Mot de l'auteur :
Chers lecteurs, laissez moi tout d'abord m'excuser, pour ce presque abandon de la fic, et laissez moi vous remercier d'avoir continué à reviewer et à espérer une suite.
J'écris ces quelques mots avant de commencer à écrire le chapitre onze de cette histoire. Cela fait presque un an que je n'ai pas publié et je ne sais pas encore si je vais réussir à me réinvestir de ce récit. J'ignore si j'arriverai à écrire de la même façon qu'avant.
Pourtant, je vais devoir tenter de le faire, car je ne souhaite pas changer l'âme de cette fiction. Elle a été fait dans un style qui lui était propre, et en changer serait malvenu.
Place au récit :
Chapitre 11 : Amours et machinations ?
Ryan s'était confortablement installé dans son fauteuil, face à l'âtre de cheminée et au feu qui ronflait tranquillement dedans. Il était perdu dans ses pensées.
Le ministre lui semblait être un homme intelligent, et de ce fait, il ne parvenait pas à comprendre qu'il ait cédé si rapidement à sa requête. Il se pouvait effectivement qu'il ait entendu parlé de lui, de la maigre réputation qu'il s'était déjà bâtie. Il se pouvait aussi que Dumbledore ait parlé en bien de lui en sa compagnie... Bien que rien n'indiquait qu'Albus ait autant d'influence qu'à sa grande époque. Et dans tous les cas, ça ne serait guère suffisant pour accepter sa requête.
Après tout, le but était clairement de confronter des enfants à ces détraqueurs. Des enfants !
Le ministre n'avait même pas demandé à ce que ses compétences soient vérifiées, et il n'avait pas non plus demandé à ce que des aurors assurent la sécurité lors de ces cours.
Non, il lui avait juste confié des créatures mortelles et presque incontrôlables afin qu'il puisse les mettre en présence d'enfants, en présence d'élèves. Et ce sans aucune mesure de sécurité.
Assurément, résumé ainsi, cela cachait forcément quelque chose. Se pourrait-il que le ministre de la magie souhaite qu'il arrive un malheur à Poudlard, un malheur à quelques élèves ? Se pourrait-il qu'il ne soit pas aussi bon et bienveillant que Harry ne l'avait pensé de prime abord ?
Mais dans ce cas, était-ce simplement un bras-de-fer entre le ministère et Poudlard, comme à son époque, ou bien était-ce encore une machination de Voldemort ?
Il lui faudrait se renseigner auprès du directeur. Après ses exploits face à la manticore, il pouvait bien exiger quelques réponses. Dont certaines à propos des relations entre Dumbledore et Hitch et à propos de l'Ordre du Phénix et de son importance.
Et il y avait aussi cette jeune femme du ministère, la secrétaire du ministre. Le petit bout de papier dans sa poche le poussait à croire qu'il lui avait tapé dans l'oeil. Que devait-il faire ? Il n'était pas insensible à son charme, et cette charmante jeune femme était justement très... charmante. Elle avait même des arguments très convaincants, que ce soit son sourire étincelant, ses formes généreuses, ou le teint mat de sa peau. Même le ton cristallin de sa voix était ravissant.
En fait, elle avait tout pour plaire. Et il ne savait pas ce qu'il le retenait. Peut-être avait-il simplement perdu l'habitude avec les femmes. Ou bien ne l'avait-il jamais eue ?
Après tout, il n'avait eu que de rares aventures, et n'avait connu qu'une fois le grand Amour. Alors, peut-être qu'à presque 80 ans, il était enfin temps de chercher à combler une seconde fois son coeur. Ou alors fallait-il seulement satisfaire la libido de son corps de vingt-six ans... Allez savoir...
Avec un peu de chance, il pourrait même obtenir quelques informations supplémentaire sur le ministre.
Narcissa Black avait toujours été d'une beauté éclatante, à couper le souffle. Déjà enfant, avec ses grands yeux bleus qui mangeaient son visage, elle obtenait ce qu'elle voulait.
Elle avait déjà conscience du pouvoir qu'exerçait sa beauté, mais, à cette époque, elle ignorait tout de l'attrait que ce « don » pouvait créer. A cette époque, elle croyait encore en ces contes pour enfants que lui racontait parfois son père, Cygnus Black, où de charmants sorciers sauvaient de jeunes sorcières des griffes de cruels démons, loups-garou et autres vampires, tout en leur offrant leur amour éternel.
Maintenant, hélas, elle connaissait le prix de cette beauté, elle en connaissait le revers. Elle n'était plus qu'une marchandise destinée à être offerte à une famille de renom, en tant que fiancée. Une fiancée qui serait amenée à devenir femme et à ne plus être qu'un objet d'apparat, juste bonne à enfanter et à satisfaire les désirs d'un homme qu'elle n'aurait sûrement jamais rencontré auparavant.
Où était donc son charmant sorcier ? Elle se le demandait...
Elle jeta un dernier coup d'oeil au parchemin qu'elle tenait dans sa main, le froissa encore un peu plus, et repris sa marche rapide, sa fuite dans les méandres de Poudlard, entièrement perdue à ses sombres pensées.
Harry quitta ses appartements avec la ferme intention de se rendre dans le bureau de Dumbledore et de demander des réponses aux questions qui lui tenait à coeur. Et c'est l'esprit toujours occupé par le ministre Hitch et sa ravissante secrétaire qu'il parcourait les couloirs de Poudlard.
Entièrement tourné vers ses interrogations, il ne vit que trop tard la jeune femme blonde qui lui fonçait dessus. Celle-ci, aveuglée par ses idées noires, ne le vit pas plus. Et ce qui ne pouvait qu'arriver arriva, ils se percutèrent avec force et se retrouvèrent tout deux à terre.
Ryan se releva et s'approcha de son élève, pour l'aider à se remettre debout. Mais celle-ci s'était déjà redressée et continua sa route, comme s'il ne s'était rien passé, comme si elle ne s'était pas retrouvée les fesses à terre. Elle continua sa route, les yeux dans le vague, imperturbable, toute à sa déception et à ses regrets.
Ryan n'avait croisé son regard qu'une demi seconde, mais cela avait suffit pour qu'il ressente l'océan de tristesse dans lequel baignait son élève. Tristesse par laquelle elle risquait de se noyer. Il y avait aussi un soupçon de colère, un léger brasier qui couvait sous l'eau, qui ne manquerait pas de la perdre, corps et âme.
Bien qu'il ne la porta pas dans son coeur, il se devait d'agir. Elle n'avait encore rien fait de mal, si ce n'est porter un nom damné. Pour l'instant, elle n'était encore qu'une élève, perdue. Et surtout... Face à tant de tristesse, il aurait même été capable d'aider Voldemort.
Il s'élança donc à sa suite, afin de lui apporter son aide.
Narcissa s'était retrouvée à terre sans trop savoir pourquoi, et elle n'en avait, pour ainsi dire, rien à faire. Elle se releva et continua à traverser les sombres couloirs.
Ses pas finirent par la mener à une passerelle. Celle-ci était à l'extérieur et reliait deux tours entre elles. Au contact de l'air froid et la pluie torrentielle, elle stoppa sa course et prit conscience de sa situation désespérée. Se laissant glisser contre la paroi de la passerelle, elle saisit pleinement ce qui l'attendait. Un homme terriblement froid et maniéré. Un homme au coeur de glace, au coeur de pierre. Un homme au service d'un autre. Un mangemort. Un larbin. Lucius Malfoy.
Harry avait vu Narcissa s'effondrer sur la passerelle. Il avait, pendant un bref instant et un clair excès de paranoïa, cru qu'elle comptait mettre fin à ses jours, mais à contrario, et avant même qu'il n'ai pu intervenir, différents changements s'opérèrent en elle.
Son dos se redressa, comme s'il n'avait plus à supporter le poids de sa tristesse. Ses tremblements se calmèrent lentement. Et la détermination se mélangea aux restes de tristesse et de colère présent dans son regard. Tout dans sa posture semblait dire « Je suis une black, je vaincrai ! ».
Comprenant qu'elle n'avait nulle besoin de lui, il s'effaça, et reprit le chemin du bureau directorial, sa curiosité une fois de plus titillée.
Arrivé devant la porte, le directeur l'enjoignit à entrer, et ce avant même qu'il n'ait entreprit de brutaliser la porte en chêne massif dans le but, futile, de s'annoncer.
Il s'installa confortablement dans le siège qu'Albus lui désignait et entama franchement le dialogue.
-Albus, dites moi, que pensez-vous de l'actuel premier ministre, M. Hitch ?
S'en suivit un discussion sur la situation politique en Grande-Bretagne qui évolua rapidement en un débat sur celle géo-politique du monde occidental magique. Celui-ci les teint en haleine jusqu'au repas, où, une fois attablés, leurs collègues les rejoignirent sur le sujet.
-Je pense réellement que sans la révolte Gobline de 27, le nazisme moldu n'aurait jamais atteint un tel point. La propagande moldue n'a pas tant d'influence.
-Allons, Minerva, le monde sorcier et le monde moldu ne sont pas liés au point que l'un influence l'autre sur le plan politique. La contredit le professeur Brûlopot.
-Vous seriez étonné des liens entre nos deux cultures, intervint Charity Burbage. Il est tout a fait probable que le blocus des banques sorcières ait influencé le monde moldu.
-En effet, déclara le petit professeur Flitwick. Cela parait cohérent, les deux mondes sont très liés ,financièrement parlant. Et vous savez comme moi que nombre des intermédiaires entre les marchés sorciers et moldus sont des juifs. Ils ont toujours été plus ouvert au monde de la magie que les autres peuples.
Le débat continua ainsi longtemps, se terminant par l'interaction des sorciers dans cette guerre de masse, et par le rôle que joua Grindelwald. Bien qu'avec moins d'entrain qu'auparavant, Albus éclaira leur lanterne à ce sujet. N'avait-il pas, après tout, combattu ce sombre sorcier.
Ils finirent pas quitter la grande salle, vidée de tout étudiant, à une heure tardive.
Harry fit un crochet par les jardins avant de retourner à ses appartements, une rose à la main.
Il était fatigué, mais malgré tout, il s'installe à son bureau et entama un court courrier.
Bien le bonsoir à une ravissante jeune femme,
Nos regards se sont croisé, en ce Samedi, et je n'ai pas manqué de remarqué votre charme
Je vous propose qu'on aille déjeuner demain matin chez Francis Bacon, au chemin de traverse.
Je vous y attendrai, avec à l'esprit le souvenir de votre sourire.
Sincèrement votre,
Ryan, Professeur à Poudlard.
Harry regardait son oeuvre d'un oeil torve, et s'avoua vaincu. Il n'avait jamais été doué pour ce genre de chose, et il ne saurait faire mieux. A l'aide d'un lien de tissu, il lia le parchemin à la Rose et il y apposa ensuite un sort d'ininflammabilité.
Il s'avança ensuite vers sa cheminée, et, après y avoir lancé de la poudre de cheminette, il murmura l'adresse de sa victime. Ou de sa conquête. Il l'ignorait encore... Il déposa ensuite l'assemblage au milieu des flammes vertes et le paquet disparut.
Il s'en retourna enfin vers son lit, et le monde des rêves l'absorba entièrement.
Mot de fin de l'auteur :
Voilà, j'ai réussi ! Je m'y suis enfin remis !
J'espère que vous serez satisfait de ce chapitre qui, j'en ai conscience, n'est pas bien long.
J'ai longuement hésité à mentionné la seconde guerre mondiale, qui est un sujet qu'il ne faut pas prendre à la légère et sur lequel je n'ai pas assez assez de connaissance pour être, sinon objectif, cohérent. C'est d'ailleurs pour cela que la mention ne prend que quelques lignes.
Comme vous aurez pu le constater en fin de chapitre, je suis on-ne-peut-plus incompétent dans le domaine de la séduction, ayez donc pitié de cette dernière scène. :-)
Tant que j'y suis, et sachant que le public de ce site est majoritairement féminin, je vais en profiter pour partager une interrogation avec vous : est-ce qu'offrir une rose fait réellement plaisir, ou est-ce trop « cliché » ?
Place aux reviews ! ;-)
