Chapitre 9.
Assured by one being.
Claude fixait avec ahurissement la blessure faîte sur son ventre. Comme si quelque chose lui avait échappé durant l'attaque de Sébastian. Le choc l'avait comme paralysé. Il ne pouvait rien faire d'autre que tomber à la renverse en regardant le liquide carmin s'écouler.
- Mais…comment…possible?...
Et il s'effondra par terre, à moitié conscient. Sébastian le considéra un moment tout en reprenant lentement (Oui, je sais, ça fait beaucoup de «en».) son apparence humaine. Il lui lança un dernier regard haineux avant de retourner voir Angelika.
À ces côtés, il la retourna sur le dos, sa tête sur ces genoux. Il se sentit extrêmement soulagée d'entendre son cœur battre encore.
- Angelika!...Angelika! Réponds-moi!...Angelika! Ouvre les yeux!
Mais la jeune femme était dans un état comateux. Rien de plus normal, elle avait été touchée par une arme de démons.
Ne perdant pas une seconde, il l'enveloppa dans son lambeau de veste, la prit dans ces bras et l'emmena à l'hôpital. Il se doutait que la médecine démoniaque ne ferait que l'enterrer définitivement six pieds sous terre.
Il courut aussi vite que possible tout en prenant soin de ne pas faire de gestes brusques pour ne pas accélérer l'hémorragie.
Devant le bâtiment blanc, il défonça la porte d'accueil d'une épaule en s'écriant.
- Médecin, vite! Elle est grièvement blessée!
Mme. Red, qui était en train de prendre sa pause-café et doughnut dans la salle de séjour pour médecin entendit cette voix familière et se précipita à l'accueil où elle trouva sa chère et si précieuse nièce ensanglantée dans les bras du jeune homme, tout aussi taché de carmin, qui l'avait emmenée la dernière fois.
- Angelika! Ma chérie! Qu'est-ce qui est arrivé?...Non pas tout de suite. Plus tard. Monsieur, suivez-moi!
Et elle les conduisit dans une salle d'opération. Le médecin lui ordonna de l'allongé sur le lit. Il s'exécuta immédiatement.
- Monsieur, je vais devoir vous demander de sortir afin que je puisse opérer.
- Laissez-moi rester, Docteur, insista-t-il.
- Vous m'en voyez navrée monsieur, mais je ne pourrai pas travailler efficacement si vous êtes là. Sortez s'il-vous-plaît.
Sébastian voulu encore répliquer, mais la dame ne lui en laissa pas le temps qu'elle le poussa déjà dehors de la salle. Il se retrouva donc seul devant la porte blanche, le regard dans le vide. Une infirmière vient alors le voir et le laissa patienter dans la salle d'attente avec un café.
. . .
Presque deux heures plus tard, on vient enfin le voir. Mme. Red. Elle se planta devant lui en retirant ces gants maculés de sang. Sébastian abandonna son neuvième café sur la petite table et se releva d'un bond.
- Alors, va-t-…
- On respire par le nez, le coupa Mme. Red en lui déposant une main sur l'épaule. Elle est sauvée. Elle a été incroyablement chanceuse. La balle est passée à quatre millimètre de toucher un organe vital. Elle a également eut une côte de fracturées et quelques écorchures, mais sinon elle va s'en remettre…Sauf que j'ai de la difficulté à comprendre quelque chose.
- Quoi donc?
- La balle que je lui aie extraite n'est pas comme celle que j'ai habitude de retirer…Et d'ailleurs, comment-a-t-elle reçue cette blessure?
Sébastian avait bien passé ses deux heures à essayer de trouver une excuse plausible, et la meilleure qu'il avait trouvée était…
- Et bien, je n'aie pas tout vu, mais elle se promenait en revenant du travail et je crois qu'elle a été agressée par une sorte d'intoxiqué rendu un peu malade par l'overdose de joint.
- Ah bon!, ne fit que répondre la dame flamboyante. Avez-vous pu identifiez le fou?
- Non malheureusement. Il s'ait envolé avant que je n'ai pu le rattraper.
- D'accord. Enfin…je ne vous remercierai jamais assez d'avoir sauvé la vie de ma nièce.
- C'est naturel, une belle jeune femme comme elle…
- Mais j'y songe, êtes-vous son petit ami, ou quelque chose comme ça?
Sébastian fut soudainement gêné par sa question. Le sang lui monta aux pommettes. Bien qu'ils aient couchés ensemble souvent, il ne pouvait la considérer comme sa petite amie. Mme. Red remarqua son embarras et ri.
- Ne soyez pas gêné, je me demandais, c'est tout.
- Mhg-mhgh!, se racla Sébastian. Puis-je la voir à présent?
- Vous pouvez, mais elle risque d'être encore inconsciente.
- Ça m'est égal.
Et il dépassa Mme. Red et se rendit à la chambre d'Angelika. Il la trouva encore dans les pommes, une chemise en papier d'hôpital sur le dos et un bandage autour de la poitrine et les côtés. On lui avait laissé au moins son pantalon.
En silence, Sébastian s'assit sur le bord di lit et caressa la tempe d'Angelika du bout des doigts.
- Angelika…je ne sais pas si tu m'entends, mais je vais vider mon sac, car je ne pourrai pas retenir ça encore longtemps…Tu es la première humaine qui n'ait pas eu peur de moi face à ma véritable forme. La première qui ait assez de tripes pour tenir tête à deux démons…et la première qui m'ait fait connaître la signification des sentiments…Maintenant que tu es entrée dans ma vie, je n'oses l'imaginé sans toi…Je t'aime, plus que je pensais pouvoir aimé quiconque. Je me doute que tu ne crois pas. Nous étions ennemis et me voilà amoureux de toi. C'est comme si tu coulais dans mes veines. C'est fou quand même hein? Il y a une citation chez vous qui dit «l'amour soit tu en brules, soit tu y renonces». J'ai essayé d'y renoncer un nombre incalculable de fois, mais le naturel revient au galop, et mon naturel c'est que ce cœur brûle chaque jour un peu plus du manque qu'il ressent…Ben voilà, mon triste et incroyable état. Je suis condamné à t'aimer. Je n'ai plus d'espoir pour ce qui est de t'oublier, je vais te porter en moi à jamais. Peut-être que ça n'a pas de sens pour toi, mais j'aimerai rien qu'un peu exister pour toi, qu'un jour plus tard peut-être, quand tu seras une vieille et sage mamie, qui aura vécu pleinement. Tu puisses prendre conscience, qu'un être, quelqu'un qui est triste, heureux, qui souries, qui ressent des choses. Qu'un démon se nommant Sébastian Michaelis, t'as aimé comme un fou. Ça te fera sourire, je l'espère. Car te voir heureuse, épanouie c'est mon bonheur et tout ce que je souhaite à présent…Je t'aime.
Et il lui coinça doucement la tête entre ces avant-bras avant de donner un baiser sur le front de la jeune femme.
