Chapitre 11

J'avais dû m'endormir puisque je me réveillais en sursaut lorsque une personne entra comme un sauvage dans ma chambre.

« Elenna tu vas bien , me demanda mon ami et je vis qu'il n'était pas seul.

-Non mais vous vous fichez de moi ou quoi ? D'où vous rentrez dans une chambre, qui abrite une jeune fille sans avoir la décence de frapper avant , leur répliquais-je un peu en colère.

-Désolé, sur le moment cela nous est quelques peu sorti de l'esprit.

-Parle pour toi Anar, je t'avais dis d'y aller doucement, » rétorqua Thorongil.

Je me redressais ce qui fit craquer mon dos. Une grimace de douleur passa furtivement sur mon visage mais cela avait quand même fait du bien. En même temps, Anar vint tranquillement prendre place sur mon lit, il n'avait aucune gène celui-là.

« Je peux savoir ce que tu fais , lui demandais-je.

-Je me prélasse. Cela fit rire Thorongil et je ne pus empêcher de faire naître un sourire sur mon visage. Non mais sérieusement dis nous ce qu'il s'est vraiment passé.

-Tes gardes ne t'ont rien dit ?

-Pourquoi il m'aurait dit quelque chose ?

-Parce que certains ont vu ce qui s'est passé, et s'ils t'ont rien dit comment êtes-vous au courant, leur rétorquais-je surprise.

-Legolas nous a parlé de la menace que tu as fais à Thengel, annonça Thorongil qui s'était rapproché pour s'asseoir au bord de mon lit.

-Pour faire simple, j'étais sur le chemin de gardes, quand un idiot de soldat a voulu me montrer par la force qu'il ne voulait pas de moi ici. Sauf qu'au début, je ne voulais pas lui répondre mais après un deuxième geste déplacé de sa part je lui ai coupé l'envie de montrer qu'il était un homme. Mes deux compagnons rirent face à ma remarque.

-Juste une question, tu as vraiment menacer de castrer tous ses hommes à Thengel ?

-En effet et j'en suis plutôt fière », dis-je avec une mine réjouie.

Un fou rire nous prit d'un coup. Cela faisait bien longtemps que ça ne m'était pas arrivée. Entre deux rires je leur annonçais que tout cela m'avait donné faim. Puis vu que la journée commençait à se terminer, le repas avait dû commencer dans la grande salle. On s'y dirigea tout en rigolant encore un peu. En se rapprochant de la salle, on entendait déjà le refus que faisait les gardes. Mais pour une raison inconnue ou peut être pas, le calme se fit à notre entrée. Tout le monde nous dévisageait, ou plutôt me regardait moi. En observant tous ces visages, je vis ceux de certains hommes rouges de colère, d'autre ravis, comme les elfs. Bon un point positif tout le monde ne m'en voulait pas, mais je me doutais que j'aurais le droit à d'autres représailles. Tiens, l'autre était là aussi, bizarre, pourquoi il avait l'œil enflé ? Je ne me souviens pas de lui avoir touché le visage. Enfin bref peu m'importe, si il pouvait rester loin de moi cela m'arrangeait, sauf que cet idiot vient me couper le chemin. Je sentis les gars se rapprocher doucement derrière moi. Respire !

« Ma menace de tout à l'heure n'a pas été dit à la légère, alors maintenant pousse toi avant qu'elle ne fasse effet !

-Je n'ai pas dit mon dernier mot » ,me cracha-t-il au visage et sortie de la salle.

Je soupirais de lassitude face à sa remarque. Anar passa devant moi, suivis de Thorongil pour se diriger vers la table où se trouvait Legolas ainsi qu'Elrond et Gandalf. Je les suivis donc. Je m'assis à côté de Thorongil, juste en face de notre elf blond et je sentis son regard sur moi. Je m'en occupais guère préférant manger. Cela fit rire mes compagnons.

« On pourrait croire que vous n'avez pas manger depuis un moment,dit tranquillement Gandalf.

-Sincèrement vu la journée que j'ai eu, je crois que j'ai bien mérité cette pause gourmande, lui rétorquais-je en souriant.

-En effet, et je tenais à m'excuser aussi.

C'était quoi cette histoire.

-Pourquoi ? A ma connaissance vous n'avez rien fait de mal à mon encontre, lui répondis-je surprise de sa demande.

-J'aurais dû vous accompagner cela vous aurez éviter bien des ennuis.

-Gandalf, rassurez-vous même si vous m'auriez accompagner ceci serait arrivé un jour au l'autre, donc un jour de plus ou de moins cela ne change pas grand chose, annonçais-je en souriant.

-Cette histoire vous fait sourire , demanda surpris Elrond.

-Pas vraiment, mais j'ai appris à ne plus m'apitoyer sur mon sort, y a des choses bien plus graves qui se produisent ailleurs. Mon problème n'est rien face aux leurs.

-Vous savez, vous vous êtes faits un ennemi en plus.

-De qui ? Thengel ? Cela fait depuis notre rencontre qu'il ait, donc bon cela ne change pas grand chose, sauf peut-être bientôt la fin de son clan si ça continue. »

Cela fit rire tout le monde encore une fois, je ne sais pas pourquoi mais je sentais que cette histoire allait rester un moment des les esprits. Malgré tout, sur la table il y en avait un qui n'avait toujours pas ouvert la bouche, préférant plutôt m'observer. Je me décidais donc d'enfin lever les yeux sur lui vu que ceux autour de nous avait repris leurs conversation ensembles. On aurait dit qu'il me scrutait, mais le plus bizarre fut que j'avais l'impression de voir dans son regard de l'inquiétude. Alors ça non c'était hors de question. Il n'avait pas intérêt à se la jouer comme cela. Certes on pourrait dire que l'on s'est un peu rapproché, mais il n'est pas possible qu'il n'y ait plus, pas avec la guerre. Et puis on pourrait croire qu'il oublie qu'il est, c'est un prince non d'un ch... Il dut voir quelque chose sur mon visage qui ne lui plut pas car il se renferma d'un coup. Ceci m'avait couper l'appétit. J'attrapais une pomme et sortis de la salle sans donner d'explication à qui que ce soit. J'entendis Thorongil m'appeler mais je répondis pas, et il ne força pas.

Je me dirigeais vers la pointe de la place qui ornait la citadelle et m'assit à même le sol pour observer le paysage. Je n'avais même pas remarquer qu'Anar m'avait suivis, j'en pris conscience qu'une fois qu'il fut assis à côté de moi. Il ne parla pas tout de suite, mais je savais qu'il se retiendrait pas longtemps.

« Je t'en pris, dis moi ce que tu as à me dire, lui dis-je en tournant la tête vers lui.

-Ne lui en veux pas d'agir comme ça.

Je savais de qui il me parlait bien évidement.

-C'est pas que je lui en veux, cela me touche plus que je ne pense, mais je ne peux pas imaginer plus que ce qui se passe déjà. Anar il est prince, surtout le tien, répondis-je d'une petite voix.

-Tu sais ce n'est pas parce qu'il est prince que rien ne peut se passer. Dans le monde elfique il est tellement rare d'avoir des descendances de royauté qu'ils peuvent s'unir avec ce qu'ils souhaitent.

-Si tu le dis, mais cela ne change rien, une fois cette bataille finie, je reprendrais mon chemin comme tout le monde.

-Je pense que tu te voiles la face si tu penses que l'un de nous te laissera de nouveau partir seule de ton côté. Tu fais partie des nôtres Elenna », m'annonça-t-il tout en me prenant dans ses bras.

Je le laissais faire, profitant de ce moment de répit. Peut-être qu'il avait raison, peut-être qu'un avenir était possible. Mais cela ne verra pas le jour maintenant, pas tant que je n'aurais pas compris ce qu'il souhaite vraiment. Puis je ne sais pas vraiment encore ce que je souhaite vraiment de mon futur. Si ça se trouve il n'ira pas loin, car je ne sais ce que cette bataille va nous réserver.