Bonjour à tous, on se retrouve ce samedi pour le chapitre 11 qui est donc, comme annoncé, un POV de Lexa. J'espère avoir rendu le passage vivant car il s'agit là d'un tournant de mon récit.
J'ai également ajouté le temps écoulé entre deux événements, comme il y a beaucoup de bonds dans le temps cela facilitera la compréhension.
Attention : Ce chapitre est violent, il peut heurter la sensibilité de certains.
Bonne lecture.
Merci à mon amie Kafouille pour ses conseils et à ma sœur et mon frère pour leur relecture.
Cha'
Infos pratiques : Je vous rappelle que les phrases en italique sont celles en Trigedasleng. Les personnages ne m'appartiennent pas.
Chapitre 11 – Incidents
Deux jours plus tard – San Francisco
Je regarde froidement les hommes qui nous ont regroupés dans un coin d'un magasin de jouet du Westfield San Francisco Centre, conservant mon calme et mes sens en alerte. Nous étions une dizaine d'otages, essentiellement des enfants et leurs mères, encadrés par quatre hommes en cagoule et armés de fusil d'assaut. Ces lâches ont bien choisi leur jour et leur lieu pour faire leur coup. Nous savions que Mount Weather passerait à l'attaque mais nous n'avions pas prévu que ce soit si tôt et de cette manière. Le groupe d'extrémistes a toujours été vague dans ses revendications, il semble aujourd'hui vouloir faire passer un message. Je regarde la caméra de surveillance braquée sur nous, conservant mon air serein, sachant pertinemment qu'on nous observe. Je jette un œil à l'adolescent blond à mes côtés. Il a les yeux fermé et semble tendu. Un coup d'œil aux alentours me permet de voir que nous sommes suffisamment loin des terroristes, le temps n'est plus à l'observation.
- Link', je murmure.
- Lexa, répond immédiatement mon frère dans mon oreillette avec soulagement.
- Ça va, ne t'en fais pas. Ils ne sont que quatre.
- Ne fais rien de stupide, me dit Anya.
Je souris, bien sûr que je vais agir, je refuse de donner ce qu'ils veulent à ces hommes. Je me tourne vers le blond.
- Aden, j'appelle doucement.
Comme il n'y a aucune réponse du garçon, je reprend plus fermement mais toujours à voix basse.
- Aden Woods, ressaisit toi, bon dieu !
Mon ton attire son attention ainsi que celle des autres otages auxquels je ne prête aucune attention. Mon regard accroche les yeux du garçon.
- Tu es préparé pour ce genre de situation, lui-je rappelle. Et je suis là.
- Excuse moi, Lexa, murmure l'ado en se redressant et en observant l'environnement avec intérêt.
Je souris en le voyant retrouver ses moyens. Malgré son jeune âge, Aden vient officiellement d'intégrer notre unité avec d'excellents résultats. J'avais émis des réserves quant à l'intégration de nouveaux éléments au Trikru suite à ce qui s'était passé avec Costia, mais Lincoln, Anya et Indra avaient insisté. On avait pris sous notre aile ce garçon alors âgé de 10 ans et sa sœur, Triss, de deux ans sa cadette. Je nous avais retrouvé, Lincoln et moi, dans ces enfants et rapidement je m'étais attachée à eux. Jusqu'ici, Aden n'avait jamais mis les pieds sur le terrain, il s'agit donc de sa première mission sur le terrain en tant que véritable Woods. La situation n'est pas excellente, privés du soutien de nos camarades, nous n'étions que deux à pouvoir intervenir.
- Qui êtes-vous ?, demande une femme en serrant son enfant contre elle.
- La cavalerie, je souris avant de reporter mon attention sur les gardes.
- Ils sont peu nombreux mais bien armés, remarque Aden.
- Taisez-vous, hurle l'homme qui doit être leur chef arrachant des pleurs aux enfants.
Leur chef est instable, ce qui n'est pas une bonne nouvelle, cela augmente la menace et l'urgence de l'intervention. Je vois une ouverture, une seule solution et je grimace : Lincoln ne va pas apprécier.
Discrètement, je passe ma main sous mon haut et arrache mes plaques de mon cou.
- Qu'est-ce que tu fais? proteste mon frère dans l'oreillette.
Je l'ignore et donne l'objet le plus précieux que je possède à Aden qui les prend en me regardant avec interrogation.
- Tu les donneras à Lincoln.
- Lexa... La voix brisée de mon frère me sert le cœur mais je n'ai pas le choix et il le sait.
- J'aimerai parler à votre chef, dis-je en direction des hommes.
- Ne fais pas ça, supplie Lincoln.
- Qu'est-ce qu'elle nous veut, la poulette? demande leur chef en s'approchant et en pointant l'arme sur moi.
Je l'observe bien que ne peux voir que ses yeux. Il est athlétique et semble à l'aise avec une arme dans les mains, un ancien mercenaire probablement. Il pianote sur son arme, signe évident de sa nervosité.
- Vous offrir l'opportunité de négocier.
Il se tait et m'observe. J'ai toujours été une excellente diplomate bien que le plus souvent je dois régler les conflits par la force. Aujourd'hui je sais que je ne peux pas raisonner ces hommes, mais je peux gagner du temps et offrir une fenêtre à mes amis.
- Et comment peux-tu faire ça ?
- Arrête...
Le ton déchiré de mon frère me fait mal mais je garde contenance.
- Je suis militaire, grâce à moi ils vous écouteront mais pour ça vous devez laisser partir les civils.
Mon ton est dur et sur de lui, je remercie mentalement mon frère de ne pas intervenir à ce moment, je ne dois transmettre aucune indication involontairement au terroriste. Je fixe mon vis à vis attendant sa décision, il semble hésiter quelques secondes avant de dire :
- Ok, mais ton petit frère reste, dit-il en me montrant Aden du menton. Ainsi que la petite blonde.
Je me tend à l'idée qu'un enfant soit mêlé à ce qui va suivre mais je me ressaisis. La présence d'Aden compense cet handicap et je ne suis pas en position de négocier alors je ne réponds rien, le laissant penser qu'il a le contrôle. Les otages sont évacués sous les pleurs de la mère de la petite fille, il ne reste bientôt que nous 3. Aden sourit à la petite fille pour la rassurer alors qu'un autre homme s'approche de nouveau de moi. Il tient nonchalamment l'arme et je bande mes muscles.
- Tu es bien mignonne, pour une militaire, dit-il en écartant une mèche de mes cheveux avec le canon de son fusil.
- Lexa, murmure Aden, je suis prêt.
- Arrête, supplie une dernière fois mon frère mais il sait que c'est inutile.
Je me dresse d'un coup et désarme avec une facilité déconcertante l'homme avant de me servir de lui comme bouclier. D'un geste souple, je lance mon arme de poing à Aden qui la saisit avant d'attraper la petite fille et de partir en courant alors que d'un seul coup de feu j'attire l'attention des terroristes sur moi. Les armes me pointent dans un silence tendu alors que la voix d'Anya me parvient après quelques secondes.
- Aden vient de sortir, tous les otages sont à l'abri.
- Tu n'as aucune chance, grogne le chef. Je vais te plomber.
Mon prisonnier se débat me déstabilisant, mes ennemis en profite alors pour ouvrir le feu. Leur acolyte pousse un cri quand une balle l'atteint à l'épaule alors qu'avec une précision parfaite, je tire sur un des hommes qui s'effondre. Je relâche mon otage et me jette à couvert d'un présentoir pour faire le bilan. Deux hommes sont hors d'état de nuire, il ne reste donc que le chef et un de ses camarades. Je réfléchis calmement quand soudain une douleur fulgurante me transperce le flan et je tombe à genoux. Je tourne la tête et découvre un homme que je n'avais pas encore remarqué. Ils sont cinq et non quatre. Cette erreur va me coûter cher. La douleur est telle que je lâche mon arme.
- Lex' ! hurle de désespoir mon frère alors que le chef s'approche de moi.
Il sort son couteau et me l'enfonce lentement dans la cuisse m'arrachant un grognement.
- Tu es résistante à la douleur, on va bien s'amuser, toi et moi. Emmenez les blessés, ordonne-t-il avant de reporter de nouveau son attention sur moi. Je t'avais dis que tu ne t'en sortirais pas.
- Comme si j'avais prévu de m'en sortir, je grogne, mais en attendant vous n'aurez rien de ce que vous vouliez.
- Je ne pense pas qu'ils prennent le risque de perdre un élément comme toi…
Il a raison, jamais Anya ne donnera l'ordre de l'assaut si je suis en danger. Je ferme les yeux mais l'homme me frappe violemment m'envoyant au sol. Je me mets de nouveau à genoux, une main sur ma plaie. Je fixe l'homme droit dans les yeux.
- Je m'appelle Lexa, lui dis-je.
- Et en quoi cela m'intéresse-t-il ?
- Je suis le chef d'une unité spéciale, je pense que tu en as entendu parlé. Elle s'appelle le Trikru.
- Je vois son regard se troubler à cette révélation alors qu'une multitude de questions traverse son esprit.
- Comment saviez-vous que nous serions là ?
Comme aucune réponse ne vient, il tourne la lame dans ma cuisse, je sens mes muscles se déchirer et cette fois je ne peux retenir un cri.
- Il te faudra plus que ça pour me faire parler. Mais tu avais raison, ils ne tenteront tant que je serais en danger.
- Évidemment.
- Sauf si je leur ordonne de le faire.
Une fois encore je vois doute percer dans son regard.
- Lexa...
Je ferme les yeux m'imprégnant de cette voix.
- Je t'aime, je dis tout bas.
Trois mots simples que je n'avais jamais pris le temps de lui dire alors qu'il avait toujours été là. Trois mot que je lâche maintenant sachant pertinemment que je n'aurais plus l'occasion.
- Allez-y, j'ordonne d'un ton dur.
Immédiatement, un bruit sourd se fait entendre, je sais que les forces de l'ordre on fait sauter les portes du centre. L'homme jure et pose le canon de son arme sur mon front.
- Tu vas le payer.
- Sûrement, mais cela valait le coup. Vous n'aurez rien.
- Ta vie me suffira amplement. Je m'appelle Emerson, susurre-t-il.
- En quoi cela m'intéresse-t-il ? Je répond, moqueuse.
- J'aime l'idée que tu saches qui t'a tué.
Je ferme les yeux et le visage de Clarke s'impose. J'avais vécu ma vie en faisant toujours attention à n'avoir aucun regret mais finalement je partirai avec un. Lorsque j'entends l'arme se charger, j'ouvre les yeux et fixe l'homme qui va m'ôter la vie. Il baisse son arme et la pose sur ma poitrine gauche, mon cœur s'accélère mais je ne laisse rien paraître.
- Adieu.
Le coup part, j'entends le hurlement déchirant de mon frère suivi d'une douleur intense puis plus rien.
Et voilà pour ce chapitre avec un peu d'action. Mercredi prochain je ne pourrais pas poster car j'enchaîne les soirées d'Halloween donc il faudra attendre Samedi pour la suite. Oui après une fin comme celle-ci, je suis diabolique de vous laisser une semaine mais la période s'y prête MOUAHAHAAHA. Bon week-end et bonne semaine.
Des bisous, Cha.
Kim : toujours présente et je t'en remercie. Voici donc, un peu pour toi, un chapitre du point de vue de Lexa en intervention. J'espère qu'il te plaira malgré la conclusion. Des bisous
Jack77 : tu as raison et merci encore de ton soutien. Bises
