Voila le dixième chapitre =) comme toujours je tiens à remercier ma bêta sans qui et bah je ne ferais pas grand-chose lol .

Je vous remercie aussi pour vos reviews , mises en alertes ect …

J'espère que ce nouveau chapitre vous plaira .

Chapitre 10 :

Playlist daughtry - september

Point de vue Edward :

J'étais un lâche, j'avais fui comme à chaque fois que les choses devenaient trop sérieuse pour moi, le gamin égoïste. Bella m'aimait, j'aimais Bella. Alors pourquoi être parti ? Ah oui, elle était enceinte et alors ? J'aurais pu enfin toucher le bonheur du doigt, ce bonheur que j'avais perdu à la mort de mon père. Lui mort, je n'avais plus le droit d'être heureux. Alors, j'avais enchainé des aventures avec des filles qui n'en valaient pas la peine dont je ne risquais pas de tomber amoureux. Mais elle, elle était arrivée, avait foutu tout mes principes en l'air et j'étais tombé irrévocablement amoureux d'elle. Je n'aurais jamais pensé avoir ce sentiment en moi. J'aimais ses rougeurs, sa maladresse et son altruisme. La vérité c'est que j'aimais tout en cette fille et elle allait m'offrir le plus beau cadeau qui puisse s'offrir, un enfant, même si c'était trop tôt. Et moi, comme un imbécile, j'avais fui et lâchement qui plus est, en écrivant une simple putain de lettre. Je ne la méritais pas et cet enfant non plus. J'avais quitté la maison en traitre sans avoir de destination en tête. Et j'avais roulé pendant des jours, la tête pleine essayant en vain de me la vider, de me trouver des excuses qui ne venait pas. Alors, j'avais rebroussé chemin avec l'envie de tout tenter pour ce petit bout de femme. Mais malheureusement, elle n'était plus là. Je l'avais perdu.

Flashback :

Je passais la porte comme un fou, l'ouvrant à la volée, et montais les marches quatre à quatre pour me retrouver dans sa chambre. Quelqu'un s'y trouvait mais je n'y prêtais pas attention, je fixais la pointe de mes chaussures pour ne pas montrer les larmes qui inondaient mes joues. Pas viril vous direz mais sur le moment vous ne pensez pas à l'image que vous renvoyez mais seulement à l'être chère que vous êtes sur le point de perdre.

-Bella, je suis vraiment désolé. J'étais perdu. Mais maintenant, je suis là, je vais t'aider et je te jure de vous aimer aussi fort que vous le méritez.

Je relevais la tête et me rendis compte qu'Alice était en face de moi en larmes. Elle se jeta dans mes bras s'accrochant à moi comme à une bouée de sauvetage.

-Oh Edward, je suis tellement désolée. Elle n'est plus là, Charlie l'a jeté dehors. Sanglota-t-elle.

Je resserrais mon étreinte sur elle. Je reste bouche bée, j'avais honte de moi. Je ne l'avais pas soutenu face à son père et l'avais laissé seule. Je n'étais qu'une loque humaine, je ne méritais même pas son amour. Je n'étais qu'une merde à ce moment là.

-Quoi ? Demandais -je la voix enrouée.

-Oui, elle l'a avoué à son père et à Esmée. Il l'a très mal pris et il l'a foutu dehors.

-Ou est-elle maintenant ?

-Partie avec Emmett et Rosalie.

-Mais où ?

-En Arizona, je pense.

-Oui mais où ? Criais-je.

Ma mère arriva en furie dans la chambre alertée par les cris.

-Oh Edward, tu es revenu mon chérie. Me dit-elle en sanglot et se jetant dans mes bras.

Je la repoussais, elle me regarda choquée.

-Comment as-tu pu le laisser la jeter dehors ? Hurlais-je.

-Je n'ai rien pu faire.

-Tu n'as rien pu faire ou rien voulu faire ?

-Mon chéri, tu es fatigué. Je vais te faire à manger et tu vas aller te reposer. On parlera de tout ça plus tard.

-Non ! C'est maintenant que je veux en parler et comprendre pourquoi tu as fait ça. Elle porte mon enfant merde !

-Je suis désolée.

-C'est tout ce que tu trouves à dire ? Hein ? Où est le con qui te sert de mari ?

-Au travail. Ne lui en veut pas, je t'en supplie. Va te reposer et nous recauserons de tous ça au calme s'il te plait.

-Non ! Je ne resterais pas une minute de plus dans cette maison. Vous l'avez mis dehors car elle est enceinte de moi, alors moi aussi je dois partir.

Je la repoussais la faisant éclater en sanglots. Je sortais de la chambre et retournais à ma voiture.

-Edward !

Je me retournais vers une Alice essoufflée et en sanglots. Je la prenais dans mes bras en lui embrassant le sommet de la tête.

-Phoenix. Me dit-elle entre deux sanglots.

-Pardon ?

-Ils sont à Phoenix.

-Merci Lice. Prend soin de toi. Je t'appellerai, je t'aime petite sœur.

-Quand est-ce que tu comprendras que je suis ta jumelle et donc qu'on a le même âge ?

-Jamais, je crois.

-Je t'aime aussi Edward.

Je montais dans ma voiture en la regardant agiter sa petite main dans mon rétro en ayant l'impression qu'une page du livre de ma vie se tourner. J'avais roulé jusqu'à phœnix sans m'arrêter étant animé par l'amour que je ressentais pour Bella. J'allais lui dire que je l'aimais, j'allais lui dire que je voulais fonder cette famille avec elle, que je trouverais un boulot pendant qu'elle continuera ces études afin de subvenir à nos besoins.

Arrivé à Phoenix, Alice m'envoya l'adresse d'un petit motel où ils logeaient tout les trois. Je ne l'aimais que plus, elle aurait bien pu ne rien me dire. Je respirais un bon coup avant de sortir de la voiture, passais une main dans mes cheveux et répétais inlassablement dans ma tête le discours que j'allais servir à Bella. Je descendais et me dirigeais vers leur chambre et frappais deux coups discret. La porte s'ouvrit sur un Emmett qui me détaillait avec un regard noir de la tête au pied et sans que je m'y attende, il m'assena une droite au niveau de la mâchoire. Je me retrouvais le cul par terre l'air hébété.

-Qu'est-ce que tu fais ici ? Cracha Emmett.

-Je veux voir Bella.

- Elle n'est pas là, elle est partie avec Rosalie faire les annonces immobilières car à cause de toi ma sœur de 16ans se retrouve enceinte et à la rue.

-Je suis désolé, je ne voulais pas ça.

-Peu importe ce que tu voulais, je t'interdis de l'approcher à nouveau. Tu l'as trop fait souffrir, si tu l'aimes vraiment va t'en et ne revient jamais Edward.

Il s'approcha de moi et m'attrapa par le col pour me relever.

-Je me suis bien fait comprendre ?

-Mais Emmett, je l'aime et elle porte mon enfant !

-Je ne veux rien savoir, pars et ne reviens jamais !

Il me poussa vers la voiture, je m'en allais vaincu.

Fin du flashback.

Chaque jour, je m'en voulais d'être parti comme ça, j'aurais du me battre contre Emmett et lui imposait mon choix. J'aurais du attendre le retour de Bella et parler avec elle. Mais, je n'en avais fait cure, je m'étais encore comporté avec lâcheté et m'étais écrasé devant Emmett. Je n'avais jamais quitté Phoenix, j'avais fait croire, par l'intermédiaire d'une lettre envoyée à Rosalie, m'être engagé dans l'armée. Mais la vérité était que je voulais rester près d'elle. Même si je ne pouvais pas la toucher, je me faisais discret. J'avais vu son ventre s'arrondir mais j'avais arrêté de l'observer de loin. Cela me faisait trop mal et trop pervers. J'aurais voulu sentir mon enfant bougé dans son ventre, j'aurais voulu savoir son sexe, voir ses premiers pas et premiers mots mais cela m'avait était arraché par ma lâcheté et Emmett. Je ne lui en voulais pas, j'aurais fais la même chose pour protéger ma sœur. Pendant les premières années, j'avais vécus en Hermite, m'interdisant chaque joie de vivre et amis. Mais il m'avait fallu trouver un emploi, alors j'avais prix le premier qui se présentait, professeur particulier de piano, pas trop contraignant et bien payé. J'avais lié quelque connaissance avec quelque personne, Peter et sa femme Charlotte ainsi que Laurent et sa femme Lauren mais tout ça me ramenait toujours à ma perte. Tout ces couples heureux me rappelaient à quel point j'avais était lâche. J'avais eu aussi quelques aventures d'une nuit mais qui n'avais jamais donné rien de bien concret, j'étais bien trop hanté par Bella.

Dernièrement, j'avais repris une relation pas trop poussé avec Tanya que j'avais retrouvée par hasard à Phoenix. Je ne l'aimais pas et ne l'aimerais jamais. Ma douleur devenait de plus en plus invivable, me déchirant le cœur un peu plus chaque jour. Une partie de mon être vivait tout prés de moi et je ne pouvais le toucher ou interagir avec lui. Je ne supportais plus d'être aussi mal et avait pris une décision qui allait changer ma vie. Je prendrais les devant et irais à la rencontre de Bella en espérant qu'elle me laisse rencontrer mon enfant. Je m'étais donc rendu à son travail, l'angoisse au ventre et l'avait attendus. Elle était encore plus belle, elle était devenue une femme, le genre de femme que l'on veut protéger et que l'on n'ose pas toucher de peur de la salir. Elle avait gagné en assurance. Même si elle avait commencée par me traiter comme de la merde, ce que j'étais au fond, j'étais une fois de plus tombé amoureux d'elle en un regard. Est-ce possible de tomber amoureux plusieurs fois d'une seule et même personne ? Je n'en savais rien mais avec Bella tout était possible et je rêvais encore d'un avenir à trois. J'avais l'impression que la situation avait changée. Ce n'était plus elle qui attendait après moi pendant que je feignais l'ignorance. A l'heure d'aujourd'hui, j'étais à sa place. La discussion n'avait pas été des plus plaisante mais j'avais gagné ma chance d'être un père mais à certaines conditions que je comprenais. Je retournais à mon appart, un loft pour être plus précis vide de toute vie, impersonnel des murs blanc, le strict minimum de meuble mais j'avais conservé mon piano. Je décommandais Tanya, elle ne me serait d'aucune aide ce soir et je devrais bientôt me résoudre à me séparer d'elle, je lui faisais perdre son temps, jamais je ne pourrais lui apporter ce qu'elle attendait de moi. Je repensais à la conversation que j'avais eu avec Bella, j'avais un fils, il s'appelait Jamie. J'étais papa ! Cela m'effrayait, y arriverais-je ? Est-ce que je saurais faire avec lui ? J'avais tellement peur de ne pas savoir être père que mon ventre me tiraillait et une boule avait élu domicile dans ma gorge. J'avais l'impression qu'à tout moment, elle pourrait éclater répandant toute la peine et le mal être que j'avais accumulé jusqu'à maintenant et je me noierais dedans cela serais une fin honorable.

Vers 7h, toujours habité par l'angoisse et n'ayant pas trouvé le sommeil, je me levais afin de me laver.

Sous la douche, je me frottais ma peau jusqu'à la rende rouge sang espérant faire évacuer mon mal être par les pores de ma peau. Mais n'y trouvant aucun résultat, je décidais d'aller marcher dans l'air frais vivifiant du matin histoire de faire le point et de respirer. L'odeur de viennoiserie fraiche me fit prendre conscience que je ne m'étais pas nourri depuis hier matin, les gargouillements de mon ventre montrait le mécontentement de mon estomac. Je décidais de rentrer dans la première boulangerie que je trouvais et décidais de prendre plus de choses qui ne le fallait. Je ressortais le sachet à la main le regardant comme si lui pouvait me donner réponse à toutes mes questions. Mes pas m'entrainèrent contre mon grés en bas de l'immeuble de Bella, j'avais obtenu son adresse par sa patronne qui s'était montrée plus que charmante, d'un certain sens, elle me rappelait ma mère. Mais je pense que chaque personne perdu en mal d'amour maternelle pourrait trouver son compte en elle.

Je regardais l'heure 9h30, est-elle réveillée ?

N'était-on pas réveillé de bonheur quand on avait un enfant ?

Je décidais de tenter ma chance coûte que coûte. Je montais les marches une à une, j'avais l'impression d'avancer dans le couloir de la mort. Je tremblais de peur, pas très viril me diriez-vous, mais j'en avais que foutre. Je savais au fond de moi que je ne méritais pas cette place de père, je serais la merde la plus complète en tant que père.

Putain, Edward, vas-tu arrêter de t'apitoyer sur toi ?

Mais tu es qui toi ?

Ta putain de voix intérieure, réveillée par ton putain de numéro de Cosette ?

Merde, je deviens fou !

Allez, c'est reparti. Tu n'en a pas marre de vivre en martyre ? Ne crois pas au retour de Jean Valjean. Ici, c'est la vraie vie. Sois tu redeviens un vrai homme ou alors reste la loque que tu es, seul au monde et sans personne d'autre.

Je secouais ma tête afin de faire disparaitre ma folie qui se manifestait en une voix si agaçante mais qui n'avait pas tout à fait tord.

Arrivé devant la porte, je soufflais un bon coup et tapais gentiment à la porte. Je mis une de mes mains tremblotantes dans la poche de mon jean et resserrais l'autre sur mon sachet de viennoiseries.

J'attendis quelques secondes que la porte s'ouvre sur un vide et je baissais la tête. En une seule minute, toutes mes craintes se dissipèrent, je devenais père. Je n'avais plus peur de ne pas savoir faire, je savais que je pourrais le rendre heureux. Ses petits yeux verts me scrutaient attendant que je prenne la parole.

-Hum, je me raclais la gorge, je voudrais voir Bella.

-Tu es qui ?

-Un ami.

-Je vais la chercher !

Il repartit en courant ce qui m'arracha un sourire. Il était une version de moi en plus petite. Je patientais quelque instant avant de voir Bella arrivait devant la porte et la refermait. Il était évident qu'elle ne voulait pas de moi chez elle, mes épaules s'affaissèrent. Sans que je m'y attende, la porte se rouvrit sur Bella, elle me demanda l'objet de ma visite et je lui donnais l'excuse du petit déjeuner.

Je rentrais toujours aussi nerveux dans son univers. Un court échange eu lieu entre nous tous, nous mettant aussi mal à l'aise les un que les autre. Je remarquais chez Jamie beaucoup de ressemblance physique avec moi mais ses traits de caractères étaient quasi identiques à ceux de Bella. Je m'assis à la table de la cuisine et ne cessais d'observer mon fils ? Oui, mon fils, j'en étais sûre. Je me sentais habité par des sentiments nouveaux. Une envie de le protéger qui me prenait aux tripes, je pourrais risquer ma vie pour ce petit alors que je le connaissais depuis quoi ? 10 minutes ?

Le déjeuner se passa plutôt bien mais mon fils avait décidé d'avoir des réponses et son air têtu lui venait surement de sa mère. Je riais mentalement à cette comparaison. Je restais sur le cul quand il me demanda si j'étais son père. Je n'avais pu rien faire de plus que de hocher la tête comme un con.

Il descendit de mes genoux rapidement où il était montait afin de faire un examen complet de mon visage, les enfants faisaient vraiment des trucs bizarres. Il se mit debout face à moi les bras croisés contre son torse, il ressemblait encore plus à sa mère à ce moment là.

-Alors ; pourquoi t'es parti ?

Je soufflais, passais une main dans mes cheveux et me pinçais l'arrête du nez.

-Car j'avais peur ? Ai-je dit. Cela sonnait plus comme une question.

Il me regarda un instant comme si il essayait de lire en moi et cela me fit flipper. Je regardais Bella qui me lança un regard qui voulait dire « démerde toi mon pote ». Le petit alla s'asseoir sur le canapé du salon et tapota la place à coté de lui en me regardant.

-Il faut qu'on parle. Me dit-il sérieusement.

Je me mordais la lèvre pour ne pas rire. J'allais m'asseoir à ses côtés.

-Tu avais peur de quoi ?

-Peur de toi, je crois.

-Peur de moi ? C'est n'importe quoi ce que tu dis, je suis plus petit que toi.

-Des fois les choses les plus petites sont les plus effrayante, mais je pense que j'avais peur d'être père.

-T'es bizarre, t'as même pas essayé. Maman, elle dit toujours qu'on ne peut pas avoir peur de ce qu'on ne connait pas.

-Ta maman est très intelligente et elle à entièrement raison.

Je regardais Bella en lui souriant et les rougeurs que j'aimais tant élurent domicilient sur ses joues.

-Alors pourquoi tu ne m'aimes pas ?

Je ne savais que répondre à sa question.

-Mais bien sûre que si il t'aime, c'est ton papa. Il ne peut que t'aimer. Lui dit Belle en s'agenouillant devant lui.

Le petit me regarda en attendant ma réponse, j'hochais la tête. Comment un être aussi petit pouvait me faire perdre la voix et mon assurance autant de fois en une journée. Bien sûre que je l'aimais, je l'avais aimé dès que mes yeux s'étaient posés sur lui, c'était inéluctable. C'était au plus profond de mes chairs et de mon cœur. Sans que je puisse m'y attendre, il vint se loger contre mon torse. Je ne savais pas vraiment quoi faire, je lui tapotais maladroitement le dos.

- Tu n'es pas très doué pour les câlins ? Me demanda-t-il en regardant au plus profond de mes yeux.

-Non pas vraiment, je n'ai jamais eu d'enfant avant toi.

- Moi, je n'ai jamais eu de papa, si tu veux on apprendra ensemble.

-D'accord.

Quelques minutes après, nous étions tout deux assis dans le canapé, Bella était sous la douche.

Elle m'avait demandée si je pouvais garder Jamie le temps qu'elle aille voir Rosalie, ce que j'avais évidement accepté avec joie.

-Sinon, tu fais quoi dans la vie ? Lui demandais-je.

-J'ai 4 ans et je suis à l'école. Me dit-il comme si c'était évident.

Je me frappais mentalement, que je pouvais être stupide bien sûre qu'il était à l'école. Je m'attendais à quoi qu'il me sorte et bah je suis médecin. Pendant que tu y es, propose-lui une clope. En parlant de clope, je m'en taperais bien une, non il ne faut pas que penserai Bella de cette putain d'addiction. Elle me prenait déjà pour un lâche. Abruti va ! C'est pas parce que tu vas fumer une clope que Bella va t'envoyer au pilori. La ferme ! Je chassais mon envie de cigarette et me concentrais sur Jamie.

-Tu as des amis ?

-Pas vraiment, juste mon lapin. Les enfants à l'école ne sont pas très gentils avec moi. Il se moque car je n'ai pas de papa.

-Tu as un papa maintenant.

-Je peux le dire à L'école ? Tu viendras me chercher ?

-Oui et oui.

Nous retrouvions notre silence non inconfortable. Le téléphona sonna, Bella se précipita vers celui-ci les cheveux encore mouillés. Je la regardais de la tête au pied complètement omnibulé par cette femme que je voulais mienne.

-Tu sais si tu veux récupérer maman, il va falloir te bouger. Me dit Jamie complètement sérieux.

Je me tournais vers lui complètement bouche bée. Comme un gamin aussi petit pouvait être aussi intelligent.

-Ferme ta bouche, on dirait un poisson. Moi, j'avais un poisson mais maman elle a peur des poissons. Alors, je l'ai donné à tonton met' qui l'a tué sans faire exprès soit disant. Mais il est bête, il a oublié de lui donner à manger. Me dit-il en haussant les épaules.

Je me secouais la tête pour me remettre les idées en place.

-Comment ça, il faut que je me bouge ?

-Et bien, tu n'es pas le seul à trouver ma maman jolie et puis tonton Jasper lui a présenté un collègue. Il s'appelle Paul et bah maman elle rigole beaucoup quand il est là. Tonton Met' dit que quand une fille rigole c'est dans la poche.

Je déglutis difficilement la partie s'avérait être plus compliquée.

Point de vue Bella :

Cette matinée avait été riche en émotion, revoir Edward après tant d'années avait réveillé en moi la douce mélancolie du passé. J'avais demandé à Edward s'il voulait bien passer du temps avec son fils pour que je puisse rende visite à Rose. Cela faisait un moment que je ne l'avais pas vu et je m'inquiétais pour elle et ses sauts d'humeur. Je me détendis quelques minutes sous la douche. En sortant, j'attrapais une robe en laine blanche et une paire de leggins noire. Je m'habillais tout en me demandant si laisser Jamie seul avec Edward était une bonne idée. Je commençais seulement à m'occuper de mes cheveux que le téléphone m'interrompit. Je me précipitais vers celui-ci.

-Allo !

-Bella !

-Rose justement je me préparais à te rendre visite. Emmett m'a dit que tu ne bossais pas.

-Oh c'est vrai, tu vas venir me voir ? Renifla-t-elle.

-Rose tu pleures ?

-Non, ne racontes pas de bêtises moi pleurer ? Non, je suis enrhumée, bon je t'attends alors

-Oui, je suis là d'ici dix minutes.

Je raccrochais et me tournais vers le canapé où Jamie et Edward semblait en pleine discussion. J'esquissais un sourire devant cette scène et retournais discrètement à mes cheveux. Quelques minutes plus tard, j'étais fin prête à partir. J'embrassais Jamie en le serrant fortement dans mes bras. Je me tournais ensuite vers Edward.

-Je t'ai mis mon numéro et celui de Rose sur le frigo ainsi que celui du pédiatre. Si tu as le moindre souci appelle moi, ne le laisse pas trop regarder la télé, ne lui donne pas trop de sucre à manger sinon après il est insupportable et ….

Il mit ses deux mains sur mes épaules dans un geste apaisant et me regardait dans les yeux, je sentis des papillons s'envoler dans le bas de mon ventre.

-Bella, je sais que je ne le connais que depuis aujourd'hui mais c'est mon fils, je ne vais pas lui faire de mal.

-Oui, je sais. Je suis idiote mais tu ne le connais pas. Ecoute, je vais rester là pour tantôt. Lui dis-je en commençant d'enlever mon manteau.

-Bella, vraiment tu me vexes. Franchement est-ce que j'ai l'air d'être dangereux ?

Je secouais négativement la tête.

-Bien, alors va-t-en. Si tu ne me laisses pas du temps avec lui jamais je ne le connaitrais.

Je soufflais un bon coup et embrassais Jamie une nouvelle fois et me sauvais rapidement avant de changer d'avis. Je sortais dans la rue où il faisait plus que froid, l'hiver était bien en place, je frottais mes mains les unes contre les autres, de la buée s'échappé de ma bouche. En quelques enjambées, j'étais en bas de l'immeuble de Rosalie et Emmett. Prendre mon indépendance oui mais pas trop loin tout de même. Je montais les trois étages pour me retrouver devant la porte d'entrée de ma future Belle sœur. Je toquais à la porte et fut frappée par une tornade blonde qui referma ses bras sur moi.

-Oh Bella, tu m'as tellement manquée. Sanglotait Rosalie.

Je la repoussais en la regardant dans les yeux.

-Oh mon dieu Rose, t'es en cloque ! Dis-je limite entre la joie et le choc.

Elle hocha la tête en redoublant de pleurs, je la conduisais à l'intérieur jusqu'à son salon, l'asseyais sur le canapé et allais lui chercher un verre d'eau. Je m'asseyais à côté d'elle en lui frottant le dos pendant quelle pleurait dans ses mains.

-Mais Rose, pourquoi te mets-tu dans cet état ?

-Ton frère va me laisser, il ne voudra plus de moi.

-Mais non voyons, il t'aime et je suis sûre qu'il sera plus qu'heureux.

-Tu crois ? Me demanda-t-elle.

-Mais oui bien sûre, il est fou de toi. Il ne t'aurait pas demandé en mariage s'il ne comptait pas avoir d'enfant avec toi. Cet enfant est peut être une surprise mais qui se révélera agréable j'en suis sûre.

-Oh Bella, tu trouves toujours les mots pour m'apaiser.

Je la serrais dans mes bras.

-Oh, j'ai une petite surprise pour toi. Me dit Rose qui avait retrouvée le sourire.

Elle se leva et s'éclipsa du salon d'une démarche digne d'une grande danseuse. Elle revenait avec un paquet cadeau entre les mains, elle me le jeta sans trop de cérémonie. Je l'ouvris en sachant trop bien ce qui se trouvait à l'intérieur. Et oui un énième sex toy, Rose m'en avait offert un chaque année et toujours à la même période où elle m'avait offert le premier. Et maintenant, je n'avais plus peur de dire que je m'en servais et que j'aimais ça. J'embrassais Rose pour la remercier.

-Ca va déjà faire cinq ans, le temps passe trop vite. Dis-je tristement.

-Oui comme tu dis.

Le reste de la journée se passa entre rires, discussion et empiffrage, une journée entre filles en somme. Je n'avais plus eu une journée comme celle là depuis un bon moment, je savourais et je savourais tellement que je ne fis pas attention à l'heure ce qui me fit rentrer chez moi à 18h. Je passais la porte de chez moi et trouvais Edward seul assis sur le canapé. Il m'offrit un sourire en me voyant passer la porte. Je me déshabillais et allais m'asseoir à côté de lui.

-Alors cette journée ? Demandais-je en callant mes pieds sous mes fesses.

-C'était assez étrangement sympa.

-Où est-il ?

-Il s'est endormi sur son lit après la douche, je n'ai pas osé le réveiller.

-Tu t'en es sorti ?

-Je ne vais pas te mentir, il m'a appris pas mal de chose sans ça je pense que j'aurais jamais réussi.

Je lui souriais.

-Il est malin en tout cas.

-Laisse moi deviner, il t'a fais la moue made in Alice ? Lui demandais-je.

-Dans le mille !

-Comment tu as réagis ?

-Et bien, je lui ai dit que j'étais immunisé et que ca ne marchais pas avec moi. Il a tiré une de ces têtes en me disant que toi et moi n'étions pas drôle et qu'il allait en toucher un mot à tata Lice.

J'éclatais de rire. Edward se leva.

-Je vais te laisser.

-Que penses-tu de partager un repas avec nous ?

-Je ne voudrais pas m'imposer.

-Je t'assure que ça me fait plaisir et Jamie en sera plus qu'heureux. Je lui souriais.

-Bon et bien d'accord.

Je me levais du canapé en m'étirant.

-Je vais me mettre à l'aise et préparer le repas que dirais tu d'aller réveiller le monstre ?

- Si il ne mord pas, je veux bien.

-Non, il ne mord pas. Dis-je en riant.

J'allais enfiler un bas de jogging ainsi qu'un tee-shirt à manche longue et m'attachais les cheveux en un grossier chignon. Je décidais de préparer des spaghettis à la bolognaise pour le plus grand plaisir de ces messieurs. Pendant le repas, l'image d'une parfaite famille m'envahissait provocant un sentiment de bonheur et ce sentiment persista quand nous allions coucher Jamie tout les deux. J'avais ce dont j'avais toujours rêvé pour mon fils, un semblant de famille avec le papa et la maman. De retour dans le salon, je lui proposais un café qu'il accepta volontiers. Nous nous installions tout deux dans le canapé, je détachais mes cheveux et enfilais une paire de grosse chaussette. Pas très glamour, je sais mais j'ai froid au pied moi !

Nous restions un petit moment dans le silence, je sentais qu'Edward tentait de parler mais il se retenait à chaque fois au dernier moment. Cela me faisait rire intérieurement que le grand Edward est perdu en assurance.

-Bella ! S'il te plait, raconte-moi des choses que j'ai manquées.

-Que veux-tu savoir ?

-Pour commencer, l'effet que ça t'as fait quand tu as appris le sexe.

-En faite, je n'ai pas voulu savoir le sexe avant l'accouchement. Je préférais garder la surprise et puis cela me faisait bien rire de voir Emmett et Alice se battre. L'un était sûr que ça serait un garçon tandis que l'autre était sûre que ça serait une fille.

Je souriais en me remémorant ces chamailles perpétuelles à chaque visite d'Alice et Jasper.

-Quand l'as-tu senti bouger pour la première fois ?

Je fermais les yeux pour me laisser porter par ce souvenir lointain qui avait comme une odeur de naphtaline tellement il me semblait vieux.

Flashback :

Cela faisait quelques mois que nous vivions ici et mon ventre c'était nettement arrondi faisant tourner les regards indignés sur moi dans la rue et provoquant des remarques glaciales de Rosalie à ces gens. J'étais assise dans le salon regardant Alice faire des allers et venus devant le canapé, elle allait bientôt faire un trou dans la moquette. Nous étions en pleine discussion enfin plutôt Alice avec elle-même.

-Enfin Bella, tu ne peux pas rester sans le contacter !

Je vous laisse deviner que le sujet était effectivement Edward.

-Alice, pourquoi irais-je appeler quelqu'un qui m'a complètement zappé de sa vie et qui plus est à abandonner son enfant.

-Il ne vous a pas abandonné. Il a eu peur, ne me dis pas que si tu avais été à sa place tu n'aurais pas pris la fuite.

Je me levais d'un bond et lui montrais mon ventre.

-Tu ne crois vraiment pas que je suis à sa place ? Alice, tu crois que mon ventre est une putain de décoration, monsieur a eu le luxe de pouvoir choisir de partir de chez lui. Moi, je n'ai pas eu cette putain de chance, alors ne le fait pas passer pour un malheureux. Je criais tellement fort qu'Emmett déboula dans la pièce.

Je restais debout les bras tendus le long de mon corps tremblante de rage. Alice, elle, me regardait choquée les yeux débordant de larmes.

-Hey les filles, c'est quoi le souci ?

Personne ne parlait, nous continuons de nous défier du regard.

-Je suis désolée Bella, je n'avais pas mesuré l'impact de mes paroles. C'est que tout ça me rend malheureuse et je voudrais juste que les choses rentrent dans l'ordre.

-Moi aussi, j'aurais aimée ça. Mais nous ne vivons pas dans un putain de conte de fée, c'est la vie et on ne peut rien y faire. Alors je t'en supplie ne me parle plus jamais de ça, c'est déjà assez dure comme ça.

Je laisser les larmes trop longtemps retenu couler sur mes joues, Alice se jeta dans mes bras me serrant fort contre elle.

-Bella ?

-Hum.

-Ton ventre vient de me donner un coup.

Je ressentais un deuxième coup, sur le moment je n'y avais pas penser plus que ça. Pour moi, c'était encore ces saloperies de gaz. Je posais les mains sur mon ventre et lançais un regard apeuré à Alice et Emmett.

-Qu'est-ce que c'est-ce truc ?

-Bella, c'est ton bébé qui bouge !

Emmett et elle posèrent leurs mains sur mon ventre en lui lançant des regards tendres. Je ressentais comme des petites bulle, c'était bizarre mais agréable de ressentir bouger ce petit être en moi. J'aimais ressentir cette petite vie qui grandissait en moi.

Fin du flashback.

Edward me regardait mi amusé mi triste.

-Je m'en veux tellement de ne pas avoir était là.

-Edward le principale c'est que tu sois là maintenant et que tu y restes.

Il hocha la tête en prenant ma main dans la sienne.

-Je ne partirais plus je te le jure. Je ne fuirais plus comme un lâche.

-Veux-tu entendre comment c'est passé mon accouchement.

Je lui racontais de a à z mon accouchement, il me regardait les yeux pleins d'étoiles, riant et je pourrais avoir juré voire couler une larme sur sa joue droite avant qu'il ne l'essuie rapidement.

Je lui racontais les premier pas de son fils aussi. C'était un peu grâce à Emmett qui n'avait pas cessé de la journée de lui agiter un cookie sous nez, Jamie tellement agacé par la puérilité de son oncle s'était levé d'un seul coup et avait fait 4 pas pour attraper le cookie de la main de son oncle. Puis l'a enfourné dans sa bouche en se laissant tomber sur les fesses.

J'avais regardé la scène complètement ahuri les larmes coulant sur mes joues et tapant dans mes mains un peu comme Alice. Je vous laisse imaginer la scène.

-Et son premier mot c'était pizza ! Lui dis-je en riant.

-Tu es sérieuse ?

-Plutôt deux fois qu'une. Il a tellement entendu hurler son oncle après la pizza qu'un matin au petit déjeuner il ma regardait, plus que sérieusement, et m'as dit pizza.

J 'éclatais de rire suivi d'Edward. Je tournais mes yeux vers l'horloge et constatais qu'il était plus d'une heure passée.

-Il est tard, tu peux dormir sur le canapé si tu veux ?

-Je ne voudrais pas plus m'imposer que ça.

-Edward, s'il te plait, dors sur ce putain de canapé !

-Demandé si gentiment, je ne peux qu'accepter.

Je lui installais le canapé et lui souhaitais une bonne nuit, gênée. Dans mon lit, cette nuit là, je devais combattre l'envie de le rejoindre dans le canapé. Edward et moi c'était fini. Je fus réveillée par une odeur de café frais qui me chatouillait le nez. Je sautais du lit les yeux encore scellés de fatigue et je remontais jusqu'à l'odeur. Je finissais par trouver mon ange assit à la table de la cuisine et je lui déposais un baiser sur le front. Je regardais ensuite Edward qui était assis à ses cotés, je lui souriais et prenais place après m'être servi un bon café.

-Maman, tu es très belle ce matin. Me dit Jamie en montant sur mes genoux.

-Ok bonhomme, j'apprécie tes compliments mais je sais très bien qu'ils ne sont pas innocents. Que veux-tu ?

-Et bah, je voudrais savoir si c'est possible que ce week-end j'aille chez Edward ? Il terminait sa phrase dans un murmure, les yeux baisés sur ses mains.

-Et bien qu'en pense Edward ?

-Je ne sais pas, je n'ai pas osez lui demander.

Je regardais Edward qui semblait être en pleine réflexion intérieure et qu'il redoutait que ma réponse soit négative. Je réfléchis un moment, c'était son père, il avait le droit de l'avoir pour lui un week-end même si cela me semblait difficile d'être séparé de mon bonhomme.

-Je n'y vois aucune objection si Edward est d'accord. Qu'en penses-tu Edward ?

-J'en serais ravi. Me dit-il en souriant.

-Donc ca me va.

-Merci maman, tu es la meilleure. Il me plaquait un baiser sur la joue.

Un coup sur la porte interrompit notre déjeuner qui était bien agréable. J'aurais aimé que cela dure toujours. Jamie se précipita pour ouvrir la porte.

-Tonton met' !

Je vis Edward se crispait, je le regardais d'une manière qui se voulait apaisante. Emmett rentra dans la cuisine son neveu à bras et accorda à Edward un regard noir de haine. Madame Rosalie fit aussi son entrer.

-Abruti. Saluait-elle Edward.

Edward se leva et s'approcha de moi.

-Je vais y'aller, j'ai des choses à faire.

-Pas de soucis.

-Je reviendrais le chercher demain à 10h vu qu'il est en vacances. Ca ne te dérange pas ?

-Pas de soucis.

Il me claqua la bise et sortit de l'appartement rapidement. Je me retournais vers mon frère et sa future femme.

-Vous auriez pu vous montrer poli. La prochaine fois que vous le verrez, je vous prierais d'au moins lui dire bonjour.

-Je l'ai salué moi. S'indigna Rosalie.

-Tu l'as insulté !

Rosalie baissa la tête en silence tandis que je jetais un énième regard noir à Emmett qui finit par hocher la tête me signifiant que la prochaine fois il ferait un effort. Après nous être habillé, Jamie et moi, nous partions tout les quatre nous promenaient en ville voir les décorations et les illuminations de noël. Le soir, nous mangions tous ensemble une bonne grosse pizza, adulée par Jamie et Emmett.

Rosalie n'avait toujours pas eu le courage de parler de sa grossesse à Emmett mais elle m'avait promis de se jeter à l'eau rapidement.

Le lendemain arriva vite avec l'appréhension de me séparer de mon petit bonhomme un week-end entier. Je lui préparais ses affaires en essayant de retenir mes larmes, pathétique hein ? Edward arriva pile à l'heure, il avait l'air angoissé. Je lui faisais la bise et le laissais entrer. Il n'arrivait pas à en tenir en place, tapotant ses doigts sur la table, remuant sa jambe gauche et son regard était perdu dans le vide.

-Edward bon sang, vas-tu arrêter de gigoter. Tu me rends chèvre ! Tout va bien se passer ce n'est qu'un enfant.

-Et s'il ne m'aime pas ? Ou alors qu'il pleure pour rentrer ou que tu lui manques ?

-Edward, tu es son père et je suis sûre que tu t'en sortiras très bien. Si tu as un souci, tu m'appelleras mais je suis sure que tu n'en auras pas besoin.

Il m'offrit son adorable sourire en coin devant lequel je ne pouvais que fondre, je sentis mes joues s'enflammer. Je me détournais de lui et préparais du café pour me donner une contenance.

-Maman c'est bon, je peux partir ? Me cria un Jamie surexcité.

Je me tournais face à lui, il était habillé, avait mis son manteau, son bonnet, son écharpe et avait son sac sur le dos.

-Tu es si pressé de partir mon bonhomme ? Viens là que je t'embrasse mon bébé !

Je le prenais contre moi et le serrais fort tout en le couvrant de baiser.

-Mais maman, c'est beurk et puis je ne suis plus un bébé. Je suis grand maintenant !

-Oh pardon désolée monsieur !

Je le relâchais à contre cœur.

-Tu va me manquer mon cœur.

-Enfin maman, c'est que trois jours et puis je t'appellerais tout les jours.

Je m'attendais à des larmes de sa part mais non c'est moi qui allais bientôt en verser. J'accompagnais Edward et Jamie à la porte. J'embrassais mon bébé avec plus de retenue cette fois ci. Il glissa sa petite main dans la grande main d'Edward me provocant un petit pincement au cœur.

-Bon y va maintenant ? S'impatienta Jamie.

-Oui, on y va bonhomme. Souriais Edward.

Il me fit la bise et je refermais la porte sur eux pendant que quelques larmes roulaient sur mes joues. Je reniflais et allais dans sa chambre pour m'asseoir sur son lit. Je ressentais un grand vide. Je dus m'endormir car des coups sur la porte me réveillèrent en sursaut. Je me levais difficilement et allais ouvrir. Esmée se jeta sur moi en m'embrassant et ensuite partie en furie dans l'appartement.

-Jamie chéri, mamie est là ! Jamie !

-Il n'est pas là Esmée.

-Comment ça. Où est-il ?

-Hum chez son père. Je terminais ma phrase dans un murmure.

Elle me regarda avec des yeux exorbités.

-Son père ?

-Vraiment, Alzheimer à ton âge Esmée ? Souriais-je.

Elle se jeta sur moi nous faisant tomber les fesses les premières sur le parquet.

-Oh mon dieu ! Edward est revenu ? Depuis quand ?

-Une semaine.

-C'est merveilleux, je veux le voir !

-Tu sais Esmée, je comprendrais que tu passes plus de temps avec lui.

-Que veux-tu dire ma chérie ?

-Et bien je sais qu'Edward t'as énormément manqué et que c'est ton fils.

-Tu es ma fille aussi Bella et Jamie mon petit fils. Alors ne crains rien, pour rien au monde je ne te laisserais tomber au profit d'Edward.

Elle me serra dans ses bras en m'embrassant le front.

-Et puis qui se chargerai de rendre cet appartement acceptable si ce n'est pas moi.

C'est alors que commença le marathon de décoration, Valérie Damidot est dans la place. Le samedi après midi, nous avions enfin fini et étions en train de prendre un thé sur mon magnifique canapé d'angle beige et marron.

-Bella ! Charlie est au courant.

Je recrachais ma gorgée de thé.

-Comment ça ?

-Et bien il a commencé à trouver bizarre que je parte aussi souvent et il m'a accusé de le tromper. Tu te rends compte, moi le tromper, quel mufle.

Je riais malgré moi, elle semblait vraiment choquée que l'on puisse penser que elle, Esmée, puisse ne serait ce que penser à tromper son mari.

-Enfin bref, j'ai été obligée de tout lui avouer pour me disculper.

J'avais une boule dans la gorge qui m'empêchait de parler. Je me contentais de lui faire un signe de tête pour l'encourager à continuer.

-Et bien, il restait silencieux quelques minutes en ruminant dans sa barbe, tu le connais, et puis il m'a interrogé, on ne change pas un flic. Quand je lui ai parlé de Jamie, il avait les yeux qui brillaient mais c'est qu'il est trop têtu pour l'avouer.

Tout en parlant elle lissait les pans de sa jupe. Je la sentais stressée comme si il y avait plus que ce qu'elle me disait.

-Il aimerait rencontrer Jamie. Lâcha-t-elle.

Voila voila , je stresse un peu de savoir ce que vous en pensez .

Comme toujours la suite = reviews.

A très vite =).