11- Le plan
Jamais je n'avais couru aussi vite de toute ma vie. Je n'avais pas peur, non, loin de là, j'étais excitée. La machine venait de se mettre en branle et ses idiots du club cinéma couraient tête baissée vers un piège qui leur pendait au nez. Ils pouvaient bien essayer de me faire du mal, non seulement je savais me défendre, mais en plus j'étais soutenue. En plus de mes amies, j'avais maintenant Kakashi de mon côté et, si je parvenais à réaliser l'idée folle qui me trottait dans la tête, d'autres mains secourables seraient bientôt de mon côté.
J'étais restée pétrifiée un long moment après avoir entendu la conversation entre ses deux membres du club cinéma. Je mettais faite toute petite pour ne pas qu'ils remarquent ma présence. Durant les secondes qui passèrent, une grande quantité de mots avaient dansé dans ma tête... ma conversation avec Kakashi, avec Kiba, les menaces qui pesaient sur ma tête... « On se la fait ! » S'ils parvenaient à m'approcher, il me faudrait de l'aide... j'avais déjà une idée de ce que je voulais pour la suite.
J'ouvris la porte de ma chambre à la volée. Comme escompté, les filles s'étaient réunies là. Avachies sur le sol, elles sursautèrent et m'observèrent étrangement. Je devais vraiment offrir un drôle de spectacle. Essouflée, échevelée, joues rougies, j'arborais pourtant un sourire splendide et victorieux. Avant qu'elles ne puissent prononcer le moindre mot, je claquai la porte derrière moi et m'écriai avec conviction :
- On doit faire une trêve avec les garçons.
Depuis ma place près de la fenêtre, je lançais des regards réguliers vers Temari. En face de moi, Ino fixait la même direction. Sa paume serrée dans la mienne témoignait de son anxiété. Sakura était assise sur le bureau de la blonde, elle jouait d'un air indifférent avec l'ourlet de sa jupe, mais son visage crispé, ne pouvait mentir sur ses réels sentiments. A quelques mètres de nous, Temari était assise à un bureau face à Gaara avec qui elle discutait calmement. Les réactions étaient diverses dans la classe. Certains semblaient scandalisés, d'autre tout simplement choqués ou encore incrédules. Il fallait bien les comprendre, en deux ans les seuls fois où filles et garçons s'étaient adressés la paroles, s'était pour s'assomer d'insultes en tout genre. Ainsi, voir une conversation civilisée entre deux représentants de chaque partie, fussent-t-ils frère et soeur, avait de quoi créer des remous dans le quotidien soigneusement rythmé de Konoha. Le plus amusant, à mon sens, était tout de même d'observer nos deux groupes : la bande à Gaara et la bande à Temari. Nous étions, comme je l'ai déjà mentionné, assez anxieuses. Nous connaissions les raisons de cet entretien et, bien que Sakura et Temari se blessent la bouche à l'avouer, nous n'avions pas beaucoup d'autres options. En revanche, les garçons, en face, ne savaient vraiment pas de quoi il retournait. Ils se montraient donc méfiants, observant cette drôle de scène d'un oeil dubitatif. Mon favoris restait Gaara lui-même. Il était assis face à sa soeur, bras croisé, regard fixe et ne hochait même pas la tête de temps à autre. Parfois, si l'on observait bien, on voyait ses lèvres remuer pour répondre à ce que disait Temari. Il était impénétrable et peut-être était cette constatation qui me rendait nerveuse. De cette conversation, dépendait tout le joli plan que nous avions élaboré la veille.
Au bout de cinq minutes qui nous parurent des heures, Gaara se releva, adressa quelques mots à Temari et repartit s'asseoir avec sa bande. Notre amie se redressa à son tour et nous rejoint en se mâchouillant les lèvres. Elle s'assit face à nous, ou du moins serait-ce plus exact de dire qu'elle lâcha son corps sur une chaise, exténuée comme si elle venait de courir un marathon de dix heures. Elle lâcha un soupir et se mit à grommeler d'une voix à peine audible...
- C'est peut-être mon frère mais franchement je le comprends pas... Pis il pourrait répondre quand je lui parle... même pas l'air intéressé ce con... parlez à un mur et z'aurez plus de réaction...
- Ça va Temari, déclarai-je en posant une main compatissante sur son genou, tu as fait de ton mieux.
- J'espère qu'il va prendre ça au sérieux... rétorqua-t-elle, on parle de Gaara là!
- Voyons Temari, souffla Sakura excédée, tu le dis toi-même, ton frère est un bon gars, alors on essaie de lui faire confiance... Même si le fais qu'il soit un gars suffit à éliminer le mot confiance du champs lexical avoisinant... bougonna-t-elle.
- Arrête ! Ordonna Ino, les garçons ne portent pas tous les maux de la terre... C'est quoi cette manière de toujours les accabler !
- Les mecs de Konoha sont un concentré de tout ce qu'il y a de pire sur cette terre ! Répliqua la jeune fille aux cheveux roses d'un air de scientifique énonçant une vérité concluant des années de recherches méthodiques.
- Et pour le moment, nous avons besoin de ces monstres répugnants et sans-coeurs, alors on fera comme si tout allait bien ! Lançai-je d'un ton doux mais sans réplique.
Ino, qui s'apprêtait à riposter, referma la bouche. Sakura détourna la tête, regardant avec intérêt le tableau noir où seule la date était mise. J'avais réussi à mettre fin à leur dispute naissante. Ce que j'étais réduite à faire assez régulièrement depuis la veille. Par chance, Temari était bien trop accablée pour réagir, sinon j'aurai dû me débattre contre sa hargne bien plus farouche que celle de sa compagne de chambre.
Un « QUOI » tonitruant me fit relever la tête. Naruto était debout face à Gaara, prêt à crier de nouveau, mais d'un geste sec, Sasuke le força à s'asseoir. Ils se remirent à parler. La conversation était assez virulente. Ils débattaient avec une force incroyable. Nos propositions semblaient les travailler assez pour les faire réfléchir, ce qui était très bon signe. Ils parlèrent ainsi de longues minutes. La cloche eut le temps de sonner. Bien-sûr Kakashi n'était pas à l'heure, ce qui leur permit de poursuivre leur échange. De loin, je les observais en priant de tout mon coeur. Il fallait qu'ils se rangent de notre côté, ils devaient nous soutenir... car au fond de moi, je commençais à éprouver des craintes raisonnables. Oui je savais me battre, mais que faire face à un groupe d'une dizaine de garçons tous plus grands et plus costauds que moi ? S'ils attaquaient tous en même temps, mes techniques de combats ne suffiraient pas... et pour un peu que l'un d'eux s'y connaisse en arts martiaux... je ne voulais même pas imaginer la suite.
Mes yeux se posèrent sur le visage crispé de Kiba. Il observait avec attention Sasuke qui parlait. Il ne semblait pas d'accord avec ce que le brun disait et il le lui fit comprendre d'un simple regard. Bien qu'ils ne hurlaient pas, je sentais que leur échange était loin d'être amical. Le regard de Kiba prenait des éclats dangereux, qui aurait bien pu finir en bagarre si Shikamaru n'était pas intervenu. A peine le petit ami d'Ino avait-il parlé, que je sentis mon paysan se détendre. J'accordais plus d'attention à Shikamaru. Il parlait avec calme et sérieux. Il ressemblait à un maître de conférence exposant ses théories... théories qui étaient approuvé par la majorité de son auditoire. Dodelinant du chef, les garçons autour de lui commençaient à se détendre. Quand il acheva son discours, tous paraissaient avoir adhéré. Je vis même un petit sourire illuminer les lèvres de Kiba.
Soudain, Shikamaru se leva, suivi de près par Naruto, et vint vers nous. J'étais la seule à l'avoir remarqué, aussi quand je bondis sur ma chaise, prête à affronter l'ennemi en approche, mes trois amies parurent surprises et affolées. Chacune se redressa, se composant un air sérieux et concerné, un peu sur les gardes. Ils s'arrêtèrent tout près de nous et nous jaugèrent un moment avant que Naruto ne se mette à crier en pointant vers nous un doigt menaçant :
- On accepte, parcequ'on reconnaît qu'ils sont allé trop loin, mais ne croit surtout pas que j'ai oublié ce que tu m'as fait Sakura! Tu vas me le payer, je vais te... Aïe!
Shikamaru venait de balancer son coude dans les côtes de Naruto pour le faire taire. A la manière de Sasuke, il intima au blond de s'asseoir et prit lui-même un siège face à Ino. Pendant, une fraction de seconde, je crus apercevoir quelque chose de tendre dans son regard, avant qu'il ne reprenne un air indifférent et blasé. Nous restions silencieux quelques secondes, Shikamaru ne détachait pas son regard de sa petite amie sans que, pour autant, ne perce le moindre sentiment qui indiquerait la nature de leur relation. Brusquement, Temari que je n'avais pas revu énergique depuis sa discussion avec Gaara, s'emporta :
- Alors quoi? Tu vas faire tes yeux de merlan frit encore longtemps! Accouche, on a pas jusqu'à la saint glinglin!!!
J'aurais presque décellé de la jalousie dans sa voix. J'aurais mis ma main au feu qu'elle avait tenté d'attirer l'attention de Shikamaru... ce qu'elle était parvenue à faire avec brio :
- P'tain t'es galère comme meuf ! Soupira le brun.
- C'est ça tête de fion, on lui dira, grogna la blonde explosive.
- Tu vas te calmer Temari, intervint Ino que je sentais à bout de nerf, laisse Shikamaru parler et on arrivera peut-être à quelque chose!
- Quoi Ino ? Tu prends la défense des garçons maintenant ?
- Et v'là, mamzelle Temari recommence... pauvre martyre persécutée...
Un combat de blonde. J'aurais pu trouver cette situation marrante s'il ne s'était s'agit de mes deux amies. Je savais qu'Ino taisait sa rancoeur depuis l'épisode de la guerre des grenouille. Elle ne pardonnait pas à Temari d'avoir osé toucher les cheveux de Shikamaru. Depuis plus de deux semaines, elle se contrôlait pour ne pas lui bondir à la gorge. Mais cette drôle d'attention que Temari accordait au garçon n'avait pas pu lui échapper, ce qui expliquait sans conteste l'ambiance épineuse qui nous entourait. Avant que tout ne dégénère de manière irrémédiable, je posai une main sur l'épaule d'Ino et lançai à Temari un regard plus que significatif.
- Assez, toutes les deux, dis-je avec calme avant de me tourner vers l'objet de leur convoitise, s'il-te plaît Shikamaru, continue.
- Euh ouai, soupira-t-il en observant les deux blondes du coin de l'oeil, comme Naruto l'a dit on accepte la trève que vous proposez. Conditions, bien sûr, la guerre n'entre pas en ligne de compte, ni vous, ni nous ne gagnons de points, on...
- Il n'a jamais été question de ce point, m'emportai-je à mon tour, ils ont violé notre amie! Ils l'ont poussé au suicide ! Et ils sont prêt à recommencer...
- Et on ne les laissera pas faire, rétorqua Shikamaru d'un ton apaisant, on ne les laissera pas te toucher... Naruto vous l'a dit, on ne tolère pas leur méthode, ils sont allés trop loin...
- Joli discours, aboya Temari, Sasuke s'est quand même pas gêné pour sauter sur Hinata... vous savez... dans les douches... quand elle lui a foutu une raclée...
- Cette couille molle, rugit Naruto, son rire résonnant avec force dans la classe silencieuse, il a voulu lui faire peur! Même si elle l'avait pas tabassé il l'aurait pas fait!
- On s'écarte du sujet! M'exclamais-je en rougissant, vous nous aidez donc pour l'affaire du club cinéma ?
- Oui, dirent les garçons en choeur.
Je souris. Nous venions de faire un grand pas, avec les garçons de notre côté, mon plan pouvait réellement se mettre en route. Je tendis une main à Shikamaru qu'il serra, pour sceller notre accord.
- Donc ce soir on se retrouve à dix-huit heure ici-même, déclarais-je, il y a une dernière personne qui doit être mise au courant.
A cette heure de la journée, le soleil était déjà bas dans le ciel. Très bientôt, il irait rejoindre les draps bleus de l'océan. Le nez à la fenêtre, j'observais la cîme des building qui luisait sous les éclats puissants de l'astre diurne. Tout à Konoha respirait les vacances. Le lendemain, commencerait la Golden Week. La plupart des club avaient été désertés, les élèves préférés aller s'amuser en ville. Contrairement à beaucoup d'établissement scolaire, Konoha Gakkô ne fermait pas durant cette semaine chômée. Tous les élèves de l'école étaient affectés aux dortoirs et la majorité d'entre eux ne rentraient pas chez eux pour cette courte période de repos. Il était donc de tradition que l'école reste ouverte et accueille des clubs et des stages, pour occuper ce qui restait.
Je souris. Durant cette semaine, nous aurions le champs libre. Beaucoup de professeurs prenait leur vacances, la surveillance était moins resserrée au dortoir, tout était parfait pour mener à bien mes petits projets. De plus, hormis Tenten qui prenait le soir-même le train pour rentrer chez elle, nous restions tous à Konoha durant les vacances.
Pour l'instant, nous nous trouvions dans la classe. Il n'y avait que mes amies et moi, mais nous attendions les garçons d'un moment à l'autre. Dix-huit heure venait de sonner. Indifférente, je regardais le flux d'élèves qui quittait en rang serré l'enceinte scolaire. Les plus fidèles à leur club prenaient enfin le chemin des vacances. Encore cinq à dix minutes et il ne resterait plus que notre petit groupe dans le lycée, ce qui, à vrai dire, était plutôt fait pour nous arranger. Sans oreilles indiscrètes, nous serions plus à l'aise pour disputer de nos futures actions...
Soudain, la porte coulissante s'ouvrit dans un long grincement sourd et les garçons pénétrèrent dans la pièce. Je vis immédiatement Temari se redresser, sur le pied de guerre. Sakura, au contraire fixa le sol, comme pour fuir le regard de l'un des nouveaux arrivants. Ino, elle, coude appuyé sur la table, la tête reposant dans cette main, elle les observait l'air peu concerné, voir même las. Quand à moi, je me relevais, ravie. Ils étaient tous là, il ne manquait personne : Gaara, ses cheveux rouges et ses yeux turquoises plein de dureté, Naruto, étrangement calme pour la situation, Chôji, sa carrure et son attitude de rikishi (1), Shino, impénétrable comme à chaque fois, Shikamaru, l'air fatigué comme jamais, Kiba, son regard mutin plus brillant qu'à l'ordinaire, et enfin Sasuke, en tête, un visage grave mais ennuyé. Je m'avançais vers eux, me montrant le plus avenante possible pour leur prouver nos bonnes intentions. Mais, à peine avais-je fait la moitié du chemin que Sasuke brisa toutes mes belles résolutions.
- Crois pas que je sois là pour tes beaux yeux et je te jure que si c'est des conneries, on se tire sans plus de cérémonie.
- Je ne t'ai pas demander de venir, tu es la personne dont j'ai le moins besoin dans cette histoire. La porte est juste derrière toi, je ne te retiens pas.
Je ne m'étais pas départie de mon sourire et ma voix ne s'était pas élevée d'un octave. Pourtant, ma réplique avait suffit à faire éclore un rictus de rage sur le visage harmonieux de mon vis-à-vis. L'ignorant superbement, je continuai à avancer vers eux et m'arrêtai face à Shikamaru.
- Merci d'être venu, dis-je simplement au petit-ami d'Ino.
- Je... enfin... ouai... bredouilla-t-il visiblement surpris que je me tourne vers lui pour discuter.
- Non, vraiment je suis contente que vous soyez là, j'ai vraiment besoin de votre aide les garçons...
- C'est sûr, murmura Sasuke penché vers mon oreille, quand on a ni cerveau ni muscle...
Je me mordis la lèvre pour ne pas répondre et me dirigeai vers Kiba. Je lui souris et posai une main dans son dos, puis en fit de même à l'adresse de Shino. D'une pression aimable mais ferme, je les invitai à me suivre. Nous nous avancions tous les trois vers le centre de la classe. Nous nous installâmes en cercle pour discuter. Bizarrement, il n'y eut aucune dispute à aucun moment. Même Sasuke avait ravalé ses propos acerbes et Temari était moins sur le qui-vive. La conversation qui suivit fut cordiale et intéressante. Nous expliquions aux garçons ce que nous avions découvert jusqu'à lors, du moins la partie qui pouvait les intéresser. Les filles n'avaient pas une totale confiance en eux et m'avaient interdit de tout leur révéler. Je distribuais donc les informations avec parcimonie. Je leur expliquai notre infiltration du club cinéma et la conversation de la veille au soir. Après avoir fait chanter Mayumi Katsura pour obtenir ce qu'ils désiraient, ils avaient pour intention de s'en prendre à moi... car j'en savais trop. Nous savions de source sûre qu'ils étaient les émetteurs de la vidéo qui circulaient sur internet et qu'il s'agissait du viol organisé de Mayumi. Ils semblaient assez concerné et nous posèrent quelques questions. Ino leur montrait les indices que nous avions cumulé jusqu'à ce jour. Tous furent assez impressionné par le matériel photo qu'ils avaient sous les yeux. Ils maudissaient le club cinéma qui avait les moyen de s'acheter d'aussi jolis joujoux. Bien sûr, je n'avais parlé à personne des aveux de Kakashi-sensei. C'était notre secret. Mais je vis dans les regards de Shikamaru et de Kiba qu'ils en savaient aussi long que moi. Évidemment ils avaient aidé Kakashi-sensei à démasquer le club cinéma, ils étaient donc au fait de toute l'histoire. Heureuse d'avoir une personne qui pourrait peut-être m'éclairer plus encore, je me tournais vers Shikamaru, assis à côté de moi, et lui demandais à voix basse :
- Sakura m'a dit que les clubs et l'administrations communiquaient via Intranet, est-ce que tu sais pour quoi faire ?
- Mouai, rétorqua le brun en s'étirant, en général c'est pour les trucs genre paperasse ect... Les commandes de matériels, les inscriptions, les notes pour des sorties ou l'utilisation de salle extérieur au club... tout ce genre de connerie...
- Mais si on veut communiquer plus c'est possible? Je veux dire photos, vidéos... tout ce genre de chose...
- Ouai, c'est le même principe qu'Internet et Tsunade-sama n'a pas bloqué les accès, ni les téléchargements. En fait, dans le réseaux intranet de l'école on a le droit de tout faire...
- Et tu es capable de pirater ça...
- Les doigts dans le nez, lâcha-t-il assez fièrement avant de me lancer un regard suspicieux et ajouter plus doucement, où tu veux en venir ?
- En fait, j'aurais voulu...
Mais je n'eus pas l'occasion de finir ma phrase. La porte s'ouvrit une nouvelle fois. La personne que j'attendais nous faisait enfin honneur de sa présence. En retard, son pas traînant, ses cheveux argentés ébouriffés, Kakashi-sensei entra dans la classe en marmonnant d'une voix blasée :
- Hina-chan, si tu m'as fait venir pour des conneries, je te le ferai regretter...
Mais il se tût brusquement. Il avait enfin relevé la tête pour remarquer que je n'étais pas seule, il nous fixa surpris avant d'ajouter d'une voix plus taquine :
- Oooooh... c'était pour une petite fête! Sympa les jeunes, il y a de quoi manger au moins, j'ai un peu faim ! Si vous voulez je ramène la bière...
- Arrêtez vos bêtises, soupirai-je.
- Par quel miracle n'êtes vous pas entrain de vous entretuer ? Demanda le professeur.
- Hinata nous a demandé de faire une trêve, expliqua Shikamaru, pour régler une fois pour toutes l'histoires des photos que...
- Je vois, s'écria Kakashi-sensei peu enclin à connaître la suite, c'est bien pour vous, je vous remercie de m'avoir montrer votre capacité à vous entendre ! Je suis fier de vous... mais si vous permettez...
- On a besoin de vous sensei ! M'exclamai-je en me levant d'un bond.
- Hinata, protesta Temari, on ne mêle pas les prof à ça !
- C'est elle qui a raison, dit Kakashi-sensei en pointant Temari du doigt, sur ce...
En quelques enjambées rapides, j'avais rejoint l'homme aux regards las et l'empêchais d'atteindre la porte. Je lui lançai une oeillade amusée et déclarai avec gentillesse :
- Et moi je dis qu'on besoin de vous, vous allez nous aider sans en parler aux autres professeurs...
- Et pourquoi je ferai ça ? Lança-t-il sur un ton de défi.
- Parce que je ne suis pas sûre que Jiraya-sensei et Gai-sensei seraient ravis d'apprendre que vous m'avez tout avoué, murmurai de manière à ce qu'il fut le seul à m'entendre.
Pendant une seconde, je le vis nettement se troubler, mais évidemment cette faiblesse ne dura pas. Il se reprit immédiatement et rétorqua d'une voix presque menaçante.
- Mais moi je te rappelle que j'ai le numéro de ton père et les moyens de te causer de gros ennuis, mademoiselle l'héritière du dojô familiale.
Ce fut à mon tour de perdre pied. Nous jouions à un jeu dangereux Kakashi et moi, nous le savions. Nous pourrions mutuellement nous nuir... non pas que j'affectionne particulièrement le titre d'héritière, je savais depuis longtemps que père me l'avait officieusement retiré, mais je ne voulais pas créer de problème à Neji. Si mon père apprenait que nous avions eu une relation tenue depuis des années, jamais il ne pardonnerait à mon cousin, il lui retirerait tout droit de succession, brisant ainsi son plus grand rêve. Je refusais que ce professeur pervers face souffrir Neji. Je jetai un coup d'oeil vers mes camarades de classe. Ils attendaient en silence, toute leur attention fixait sur nous, j'étais quasiment certaine qu'ils espéraient capter quelques brides de notre conversation. Je dois avouer que l'atmosphère était électrique entre Kakashi et moi. Je savais que mon visage était déconfit alors qu'en face de moi cet insupportable épouvantail aux cheveux gris jubilait. Nous étions sur la mauvaise voie, je voulais son aide, je visais un but précis et j'aurais ce que je voulais, coûte que coûte. Pour calmer un peu la tension, je finis par dire la première chose qui me vint à l'esprit.
- Vous saviez même pour le dojô ?
- Et oui, répondit joyeusement mon vis-à-vis, je suis un bon prof...
- MÊME PAS EN RÊVE, lançai-je d'une voix imitant parfaitement l'hystérie alors que des larmes arrivaient au moment adéquate humidifiant mes yeux où brillaient une tristesse parfaitement feinte, Kakashi-sensei vous aviez promis de m'aider pour Mayumi ! Vous n'allez tout de même pas vous rétracter maintenant ! M'abandonner alors qu'ils me veulent du mal...
- Te veulent du mal ? Répéta le professeur incrédule.
- Le club cinéma veut s'en prendre à Hinata, s'écria Ino en se levant.
J'en étais certaine, Ino avait compris ma manoeuvre et entrait avec aisance dans mon jeu pour appuyer mon cinéma. Elle avait un air affligé et dégoûté. Ses yeux semblaient hurler : « Kakashi-sensei vous êtes un monstre ! » Nous avions déjà gagné, il ne résisterait pas. Plus que quelques sencondes et...
-Non... balbutia Kakashi, cette fois-ci complètement prisonnier de notre piège, Non, bien sûr que je te lâche pas Hinata... Je veux dire... Okay, je marche... mais en quoi ça concerne les garçons ?
- C'est vrai ça, rebondit immédiatement Sasuke d'un ton hautain, on a accepté sans même connaître ton plan...
- Tu pourrais pas te débrouiller sans nous ? Risqua Naruto.
- Je pourrais, reconnus-je sans hésitation, mais ce serai trop long et plus dangereux.
- Explique-toi Hinata, grogna Kiba, les bras croisés sur sa poitrine, qu'on en finisse.
Je le fixais avec attention. Il ne semblait pas en colère. Il avait l'air plutôt intéressé mais inquiet. Il ne me lâchais pas des yeux et, étrangement, je me sentis soutenue. Je lui fis un sourire et revint m'asseoir dans le cercle, suivit de près par notre professeur princiapal qui prit place sur une table assez proche. Onze paires d'yeux étaient accrochées à moi, attendant avec impatience une explication que je ne tardais pas à leur donner.
- Renge m'a prise pour cible parce que selon lui je sais trop de chose. Qu'est-ce qu'il me soupçonne de connaître, je n'en sais rien en fait... S'il s'agissait de l'affaire Mayumi Katsura, il aurait plutôt soupçonné Tenten, puisqu'elles étaient amies...
- Tu sais, intervint Sakura, j'y ai beaucoup pensé depuis hier soir. Tu te rappelles quand tu as rencontré Mayumi-sempai dans le couloir des terminales... Imagine qu'il ait surpris votre conversation, imagine qu'il est entendu Mayumi-sempai t'avouer pour le viol...
- Je ne pense pas ça possible, je...
- Vous saviez que Mayumi s'était faîte violée ? Demanda Kakashi apparemment soucieux.
- Oui, avouai-je, elle l'avait lâché par accident ce jour-là, tout de suite après elle a fui, en refusant d'en dire plus. Nous ne savions pas par qui... jusqu'à ce qu'elle atterissent à l'hôpital, conclus-je.
- Vous auriez dû en parler avant que...
- Bien sûr sensei, aboya Temari moqueuse, avec aucune preuve et une fille qui aurait nié tout nos dire...
- C'est vrai... mais...
- De toute façon c'est trop tard, coupa Temari en bondissant, folle de rage, vous faites quoi là ? Vous nous culpabilisez ! Vous pensez pas que c'est assez dur pour nous ! On l'aime bien Mayu-sempai ! Vous pensez que ça nous a fait quoi de trouver son corps sans vie ? Vous étiez là non ? C'est bien vous qui avait dû porter Hinata parcequ'elle pouvait même plus bouger à cause du choc ! Vous...
- Temari...
Ma voix était à peine plus qu'un murmure... Pourtant, mon appel suffit à calmer mon amie qui s'emportait beaucoup trop. Des larmes brillaient dans ses yeux. J'étais moi-même remuée, tremblante, émue par ces souvenirs encore trop difficile a accepté. La culpabilité avait bien sûr étreint mon coeur depuis ce vendredi horrible où nous l'avions trouvé à moitié morte dans son lit. Ino se leva et vint poser une main sur ma joue.
- Tu es pâle, déclara-t-elle avec douceur, c'est fini. Mayumi-sempai va bien. Il faut qu'on passe à autre chose...
- Oui... soufflai-je, oui, tu as raison Ino.
Je saisis sa main sur ma joue et la serrai avec tendresse. Elle me sourit et alla se rasseoir. Après un court moment d'hésitation, je me remis à parler :
- Là où je veux en venir, c'est que Hideki Renge veut me faire taire, par conséquent, et au vu de ce que j'ai entendu hier soir, je pense qu'il va utiliser le même plan qu'avec Mayumi-sempai. Il va tenter de me trouver un point faible ou au moins un moyen de faire pression sur moi... L'idée, ce serait de leur en offrir un sur un plateau d'or...
Tous les regards se tournèrent vers moi. Les filles, sachant parfaitement mon plan, avaient quelques choses de carnassier dans le regard. En revanche, les autres étaient méfiants, ils attendaient patiemment que je précise le fond de ma pensée.
- On va se servir d'une des meilleurs armes de cette école... les rumeurs. C'est là que je vais avoir besoin de vous. Il vous faudra propager un bruit, particulièrement chez les garçons, et s'assurer qu'elle arrivera aux oreilles du club cinéma. On racontera que je sors avec l'un de vous, il faudra que quelqu'un se dévoue pour jouer mon petit ami. Ensuite, Temari et moi nous arragerons pour qu'ils soient au courant d'un rendez-vous... Je pense que le reste coulera de source...
Tous me fixaient avec un air abasourdi. Un long silence répondit à mon discour. Je me mordis les lèvres, ils n'avaient absolument pas l'air convaincu... Je m'étais un peu attendu à cette réaction. A dire vrai, j'étais consciente de toutes les failles que présentaient mon plan. Pourtant, j'étais aussi certaine que les options étaient plus que réduites. Nous y avions si longuement débattues la veille au soir dans notre chambre que nous pourrions répondre à toutes leurs objections, sans la moindre hésitation. Sans m'en rendre compte, j'étais allé cherché du soutien du côté de Kiba. Il se mordillai l'ongle du pouce, les sourcils froncés. Quand nos yeux se rencontrèrent, il soupira en se mordant les lèvres avec lenteur. Je ne pus m'empêcher de trouver ce geste extrêmement sensuel, tout en maudissant cette pensée que n'avait rien à faire dans la situation actuelle. Je le vis ouvrir la bouche, prêt à dire quelque chose, mais ce fut la voix de Sasuke qui résonna en premier dans la salle devenue sombre.
- Comment peux-tu être si sûre de toi ? S'emporta-t-il.
- Il y a trop de données aléatoires dans ton plan, enchaîna Shikamaru sur le ton d'un général préparant un assaut, il y a des chances que ça rate !
- Je n'en suis pas si sûre, protesta Temari, z'oubliez qu'Hina et moi on se les coltine tous les soirs ces mecs... Renge est pas du genre très fûté... En plus il est adepte d'une certaine routine et adore la facilité...
J'acquiesçai vigoureusement. Effectivement, nous avions eu largement le temps de remarquer toutes les petites manies de notre proie. Lorsque Renge remarquait que quelque chose marchait, il exploitait le filon autant que possible, et cela s'appliquait à ce qu'il faisait au quotidien.
- Surtout que Mayumi-sempai et Hinata se ressemble au premier abord... timide, influençable et fragile... insista Ino en lançant à son auditoire des coup d'oeil entendus.
- Si on s'y prend bien, il y a quatre vingt dix pour cent de chance pour que ça marche, affirma Sakura sans la moindre hésitation, Mayu-sempai sortait avec un garçon de troisième années assez populaire. Pour ne pas perdre ses copains, il a tout fait pour cacher leur relation, mais Renge l'a découverte et en a profité pour faire chanter Mayu-sempai.
- Je savais pas, souffla Naruto comme impressionné.
- C'est pour ça que je vous dit que ça peut marcher, poursuivit Sakura avec encore plus de conviction, si on choisit un garçon assez populaire auprès des autres garçons... qui serait un peu comme un chef ou un modèle...
- On a déjà une petite idée... termina Temari.
Les deux amies tournèrent leur regard vers Sasuke et, avant même avoir pu penser à me calmer, je balançai un coup de pied agacé dans la chaise de Temari et grondai avec colère :
- Je vous ai déjà dit NON!!! Je le tuerai avant que Renge ait eu le temps de prendre des photos!
- Des photos ??? répéta Kiba d'une voix qui aurait pu vouloir dire : « explique là parce que je le sens pas ».
- C'est avec des photo qu'il a fait chanter Mayumi-sempai, déclarai-je d'une voix peinée. Les gens auraient aisément pu croire que mes pensées m'avaient mené à Mayumi Katsura, à sa douleur, à sa relation gâchée... mais je voyais dans les yeux de Kiba cette drôle de faiblesse que j'avais déjà perçu. Il avait peur de perdre face à Sasuke, il avait peur que je préfére le ténébreux Uchiwa. Je ne voulais pas qu'il pense ainsi. Je n'aimais pas qu'il se sente si mal par ma faute. Alors que j'allais dire quelques mots pour le rassurer, Sasuke intervint encore une fois. Il avait l'air ennuyé par ce qui se passait, malgré ces propos :
- Je vois la genre... Et ensuite ? Enfin, si la première partie marche...
J'étais certaine d'avoir senti de l'ironie dans ces mots. Mais je ne relevais pas, nous n'avions pas le temps de nous disputer, je poursuivit donc :
- Si vraiment ils me font chanter, je vais avoir besoin de vous tous. En premier lieu Shikamaru, puisque tu es si doué en informatique...
- Galère... souffla-t-il en posant ses mains sur ses yeux fatigués.
- Il nous faut un système semblable à celui qu'ils ont installé dans les vestiaires.
En prononçant ces mots, j'avais attiré vers moi la boîte à preuve. J'y récupérai un des mini-appareils photos et le lançai sur ses genoux. Avec apathie, il se redressa et le serra entre ses doigts. Il le détailla un moment pendant que je reprenais la paroles :
- Comme nous vous l'avons déjà dit, nous l'avons récupéré dans les vestiaires et ce n'est pas le seul. Nous avons pas eu le temps de tous les récupérer. Ce que nous avons hommis de vous dire, c'est qu'il est relié à un système Intranet et je suppose, comme nous en discutions tout à l'heure, qu'ils ont profité du réseau de l'école pour recevoir ces images... Ce que je me demande, c'est si tu serais capable d'installer un système semblable dans leurs locaux...
- Facile, déclara-t-il sans la moindre once d'hésitation... Mais ça va être chiant pour entrer...
- On te fera diversion aussi longtemps que tu voudras... commençai-je.
- Mais ça risque d'être très long, insista Shikamaru, en me laçant une oeillade inquiète. Il se pencha légèrement vers moi et posa le petite appareil dans ma main. Je fus étonnée de le voir me sourire, un petite rictus désolé, mais un sourire tout de même. Nous nous dévisagions un moment dans le silence intense qu'avait instauré notre échange. Tous étaient suspendus à nos lèvres. Mon regard s'était plongé dans celui de Shikamaru, comme-ci je pouvais y lire la réponse à notre problème. Comment faire pour assurer à Shikamaru assez de temps pour qu'il fasse toutes ses manipulations en total sécurité. Bizarrement, ce fut vraiment dans les yeux du garçon que je trouvais la réponse. Sur ses pupilles noires se reflétait le visage de Kakashi-sensei. Je souris en repensant à un petit détail de ma conversation avec le professeur. Je donnais une petite claque dans l'épaule du brun et annonçait fière de moi.
- Dans ce cas...
Je me retournais vers Kakashi-sensei et lui lançait mon plus beau sourire :
- ... vous entrez en scène plutôt que prévus !
- Je le sens pas là, rétorqua le professeur méfiant.
- Mais pourquoi? Demandai-je d'une voix innocente, tout ce que vous avez à faire c'est nous ouvrir leur studio...
- Mais dans quelle merde je me suis lancé... soupira l'homme aux cheveux d'argents.
- ... avec les clés que vous possédez, expliquai-je en l'ignorant, on ira installé le matériel un soir.
- C'est risqué, intervint Kiba, pour l'internat comment on fait ?
- C'est une des questions qui peut se régler le plus facilement, affima Sakura, a partir de vingt heure, on a plus le droit de sortir des dortoir, Okay? La concierge de notre dortoir va s'enfermer dans ses appartements et elle n'entend plus rien... En gros on a le champs libre ! Puisqu'on est deux par chambre, l'un reste pour couvrir les arrières pendant que l'autre part aider Shikamaru. Les fenêtres du hall sont assez faciles à sauter. Quand ils reviennent, ils appellent leurs complices qui vient les aider à rentrer...
- Toujours aussi risqué, dit Kiba mais un sourire rebel brillait sur son visage, ça me plaît bien...
- Chez nous le concierge se couche un peu avant vingt-trois heure... informa Chôji.
- Bien, mettons le rendez-vous à minuit, ordonna Temari sans consulter qui que ce soit.
- Pourquoi vous m'entraînez là-dedans ? Se lamenta Kakashi en se prenant la tête dans les mains.
- Pour le reste, continuai-je comme si notre professeur n'avait pas dit le moindre mot, il faudra attendre qu'ils agissent... A partir de ce moment, vous n'avez plus le droit de me lâcher. Ils peuvent essayer de s'en prendre à moi à tout moment, il ne faut pas les laisser faire.
Bien malgré moi, de la crainte avait filtré dans mon ton impasssible. En fait, en parler de vive voix me donner des frissons. Je ressentais au plus profond de mes reins l'humiliation que pouvait procurer un contact dénué d'amour. Je ne voulais pas le vivre une fois encore... cette douleur, cette crainte, ce dégoût... Je frissonnais violemment, ce qui n'échappa au regard de mon cher ennemi...
- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda-t-il d'une voix douceureuse qui me rendait malade, mademoiselle l'héritière du dojô a peur ? On ne sait plus se défendre toute seule ?
- Les Arts Martieux c'est aussi savoir ses limites, répliquai-je avec morgue, seule face Renge-sempai, je n'aurai aucun mal, mais s'il organise un... enfin...
Je n'arrivais plus à prononcer ce mot. Gênée, je repoussai mes cheveux derrières mes oreilles et baissai les yeux avant de continuer, complètement anéantie par les images horribles qui me venaient à l'esprit...
- ... enfin, en collectif... s'ils sont plusieurs... si... je... je ne sais pas si...
- De toute façon on te protégera, déclara Kiba d'une voix claire et sans réplique, à la base on est quand même contre ce genre de combine complètement glauque...
Je relevai les yeux vers lui. Il me fixait avec détermination mais aussi beaucoup de douceur. Je sentais mes joues en feu. J'avais les yeux humides et le coeur affolé... Je tentai de sourire, mais une grimace étrange fut tout ce que je pus produire... finalement, je répondis d'une voix incertaine :
- Ce... je suis rassurée... mer... merci ! Je... enfin... Il...
Je fis un gros effort pour me redonner contenance, sous les regards effarés de l'assemblée. Ce fut finalement la main compatissante de Shikamaru qui me redonna un peu de courage. La pression rassurante de sa paume sur mon épaule me transmit assez de force pour reprandre avec assurance :
- Pour continuer avec notre plan... Ce sera enfin votre grand rôle Kakashi-sensei...
L'homme poussa un soupir déchirant avant de balancer sa tête en arrière et faire mine de ne plus m'écouter. En colère, je sifflai un bruit excédé, mais ne m'arrâtai pas pour autant :
- Vous devez prendre le club cinéma en flagrant délit, les conduire chez Tsunade-sama et s'arranger pour qu'ils paient leurs fautes...
- Je peux faire ça, admit-il au bout d'un moment, mais est-ce que ça suffira à les faire renvoyer définitivement je ne sais pas... à Konoha, les parents paient très cher pour que la directrice pardonne les écarts de leurs « adorables » rejetons... ajouta-t-il d'un ton amer.
La politique de l'établissement Konoha a toujours été un peu particulière. Les frais de scolarité sont très élevés, les parents confient totalement l'éducation de leurs enfants à de parfaits inconnus car dès le collège, le pensionnat est obligatoire. Cependant, en échange, les règles sont assez souples et les responsables sont conciliants. Beaucoup de dirigeants et de gens importants envoient leurs projénitures à Konoha Gakkô, ainsi toutes leurs frasques seront tenues secrètes. Certains écarts, qui les auraient fait renvoyer dans des lycées normaux, leur sont pardonnés et ne seront jamais mentionnés dans leur dossier scolaire. Bien sûr, ces décisions sont arbitraires et dépendent souvent de la contribution financière des parents, aussi arrivent-ils que des professeurs acariâtres comme Orochimaru puisse vous causer du tort... C'est ainsi qu'est maintenu l'ordre dans Konoha, un règne de terreur fait des bonnes grâces des professeurs, du conseils d'administration et de madame la directrice... Pourtant tout le monde s'en satisfait car, arrivés dans la vie adulte, même les plus tête brûlée sont blanc comme neige, prêt à succéder à leurs pères outrageusement riches...
Toutes ces réalités me sautaient tout juste aux yeux à cette époque. J'avais gardé quelques espérances, un peu de naiveté aussi, mais les paroles de Kakashi-sensei me rappelait vers la vérité. Il nous fallait marqué un gros coup pour que Hideki Renge et sa bande soient inquiétés... Il nous fallait les preuves du viol de Mayumi et de la dangerosité de ces garçons prêts à récidiver. Je n'étais pas prête à abandonner et j'oser encore croire que Tsunade-sama était une personne juste. Aussi n'hésitai-je qu'un instant avant de répondre à mon professeur :
- Il y'aura sûrement une enquête, l'affaire est grave... Mayumi a tenté de ce suicider... Elle ne pourra pas les garder si elle en trouve les preuves...
- Et si c'était nous qui les lui apportions, s'exclama Naruto, comme soudainement inspiré, On a qu'à profiter de l'occasion pour les griller.
- Trop risqué, imbécile! Rétorqua Sasuke du tac au tac, en lui assénant un grand coup dans l'arrière du crâne.
- Si nous lui apportons des preuves, Tsunade-sama saura qu'on avait monté le coup, expliqua Sakura sur un ton mi-agacée, mi-amusée.
- Et alors? Aboya le blond.
- Tu es vraiment bête Naruto, soupira sa vieille amie, s'ils ont la preuves qu'on est impliqué dans cette histoire...
- ... on aura des sanctions, termina Ino en faisant une grimace qui signifiait, sans l'ombre d'un doute : Naruto tu es le garçon le plus débile que cette terre n'est jamais porté...
- Sanctions que vous mériteriez, intervînt soudainement Kakashi-sensei en se levant d'un bon, M'en vais vous dénoncer à la directrice...
- Lolicon (2)! M'écriai-je sur un ton menaçant.
- Mais on va s'en tenir au plan d'Hinata, dit-il finalement d'un ton enjoué, reprennant sa place d'origine, Bien... alors on commence par quoi... Sasuke et Hinata font semblant de sortir ensemble?
- PAS SASUKE !!! m'écriai-je en colère.
- T'as peur de moi ? Demanda le garçon, d'un air jubilatoire.
- Non ! Assurai-je, Bien sûr que non !
- Et bien alors...
- Okay, Okay, ça marche... soupirai-je sans grande conviction, va pour Sasuke... Je n'en ai rien à faire de toute façon !
- Ben voilà... conclut-il satisfait.
Je relevai les yeux vers les autres. Kiba me fixait et malgré son visage impénétrable, je voyais de la colère au fond de ses pupilles noires. Je me mis à mâchonner mes lèvres... Je regrettais déjà de m'être laissée avoir par les provocations de Sasuke. Dans l'absolu, je savais que sortir avec cet emmerdeur professionnel était sûrement la meilleure solution pour la bonne marche de notre plan... même si j'avais beaucoup de mal à m'y résoudre. Je refoulai au fond de moi mes sentiments. Il fallait que je garde la tête froide. Dans un soupir, j'exorcisais toute ma colère et mes craintes avant de reprendre.
- De toute façon, ce n'est pas à l'ordre du jour. Pour le moment nous devons récupérer le matériel restant dans les vestiaires. Demain soir nous irons. Rendez-vous à minuit devant le portail de l'internat.
La soirée qui suivit se passa sans encombre. Mes amies et moi avions longuement discuté de notre entretien avec les garçons. Elles s'étaient avoué surprise de leur réactions. Elles ne s'étaient absolument pas attendu à tant de compréhension. En fait, elles les avaient imaginé profitant de la situation pour se moquer de nous ou même nous faire un sale coup... « Mais on reste sur nos gardes! » avaient fini par hurler Temari sur un ton assez proche de la menace. Parfois, elle me faisait penser à ces caricatures de Yakuza (3) que l'on voit dans les séries comiques. Grimaçante, beuglante, elle allait même jusqu'à dire des choses vraiment très étranges... qui faisait froid dans le dos. Ce soir-là, par exemple, elle nous assoma sous un discours qui nous mettait en garde contre l'organisation adverse qui voulait profiter de cette alliance pour nous poignarder dans le dos... Quand Ino s'était mise à l'imiter juste avant d'aller se coucher, j'avais été prise d'un fou rire incontrôlable, mon imagination ayant très facilement affublé Temari d'un drôle de costume trois pièce noir, d'un panama, d'un foulard blanc sur une chemise noir et des incontournables chaussures cirées blanches... Le costume favoris de Tomoya Nagase (4)... dans un drama (5) que j'aimais particulièrement regarder.
Ce matin-là, je m'étais levée avec des crampes à l'estomac. Nous n'avions pas encore décidé très précisément de nos rôles respectifs pour notre escapade du soir. Plus que ne pourrait laisser imaginer mes propos, j'étais consciente des risques que nous prenions à nous infiltrer en pleine nuit dans le lycée. Ainsi, chaque seconde un scénario catastrophe se dessinait dans mon esprit fertile. Il fallut toute la volonté d'Ino pour me faire oublier mes craintes et me faire sourire. Ce fut au repas de midi que nous décidions une fois pour toutes de nos places dans l'action du soir. Malgré toutes les protestations de Sakura, il fut décidé que Temari et moi accompagnerions les garçons aux vestiaires. Je n'étais peut-être pas très douée en sport, mais mes connaissances du combat pourrait aider. En fait, Temari craignait que nous fassions de mauvaise rencontres sur le chemin qui nous ménerait au lycée. Il était connu qu'à la nuit venue, des délinquants trainaient aux abords de Konoha. C'était une des raisons du strict couvre-feu de l'établissement. Il fallait quelqu'un capable de se défendre seul... ce qui n'était malheureusement pas le cas de Sakura... Elle resterait donc au dortoir assurer les arrières de Temari... et avec interdiction formelle de bouder... ce qu'elle fit toute l'après-midi. De mon côté, je sentais mon anxiété grandir avec le temps qui s'écoulait, nous rapprochant de l'heure fatidique. J'y pensais encore et toujours plus, imaginant tous les dérapages qui pourraient se produire, nous plongeant dans une position difficile. Dans les environs de dix-huit heure, décidant que j'étais beaucoup trop préoccupée par cette affaire, Ino se mit en charge de me changer les idées. Ce fut ainsi que...
- YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHH!
Dans un hurlement magistrale toutes les premières années présentes dans le foyer se laissèrent tomber au sol. Appuyée contre le mur froid, la bouche grande ouvert dans un cri muet, je fixais le téléviseur, les yeux tant écarquillés qu'ils ressemblaient à deux assiettes, pendant qu'Ino m'enfonçait ses ongles dans l'épaules. Parmi les clameurs inarticulés se distinguaient quelques mots qui résumaient assez bien le sentiment général : YamaPi, Kame (6), Beaux, Sexy, Aime, Kon Kon (7)...
Que faisions-nous ? Rien de bien spécial enfait, nous regardions un drama que, par je ne sais qu'elle chance inespérée, Ino était parvenue à se procurer. Face aux deux acteurs principaux, nos coeurs de groupies s'étaient réveillées. Au fond, nous n'étions que des adolescentes encore un peu bêtes et folles amoureuses des visages androgynes de ces bishônen (9), de chacun de leurs gestes, de leurs poses provocantes et leurs regards aguicheurs... et dans le cas particuliers de cette série des grimaces de YamaPi dans son rôle d'Akira.
Ino avait fait un très beau travail. Nobuta wo Produce (9) avait réussi à me sortir notre petite promenade nocturne de la tête, me faisant crier mon amour à un YamaPi qui ne pouvait malheureusement pas m'entendre. Si bien que, dans les environs de dix heure, quand Temari me rappela à l'ordre, je ne parvenais absolument pas à me souvenir pour quelle raison elle me tirait de ma contemplation béate. Quand la réalité me sauta à la gorge, j'en venais presque à regretter qu'un univers sans Akira me faisant des petits Kon Kon affectueux, puisse exister. Bien sûr, Temari n'était pas aussi nerveuse que moi. Elle paraissait même très excitée. Quand elle me tira hors du foyer, j'avais le coeur au bord des lèvres. Elle m'envoya dans ma chambre avec force et me recommanda de me préparer. Ce que je fis à contre-coeur. Pendant que je m'habillais d'un jogging assez large et comfortable, Ino me regardait en déblatérant des paroles qui se voulaient rassurantes aussi bien qu'informatives.
- Sakura et moi, on s'est chargé de répendre des rumeurs sur ton soi-disant couple avec Sasuke... expliqua-t-elle pendant que j'enfilais un tee-shirt, On en a parlé aux trois commères en priorité... tu connais Ran, elle va se dépêcher d'aller raconter ça partout dès que ça touche Sasuke, elle est incapable de se tenir...
- Tu crois qu'elle est amoureuse de lui ? Demandai-je un peu absente.
Enfait, je n'arrivais pas à imaginer que qui que ce soit puisse tomber amoureuse d'un type aussi arrogant, mais j'avais remarqué les regards insistants que notre camarade de classe jettait au grand ténébreux. A vrai dire, elle ressemblait à une groupie face à son idôle...
- Amoureuse ? Répéta la blonde, je suppose oui... enfin, ce serait plutôt une amourette passagère... En tout cas, elle l'apprécie assez pour s'intéresser aux moindres de ces gestes... et un scoop aussi incroyable qu'un couple à l'école, jamais elle ne pourra laisser passer un truc pareil.
- Donc tout est bien parti... murmurai-je à moi-même.
- Oui, répondit mon amie qui m'avait tout de même entendue, je pense que les garçons aussi ce sont arrangés de leur côté. Dans deux ou trois jours ce mensonge devrait être arrivé aux oreilles de Renge.
- Si tu le dis, rétorquai-je en refermant ma veste.
Je me regardais dans le miroir collé à la porte de notre armoir. J'avais l'air d'une sportive prête à faire son jogging quotidien. Je jettai un coup d'oeil au réveil sur mon bureau : dix heures vingt-deux. Dans très exactement huit petites minutes, le foyer aller fermer. La responsable du dortoir viendrait s'assurer que nous aurions toutes rejoint nos chambres. Ensuite, à onze heure, elle ferait sa dernière ronde, fermerait le foyer à double tour et irait elle-même rejoindre sa chambre. Je n'attendais donc pas Temari avant onze heure, voir même plus tard, au cas où la responsable prendrait son temps. Ino insista pour me coiffer et nous parlâmes encore un moment en attendant notre amie.
Lorsqu'elle arriva, je m'étais cachée sous mes draps pour pouvoir maudire en paix le jour où j'avais mis les pieds dans ce lycée. Beaucoup moins douce qu'Ino, Temari me tira du lit avec violence, me traînant hors de l'alcôve rassurante de la literie. A peine eut-elle vu mes vêtements, qu'elle fit une grimace :
- Non mais tu t'es vue ? On joue les espionnes ce soir ! On doit-être sexy !
- Temari! M'indignai-je, ce n'est pas un jeu, tu devrais prendre ça beaucoup plus sérieusement!
- Je suis sérieuse, répliqua-t-elle, on va devoir ramper dans des conduits d'aération. Tes vêtements sont trop lâches, tu risques de t'accrocher! Et puis choisis quelques choses de plus sombre! Tu t'es vue avec ton survêt' verts ??? Tu es une borne qui hurle : Regardez-moi! Regardez-moi !
Je rougis violemment. Je n'avais pas pensé à tant de détails et je reconnaissais sans problème que mon amie avait raison. Aussi ne tardais-je pas à troquer cette tenue ridicule pour quelque chose de plus saillant. J'optais finalement pour un corsair et un débardeur haut nageur simple et pratique. J'étais libre de mes mouvements et ils étaient assez moulant pour ne pas s'accrocher n'impote où. Temari parut satisfaite et m'attrapa par la taille en faisant le V de la victoire.
- Les espionnes de chocs sont de la parties!
Ino éclata de rire et nous prenions congé, quand j'eus endossé mon sac. Avant que nous quittions la chambre, ma colocataire nous rappela une dernière fois. Elle nous fit un sourire éclatant puis leva les bras au ciel, les doigts formant un V, puis l'abaissa vers son visage et passa le V devant ses yeux, le tout en clamant fièrement : « Nobuta power Chun Yuu ». Je dus me retenir pour ne pas éclater de rire et suivait Temari hors de la pièce. Ino venait de nous encourager à sa manière. Dans la série que nous venions de regarder, l'héroine utiliser cette formule pour se donner du courage, comme une incantation de magical girl (11). Hors, du courage, j'allais en avoir besoin.
Jamais je n'avais vu les couloirs de Kunoichi aussi calmes. Nous étions plongées dans le noir le plus complet et nous devions avancer à tâtons pour nous repérer. Longeant le mur que je tenais fermement, je sentais mes autres sens devenir un peu plus aigu à chaque seconde. A quelques mètres de moi, Temari n'était réduite qu'à une ombre au contour indéci. Pourtant, j'entendais ses pas étouffés par le tapis ou même sa respiration rendue sifflante par l'excitation. Tout autour de moi, les choses s'éclaircissaient et peu à peu l'environnement se redessinait dans un drôle de gris bleuté. Nous approchions du grand escalier.
Le hall, éclairé par la lumière bleutée de la lune, dévoilait un spectacle assez inhabituel. L'espace semblait modifié par le jeu d'ombre et de clarté diffuse, dans chaque recoin aurait pu se tapir les monstres de mon enfance. Peut-être était-ce pour cette raison que mon coeur s'affolait alors que, au sommet du haut escalier, je m'accrochais à la combinaison bleue marine de ma coéquipière. Un peu à contre coeur, je la suivis quand elle entama la descente vers cet effroyable abîme. Précautionneusement nous posions nos pieds sur les marches, s'assurant de nos appuis pour ne pas débouler.
Enfin en bas, nous nous précipitions sans plus de cérémonie dans le salon. Temari dut prendre toutes les précautions du monde pour ne pas faire grincer la vieille porte en bois que nous refermions doucement derrière nous. Arrivées là, une première étape venait de se terminer. Appuyée contre la porte, j'expirais un grand coup. Sortir de Kunoichi n'était plus qu'une formalité à partir de cet endroit.
Le grand salon était le lieu où était accueillis les visiteurs. Spacieux, il était décoré dans le style occidental. Un beau tapis persan recouvrait le sol. D'imposants sofas étaient disposés de manière à former de petits cercles de discussion assez intimes. Des tables basses en verre croulaient sous des magasines et étaient ornées de plantes verte. Sur la façade principale, d'immense porte-fenêtre donnaient sur la cour de l'internat, de lourds rideaux les encadraient. A travers les vitres, la clarté de la lune illuminait avec douceur chaque surface de l'endroit. Tout respirait la sérénité et, d'une certaine manière, ces lieux me rassuraient. Ce fut donc avec un peu plus d'assurance que je me dirigeai vers l'une des portes fenêtres que Temari tentait déjà d'ouvrir.
Une brise fraîche me caressa le visage quand l'extérieur nous ouvrit enfin les bras. La nuit était belle mais fraîche. Aucun nuage n'obscurcissait la voûte étoilée, ce qui n'était pas pour nous aider. Un peu plus d'obscurité nous aurait été propice, mais nous ne pouvions pas reculer. Aussi, Temari et moi bondissions pour atterrir en contre-bas, dans le parterre de cosmos. Vives comme des panthères, nous nous élancions dans la cours pour rejoindre la grille d'entrée de Kunoichi.
A l'ombre d'un grand cerisier, qui avait perdu la quasi totalité de ses fleurs, les garçons nous attendait déjà. Ils étaient trois : Kiba, Sasuke et Shikamaru. Je me forçais à leur faire un petit sourire, si crispée, qu'il ne parvenait pas à masquer complètement mon mal aise. Ils semblaient qu'eux aussi aient pensé que le noir était la teinte adapté à ses circonstances. Nous ressemblions à des voleurs prêts à commettre leurs méfaits... ce qui finalement n'était pas très loin de la réalité. Je jetai des regards attentifs vers les trois garçons. Tout trois étaient très simplement vêtus, ils semblaient assez à l'aise dans leurs vêtements. Je souris, le moindre détails pouvaient me rassurer ou me faire paniquer. J'étais à fleur de peau, ce qui n'était pas très bon pour ce que nous avions à faire. De plus, le ton qu'employa Sasuke pour nous accueillir ne fit rien pour me calmer :
- Un peu plus et on y allait sans vous! S'exclama-t-il dans un murmure agacé.
- Bien sûr beau gosse, rétorqua Temari en colère, alors que vous ne savez même pas où se trouve le conduit d'aération.
- On a pas besoin de boulet comme vous, continua le brun ténébreux, donnez le plan du gymnase, on ira sans vous...
- QU...humrf!
Elle avait commencé à crier, Temari était vraiment trop emportée. Cependant, anxieuse comme je l'étais à ce moment, j'avais trouvé dieu seul sait où, la force de la faire taire immédiatement. Une main plaquée sur sa bouche, je la maintenais fermement contre moi pour l'empêcher de se débattre.
- C'est vraiment pas un cadeau, soupira Sasuke excédé.
- T'as rien fait pour qu'elle reste calme, fit remarquer Kiba visiblement énervé.
- On a pas toute la nuit, intervint Shikamaru alors que Sasuke allait répondre à son ami.
- On ferait mieux d'y aller, ajoutai-je pour le soutenir.
D'un commun accord, nous nous précipitâmes vers le portail clos. Lestement, ils empoignèrent tous les barreaux en fer et escaladèrent sans trop de diffculté. Je les regardais faire, les yeux écarquillés, le coeur battant. Je ne savais pas escalader un barreau pareil. Paralysée, je les vis sans peine atterrir avec souplesse de l'autre côté. Je me mis à me maudire pour mon incompétence, à maudire Temari qui m'avait obligée à venir, à maudire mes quatre complices qui me faisaient sentir totalement ridicule et tout simplement maudire le club cinéma qui ne savait pas se tenir tranquille et nous causait des problèmes. Quand ils se rendirent compte de mon absence, ils se retournèrent d'un même bloc. Sous leurs regards interrogateurs, je sentis une honte sans précédent me monter au joue et baissai la tête, contrite. Sasuke, fut le premier à parler, son ton montrant son état de nerf assez avancé.
- On peut savoir ce que tu fous...
- Je... Je ne peux pas sauter le portail... avouai-je gênée de montrer une faiblesse à cet ennemi.
Il y eut un soupir général et un sifflement méprisant de la part de Sasuke. Sans même me laisser le temps de rajouter quelques excuses qui n'auraient servit à rien et qui m'auraient faite paraître plus cruche encore, le brun cracha d'une voix acide :
- Retourne te coucher, on a pas besoin d'un boulet !
- Calme-toi Sasuke, conseilla Shikamaru, fort de son flegme habituel, on va...
Mais il n'eut pas le temps de finir sa phrase. Une main sortie de nulle part attrapa le col de son tee-shirt et le tira si fort que sans qu'aucun de nous ne saisisse réellement ce qui s'était passé, il se retrouva nez à nez à un Kiba visiblement furieux. Ce dernier le toisait de toute sa hauteur, des éclairs menaçants jaillissant de ses yeux plus noir encore dans les voiles épais des ténèbres. Sa voix basse et grave gronda comme un avertissement au coeur de la nuit :
- Dans un instant c'est toi que je renvoie se coucher ! On te l'a déjà dit au dortoir, si c'est pour te plaindre, c'est même pas la peine de venir.
- Tu te prends pour qui pour me parler comme ça, rétorqua Sasuke pas du tout impressionné.
- Un mec disposé à foutre un pied à ton cul de frimeur!
- Ça suffit, murmurrai-je de l'autre côté du barreau.
Même faite à voix basse, cette dispute restait effrayante. Leurs voix contenues étaient bien pires que des cris. Leur haine suinté à travers leur paroles et leurs regards assassins. A mon grand désarroi, les relations entre Kiba et Sasuke allaient de mal et pis depuis la guerre des grenouilles... ce qui me faisait sentir coupable. Je leur lançais à tous les deux un coup d'oeil suppliant, qu'ils ne semblèrent même pas remarquer. Ce fut finalement Shikamaru qui eut le dernier mot :
- Pour cette fois, c'est Kiba qui a raison. Calme-toi un peu Sasuke, sinon on va se faire prendre et ce serait moche à voir. D'un autre côté, ajouta-t-il en se tournant vers moi, je suis désolé Hinata, mais si tu...
Encore une fois, il fut interrompu. Kiba avait de nouveau sauté sur la grille et l'escaladait dans l'autre sens. Il la passa avec aisance et atterrit juste à côté de moi dans un saut digne d'un félin. Il se redressa de tout son long avant de se tourner vers ses amis. J'ignore pour quelle raison, mais notre différence de taille me frappa à ce moment. Peut-être était-ce dû à son regard inquisiteur ou encore cette drôle d'aura furieuse qui l'englobait, la seule chose certaine était qu'à cette instant, je me sentais ridiculement petite à côté de ce garçon. Sa voix grave me tira de mes pensées :
- Si Hinata a demandé une trève, c'est pour qu'on s'entraide, déclara-t-il à nos amis qui, de l'autre côté de la grille, nous fixait surpris, donc je vais l'aider à sauter de l'autre côté. On va passer par le mur de derrière, alors allez-y sans nous, on vous rejoint... et emmerdez pas Temari pendant que je suis pas là! Compris le frimeur...
- Ta gueule, fut la seule chose que Sasuke répondit avant de partir en courant.
Shikamaru et Temari nous firent un petit signe, puis s'en allèrent à leur tour. Kiba ne me laissa pas le temps de me remettre de mes émotions et m'attrapa par la main. Nous longeâmes le mur, dont l'ombre nous offrait une obscurité propice. Il m'entraîna dans une course folle. Il me tenait fermement la main, m'obligeant à suivre son rythme... Sa paume était grande et je me sentais encore plus ridicule. La chaleur que sa peau me transmettait n'arrivait pas à me rassurer. Et si Sasuke avait raison ? Et si je n'étais qu'un boulet qui allait leur attirait des problèmes ? Je n'avais peut-être pas ma place dans cette expédition et pour le bien de mon plan j'aurai mieux fait de rester à l'internat. Prise d'une soudaine frayeur, je m'arrêtais brusquement, tirant sur le bras de Kiba pour l'obliger à stopper sa course lui aussi. A peine immobilisé, il se retourna vivement. Peut-être mes doutes se lisaient-ils sur mon visage, car il dit sans la moindre hésitation :
- Qu'est-ce qui se passe ? Si c'est à cause de Sasuke...
- Je devrais peut-être vous laissez y aller sans moi...
- Hors de question !
- Mais Kiba... Je suis complètement inutile ! Je ne suis même pas capable de sauter un portail...
Soudain, il me tira vers lui et m'obligea à le regarder droits dans les yeux. Il avait l'air bien plus calme que lors de son altercation avec Sasuke, mais une grande détermination se lisait dans ses pupilles dilatée.
- Tu va pas laisser ce frimeur avoir raison quand même!
- Mais...
- Hinata, je croyais que ça te tenait à coeur d'aider Mayumi Katsura ? Tu vas pas abandonner à la moindre difficulté ! Je te pensais plus courageuse que ça !
Je ne répondis rien et baissai la tête. J'étais ébranlée par ses paroles. Il avait raison, je le savais parfaitement bien, mais j'étais incapable de bouger. Kiba soupira, me lâcha et déclara :
- Moi j'y vais...
Et effectivement, il repartit dans sa course. Je le regardai s'éloigner à petites foulées, réalisant ma bêtise. Il avait l'air déçu... Ce qui me faisait mal. Je ne voulais pas qu'il ait une mauvaise image de moi... De toute façon, c'était lui qui avait raison. Je faisais tous ces efforts pour Mayumi-sempai. Je n'avais pas le droit d'abandonner maintenant. J'étais plus forte et plus courageuse que ce que le pensait Sasuke. Prise d'une nouvelle énergie, je me précipitai vers Kiba et le rattrapait avec une facilité déconcertante. Je lui attrapai le bras et murmurrai tout en courant :
- Allons-y, ils doivent déjà être au lycée...
Je crus percevoir un sourire dans l'obscurité mais je n'en étais pas sûre. En revanche, Kiba accélara tant l'allure que je compris très nettement qu'il avait ralenti son pas pour m'attendre. Il avait étrangement confiance en moi, ce qui me rassura.
Après avoir contourné le dortoir des lycéens, nous passions derrière le bâtiment des collégiens. Nous venions d'atteindre l'autre extrémité de l'enceinte. A cet endroit, le mur était bien plus bas qu'ailleurs. Les arbres qui le longeaient rendaient l'obscurité plus opaque, nous protégeant de tout regard indiscret. Alors que je jetai un coup d'oeil à la hauteur encore trop importante pour moi, je sentis plus que je ne vis Kiba se placer derrière moi. Il passa une main dans mes cheveux, me faisant frissonner de tout mon corps et, soudain, je sentis son souffle caresser ma peau quand, dans un murmure il me dit au creux de l'oreille : « Tu ne dois pas t'inquiéter, tout va bien se passer ! » Je souris mais avant que je ne puisse répondre, il me prit une fois encore de court, en m'enlaçant pour poser ses lèvres dans mes cheveux. Les yeux écarquillés, j'étais incapable de prononcer le moindre mot et aussi brusquement qu'il m'avait serrer, il me libéra de son étreinte et me demanda de monter sur ses épaules. Il se baissa pour que je puisse plus facilement m'installer. Après un moment d'hésitation où mon esprit marcha à tout allure, je m'assis sur ses épaules. Je n'étais pas très à mon aise. Outre le fait de se sentir déséquilibrée, cette promiscuité avec mon prétendant me troublait au plus haut point. Quand il fut assuré que j'étais bien posée, il se releva, me faisant dangereusement tanguer. Je me raccrochai à ses cheveux, mes doigts crispés dans sa crinière indisciplinée. Sous ses indications claires, je pus escalader sans peine l'obstacle.
Je me mis debout sur ses épaules grâce à son aide puis enjambai la façade pour me retrouver assise à califourchon au sommet du mur de pierre. Kiba me rejoint en quelques mouvements vifs. Il semblait se jouer de la gravité, un saut lui avait suffit à aggriper le rebord de l'enceinte et une simple traction le hissa assez haut pour qu'il puisse s'asseoir face à moi. Puis il me soutint pendant que je descendais précautionneusement. Il me rejoint en bas d'un bond et nous nous précipitiâmes pour rejoindre nos équipiers.
Les rues que nous traversâmes étaient désertes. A cette heure de la nuit, nous nous serions pourtant attendus à croiser quelques voyous, mais rien, pas même un chat. Nous courions à toute allure vers le lycée. Je sentais le vent frais siffler à mes oreilles, fouetter ma peau faisant fuir toute forme de torpeur qui aurait pu m'envahir. Très vite, Konoha fut en vue, mais contrairement à mon attente, Kiba ne se dirigea pas vers le portail. Une fois encore, il me fit faire le tour de l'enceinte. Au bout du mur Est de l'école, une impasse exigue était formée par le voisinage d'un immeuble admisnistratif. Il faisait un noir d'encre dans cette ruelle. A plusieurs reprise, je butais contre des objets que je ne parvenais pas à indentifier. J'étais inquiète, pourtant je n'osais pas poser de question à Kiba. Je ne voulais pas qu'il croit que je n'avais pas confiance en lui. Je distinguai tout juste sa haute silouhette qui avançait avec assurance. Il paraissait connaître ce qu'il faisait, je ne pouvais que suivre en priant de ne pas me montrer trop naïve.
Sans crier gare, il s'arrêta. Il murmura tout juste un « viens » rapide avant de m'attraper par le bras et me montrer un tas de caisses et de poubelles. Le tout ressemblaient à un débarras immonde, mais avait l'avantage de former un escalier, certes étranges, mais bien pratique pour les incursions nocturnes. De plus, comme si le dieu de la chance était de notre côté, le mur était déterioré à cette endroit. Une sorte de crevasse en forme de U était formé et rendait plus accessible l'intérieur de l'établissement. Je montai sur la première caisse qui grinça un peu, témoignage geignard de sa vieillesse.
Pendant que je posais mon pied sur le mur abîmé, je me retins pour ne pas demander à Kiba comment il pouvait connaître un tel endroit. Un regard circulaire, me fit prendre conscience que cette impasse donner sur une des parties les plus reculés de l'école. A cette endroit étaient stockées les grandes baines à ordure. Lorsque nous descendions de notre passage, nous atterissions d'ailleurs entre deux grosses poubelles en fer. Je lui jetai un regard suspicieux. Se pouvait-il qu'il est déjà pris la poudre d'escampette par cette faille ou alors avait-il eu une raison de venir se cacher dans ce recoin de l'école et avait découvert par hasard cette ouverture. Je l'imaginais parfaitement en vauriens faisant l'école buissonnière. Pendant que mon esprit vagabondait, Kiba me rejoint et m'intima en un seul regard de le suivre.
Nous rejoignâmes le gymnase sans encombre et prenions l'escalier de secours qui menait au toît. Temari, Shikamaru et Sasuke nous attendaient là, près de la bouche d'aération qu'ils avaient déjà démonté.
- Enfin... grogna Sasuke.
- Ça va... rétorqua Temari franchement agacée, il est tout le temps de mauvais poil ce gars ?
- Presque... répondit Kiba, un sourire moqueur illuminant son visage.
La lune semblait briller avec plus de conviction encore, éclairant cette scène étrange de ses rayons bleutés. Cinq adolescents étaient réunis sur le toît d'un bâtiment scolaire, complotant un mauvais coup... Je me mordis les lèvres, cette scène était digne d'un film. Nous prenions vraiment de drôles de risques... Ignorant ostensiblement la discussion qu'avait entamé Kiba, Sasuke et Temari au sujet de vol plané que pourraient faire certains chieurs s'ils ne fermaient pas leurs grandes bouches, je m'approchais de l'entrée du conduit d'aération. Une sorte de carré en fer blanc émmergeait du sol et ouvrait à son sommet un trou noir. Il me faisait penser à une gueule béante d'un monstre énorme. Sombre et mal-odorante, un souffle strident se répercutait contre les parois, les faisant trembler et se lamenter dans une plainte glacée de ferraille. Des frissons étranges me picotèrent la nuque quand une bourrasque plus forte que les autres arrachèrent un son criard au monstre. Shikamaru se rapprocha de moi et se pencha lui aussi au-dessus du conduit.
- Pas rassurant ces bruits, hein ? Dit-il.
Je ne pris pas la peine de lui répondre et me tournais vers lui. Il me fixait avec un je ne sais quoi de paternel dans le regard. Il avait l'air de voir la même chose que moi mais de ne pas craindre ce monstre...
- En fait, reprit-il, c'est le vent qu'il y'a ce soir qui génère ses espèces de cris. J'ai regardé le plan que Tenten a rapporté du comité. Il y'a des ouvertures sur chaque face du gymnase, le vent s'engouffre dedans, et comme il est dans un espace étroit, il fait ce bruit étrange. Les hurlements de fantômes se produisent quand deux vents différents se croisent dans les conduits... en bref, rien de surnaturel...
- Oh ! Oui, je le savais, lui expliquai-je, n'empêche que c'est effrayant!
Il pouffa doucement avant de jeter un coup d'oeil par dessus son épaule.
- On devrait peut-être y aller avant que Kiba et Temari balance Sasuke par-dessus bord.
Je me retournais vivement, alarmé par ses paroles, pour découvrir un Kiba et une Temari, qui s'étaient liguées contre Sasuke. Kiba le tenait par le col, pendant que Temari lui asticotait les oreilles en maugréant des menaces indistinctes. En quelques pas, Shikamaru et moi les avions rejoint. Je posai une main sur le bras de Kiba et m'exclamai :
- Ça suffit, vous vous battrez un autre jour.
- Pour le moment on a un truc chiant à faire... et on a pas toute la nuit ! Continua Shikamaru de sa voix éternellement ennuyée.
Les trois belligérants se reprirent un peu. Il fut décidé que Temari resterait faire le guet, puis, nous descendîmes dans le conduit d'aération. Le premier fut Sasuke, puis je le suivis. Montant sur le rebord du carré de fer, je tendis encore une fois une oreille angoissée aux plaintes du gymnase, puis me laissait aspirer par le monstre à la gueule affamée. Je m'accroupis dans l'espace restreint. Devant moi, Sasuke avait déjà entamé sa lente évolution. Ses mouvements étaient légèrement maladroit, il faut dire qu'il était un peu à l'étroit dans ce conduit. Mon esprit alla vers Kiba qui se sentirait sûrement comme une sardine dans sa boîte de conserve. De mon côté, je n'étais pas si embarassée que les garçons. Plus petite et plus fines, j'avais bien assez d'espace pour manoeuvrer à mon aise. Pourtant, l'endroit n'avait rien de confortable. Je sentais sur mes tibias laissé nues par le corsair le contacté froid et légèrement humide de l'acier. Une odeur de moisi et de mort était transporté par les bourrasques assez violente. Il me fallait user de toutes l'énergie que j'avais pour lutter contre la force éolienne. Je sentais contre ma peau des toiles d'araignée minuscules, mais collantes à souhait et mon nez grattait d'ores et déjà sous l'effet de la poussière. Gênée par mes cheveux, je passais mon temps à les replacer derrière mon oreille, ce qui ralentissait plus encore mon avancée. J'entendais derrière moi les coups sourds que Shikamaru et Kiba donnaient contre les cloisons en avançant. Par deux fois, je fus désarçonnée par une bourrasque violente qui s'engouffrait au croisement. Projetée contre la paroi, je m'amortissais de mon mieux avec mon épaule, qui commenaçait à se faire sentir. Soudain, Sasuke s'immobilisa. Sans se retourner, il s'adressa au reste du groupe :
- C'est bien joli de me mettre devant, mais je ne sais pas le chemin.
- Je vais te guider, assurai-je, me maudissant de ne pas avoir pensé plutôt à une telle évidence, pour le moment continue tout droit. Tu tourneras dans le deuxième embranchement qu'on trouveras sur notre chemin.
Je connaissais notre route par coeur. Je l'avais tracée et étudiée cent fois depuis que l'idée de pénétrer illicitement dans les vestiaires m'avaient effleuré. Ce fut donc avec facilité que j'indiquais la voie à Sasuke. Enfin, il fut au-dessus de la grille qui donnait sur le vestiaire des filles. Je l'entendis donner un grand coup et le tintement du métal résonna longuement autour de nous. Sans plus attendre, le brun passa par l'ouverture et disparut de mon champs de vision. Je me rapprochais pour voir ce qui se passait en dessous. A la lumière incertaine et verdâtre de l'enseigne « sortie de secour », je distinguai Sasuke, debout sur une série de casier qui étaient largement accessible. Un peu rassurée, je manoeuvrai pour descendre les jambes les premières. Les coudes accrochés au bord de l'entrée, je cherchai du pied un appui, mais seul le vide s'étendait sous mes pieds. Je pris peur, peut-être avais-je mal évalué la distance, j'étais encore trop petite pour toucher le sommet des casiers. Il m'aurait suffit de tout lâcher pour rejoindre d'un bond mon acolyte, mais n'étant pas sûre de ce que j'avais sous moi, la prudence me conseillait de ne pas choisir cette solution. Alors que je cherchais un moyen de me sortir de ce pétrin sous les encouragements de Shikamaru et Kiba, je sentis une poigne enserrer ma taille et me porter. J'avais beau savoir qu'il s'agissait de Sasuke, je ne pus m'empêcher de me sentir en confiance et le laisser me déposer à ses côtés. Le sourire qu'il m'adressa était très étrange, à mi-chemin entre la raillerie et la gentillesse. Il me tenait toujours la taille quand Shikamaru atterrit lourdement derrière moi. Réalisant soudain la situation, je me dégageai vivement de lui. Sans vraiment comprendre pourquoi, je refusais que Kiba nous voit ainsi. Alors que mon paysan nous rejoingait enfin, je jetai un regard vers le brun. Bien qu'il ait repris son habituel attitude arrogante, il y'avait quelque chose de troublant qui brillait dans ses pupilles. Je choisis délibéremment de l'ignorer, estimant qu'il était beaucoup moins dangereux de ne pas faire grand cas des états d'âme d'un ennemi.
Après être descendus de notre perchoir, Kiba alla allumer la lumière et nous nous réunîmes autour du banc le plus proche. Je fus horrifiée en remarquant la paume de ma main, elle était aussi noire que du charbon. J'eus un haut le coeur, mais ne fis mine de rien et sortis le plan que Kakashi m'avait dessiné.
- Voilà, déclarai-je en étendant la feuille sous leur nez, Kakashi-sensei a indiqué tous les endroits où ils avaient placé les appareils photos. Sakura, Temari, Ino et moi avons récupéré celui-ci et celui-là.
J'indiquai du bout du doigts deux points sur le plan. Puis continuai mon explication :
- Il nous en reste donc quatre à récupérer. Je ne peux pas vous dire très précisément où ils les ont caché, je n'ai pas pu discuter avec Kakashi-sensei, mais vous savez où chercher, je pense que ça ira vite...
- Faîtes attention en débranchant les câbles, précisa Shikamaru, Temari en a déjà bousillé un en le débranchant n'importe comment...
Sasuke lâcha un sifflement méprisant que personne ne lui reprocha. Après avoir brièvement exposé la procédure pour déconnecter les appareils, nous séparâmes. Dans un soucis d'efficacité, nous avions décidé de prendre chancun un appareil photo en charge. Celui que je devais débusquer était censé se trouver dans les douches.
La veille, Shikamaru nous avait expliqué qu'en annalysant les données informatiques, il avait découvert que les appareils avaient été branchés par deux câbles différents. Le club cinéma n'en avait piraté qu'un seule, c'était pour cette raison que seules les photos prises par trois des appareils avaient été exposé. Par chance, l'appareil placé dans les douches n'avaient pas été piraté.
Malgré les indications du professeur, je ne voyais absolument pas où pouvait se trouver cette satanée machine. Je fouinais un peu aux hasards au niveaux de la zone qu'il avait entouré, sans trop comprendre comment il aurait pu cacher quoique ce soit dans ces lieux sans que l'on s'en apperçoivent. Tout ce qu'il y'avait étaient des carreaux blancs et des tuyaux. Je regardais de près les recoins de la pièce, entre la tuyauterie, sachant pertinemment qu'il n'y aurait rien. L'eau aurait abîmé le matériel, ils n'avaient pas pu les mettre là. Pendant une seconde, l'idée m'effleura qu'il l'avait placé en hauteur, pour avoir un bel angle et éviter le jet de douche, mais, quand je m'apprêtais à inspecter les points d'attache plausible, la voix de Temari résonna dans les vestiaires...
- Le gardien fait sa ronde ! Remontez dans les conduits, vite !
Elle n'eut pas à le dire deux fois. La lumière fut éteinte, seul restait l'éclairage imparfait de la veilleuse verte. Je me précipitai vers le casier. Shikamaru s'engouffrait d'ores et déjà par la bouche d'aération. Sasuke était au sommet des casiers et Kiba arriva en même temps que moi en bas du meuble. Sans que je n'eus à demander la moindre aide, il m'attrapa par la taille et me souleva assez haut pour que, Sasuke m'attrape facilement et me hisse à ses côtés. Kiba, toujours aussi agile, n'eut aucun mal à monter. J'étais étonnée de voir comment ses deux garçons, toujours entrain de se disputer, était capable de coopérer, sans échanger le moindre mot, dans les situations urgentes. La confiance qu'il y avait entre eux était assez forte pour accomplir les tâches avec rapidité. Une fois encore, Kiba me porta pour que j'atteigne plus facilement l'entrée du conduit. Shikamaru me tendit les mains pour m'aider et me tira vers lui, gardant une main sur mon avant-bras comme pour nous apaiser tous les deux, d'un simple contact. Sasuke grimpa à son tour et se glissa dans le conduit face à nous. Kiba fut le dernier à monter et s'intalla du même côté que Sasuke. Il referma la grille et nous attendîmes. J'étais serrée contre Shikamaru, si bien que je sentais son souffle dans ma nuque. Prisonnière de cette attente angoissée, je sursautais au moindre bruit. A chacun de mes bonds, Shikamaru resserré sa prise sur moi, comme pour m'assurer que tout irait bien, que je ne devais pas m'inquiéter. Je fixais intensément la grille comme si je pouvais voir à travers. Mais rien... Ce rien insupportable qui aggrandit le gouffre de l'appréhension.
Je relevais un instant les yeux pour tenter de repérer dans la pénombre les iris noirs de Kiba. Je le savais là, juste en face de moi, pourtant, je ne distinguais que vaguement ses traits. Je voulais le voir, voir un sourire de sa part, un sourire qui me dirait que tout irait bien, que nous n'allions pas nous faire prendre. Au lieu de mon paysan, ce fut Shikamaru qui me rassura. Il glissa sa seconde main dans la mienne et, d'une pression, calma l'emportement de mon coeur. Sa paume était chaude et sereine comme celle d'un grand frère protecteur. Une pression que je n'avais plus connu depuis que Neji n'avait plus représenté mon frère adoré, mais le garçon que j'aimais. Je me pinçai les lèvres et ressérai mes doigts sur la main du garçon.
Brusquement, la porte en dessous de nous grinça puis, la lumière s'alluma. Le pas chaloupé du gardien résonna sur le carrelage, alors que ses grommelements rauques emplissaient la pièce. Il se plaignait de son boulot, de cette école pourrie, de cette directrice aux gros nibards qui se prenait pour une reine, de ses élèves insolents qui ne respectaient strictement rien... J'eus l'impression qu'il fit mille fois le tour des vestiaires et sortit en donnant un coup de pied colérique dans un des casiers. Je ne sais pas combien de temps encore nous attendîmes. Nous voulions nous assurer qu'il était bien parti et qu'il ne reviendrait pas sur ses pas. Enfin, nous retournâmes dans les vestiaires, alors que Temari regagnait son point d'obervation.
En bas du casier, mon coeur fit un bond dans ma poitrine. Je ramassais du bout des doigts une carte au couleur criarde où était indiqué « vidéothèque » et un numéro de client. Puis, tout en bas, en manuscrit, s'étandait le nom du gardien.
- Je... Il a perdu ça...
Les garçons se précipitèrent vers moi et m'entourèrent pour regarder de quoi je parlais. Un soupir de soulagement répondit à mes questions muettes :
- Je pense pas qu'il s'en rendra compte ce soir... affirma Kiba, c'est qu'une carte de vidéo, il en aura pas besoin...
- Mais... tentai-je de protester, un peu inquiète.
- Il doit rester à l'école pour surveiller, c'est son boulot, il a aucune raison d'aller à la vidéothèque ce soir, insista Sasuke, on se dépêche de finir ça !
- Vaut peut-être mieux ne pas tarder effectivement, approuva Shikamaru.
Bien qu'un peu méfiante encore, je retournai du côté des douches pour reprendre mes recherches. Après avoir abandonné mon sac à dos à l'entrée des douches, je regardais en hauteur, sans vraiment y croire, quand une masse sombre au dessus d'un pommeau de douche attira mon attention. Je fis de mon mieux pour la regarder de plus près encore et ne pus que reconnaître un appareil photo. Ces professeurs étaient vraiment malin. Là où ils avaient placé l'appareil, la personne qui prenait sa douche ne pouvait les voir, de même quelque soit l'angle où l'on se plaçait, il fallait vraiment chercher quelque chose pour le voir. En revanche, vu l'inclinaison, les trois pervers avaient sûrement eu des photos parfaites pour se rincer l'oeil. Alors que j'étouffais difficilement un cri de rage au fond de ma gorge, une voix grave résonna derrière moi :
- On peut savoir ce que tu fabriques ?
Je me retournais lestement pour voir Sasuke, appuyé contre le mur, les bras croisés, qui me regardait à la fois amusé et dédaigneux.
- J'ai trouvé un appareil photo, rétorquai-je, mais il est trop haut pour que je l'atteigne.
- Fais voir... dit-il simplement avant de s'avancer vers moi.
Il observa un moment l'installation, puis tendit vers moi deux appareils qu'il tenait par les câbles.
- Tiens, range ça toujours dans ton sac. Shika est parti aidé Kiba, on va bientôt pouvoir rentrer...
Je lui pris les engins des mains et il se mit à l'oeuvre. Je m'éloignai pour ranger leur trouvail dans mon sac à dos puis revint vers lui. Il était étiré de tout son long pour atteindre les branchements, ce qui le faisait paraître plus irréel encore. Son corps était d'une finesse et d'une souplesse incroyable. Portant, son tee-shirt à manche courte laisser apercevoir ses bras musclés. Mes yeux se posèrent sur la naissance de son bassin, découverte par sa position. Je rougis et détournai en me maudissant. Je ne devais pas être troublée par ce débile de Sasuke... C'était mon ennemi...
- Ça me rappelle des souvenirs d'être ici...
Avec lenteur, je me tournais vers lui, pas sûre d'avoir bien compris. Cependant son sourire raviva en moi des souvenirs que j'aurais bien voulu oublier. Ma première entrevue avec Sasuke me revint en mémoire avec une précision déconcertante. A bien y repenser, nous avions eu une drôle de manière de débuter nos relations lui et moi. Je repensais à sa chemise mouillée, à son corps qu'elle laissait deviner, à son baiser que je n'avais pas su refuser... Je fut troublée. Ne voulant pas qu'il devine ce à quoi je pensais, je lui répondit avec défiance :
- Oh, tu parles de la fois où tu t'es fait tabasser par une fille...
Il baissa les yeux vers moi, et cessa tous ses manipulations. Il me fit face et murmura :
- Oui, cette fois où ton joli corps était tout contre le mien et que j'ai goûté à tes lèvres... c'était très humide comme situation...
Et sans que je m'en rende compte, il ouvrit le robinet. Nous fûmes tous deux arrosés, mouillés de la tête au pied en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Je retins de justesse un cri de surprise. Il se rapprocha dangereusement de moi. Il passa un doigt sur ma joue, puis attrapa ma taille et me serra contre lui. Je ne savais plus quoi faire. Shikamaru et Kiba étaient de l'autre côté du mur et il aurait suffit d'une seule alerte de moi pour qu'ils débarquent et arrêtent Sasuke. Mais j'étais incapable de faire le moindre mouvement ou dire le moindre mot. Je ne trouvais pas l'envie en moi de le stopper. Je repensais à ce baiser... Je voulais rencontrer ses lèvres de nouveaux, goûter une nouvelle fois à ses sensations étranges qu'il me procurait. Son visage n'était qu'à quelques centimètres du siens. L'eau qui coulait sur nos visages étaient froides mais d'une certaine manière stimulante. Je sentais les moindres détails de son corps contre moi et cette situation me plongeait dans une euphorie que je n'aurais pas cru possible. Sa main se balladant sur mes fesses faisait naître des frissons qui remontaient le long de mon dos et embroullait mon cerveau.
Enfin, ses lèvres se posèrent contre les miennes. Elle n'étaient pas douces, mais plutôt rêches, comme gersées par le froid, pourtant je ressentais déjà du plaisir à ce contacte. Son souffle sur ma joue était chaud et ses caresses sur mon corps plus persistantes. Il entrouvrit les lèvres et caressa les miennes de sa langue. Alors que je lui cédais le passage et commençais même à répondre à la danse qu'il entamait, la voix de Temari nous fit sursauter et nous séparer aussi vite que possible.
- Il y'a quelqu'un qui arrive. Je l'ai pas vu venir, z'avez pas le temps de monter au conduit. Cachez-vous comme vous pouvez.
Il n'en fallut pas plus pour rendre à Sasuke toute sa vivacité. Il éteignit l'eau qui coulait toujours, m'attrapa par un bras et me tira vers l'entrée des douches. Il se plaqua au mur adjaçant au moment où la lumière s'éteignit et me serra contre lui. Je sentais contre mon dos, son torse fin mais musclé alors que nos deux respirations se mêlaient dans un même rythme affolé. Les doigts qu'il serrait sur mon flanc était crispés et l'étau de ses bras avec quelquechose d'apaisant, comme une protection sur la quelle j'étais certaine de pouvoir compter.
Comme Temari l'avait dit nous n'aurions pas eu le temps de remonter dans le conduit. Car à peine une ou deux minutes passèrent avant que des pas ne résonnent près de la porte et des vestiaires. Le cliquetis de la serrure me fit sursauter et me blottir plus encore contre Sasuke.
Dans un grincement angoissant, la porte s'ouvrit.
Fin du chapitre 11 suite au chapitre 12.
Notes :
1- Rikishi : Il s'agit d'un grade de sumo. Enfait, les occidentaux ont souvent tendance à mélanger les termes. Le sumo est enfait le sport. Pour parler des sportifs qui pratiquent, on utilise le terme sumotori quand il s'agit de débutant et rikishi quand il s'agit d'athlète confirmé.
2- Lolicon : contraction du terme Lolita Complex. Ce terme définit les hommes qui ont tendances à aimer les très jeunes filles. (ça va de la fillette à l'adolecente)
3- Yakuza : Bah, je suis sûre que tout le monde connaît, mais bon on ne sait jamais. Pour faire simple, on dira que c'est la mafia japonaise, mais enfait, il faut bien se rendre compte que son fonctionnement est bien particulier par rapport aux mafias occidentales... Bref, c'est pas le parrain...
4- Tomoya Nagase : (Tsu les yeux en coeur) C'est un acteur et un chanteur japonais âgé de 29 ans, il fait partie de la Johnny's Entertainement. Membre du groupe Tokio, il a joué dans de très nombreux drama à succès. Il paraît que c'est le petit ami d'Ayumi Hamazaki... mais il ne faut pas croire ces rumeurs... en vrai c'est mon (un de mes, serait plus exact XD) chéri!!!
5- drama : Aaah les dramas... Marvellous! Mais qu'est ce qu'un drama ??? Ben enfait il s'agit simplement d'une série live asiatique, avec des vrais acteurs. Beaucoup de drama populaire en occident son des adaptations de manga... Par exemple Hana Yori Dango qui (comme le manga) a eut un succès monstre, Détective Conan, HanaKimi, etc... Bref, la question est... à quand un drama pour Naruto??? Niark! En attendant, il y'en a de très bien à regarder. Celui au quel je fais référence ici est My Boss, My Hero dans lequel joue Tomoya Nagase et qui relate les mésaventures de l'héritier d'un clan de Yakuza qui, à 27 ans, doit retourner au lycée s'il veut prendre la suite de son père. Je dois dire que j'ai beaucoup aimé. En plus on y retrouve deux personnes que j'aime bien Koki Tanaka du groupe KAT-TUN et Yuya Tegoshi du groupe NewS (des beaux bishô... baaave...)
6- YamaPi et Kame... Niark! Niark! Niark! Niark! (rire démoniaque) Big dédicace à ma petite Crackers adorée... Commençons par le commencement. En fait, il s'agit de deux acteurs, chanteurs issus de la Johnny's Entertainement qui ont été réunis dans un merveilleux drama, j'ai nommé Nobuta wo Produce.
Tout d'abord YamaPi, de son vrai nom de scène Yamashita Tomohisa, de son vrai nom tout court Manatsu Tomohisa... Quoi c'est embrouillé, mais nom c'est clair comme de l'eau de roche. Manatsu Tomohisa est devenu un poulain de la Johnny's, il a eut du succès et s'est pris un nom de scène Yamashita Tomohisa... Puis, de fil en aiguille, il s'est retrouvé surnommé par les autres membres de la Johnny's et par les fan, YamaPi... Bref, YamaPi est beau et talentueux, c'est un acteur magnifique (il joue vraiment très très bien) qui malgré son jeune âge, il a tout juste 22 ans, a une carrière d'acteur impressionnante. Il a joué dans tout un tas de drama. Il fait partie (entre autre) du groupe NewS, dont il est le leader et la leadvoice mais mène aussi sa carrière solo
Ensuite Kame, de son vrai nom Kamenashi Kazuya. Donc Kame fait parti du groupe KAT-TUN, il en est la leadvoice et même s'il n'est pas le leader officiel du groupe, il est considéré comme tel. A 21 ans, Kame a lui aussi une belle carrière d'acteur derrière lui. De plus, le groupe KAT-TUN est en ce moment au Japon un carton incomparable. Tout droit sortie des écuries de la Johnny's, il font un carton que leurs aînés n'avait pas fait. A peine leur premier album sorti (ils avaient déjà une certaine notoriété grâce à leurs concerts et leurs plateux télé succéssifs) ils étaient propulsés en tête de trois des plus grands classement de vente du Japon... bref, je vais pas continuer sur KAT-TUN parce que sinon je ne m'arrête plus... Ce qu'il faut retenir, c'est que YamaPi et Kame sont des stars au Japon et dans la série...
7- Kon Kon : Bah, juste pour que vous soyez trop perdu. C'est un petit signe que fait YamaPi dans son rôle d'Akira avec ce petit son Kon Kon... C'est trop mignon...
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8- bishônen : Ce terme définit les jeunes et beaux garçons qui souvent ont une tendance efféminée.
9- Nobuta wo Produce : Un drama que, personnellement je trouve merveilleux (bien filmé, bel éclairage, belle histoire, pleine de valeur forte et juste, sympathique et bien rythmé, bref, que du bonheur) . Outre YamaPi et Kame dont j'ai déjà parlé, le troisième rôle principal est tenu par Horikita Maki, une actrice que j'adore. L'histoire raconte le bouleversement de la vie de Kiritani Shuuji (Kame) le jour où Kotani Nobuko (Maki) arrive dans sa vie. Sombre et renfermée, elle est faites Ijimé par les autres filles de sa classe. Pris de pitié pour elle, il va essayer avec l'aide de Kusano Akira (YamaPi) une personne farfelue, que Shuuji considère comme son ennemi, mais qui se prend pour son meilleur ami (compliqué, normal, faut pas chercher à comprendre Akira XD), il va donc essayer de rendre Kotani populaire.
10- Magical Girl : Ce terme regroupe tout une catégorie de manga où des jeunes filles ou des petites filles dotés de pouvoirs magiques défendent l'amou et la justice le tout affublé de tenues noeud noeud, à citer pour exemple : SailorMoon, Gigi, ou plus récemment Vanille et Chocolat (où quelque chose comme ça, je connais pas trop c'est ma soeur qui regarde... )
GOMENASAIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIII!!!!!
Tsubaki se met à genoux pour demander pardon
Vraiment, je suis désolée d'avoir mis tant de temps pour publier ce chapitre, mais j'ai une bonne raison, même si je ne suis pas excusable et que je comprendrais tous vos grieffes.
Enfait, j'avais cassé mes lunettres, pour publier mes deux derniers chapitres, j'ai forcé sur mes yeux et écrit au même rythme que d'habitude. Résulta, j'ai passé une semaine avec des migraines atroces, que même les médicaments ne faisaient pas passer ! Imaginez les cloches de Notre-Dame de Paris qui carillonent juste au dessus de votre tête, pendant qu'un troupeau de rinhocéros vous piétine le cerveau et qu'un sorcier vaudoo vous enfonce une aiguille à une endroit précis de crâne... Vous comprendrez que pendant une semaine je suis restée alité dans le noir... Du coup, quand les migraines sont passée, accès l'imité à l'ordi, pour éviter de nouvelles douleurs. Du coup j'ai du écrire au compte goutte... Evidemment pour avoir un rendez-vous chez l'ophtalmo, c'est la galère et même maintenant j'ai toujours pas de lunette!!!
Ajoutez assez que, par je ne sais quel hasard, au moins le tiers de ma famille est né en Août, du coup d'anniversaire en anniversaire, je me suis retrouvée surbooké!
Bref, c'est donc très en retard pour ce chapitre!
Je vais faire de mon mieux pour le prochain chapitre (avec un peu de chance j'aurai mes lunettes dans 5 ou 6 jours) mais avec la rentrée j'ai plein de procédure administratives à régler et c'est bien connu que ce n'est ni simple ni rapide!
Je suis désolée je n'ai pas fait corriger ce chapitre, je voulais vous le mettre au plutôt, je vous ai déjà fait beaucoup attendre. Dès que la bétalecture aura été faite, je ferai une mise à jour.
Enfin, je ne répondrais pas à vos commentaires dans ce chapitre-ci! Comme je dois limiter mon temps passer devant l'ordi, ça remettrait encore à demain où quelque chose comme ça... et ça commence à bien faire!
En revanche, j'ai bien lu tous vos commentaires et je vous embrasse tous et vous remercie parce qu'ils me font vraiment plaisir!! Donc Bisoux! Bisoux! Bisoux!
Je vais essayer d'écrire assez vite le prochain chapitre (en sachant qu'en plus, j'ai un OneShot que je dois pondre absolument pour ma santé mentale donc je vais faire de mon mieux pour jongler entre les deux.)
Je termine en vous disant que j'ai trouvé une solution pour le groupe d'auteur fan des couples originaux. Je voudrais créer un forum ou l'on pourra discuter, échanger des titres de fanfics ou des fancarts. Si ça vous va dites le moi, je le créerai...
Sur ce milles kiss, et rendez vous au prochain chapitre!!!
Et je vous en supplie se met encore une fois à genoux laissez-moi des com' pour me dire ce que vous pensez de ce chapitre!!! Kon Kon!!!!
°oO°Oo Tsubaki no Tsuki oO°Oo°
