Bonjour !

Toutes mes excuses pour ce retard, les dernières semaines ont été un peu dure.

Cette semaine : Une épreuve, un public et un champion fuyant.

Mes Betas sont toujours Mille-Visages, Eryn13, et Dansimati.

Bonne lecture !

L'épreuve

Depuis un mois, l'ambiance est tendue dans notre dortoir. En fait, on est presque revenu à une ambiance de début de première année. Ça me fait mal, je sais qu'elles ont agi ainsi pour me protéger, mais je n'arrive pas à leur pardonner. De plus, Mary ne me pardonne pas mes rudes mots. Je le comprends, mais je n'arrive pas à me calmer. Je passe de nouveau mes journées avec Jojo et mes soirées en silence.

Nous sommes le soir du premier. J'ai fait ma toilette et coiffé mes cheveux, mourant d'envie de demander de l'aide à Mary. Surtout quand j'ai cru qu'elle avait esquissé un mouvement vers moi, mais je me suis reprise et je me suis mise au lit.

Noir... chaud... froid... Je m'agite dans mon sommeil, oppressée, assaillie de sensations contradictoires au mieux, incohérentes au pire. Je suis dans le noir. J'ai un but. Deux insectes me harcèlent. Je les sens, ils m'en veulent. J'ai peur. Je veux m'échapper. Ils m'empêchent. Mais... Il y en a un autre. Une faille dans le harcèlement? Je fonce.

Je ne suis plus dans le noir. Je suis dans des gradins. Je ne sais pas où je suis. Il y a du monde. Ça s'approche, ça s'approche, ça s'approche...

«CA S'APPROOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOCHE»

Une chute, des liens, je suis entravée, j'ai peur. Libérez-moi, libérez-moi! Quelque chose m'immobilise encore plus et hurle!

«Deidre ! Réveille-toi! C'est un cauchemar!»

J'ouvre soudainement les yeux, le cœur battant à tout rompre, pour me trouver face à face avec une Artémis en chemise de nuit. Elle semble dans un premier temps rassurée de me voir la regarder, puis son visage s'assombrit. Finalement, je lui réponds :

«Oui. Oui. D'accord.»

Et je fonds en larmes. Elle me serre contre elle et à l'abri dans les bras de mon amie, je reprends doucement courage.

«Mary, va chercher Sœur Anne.

- Mary, je te l'interdis. Cet âne est incapable de savoir ce que j'ai.»

Pas question que ça recommence.

«Je n'ai pas le haut mal. Je ne l'ai jamais eu. J'ai des visions. Du futur. Et je vous jure que si vous en parlez je brûle vos lits. Votre présence dans le lit étant conditionnée par le fait que vous riez ou pas.»

Silence

«Dites quelque chose!

- Ben on voudrons pas q'tu nous crames nos lits, hein...

- Mary...»

Elle me tire la langue et cette complicité retrouvée me fait oublier que je suis par terre, que je me suis fait vachement mal en tombant et surtout l'angoisse que m'a apportée mon rêve. On s'adresse de lumineux sourires, oubliant les paroles vaches qu'on a échangé.

Artémis, elle, est restée concentrée sur le problème :

«Tu es vraiment sûr qu't'es devin?

- Totalement. La petite voix m'a prévenue déjà plusieurs fois de ne pas faire ceci ou cela. Je serais morte un certain nombre de fois sans elle.

- T'en a parlé?

- À Sœur Anne, qui dit que c'est dû au haut mal, et à un voisin a moi.»

Je n'arrive pas à leur parler d'Alex. C'est mon secret, ça.

«Mais t'es sûre que ce n'est pas du haut mal? T'as fait une sacrée crise, l'autre fois.

- Parce que Peverell venait de démissionner. C'est lié à lui. À cause de lui, de son abandon, il va y avoir un terrible accident...»

Je pense à mon rêve. Les gradins.

«Pendant la troisième tache, je crois. Je serais touchée, et probablement énormément d'autres gens si on ne fait rien. Mes prémonitions n'étaient jamais douloureuses. C'était comme une petite voix, mais cette année, c'est juste atroce. Et c'est de pire en pire. Je n'avais jamais fait de rêve. Cauchemar. Truc.»

L'angoisse de mon rêve me revient en pleine face et je me mets à trembler. Mary me serre contre elle et ordonne avec une autorité qu'on lui connaît peu :

«Stop. Ya rien à bidouiller c'te nuit. On r'cause demain. On roupille, là, merci.»

Je ne dois vraiment pas avoir l'air bien parce qu'Artémis se range de suite à l'avis de Mary. Nous nous recouchons donc et un sommeil sans rêves m'emporte.

o**°**o

Le lendemain, dés que nous avons un moment de libre, je les entraîne dans le parc, prés du rocher fracassé et je les installe de façon à ce qu'elles soient invisibles du château. J'ai à peine le temps de leur expliquer l'ensemble du problème qu'un Alex aussi blanc que je devais l'être cette nuit débarque, un chouia paniqué. Au moins, je vois qu'il me prend très au sérieux, mon Serpentard préféré.

«Deidre ! C'est une catastrophe! Maintenant il refuse même de... Aaaah!»

Il vient d'apercevoir les filles.

«Bonjour, Alex, permets-moi de te présenter Mary Jenkins et Artémis Dumbledore à qui j'ai dû me résoudre à expliquer toute l'histoire, vu que je hurle désormais dans mon sommeil.

- Dans... oh putain, ça ne s'arrange pas.

- Nope.

- Deidre ! »

Waah, 18 secondes, Artémis manque carrément de sommeil pour réagir si lentement.

« Depuis quand tu causes à ce connard ?

- Techniquement, trois ans, j'en ai peur. Je t'ai parlé de mon voisin ? Que j'avais éjecté du grenier avant qu'il ne s'effondre ?

- Ben c'est moi, le voisin » complet Alex

Nous pouvons être fiers, nous avons réduit Artémis Magnolia Dumbledore au silence. Un bien bel exploit.

« Ça explique q't'ai connu son blason. Et qu'elle t'ait salué comme un vieux pote en première année. »

Sacrée Mary. Je crois qu'on la sous-estime gravement. Elle est redoutablement intelligente et observatrice, cette petite. Qu'on la débarrasse de sa timidité et de son sentiment d'infériorité et elle deviendra une sorcière redoutable.

« Gagné. Son blason est sur la façade de son hôtel londonien, qui est mitoyen du mien. Deidre, je peux te parler seul à seul ?

- Que ne puis-je refuser à un Potter... »

Nous nous mettons hors de portée de voix et il commence sur un ton quand même vachement agressif :

« Je peux savoir ce qui te prend ? Je ne mets pas assez ma réputation en jeu dans cette histoire ? Fréquenter une sang... Une née moldue est déjà suffisamment dangereux pour moi quand elle a des manières parfaites, mais tu me colles en plus une progressiste et une née moldue Cockneys ?

- Parce que tu crois qu'on a le choix ? On n'est pas là pour un gala de charité ou un club de généalogie, j'te signale! On est la pour éviter des dizaines de MORTS. Je ne comptais pas leur en parler, mais c'est fait et elles me croient alors arrête de râler! On a besoin de toutes les bonnes volontés et de toutes les têtes pensantes!

- Deidre! C'est vraiment gênant pour moi!

- Alex... Je te jure que je ne fais pas ça pour t'embêter. Dans mon rêve, cette nuit, j'ai cru que j'allais étouffer.

- Attend. Un rêve ?

- Oui!

- Mon Dieu. Deux fois déjà que la magie change de forme.

- C'est mauvais ?

- C'est toujours mauvais quand la magie s'obstine à te dire quelque chose. Tu as encore eu des élancements dans l'estomac ?

- Non

- Elle doit avoir compris que ça ne fonctionne pas.

- On peut parler de ça avec les autres ?

-Oui, oui, OK... »

Nous rejoignons les deux autres, elles aussi prises dans une discussion passionnée qui s'arrête à notre approche. Ou plutôt à celle d'Alex parce qu'au regard d'Artémis, je vais en réentendre parler. Oh misère...

« Donc. Alex, tu es arrivé ici avec une nouvelle.

- Oui. Peverell s'est enfermé dans sa chambre, il refuse d'en sortir ou même de laisser ses camarades y entrer. Il ne veut plus qu'on le harcèle et a scellé la porte.

- MERDE!

- Comme tu dis.

- Et ton rêve ?

- J'étais dans le noir, euh... harcelée et oppressée, puis j'avais une idée, ensuite, j'étais sur les gradins, à flanc de montagne, mais pas ces montagnes-là, je désigne les montagnes de Poudlard, et ça approchait et...

- Et elle a hurlé 'ça approche' en tombant de son lit et on a galéré à la réveiller.

- Merci Mary.

- De rien. Alex...

- Alexander

- Alexander, j'parie qu'vous étiez supposé convaincre le champion de se bouger le cul ?

- En plus civilisé, mais oui, oui, c'est ça.

- Qu'est c'que z'y avez dit ?

- La vérité, en gros.

- Alex!

- Deidre! L'ensemble de l'école, du PAYS, même, le harcèle pour qu'il soutienne l'honneur national. Si ça suffisait, on n'aurait pas eu à agir! Je lui ai dit qu'une devineresse au service des Potter...

- Hey!

- Ça donne de la crédibilité, ta gueule. Qu'une devineresse, donc, avait vu que sa non-participation aurait des conséquences terribles, qu'on parlait de morts, etc. Il n'a même pas accepté de rencontrer la devineresse.

- Tu lui as proposé de ME rencontrer ? Je fais très employé des Potter, c'est sur!

- C'est venu après... T'es mignonne, j'ai fait ce que j'ai pu!

- Ouais, ouais, excuse, tu as raison... »

Nous discutâmes encore longtemps. Sans trouver de solution très utile, malheureusement...

o**°**o

La veille de la troisième tâche, dans une salle de réunion de Poudlard, neuf hommes se réunirent dans un secret relatif.

« Messieurs » s'adressa le Premier ministre anglais au reste du jury du Tournoi « Nous nous réunissons en ce 29 juin 1787 pour juger du cas du démissionnaire Hippolyte Peverell qui s'est enfermé dans sa chambre depuis maintenant deux semaines. La question est de savoir s'il sera ou non convoqué sur le lieu de la tâche. »

Lord Turner présidait le jury, en temps que chef d'État du pays d'accueil. Mais le protocole disait que celui qui devait s'exprimer en premier était le doyen du groupe. Fortescue avait l'air d'être le doyen, mais il était en réalité plus jeune d'une décennie que Duffy Op Owen, que son sang sidhe faisait paraitre encore jeune.

« Mr Peverell, commença le directeur adjoint français, comme tous les candidats, a accepté son sort et je trouve indigne de lui permettre de s'en cacher. Je suis d'avis de le convoquer, de force s'il le faut, sur les lieux de la tache. Nous ne pouvons cependant l'obliger à entrer dans l'arène, et je le regrette presque.

- Presque ? répéta James Londubat.

- Un forfait chez vous, ça augmente nos chances de victoire, répondit le demi-Sidhe avec un sourire narquois.

Le Directeur Fortescue se leva à son tour :

« Je n'ai pas grand-chose à ajouter aux dires du Professeur op Owen, j'appuie sa proposition. »

À leur tour, le ministre anglais et la directrice lapone appuyèrent l'adjoint de Beauxbatons, mais Luke Skyson était d'un autre avis :

« Pour ma part, je pense que mettre Mr Peverell en présence des autres élèves, pendant l'épreuve serait dangereux. Nous connaissons tous les effets de la malédiction de malchance et il y a tant d'autres aspects du sortilège de la Coupe qui nous sont inconnus... Je suis d'avis de le laisser dans sa chambre dans un Poudlard vide. Il risque sans doute de se faire cramer en allumant une bougie, mais il ne mettrait en danger que lui. »

Le directeur français, l'adjoint anglais et le Jarl Laponien approuvèrent, cependant, le plus jeune de la réunion, le grand commandeur français objecta :

« Je suis plutôt de l'avis de le convoquer. Cela dit, j'approuve aussi les paroles de Mr Skyson, ce jeune homme, s'il refuse vraiment de descendre dans l'arène sera frappé de malchance. On ne peut pas prendre le risque de le laisser avec ses camarades. Emmenons-le, mais gardons-le entravé à l'écart des gradins. »

Après quelques discussions, ce fut la solution adoptée par le conseil.

o**°**o

Le rare soleil écossais est radieux en cette matinée du trente juin, quand nous arrivons sur les gradins de la troisième épreuve. Je suis plutôt en forme par rapport aux jours précédents, car pour la première fois depuis le premier rêve, je ne me suis pas réveillée en hurlant cette nuit. Le soulagement se lit sur nos visages à toutes les trois, en fait. Pas que la catastrophe s'éloigne, nous sommes tout autant aux aguets, mais d'avoir dormi, tout simplement.

La foule est vraiment dense, mais nous réussissons finalement à obtenir de bonnes places, d'où nous verrons arriver toute catastrophe. En m'asseyant, je réalise que j'ai un... morceau de parchemin dans ma poche ? Depuis quand ? Je le déplie et le parcours des yeux :

Deidre,

Ce matin, une escouade d'Auror a débarqué au dortoir et a extirpé Peverell de sa chambre. J'espère que ça a eu un effet positif sur tes visions, mais en tous cas, il sera là.

Alex

Un grand soulagement m'envahit. En effet, ça doit être en rapport avec mon manque de rêves de cette nuit. Quelqu'un d'autre a agi, mieux que nous (en même temps, on est des gosses) et a réglé le problème. Je fais passer le parchemin à mes amies et nous pouvons enfin profiter du moment.

« Mesdames, Mesdemoiselles et Messieurs! Je suis très heureux de vous accueillir pour cette dernière épreuve du Tournoi des Trois sorciers! Champions, sous nos pieds se trouve l'antre d'une vouivre souterraine! Votre mission ? L'occire évidemment! »

Sif et Henri sont à cheval sur leurs kelpies piaffants. L'assiette de Sif s'est énormément améliorée depuis la dernière tache. Je distingue soudain Peverell, dans un coin, encadré par deux Aurors, dos aux champions.

« Champions, veuillez vous approcher de la barre qui vous transportera dans l'antre. »

Ils s'exécutent.

« Mr Peverell ? Voilà votre dernière chance de... » Peverell fait un geste que je distingue mal « Très bien. Pauvre Poudlard... »

Sur le coup de baguette du commentateur, les champions et leurs montures disparaissent. Les Auror s'approchent de Peverell et... l'enchaînent ? Carrément ? Cela me parait quelque peu exagéré, tout de même. Mais le malaise me reprend. Je n'en parle pas encore.

Sur l'esplanade, des démonstrations sont organisées pour nous maintenir occupés et je finis par m'assoupir sur l'épaule de Mary...

ÇA APPROCHE

Je me réveille en sursaut, ruisselante de sueur, à la fois complètement aveuglée par la lumière du soleil et avec une très bonne vue sur l'endroit où devrait être mon champion. Le poteau auquel était attaché Peverell est vide, ses gardiens regardent le spectacle et pas leur (non-)prisonnier... ça approche!

« ALEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEX! Il faut évacuer ! Évacuez! Fuyez! Sortez des gradins, descendez! »

Les gens me regardent comme si j'étais folle. Ils n'ont peut être pas tort, j'apprendrais plus tard que j'avais alors les yeux de prophétesse, c'est-à-dire complètement noir. D'un commun accord, Alex et moi pointons nos baguettes sur la structure en bois des gradins. Deux gerbes de flammes en sortent et enflamment très vite les bancs.

« Au feu »

Je le dis d'abord sur un ton calme et lourdement ironique. Les gens me regardent comme si j'étais folle.

« AU FEU! Évacuez, bande de cons! »

À cet instant, les systèmes de sécurités de déclenchent et les gradins descendent au niveau du sol pour permettre une meilleure évacuation. Le feu. Meilleure idée du monde. Je remercierai Alex de l'avoir eu. Il doit savoir qu'il y a des procédures pour ces cas-là. Un cri retentit et je vois que mon banc atteint le niveau du sol. Et de Peverell qu'il vient d'écraser à moitié. Avec le feu qui arrive. MON DIEU. Je commence à attaquer le bois avec des sorts de découpes, mais je n'y arrive pas. La petite voix me hurle de partir. Je ne peux pas le laisser là. Ses grands yeux gris mouchetés me supplient. Je dois le libérer. La petite voix. Les yeux, le banc, le feu, les... Un bras me saisit par la taille et m'arrache à ma position. Je me débats, mais une baguette touche mon flanc et je deviens soudain molle. Je garde néanmoins les yeux dans ceux de Peverell. Alex court nous mettre à l' abri avec les autres. À cet instant, le reste de gradin vole en éclat juste à l' endroit ou était Peverell. Il hurle, je l'entends, un enoooooooooooooorme serpent vient de jaillir du sol pile sous lui. Il a été projeté en l'air. Il retombe vers la gueule de ce que je devine être la Vouivre, les yeux encore plongés dans les miens. Je hurle un grand cri de déni, mais il atterrit entre les mâchoires du monstre qui mâche deux fois et avale.

Je suis sonnée. Je tente d'appréhender ce que j'ai vu. Mort. Peverell est mort. Il ne parlera plus jamais. Ne mangeras plus jamais, ne dormira plus jamais. C'est fini. Il est mort. Deux bouchées. Mort. Mort.

La vouivre semble perdue. Comme si Peverell mort, elle n'avait plus d'objectif. Elle sort de son trou, tourne un peu en rond, détruit le gradin de Durmstrang, qui finit de se vider de ses élèves. Je ne crois pas qu'il y ait de blessés. Comme nous, les autres élèves se sont éloignés, les adultes forment un cordon large autour de l'esplanade. Je réalise soudain que malgré la mort de Peverell, l'épreuve continue. Que nous attendons Sif Friggdottir et Henri Décari. Pour qu'ils tuent la bête.

Ils montent des Kelpie. Créature d'eau. La remontée doit leur être difficile. Entre mes larmes (je pleure ?) j'aperçois Sif bondir du trou. Elle bondit de place en place en utilisant le même sortilège qui l'a expédiée sur le dos de son kelpie, en février dernier. Elle détaille le champ de bataille, le temps que sa vision s'adapte à la lumière, puis pointe sa baguette sur la tète du monstre, s'y propulse, incante une longue lance et la plante dans l'œil de la Vouivre. Elle l'y enfonce magiquement, incante une seconde lance et en fait autant avec l'autre œil. La Vouivre vacille.

Et tombe.

Je sens le sors qui m'immobilise voler en éclat et je me rue vers l'animal, encore agité de soubresauts. Très vite, évidemment, un des adultes du cordon de sécurité me bloque, ce qui ne m'empêche pas de hurler :

« OUVRE-LE! OUVRE-LE! IL A AVALÉ QUELQU'UN! OUVRE-LE! »

Dans le silence choqué, elle m'entend très bien, m'envoie un signe d'acquiescement et se dirige vers une partie précise de la bête. Là, elle incante une troisième lance, à la lame plus développée et découpe la peau de la bête d'un geste sûr. Elle écarte les chairs de sa baguette... Mais les sucs digestifs de la vouivre sont si efficaces qu'elle ne trouve qu'un tas d'os broyés et moussants.

Mort. Il est mort!

Je cesse de lutter contre l'homme qui me tient et je fonds en larmes.