Voici le dernier chapitre, attention âmes sensibles s'abstenir.
Chapitre 11
Bourdu était revenu devant la bibliothèque. Il avait repéré le détail qu'avaient manqué Jenner et Simon lors de leur visite. Les dimensions, se dit-il en ravalant sa salive. Les dimensions, se dit-il en ravalant sa salive. Les dimensions n'étaient pas bonnes. La bibliothèque ne pouvait pas être le mur du fond. Elle était là-dedans ! Et elle n'y était pas seule. L'espace d'un éclair, Bourdu s'imagina se jetant contre les étagères. Mais ce serait stupide. Au prix d'un effort surhumain, il parvint à rester calme et entreprit de chercher un mécanisme de fonctionnement.
Elle perdait. La seringue s'échappa de ses doigts lorsqu'il roula sur elle. Elle hurla, quand sa tête heurta violemment le sol. A travers ses larmes, elle apercevait le visage déformé de Lucas. Elle le savait capable de tuer, elle le sentait au plus profond d'elle-même.
- Tu m'as menti ! sanglota-t-il, au comble du désespoir. Tu m'as menti. Je vais devoir te punir. Je n'ai pas le choix.
Il ferma les mains autour de sa gorge. Elle se servit de ses ongles pour lui griffer le visage. Le sang de mêla aux larmes. Il hurla de douleur, et elle se dégagea vivement en essayant de rattraper la seringue.
- Je t'aimais. Je t'aimais ! Et maintenant, je vais devoir te faire du mal. Il n'y a que comme ça que tu comprendras. C'est ce qu'oncle Matthew me répétait sans arrêt. C'est pour ton bien. Tu vas devoir rester ici. Tu seras au pain sec et à l'eau, jusqu'à ce que tu décides de bien te comporter.
Il la traîna vers le lit.
- Je fais tout ce que je peux pour toi, n'est-ce pas ? Je t'ai donné un toit, des vêtements. Et c'est ainsi que tu me remercies ? Tu vas devoir apprendre.
- Il la saisit par le bras. Elle plongea l'aiguille dans le sien.
- Il ne nous a pas contactés !
- Il a encore 10 minutes, calme toi Marcy.
- Tu as raison. Répondit-elle, tournant la tête elle aperçut un mouvement au loin. Mathilda ? Ce ne serait pas Molly et Raya là bas ?
- Quoi ???
- Les filles !!!!
Effectivement, Molly et Raya arrivèrent à coté d'elles tout essoufflées.
- Mais ….où est Lucas ? demande Marcy.
- On l'a perdu de vu deux minutes, il en a profité pour filer, il doit être arrivé chez lui maintenant, Bourdu vous a contacté ?
- Non, répondit Mathilda, Oh mon Dieu….. on doit y aller tout de suite !
Elles entrèrent aussitôt dans le bâtiment derrière elles : le poste de police. Les policiers en poste à l'accueil ont donc vu un groupe de jeunes filles passer en trombe devant eux sans même ralentir et se diriger droit vers le bureau de Jenner.
- Mais qu'est-ce que….
- Inspecteur, vite, il est seul avec lui, il faut envoyer une voiture, tout de suite…
- Stop, ne me parlez pas toutes en même temps !! Et vous ne pouvez pas entrer ici comme ça !
- On n'a pas le temps de faire dans la finesse ! s'exclama Raya. Nous savons que Lucas a kidnappé Bunny, il faut aller tout de suite chez lui, Bourdu est chez lui !!!
- Vous savez ??? Et comment cela ??
- Ce n'est pas le plus important !!! L'important c'est de sauver Bunny et Bourdu ! crie Marcy.
- Je ne peux pas débarquer chez quelqu'un comme ça, sans aucune preuve ! rétorqua-t-il.
- Vous vous en doutez.
- Quoi ? Jenner se tourna chez Raya.
- Vous savez au fond de vous que c'est lui. Je le sais. Faites nous confiance.
- …. Bien, répondit-il troublé par ce qu'il voyait dans ses yeux, vous savez que je risque ma plaque en faisant cela.
- Vous ne risquez rien, et Raya posa sa main sur celle de Jenner, je vous le promets.
- Vous restez ici, et je ne discuterai pas ce point, si jamais je vous vois je fais demi tour !
- Bien, répondirent-elles en cœur.
Il décrocha son téléphone :
- A toutes les voitures….
Bourdu entendit au loin les sirènes, mais il n'y prêta aucune attention. Il se concentrait sur sa tâche. Une solution, il y avait toujours une solution. Il allait la trouver.
- Là… juste là, murmura-t-il. Ce monstre n'est qu'un humain, il ne passe pas à travers les murs.
Son doigt frôla un bouton, il le tourna, entendit un déclic. Il essaya de bouger la bibliothèque qui coulissa sans un bruit. Un escalier apparut devant lui qu'il dévala à toute vitesse. Bunny se tenait devant le lit, une seringue à la main. Les yeux voilés, Lucas rampait vers elle en râlant:
- Je t'aime Bunny…
Sa main effleura celle de la jeune femme, puis il sombra dans l'inconscience.
- Bunny !
- En un bond, Bourdu fut auprès d'elle. Elle chancela vers lui, secouée d'un spasme de peur rétrospective.
- Bourdu…
- Il t'a touchée ? Tu es blessée ? Dis-moi où tu as mal.
- Non, non. Il voulait prendre soin de moi.
- Sortons d'ici, grommela-t-il en la soulevant dans ses bras.
Il se précipita en haut des escaliers, traversa le vestibule et tira les trois verrous. Elle aspira une grande bouffée d'air.
- Je lui demandais de m'emmener dehors. Il allait me battre, il allait me…
Elle sursauta au son d'un crissement de pneus.
- Tiens ! Tiens ! s'exclama Jenner en descendant de son véhicule, suivi de près par quelques collègues venus en renfort.
Le tableau de Bourdu transportant Bunny dans ses bras n'était pas celui auquel il s'était attendu après l'appel au secours des filles.
- Vous ne m'avez pas écouté, vous avez voulu jouer les indépendants.
- Vous croyez vraiment que je serai resté les bras ballants à attendre tranquillement. Vous ne me connaissez pas.
- C'est ce que je constate, en effet. Je suis heureux de vous voir, Miss Bunny, j'aurais quelques questions à vous poser, à vous deux.
- Plus tard… Vous devriez plutôt aller jeter un coup d'œil devant la bibliothèque.
- Bunnyyyyyy…
Jenner se retourna brusquement.
- Je vous avez dit de rester au poste, tonna-t-il, mais ses yeux pétillèrent.
Elles ne l'écoutèrent pas et se jetèrent sur Bunny en pleurs.
Deux jours plus tard, en fin d'après-midi…
Bunny étudia son reflet dans la glace de sa chambre. Les hématomes autour de sa gorge s'étaient un peu estompés, son regard était redevenu clair. Mais son cœur était toujours douloureux, comme on lui avait souvent reproché, elle était trop sensible. Son esprit revint en arrière au moment où, enfin, elle rentra chez elle, la joie, le soulagement de ses parents, les larmes de son frère. Mais aussi, sa déposition au poste de police, son face à face avec Lucas.
Elle se secoua la tête pour tenter d'échapper à ses pensées. Elle devait passer à autre chose.
- Coucou !
Elle jeta un coup d'œil derrière elle et sourit.
- Coucou à toi, mon chéri.
- Comment vas-tu ? demande Bourdu en la prenant dans ses bras.
- Je…je ne me sens…Son regard fit le tour de sa chambre. Je n'en ai pas parlé à mes parents mais…je ne me sens pas à l'aise ici.
- Oui, je comprends, trop de mauvais souvenirs.
- Je ne dors pas bien, trop de cauchemars et quand je me réveille la nuit, je me crois revenir dans cette cave, avec lui qui me surveille…
Elle frissonna malgré la chaleur du corps de Bourdu. Ce dernier ne le supporta pas.
- Tu vas venir chez moi !
- Quoi ?
- Viens chez moi Bunny, tu y dormiras mieux et si tu as un cauchemar je serai là pour toi. Tes parents vont comprendre.
- Oh Bourdu, oui, tu es là….
Et Bunny se nicha dans ses bras.
Les parents de Bunny eurent bien du mal à la laisser partir, mais comme l'avait dit Bourdu, ils comprirent mais insistèrent pour qu'ils restent avec eux pour dîner.
- Pendant ton absence nous allons refaire entièrement ta chambre, lui annonça son père.
- Ce n'est pas la peine, il faut juste que je tourne la page….
- Ne discute pas ! Et vous Bourdu prenez bien soin d'elle. Je vous la confie.
- Oui, monsieur. Lui répondit-il, conscient qu'il venait de recevoir l'approbation du père de son aimée.
Bien plus tard, Bunny et Bourdu rentrèrent chez ce dernier.
- Et si tu nous préparais du thé pendant que je prépare ta chambre ? demanda Bourdu.
- D'accord.
Mais elle ne prit pas tout de suite la direction de la cuisine, elle regarda la ville à travers la baie vitrée mais sans vraiment la voir. Elle venait de se rendre compte de la situation. Ce n'est pas la première fois qu'elle dormait chez Bourdu, mais c'était la première fois qu'elle allait y passer plus de deux jours. Ses parents et Bourdu lui ont dit de rester le temps qu'il lui faudra pour se sentir mieux,… elle allait vivre durant tout ce temps avec Bourdu…
Quand à ce dernier, il avait les mains qui tremblaient en étirant les draps sur le lit, en imaginant Bunny allongé… « Mon Dieu… elle va vire avec moi… comment je vais pouvoir… »
- C'est prêt ! Tu as besoin d'aide ? demanda Bunny en apparaissant sur le pas de la porte.
- Non, c'est bon, je viens de terminer. Tu n'auras plus qu'à déballer tes affaires, je t'ai fais de la place dans les tiroirs.
- Je ferais ça demain, je suis fatiguée…
- On peut laisser tomber le thé et …
- Non, non, viens.
Elle le prit par la main et le conduisit dans le salon. Ils s'installèrent en silence sur le canapé, mais au lieu de prendre le thé, restèrent dans les bras l'un de l'autre. Bunny les jambes repliées sous elle, avait posé sa tête sur son torse tandis que lui avait passé ses bras autour de sa taille. Ils soupirèrent de concert, heureux d'être tout simplement ensemble, dans le silence de la nuit.
Tout doucement, Bunny leva la tête et haussa ses lèvres jusqu'à celles de Bourdu. Ce fut un baiser rempli d'amour et de tendresse. Elle passa ses bras autour de son cou, et petit à petit le baiser se fit plus fougueux, ils s'embrassèrent comme si c'était la dernière fois, avec urgence et passion.
- Bunny… je t'aime tellement, murmura Bourdu contre ses lèvres.
- Embrasse moi encore, fut sa seule réponse.
Bourdu sentit tout son contrôle de soi s'échapper, la serrant plus fort dans bras, il l'allongea doucement sur le canapé et se pressa contre elle. Ses lèvres parcoururent son visage, tandis que Bunny se laissa aller et ferma les yeux. La tête se Bourdu se vida, et il se laissa envahir par les sensations, la douceur de sa peau, là… juste là, dans le creux à la base de son cou, son gout et l'odeur de ses cheveux dans lesquelles il enfouit don nez tandis qu'il laissait ses mains faire, enfin, tout ce qu'elles voulaient. Elles parcoururent ses hanches, passèrent sous la robe que portait Bunny et apprécièrent le galbe de ses cuisses. Bunny quand à elle, était partie loin, ses mains volèrent sur le dos de Bourdu et de sa gorge voulait s'échapper de long râle. Les lèvres de Bourdu se reposèrent sur les siennes tandis qua sa main se posa sur son sein, tout doucement il le caressa. Sous la douce torture que lui procura cette caresse, Bunny laissa tomber ses mains, Bourdu en profita pour se redresser et la contempler quelques instant. Elle reposait alanguie les yeux clos. D'une main, il lui prit les deux poignets, les lui passa dessus sa tête, tandis que l'autre repris ses caresses sur son corps.
Mais Bunny se crispa et repoussa Bourdu en criant :
- Non, non, non…
Bourdu ne réagit pas tout de suite, la brume qui envahissait son cerveau mit du temps avant de se dissiper. Il tendit les mains.
- Ma chérie, je suis désolé, je n'aurais pas du… s'excusa-t-il en baissant la tête et en se traitant d'imbécile. « J'avais juré d'attendre, quel imbécile !!! »
- Non, Bourdu, c'est juste que… Bunny s'obligea à respirer lentement, quand tu as serré mes poignets, ça m'a rappelé Lucas et…
- Oh mon cœur, je suis…
Se levant, il l'a prit dans ses bras avec douceur, la souleva et se dirigea vers sa chambre oubliant le thé qui refroidissait.
- Je n'aurais pas du… Tu viens à peine de vivre un vrai cauchemar et moi je ne trouve rien mieux que de te…
- Chuttt… l'interrompit-elle avec un sourire et en posant sa main sur sa bouche, si je me souviens bien c'est moi qui t'ai embrassé la première, non ?
- Ce n'est pas une raison pour me comporter de la sorte.
Il entra dans la chambre de Bunny et la posa sur le lit.
- Le mieux qu'on est à faire est de dormir, il est tard.
- ….Tu as sans doute raison, bonne nuit mon amour.
- Bonne nuit, ma chérie. Répondit-il en se redressant et en reculant vers la sortie.
- Tu ne m'embrasse pas ?
- Mieux vaut éviter, il laissa un sourire flotter sur ses lèvres et sortit de la chambre.
Il ferma la porte et s'y adossa en soupirant. « Bon ! Il ne me reste plus qu'à aller prendre une douche froide moi »
Bunny, elle, resta allongé sur le lit. « Bourdu… mais pourquoi il a fallut que je pense à lui !!!! ». Lentement elle se leva pour se préparer pour la nuit.
Son sommeil fut particulièrement agité et tout au long de la nuit, elle se réveilla à de multiples reprises, guettant le moindre bruit qui aurait pu lui parvenir de la chambre de Bourdu. S'était-il endormi tranquillement dès qu'il l'avait quittée ? Ou se tournait-il et se retournait-il comme elle dans son lit, plein de regrets, imaginait-il ce qu'aurait pu être leur étreinte ?
Il lui semblait que ses seins gardaient encore l'empreinte de ses doigts, que tout son corps se consumait en quête de ses caresses.
Dehors le vent s'était levé. Brusquement lui parvint les échos d'un violent orage, des bruissements des branches d'arbres, le tonnerre et les éclairs. Elle se mit à rêver qu'elle était de nouveau enfermée, elle sanglotait seule dans un long couloir plongé dans le noir. Soudain quelqu'un la prit doucement par les épaules.
- Réveille-toi, Bunny. Tout va bien. Ce n'est qu'un cauchemar. Allez, réveille-toi.
Elle ouvrit les yeux et aperçut dans l'ombre de la chambre Bourdu qui la regardait avec une infinie tendresse. Il portait les mêmes vêtements que pendant la soirée, mais sa chevelure était tout ébouriffé et sa chemise déboutonnée jusqu'à la taille.
- Que t'arrives-t-il ? lui demanda-t-il.
Elle se rendit compte qu'elle était assise sur le lit, blottie tout contre lui.
- Tu es trempé, murmura-t-elle, encore tremblante.
Sa chemise étant ouverte, elle pressa sa joue contre son torse nu.
- Je sais, j'étais sorti sur le balcon.
Ainsi, le désir inassouvi l'avait, lui aussi, empêché de trouver le sommeil. Bunny était troublée par la tiédeur de son corps et les battements si réguliers de son cœur.
- Je fais sans cesse le même cauchemar, lui expliqua-t-elle, sans même songer qu'elle ne portait qu'une courte chemise, je suis toute seule dans le noir, je n'arrive pas à te rejoindre, j'ai très peur. Serre-moi, Bourdu.
Bourdu la contemplait. Elle paraissait si jeune, si vulnérable, enfant et aussi femme terriblement tentatrice. Il eut peur de ne pas pouvoir attendre encore, après tout, ils étaient fiancés et ils s'aimaient tellement…
- Tu as l'air épuisé, déclara-t-il pourtant, comme s'il s'adressait à une gamine, pour tenter d'échapper à la tentation de lui ôter sa chemise qui dissimulait à peine sa nudité. Essaie de te reposer.
- Ne t'en vas pas. Reste avec moi, dit-elle en le prenant par les poignets pour l'empêcher de se lever. Je ne veux pas me retrouver seule.
Il respira longuement pour tenter de retrouver son calme. Elle venait de faire un affreux cauchemar, et lui, il ne songeait qu'à filer parce qu'il se sentait incapable de se maîtriser.
- Je ne vais pas te quitter, promit-il la voix rauque.
S'allongeant sur le lit, il prit Bunny dans ses bras, tout en luttant contre le désir qui l'assaillait de plus belle. Jamais il ne pourrait fermer l'œil tant qu'elle serait blottie contre lui. Il s'applique à rester parfaitement immobile, enivré par son odeur exquise, jusqu'à ce que la respiration de Bunny devînt lente et régulière.
Réconfortée par sa chaleur et épuisée par son cauchemar, elle finit par se glisser dans un sommeil paisible et ne se réveilla qu'à l'aube en sentant un poids inhabituel sur son estomac. Bourdu était toujours couché à côté d'elle, mais sans doute, en pleine nuit, avait-il eu trop chaud. Il avait quitté ses vêtements et reposait nu sous le drap, le corps à demi tourné vers elle. Bunny inclina la tête vers lui fascinée et ne put s'empêcher de poser ses lèvres sur son épaule. Elle brûlait d'envie de le toucher, de goûter enfin ses caresses, et redoutait en le réveillant, de provoquer l'inévitable. Le corps brûlant et moite, elle se sentait prise au piège de son désir.
- Bourdu… murmura-t-elle d'une voix tremblante, incapable de lutter plus longtemps, tout en lui touchant tout doucement le torse.
Il émit un petit grognement avant de s'écarter d'elle.
- Es tu consciente de l'effet que tu me fais ? lui demanda-t-il d'une voix un peu sourde.
- Oui.
- Pourquoi fais tu ça alors ?
- J'ai trop envie de …, dit-elle en nichant sa joue contre son torse en rougissant.
Le contact de ses lèvres humides et de la soie de sa chemise suffit à le faire définitivement craquer. D'une main impatiente, il l'aida à se débarrasser de sa chemise, caressant furtivement au passage la chair tendre et frémissante de ses fesses. En sentant le corps puissant et tendu de Bourdu se plaquer contre elle, la jeune femme fur envahie par une onde de plaisir.
- Tu es si belle, souffla-t-il d'une voix qui tremblait de désir.
Le frôlement des seins adorables de Bunny, nus contre sa poitrine le rendait presque fou. Elle était magnifique. Ses cuisses étaient longues et fermes, ses hanches délicieusement rondes et sa taille fine. Tout en la couvrant de baisers, il l'allongea sur le lit, elle ferma les yeux et pencha la tête en arrière, s'offrant à lui librement, ivre d'impatience. Elle sentit la chaleur de son corps tandis qu'il se rapprochait.
- Tu me rends fou, chuchota-t-il.
D'une main qui tremblait un peu, il commença à lui caresser les seins et les embrassa provoquant dans tout le corps de Bunny des frémissements de plaisir qui firent vibrer son ventre et ses hanches et de dresser des seins. Ravi de la voir lui répondre avec tant d'exaltation, il l'observa tandis qu'elle se livrait sans retenue à la volupté, les yeux clos. Il l'embrassa avec tout l'amour qu'il éprouvait pour elle.
- J'aime sentir tes mains sur moi, murmura Bunny contre les lèvres de Bourdu.
Avec un sourire, il s'allongea sur le flanc et la plaqua contre lui. Des doigts souples glissèrent sur son ventre, son nombril, puis plus bas encore…Elle tressaillit. Il prit doucement son mamelon dressé entre ses lèvres, juste pour le plaisir de la sentir trembler de désirs dans ses bras. Un frisson la secoua de la tête aux pieds, encourageant Bourdu à poursuivre son exploration. Il glissa sa main plus bas et dès que ses doigts s'insinuèrent dans les replis de sa féminité, Bunny creusa les reins. Il la découvrit humide et douce, si prête à le recevoir qu'il aurait pu entrer en elle sans attendre.
Plus tard, pour leur première fois à tout deux il voulait l'entendre gémir encore tandis qu'il lui donnait du plaisir mais Bunny était si sensible que le moindre effleurement la faisait vibrer. Quand l'extase la balaya, il l'attira plus près encore et recueillit ses gémissements à sa bouche délicieuse. Peu à peu, elle retrouva son souffle et se détendit, elle leva les yeux vers lui, sourit et fit glisser les mains sur son torse.
- Oh ! mon amour….
La seconde d'après, il était allongé sur le dos, Bunny penchée sur lui. Surpris par cette initiative audacieuse il se mit à sourire et elle déposa une pluie de baisers sur son torse. Elle se positionna à califourchon sur lui, les mains de Bourdu remontèrent sur ses cuisses pour s'arrêter sur ses hanches, elle le rendait fou. Posant ses mains sur son torse, elle se pencha en avant pour lui embrasser l'épaule. Puis, doucement, elle lui caressa le ventre.
Il sentit son désir se manifestait encore plus fort, bien évidement elle le sentit et ondula des hanches tout doucement pour l'entendre gémir à son tour. Ravie de se découvrir un tel pouvoir, elle entreprit d'explorer tout son corps. Tout doucement ses mains descendirent le long de son ventre, celles de Bourdu se crispèrent sur ses hanches mais ne fît rien pour l'empêcher de descendre encore. Et lorsque ses mains se refermèrent sur sa virilité, Bourdu se cambra, les yeux clos. Curieuse, Bunny partit à la découverte et en réponse un doux frémissement naquit au creux de ses cuisses.
Puis, gardant une main autour de Bourdu, elle se pencha et murmura contre ses lèvres :
- Prends-moi…
Il la fit basculer sur le dos en l'embrassant et se positionna entre ses cuisses. Impatiente, elle noua les bras autour de son cou, et les jambes autour de sa taille.
- Viens en moi… gémit-elle.
- Je ne veux pas te faire du mal, répondit-il d'une voix douce en se préparant à la pénétrer.
Pour toute réponse, elle lui donna un baiser fiévreux. Il s'insinua alors en elle avec une lenteur torturante, se retenant pour ne pas la pénétrer d'un seul mouvement. Son mouvement s'accompagna d'une douleur fugace, mais il se montra si doux et prévenant qu'elle l'oublia bien vite. Il se retira, puis s'insinua plus profondément, jusqu'à l'emplir totalement. Encore et encore, il accéléra le rythme… Prise de vertige, elle oublia tout, elle s'accrochait aux épaules de Bourdu et pourtant elle se sentit s'envoler si haut, si loin… Bourdu quand à lui, se noyait dans un océan de félicité, c'était si bon d'être en elle, de ne faire qu'un. C'était encore mieux que dans ses rêves les plus audacieux, c'était au-delà de tout ce qu'il avait pu imaginer. Il sentit l'extase monter de plus en plus, Bunny criait son nom, il se sentit perdre pieds. Et enfin l'extase les saisit en même temps, les comblant tous deux.
Bourdu se mit sur le dos et attira Bunny contre lui, la tête contre sa poitrine, et la regarda avec amour, abandonné dans ses bras, les joues roses et les lèvres encore humide de leurs baisers, elle n'avait jamais été aussi belle.
- Je t'aime Bunny, dit-il
- Moi aussi mon amour, je t'aime. Oh Bourdu, c'était merveilleux, ajouta-t-elle des larmes dans les yeux.
- Bunny….. C'était fantastique, lui répondit-il en lui caressant doucement le visage, Repose toi un peu maintenant, il est encore tôt.
- D'accord, et elle ne nichant pus confortablement contre lui, mais toi aussi.
- Ne t'inquiète pas mon amour, je n'ai pas l'intention de bouger d'ici, je suis trop bien avec toi contre moi.
Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre avec un sourire radieux sur leur visage, oubliant tout ce qui n'est pas eux.
Voilà c'est fini, j'espère que mon histoire vous a plut et je vous dis à bientôt pour une nouvelle histoire !!!
Merci à vous tous de m'avoir lu :)
