'abîmée alors.
- Itachi...
- Nani?
- Fuck you.
- Allez, vient te rafraîchir, changea de sujet Itachi en prenant sa femme dans ses bras.
Il avança quelques pas avant de la redéposer.
- T'es lourde.
- VA CREVER.
Ahh. Que d'aventures. Un amas de bons souvenirs et de plus mauvais, des moments de tendresse et de complicité, des rires, des larmes. Et on grandit, comme ça, par notre propre expérience, par nos rêves, par nos amitiés.
Tomoko donna naissance 6 semaines plus tard à un beau garçon bien dodu, le portrait craché de son père. Kakashi, ex-tombeur, faisait la tournée des bars pour tenter de se trouver une conquête potable, Naruto et Sasuke se marièrent et adoptèrent une petite fille quelques années plus tard, Deidara et Sasori continuèrent à embêter le peuple... Les trucs normaux que font les gens normaux... Enfin presque.
- MAMANNNN!
- Quoi chéri?
- T'es inutile.
Foudroiement du regard.
- ITACHI ESPECE DE SALOPARD, T'AS FINI DE FAIRE DIRE DES BÊTISES À TON FILS.
- Kushina Uchiha-Uzumaki, c'est à ton tour.
- Alors moi, j'ai deux papas!
- Oui, continue.
- Et une fois, ils étaient tout nu et...
- Stop! N'en dit pas plus!
Tout est bien qui fini bien...
Signé: Disney xD
Et
Merci d'avoir lu !
