Titre : Tome II - Cerridwen Snape et l'Héritier de Slytherin.
Rating : K+.
Pairing : Aucun.
Warning : Léger langage vulgaire, purisme, angoisse.
Summary : Cerridwen fait sa deuxième année à Hogwarts, mais celle-ci sera bien différente de la précédente, car l'Héritier de Slytherin fait soudainement parler de lui. Sauf qu'il ne le fait que pour une raison; purifier le collège sorcier des Mudbloods...
Disclaimer : Cerridwen et d'autres OCs secondaires sont à moi. Le reste n'est qu'à JKR.
Personnage(s) : Severus Snape || Cerridwen Snape || Draco Malfoy || Harry Potter || Seamus Finnigan || Daphne Greengrass || Ron Weasley || Gilderoy Lockhart || Dean Thomas || Minerva McGonagall. Mention de Albus Dumbledore || Eileen Prince || Lucius Malfoy || Tom Marvolo Riddle/Lord Voldemort || Vincent Crabbe || Gregory Goyle || Hermione Granger || Filius Flitwick || Pomona Sprout || Cornelius Fudge || Rubeus Hagrid || Narcissa Malfoy || Irma Pince || Penelope Clearwater || Oliver Wood || Cuthbert Binns.
M/A : Bonjoooour! Voilà l'avant-dernier chapitre! La fin est de plus en plus proche! Je sais, ça doit vous enrager, mais je vous promets, le tome III mettra moins de temps à arriver! Je suis en train de l'écrire! Je ne peux pas vous promettre une sortie pour le mois prochain, mais dans moins de temps que ce tome-ci! Enfin... je l'espères.
J'y pense, comme ça... Vous avez déjà écouté la scène du boggart en Japonais? Moi, oui. En fait, j'avais besoin de savoir ce que disait Lupin à Neville, et comme je n'ai accès qu'à la VO, je l'ai cherché sur YouTube. Et je suis tombé sur celle en Japonais. Je n'ai qu'une chose à vous dire : la voix de Lupin est sublime. Je sais pas qui est son doubleur au Japon, mais sa voix est orgasmique! Juste à y penser, j'ai le coeur qui flanche!
Dans tous les cas, j'espères que ce chapitre vous plaira.
Je remercies noour, Zeugma412 et Starky pour avoir mis en favori/mis en suivi/commenté. Bonne lecture!
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Traduction anglais/français
Gobstones = Bavboules.
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Tome II - Cerridwen Snape et l'Héritier de Slytherin
Chapitre onze : L'attaque de trop
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24 mai 1993
Cela fait deux semaines que la dernière attaque a eu lieu et que Dumbledore a été renvoyé. Deux semaines de pure angoisse, pour Cerridwen. Son cousin a beau la rassurer, lui dire qu'elle a un sang inintéressant aux yeux de l'Héritier - il croit, comme tout le monde, qu'elle est une Sang-mêlée -, elle a peur. Très peur, même.
C'est pour ça qu'elle ne se plaint pas des règles imposées par la direction. Elle, qui aurait dit sans la moindre gêne que les professeurs les accompagnant de cours en cours ressemblaient à des bergers emmenant leurs moutons à un pré, ne pipe jamais un mot, soulagée intérieurement de cette décision.
Il faut dire que c'est la seule qui aurait pù la faire réagir; les matchs de Quidditch ne l'ont jamais intéressés, pas plus que les clubs, que ce soit d'échecs ou de Gobstones -et ce malgré le fait qu'elle aime bien ce jeu, comme sa grand-mère[1]. Même le Choeur de Grenouilles a été suspendu, au grand malheur de Millicent, qui s'y est inscrite.
Elle n'est pas la seule à apprécier les mesures de sécurité; une grande partie des élèves, toutes Maisons confondues, sont apaisés par celles-ci, même si quelques têtus jeunes sorciers n'apprécient que très moyennement ce traitement. Parmi eux se trouve, sans surprise, Draco, qui se comporte comme si le château lui appartenait, ce qui n'est pas le cas.
Bien sûr, Cerridwen connaît la raison de ce comportement. Depuis toujours, Lucius Malfoy avait répété à son fils que la pire chose qui soit arrivé au monde magique - outre la disparation du Seigneur des Ténèbres et la présence de plus en plus importante de Nés-moldus -, c'était la nomination de Dumbledore en tant que directeur de Hogwarts. Draco l'avait entendu si souvent qu'il y croirait dur comme fer. Aussi, le renvoi temporaire du vieux mage ne pouvait que le ravir.
Et il le fait bien savoir. Que ce soit dans la salle commune ou dans les cours, il ne se lasses pas de le dire à qui veut l'entendre -ou qui ne veut pas l'entendre, d'ailleurs. Étonnamment, ses mots ne sont pas venus jusqu'aux Gryffindors.
Jusqu'à aujourd'hui, du moins.
« J'ai toujours su que mon père arriverait à nous débarrasser de Dumbledore, déclare-t-il à son public habituel - soit sa cousine, Vincent et Gregory -, durant le cours de Potions. Je vous ai dit qu'il a toujours pensé que Dumbledore était le pire directeur que l'école ait jamais eu. »
Ça fait deux semaines que tu nous le dis, grogne en pensée la brune, en tranchant avec une certaine violence sa cervelle de macaque.
« Peut-être qu'on va avoir un directeur digne de ce nom, maintenant, quelqu'un qui n'interdira pas qu'on ouvre la Chambre des Secrets. McGonagall ne va pas durer longtemps, elle assure l'intérim, c'est tout..., continue-t-il, sans sembler remarquer que derrière lui, Harry a tout entendu et serre son petit couteau, au point que sa main tremble. Elle le regarde, et, comme s'il avait senti ses yeux sur lui, il tourne la tête, pour l'observer à son tour. Ils s'échangent un regard, mais retournent vite à leurs tâches, lorsque Snape passe entre leurs rangées.
-Monsieur, s'exclame soudain Draco, lorsque son parrain dépasse sa table. Pourquoi ne seriez-vous candidat au poste de directeur? »
Pardon? , s'étrangle presque Cerridwen, en entendant la question. Son oncle, directeur? Lui qui déteste déjà enseigné à des jeunes se fichant complètement de sa science et allant à son cours plus qu'à reculons? Il a reçu trop de Cognards sur la tête, ou quoi?
-Allons, allons, Malfoy, tempère le Maître des Potions, que la question fait légèrement sourire. Le professeur Dumbledore a été seulement suspendu par le conseil d'administration. Je ne doute pas qu'il sera bientôt de retour parmi nous.
-Si vous étiez candidat, vous auriez sûrement le vote de mon père, ajoute le blond, dont le ton coulant fait grimacer la brune, qui tente de se reconcentrer sur sa cervelle de macaque. Je vais dire à mon père que vous êtes le meilleur professeur de l'école, monsieur. »
Meilleur professeur de l'école, t'exagères un peu, pense-t-elle, avant d'entendre ce qui ressemble à de faux vomissements. En tournant la tête, elle aperçoit Finnigan se redresser. Elle ne peut s'empêcher de ricaner, ce qui attire l'attention du Lion irlandais... et le fait rosir.
« Ça m'étonne que les Mudbloods n'aient pas déjà fait leurs valises, reprends la voix de Draco, lorsqu'elle ajoute les morceaux de foie dans son chaudron, dont la potion vire peu à peu à un vert très glauque, tandis que l'organe fond, à cause de la chaleur du liquide. Je parie cinq gallions que le prochain va mourir. Dommage que ça n'ait pas été Granger... »
Elle repose violemment sa louche, se retenant de justesse de ne pas la lui lancer au visage. Par chance, la cloche sonne au même moment, sauvant la vie à l'arrogant minois de l'Héritier Malfoy, qui s'empresses de ramasser son sac.
Alors qu'elle mets un sortilège de conservation sur son chaudron - un sort bien pratique que lui a appris son oncle durant les vacances de Yule -, elle remarque que le cadet Weasley est pourpre de rage. Visiblement, pense-t-elle, je ne suis pas la seule à réagir à ses paroles.
En même temps, ça ne l'étonne pas. Depuis l'affaire du troll, l'an dernier, lui et Granger sont devenus proches, malgré une certaine désentente. En pensant à Granger, du plomb se forme, dans son estomac. Elle n'aime pas Granger, mais la voir devenir une véritable statue humaine l'a choque plus qu'elle ne le veut. Les cours lui semblent même... un peu vides. Il manque quelque chose.
Tandis qu'elle rejoint les autres élèves, qui attendent impatiemment de quitter les cachots sous la houlette de leur acariâtre professeur, qui doit emmener les Gryffindors aux serres et les Slytherins en Sortilèges, Cerridwen sent une main se glisser dans la sienne. Sans même regarder, elle sait que c'est celle de Daphne. Elle la serre une seconde, avant de la relâcher. Son amie n'insiste pas.
C'est bon d'avoir quelqu'un qui vous réconforte de cette façon.
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Le cours de Sortilèges se déroule assez normalement, malgré l'atmosphère peu joyeuse. En temps normal, ce cours est d'une légèreté bienfaisante, surtout quand le sujet du jour est la pratique d'un quelconque charme, les formules permettant de discuter sans risque de se faire prendre. Mais là, aucune discussion. Personne n'en n'a l'envie.
À la fin du cours, Flitwick les emmène en DCFM. À peine sont-ils arrivés que Sprout apparait, suivi des Hufflepuff et des Gryffindor. Elle prends aussitôt en charge les Bleu et Bronze, qu'elle dirige vers la classe d'Histoire de la Magie. Les Lions et leurs Némésis millénaires entrent dans la salle de classe, attendant leur incompétent professeur.
Quelques secondes plus tard, Lockhart apparaît, aussi enjoué qu'un pinson -à la plus grande perplexité de ses élèves, d'avantage habitués aux expressions sombres du personnel.
« Allons, pourquoi ces mines sinistres? , s'étonne-t-il, en souriant néanmoins comme s'il participait à une pub de dentrifice moldu. Cerridwen doit se retenir, pour ne pas rouler les yeux devant l'idiotie de son professeur.
-Voyons, vous ne vous rendez pas compte que tout danger est désormais écarté? , ajoute-t-il, avec une voix qui fait hérisser de rage la Vert et Argent, tant il lui donne l'impression qu'il les considère comme des enfants à la maternelle. Le coupable n'est plus là. »
Le coupable? , se demande Cerridwen, en plissant les yeux. Mais de quoi il parle, encore?
« Comment ça? , interroge justement Dean Thomas, du côté des Gryffindors.
-Jeune homme, le ministre de la Magie n'aurait pas emmené Hagrid s'il n'avait pas été sûr à cent pour cent que c'était lui le coupable. », explique d'un ton suffisant Lockhart.
En entendant ça, la « princesse de Slytherin » respire profondément, cherchant à se calmer. Cet incompétent était-il seulement au courant qu'il s'agissait d'une arrestation préventive? Elle ne sait cependant pas pourquoi, et personne ne peut - ou ne veut, au choix - le lui dire, pas même son oncle. Tout ce qu'elle sait, c'est qu'à cause de ses « antécédents », le garde-chasse du collège a été emmené par Fudge lui-même à Azkaban.
Azkaban. La prison des sorciers. Rien que de penser à cet endroit damné de Merlin lui-même, elle frissonne. Son oncle lui a raconté les horreurs qui s'y passe, sans jamais extrapoler. Et lorsqu'elle passait la nuit au manoir Malfoy, Narcissa les menaçait toujours, Draco et elle, de les y faire envoyé s'ils ne s'endormaient pas sur-le-champ.
Nul besoin d'ajouter qu'ils avaient alors toujours respecter le couvre-feu...
« Oh si, il l'aurait emmené quand même, commente soudain Weasley sixième du nom, attirant sur lui l'attention du romancier à succès.
-Je me flatte d'en savoir un petit peu plus que vous sur l'arrestation de Hagrid, monsieur Weasley. », réponds celui-ci, comme si l'éclat du roux Lion n'est qu'une protestation d'enfant gâté -ce qui n'est pas du tout le cas des enfants Weasley, qui ont de la misère à avoir ne serais que des plumes neuves.
Un simple regard vers les Rouge et Or lui confirme ce qu'elle suppose; les Lions sont prêts à sortir leurs griffes. Visiblement, ils n'aiment pas du tout qu'on insulte l'un des leurs. Et elle peut bien comprendre, tant la joie du célèbre écrivain est déplacée.
Elle n'a maintenant qu'une envie; que la malédiction de son poste fasses son effet pour ne plus le revoir autrement que sur la couverture de ses romans.
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28 mai 1993
Cerridwen soupire, enfouissant ses mains dans ses cheveux et posant ses coudes sur son manuel d'Histoire de la Magie. Elle jette un coup d'oeil à Vincent, assis en face d'elle et dormant avec une étrange discrétion, puis baisse les yeux vers son livre de cours, ouvert au chapitre consacré à l'Assemblée médiévale des sorciers d'Europe. Un nouveau soupir lui échappe, tandis qu'elle tente de se concentrer sur les longs et ennuyants paragraphes.
Pourquoi, par les Fondateurs, doivent-ils apprendre ce genre de trucs? C'est assommant, à la limite de la torture! Rien que pour ça, elle aurait aimé que les examens soient annulés. Mais McGonagall avait été claire; l'école restait ouverte tant et aussi longtemps qu'ils pourront faire leurs cours sans problèmes.
Et c'est justement pour réviser en vue des examens que Cerridwen s'est rendue à la bibliothèque. En temps normal, elle l'aurait fait dans la salle commune, mais celle-ci déborde d'animation, l'empêchant de se concentrer. Et elle sait que si elle étudie dans son dortoir, elle va finir par s'endormir -et ce n'est pas du tout ce qu'elle veut, même s'il s'agit du plus ennuyeux des cours du monde magique.
Le problème, c'est qu'elle a encore peur de croiser l'Héritier au détour d'un couloir. Le sachant, lorsqu'elle a annoncé à son cousin qu'elle allait étudier, il lui a « offert » les services d'un de ses gardes du corps -en l'occurence, Vincent. Et elle a accepté -c'est ce qu'elle voulait, après tout.
La jeune Snape prends une longue respiration, puis se reconcentre sur sa révision, essayant vainement de retenir les noms des grands mages et sorcières de l'ère médiévale...
... quand une main se pose sur son épaule, manquant de la faire crier et la faisant violemement sursauter. Elle se retourne, sa main posée sur sa baguette, pour découvrir les visages de Harry et Weasley VI.
« On peut te parler? , lui demande le Lion aux yeux verts.
-Tu es en train de le faire, réplique-t-elle.
-Sans ton gorille, ajoute le rouquin, en désignant du menton Vincent, toujours endormi.
-Il ne risque pas de rapporter. »
Les deux Rouge et Or s'échangent un regard, puis s'assoient de chaque côté d'elle, l'entourant efficacement. Elle ne les regarde pas, mais sa main reste tout de même posée sur sa baguette et elle sait parfaitement qu'Elwë n'est pas loin.
« On sait que c'est toi, le témoin de l'agression d'Hermione, annonce de but en blanc Harry. En entendant le nom de sa rivale, son coeur se serre et des images de Granger tombant au sol, raide tel une victime de Méduse, défilent devant ses yeux. Pourtant, elle reste de glace.
-Et alors? , dit-elle, la voix impassible.
-On veut savoir ce que tu as dit aux professeurs, ordonne Weasley.
-Je n'ai rien dit.
-Cesse de mentir, Snape. On sait que les professeurs t'ont posés des questions. Nous, on veut juste savoir...
-Ils m'ont en effet posé des questions, confirme-t-elle en serrant les dents, mais je n'ai rien dit!
-Comme si on pouvait croire une Slytherin, renifle le Sang-pur. À cette remarque, le sang de la brune ne fait qu'un tour; sans même réfléchir, elle attrape sa baguette et l'enfonce légèrement dans les côtes de Weasley, le faisant raidir sur sa chaise.
-Crois en ce que tu veux, Weasley, souffle-t-elle, avec juste assez de force pour que Harry l'entendes lui aussi, mais saches que je ne mens jamais. Les professeurs m'ont interrogé, m'ont demandé ce que j'avais vu, mais j'ai été incapable de leur répondre. Tu sais ce que c'est, une crise de panique? [Il secoue la tête, terrifié] Allons, Weasley, tu es plus brillant que ça, il me semble... Ou peut-être que je me suis trompé sur ton compte?
-Est-ce que tu peux nous le dire, à nous? Ce que tu as vu, encourage le Garçon-Qui-A-Survécu, étrangement très calme. Elle tourne la tête, pour le regarder.
-Fais ça pour Hermione. S'il te plaît. »
Elle le dévisage quelques secondes, avant de retirer sa baguette des côtes du roux, qui soupire de soulagement. La nièce de la Terreur des Cachots garde un moment le silence, puis raconte, presque dans un murmure;
« J'avais suivi Granger à la bibliothèque car j'avais trouvé cela bizarre, qu'elle n'ailles pas au match alors que tu y jouais. Je me suis cachée dans une allée, alors qu'elle allait dans la section de la magizoologie. Elle a pris un grimoire, l'a feuilleté avant d'en arracher une page. Elle allait quitter la bibliothèque quand Clearwater est arrivé. Elle lui a demandé son miroir, Clearwater l'a sorti... et elles se sont pétrifiées.
-Elle a arraché une page d'un livre? , répète Weasley, abasourdi. Cerridwen, en guise de réponse, lui lance un regard noir.
-Vous savez tout.
-Qui nous dit que c'est la vérité?
-Je la crois, déclare Harry, attirant sur lui les yeux bleus de son meilleur ami. De ce que je sais, elle n'est pas le genre de fille à mentir. Si elle dit que c'est arrivé, je la crois. Merci. », ajoute-t-il, en direction de la brune. Elle hoche doucement la tête, puis retourne à son manuel.
Elle entends leurs chaises racler faiblement le plancher vernis de la bibliothèque, et relève les yeux suffisamment à temps pour voir les deux Gryffindors s'éloigner vers la sortie.
Trouve le con qui a fait ça, Harry..., pense-t-elle. Les cours sont ennuyeux sans cette Je-Sais-Tout de Granger...
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29 mai 1993
Comme tous les matins, Cerridwen est assise à la table de sa Maison, écoutant distraitement son cousin bavarder sur elle ne sait trop quoi, lorsque la directrice par intérim se lève, faisant aussitôt baisser le niveau sonore de la Grande Salle.
« J'ai de bonnes nouvelles à vous annoncer, commence-t-elle, un air radieux éclairant son visage d'habitude sévère. Il n'en faut pas plus pour que des cris de joie se fassent entendre. Certains se mirent à demander avec empressement si Dumbledore revenait, et d'autres si l'Héritier avait été attrapé. Cerridwen croit même avoir entendu Wood, le capitaine des Gryffindors, demander si les matchs de Quidditch reprenaient. La professeure de Métamorphose attends donc patiemment que le calme reviennes, avant de reprendre son discours matinal;
-Le professeur Sprout vient de m'informer que les mandragores sont enfin prêtes à être coupées. Ce soir, nous serons en mesure de ranimer les élèves qui ont été pétrifiés. L'un ou l'une d'entre eux pourra peut-être nous révèler qui les a attaqués et j'ai bon espoir que cette terrible année se termine avec la capture du coupable. »
En entendant ces mots, son coeur saute de joie, dans sa poitrine. Elle ne peut s'empêcher de mettre ses mains sur sa bouche, autant pour remercier la Magye de cette nouvelle que pour retenir ses propres cris de joie. Elle voudrait hurler de soulagement, tant elle est heureuse! L'Héritier sera attrapé et sans nul doute expulsé, elle n'aura plus à craindre la moindre sortie hors de la salle commune...
Tout va revenir comme avant, pense-t-elle, sans remarquer le regard dégoûté de Draco.
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Jamais un cours d'Histoire de la Magie ne lui a parut aussi court. Même la voix monotone de Binns ne réussit pas à allonger chaque seconde. Son monologue est certes toujours aussi soporifique, mais au moins, il ne l'atteint pas autant que d'habitude. Car Cerridwen n'attends qu'une chose, que la cloche sonne pour la dernière fois de la journée pour rejoindre les appartements de son oncle.
Cela fait deux semaines qu'elle n'ose plus y aller, tant la peur de l'Héritier était présente. Bien sûr, Severus avait parfaitement compris et ne lui en tenait pas rigueur. Mais maintenant que les professeurs sont sur-le-point de découvrir son identité, elle a suffisamment de courage pour y faire un petit tour, voir même prendre le thé.
Elle jette un regard à la montre de Blaise, assis à ses côtés et largement endormi. Il ne reste que deux minutes... une minute... trente secondes... vingt secondes... dix secondes... cinq... quatre... trois... deux... un...
« Tous les élèves doivent immédiatement regagner leurs dortoirs. Les professeurs sont attendus dans leur salle. Dépêchez-vous, s'il vous plaît. », fait, au lieu de la cloche, la voix amplifiée de McGonagall. Aussitôt, un semblant de nausée remonte l'estomac de la Slytherin.
Son cauchemar n'est pas fini. Loin de là, même...
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[1] Eileen Prince a été la présidente du Club de Gobstones de Hogwarts, ainsi que la capitaine de son équipe [Wiki Harry Potter].
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M/A : En écrivant ce chapitre, un truc m'a sauté, une fois de plus, au nez. Je relisais le passage du cours de potion, et en tombant sur la question de Draco, au sujet du poste de directeur, j'ai bogué. J'ai alors réalisé que depuis le début, JKR avait prévue de faire nominer Snape à ce poste. Mon admiration envers cette femme, au sujet des messages subliminaux qu'elle glisse dans cette heptalogie, n'a fait qu'augmenter. Bordel, mais cette femme est un pur génie!
Ça ne fait que prouver qu'une seule chose; son histoire était déjà toute tracée. Sachant que l'épilogue a été le premier chapitre qu'elle a tapée... C'est pas con.
Pour la mention de Azkaban et de la « menace » de Narcissa... J'avoues que j'ai pas pû m'en empêché. Mais l'idée est venue comme ça, spontanément! J'aime inventer ce genre de petites choses, ça rends l'enfance de ma petite Reine encore plus réaliste, je trouves. J'en ai même une en réserve pour les Boggarts (Épouvantards)! Je vais m'amuser à l'écrire, celle-là... Et en écrivant ce passage, je me suis souvenu d'un truc tout con; mon père, pour me forcer à me coucher, m'a un soir menacé du Bonhomme Sept-Heures (le croque-mitaine du Québec). Je l'ai alors regardé droit dans les yeux et je lui ai dit que le Bonhomme Sept-Heures n'existait pas, car maman me l'avait dit. Il a fait; « et tu l'a crois?! » et j'ai répondu oui.
C'était Cyri, ou comment tuer l'autorité de son père en deux phrases!
Dans tous les cas, j'espères que ce chapitre vous a plû, comme toujours, je vous invite très sincèrement à commenter et je vous dis, à la semaine prochaine... pour le dernier chapitre de ce tome!
