Amis du jour, Bonjour !
Je viens parmi vous avec une nouvelle histoire, ma première dans le registre The Walking Dead ! Je me suis mise à cette série il y a quelques semaines, et franchement, je regrette de ne pas l'avoir regardé avant !
Je me lance donc une histoire basé sur mon personnage favori de la série : Daryl Dixon. Ou plutôt, sur son enfance. Ce sera un Daryl/Carole, parce que je kiffe ce ship ! :D
Disclamer : La série et les personnages appartiennent à Frank Darabont et Robert Kirkman, mais Jane et l'histoire qui suivent sont de moi !
Bêta : ma Jenn Ship, qui me soutient dans l'écriture de cette histoire !
Précision : Je n'en suis qu'à la saison 4, donc SPOIL sur les quatre premières saisons.
Présence de violence, d'abus de drogues et d'alcool, de racisme. ATTENTION ! En aucun cas, je ne tolère ce genre de choses !
Ceci est une DEAD-FIC, mort d'un des personnages principaux ! (et de plusieurs autres mais hey, c'est The Walking Dead hein ! lol)
Les personnages risquent d'être OOC, j'en prends le risque.
Prend place pendant la saison 2, je la remanie à ma façon, ! Bonne lecture ^^
Comme vous le savez, l'inspiration est quelque chose d'aléatoire et d'imprévisible. Rajoutez à ça le travail et la vie publique, et vous obtenez une auteure qui ne sait plus où elle en est. Mais sachez que cette histoire n'est pas terminée, et que je ne l'abandonne pas !
Les souvenirs sont en italiques.
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Après le départ de Merle dans l'infirmerie, Daryl se sentit l'envie de bouger. Il se leva, récupéra son arbalète, et annonça son départ. Il sortit, et entendit quelqu'un courir derrière lui. Il se tourna pour voir Carole le rejoindre, un sac à dos à la main.
- J'viens avec toi, et t'as pas le choix, sourit la jeune femme. J'ai besoin de trouver des baies.
Daryl leva les yeux au ciel, mais retint un sourire. Il aimait bien ces moments avec Carol, quand ils étaient que tous les deux, et discutaient de tout et de rien. Et maintenant que tout allait mieux pour tout le monde, il pouvait enfin se permettre de respirer.
Ils s'enfoncèrent dans les bois, écoutant les piaillements des oiseaux, le vent dans les branches feuillus, les bruits de leurs pas sur le sol.
- Ça fait du bien ce vent frais, commenta Carole.
- Ouais, s'tu le dis.
Le silence retomba, rendant le moment presque gênant. Daryl ne savait pas quoi raconter, ayant peur de dire n'importe quoi. La plupart du temps, c'était Carole qui lançait un sujet, et il débattait dessus pendant leur moment entre eux. Mais là rien.
Puis, il se lança.
- J'ai vu Andrea et Rick s'embrasser dans la réserve.
- QUOI ? Non, attends tu... Quand ? Raconte ! s'extasia Carole, secouant le bras de Daryl.
- Ah mais calme-toi ! contra le chasseur, regrettant déjà sa révélation. J'te raconte, mais arrête de me secouer dans tous les sens.
Carol libéra son ami et attendit la suite, le regard pétillant de curiosité.
- En fait, j'étais avec Andrea dans la réserve et...
3 jours plus tôt...
- Tiens, essaie d'attraper la boîte de compote s'il te plaît, je suis pas assez grande, demanda Andrea, récupérant des biscuits secs.
Daryl s'exécuta, puis posa la boîte sur la table de la réserve. Les deux comparses avaient décidés d'aller chercher quelques aliments pour remplir les placards de la "cuisine". Ils entendirent des pas se rapprocher, et sortirent de la réserve pour vérifier qui c'était.
- Ah Rick, tu tombes bien ! sourit Andrea. On a besoin de tes bras pour ramener nos emplettes.
- Je veux bien vous aider, mais laissez-moi d'abord récupérer du chocolat pour Carl et Beth. Si je ne leur en ramène pas, ils vont faire de nos vies un enfer ! s'amusa Rick.
- J'pars devant, j'vous laisse ramener le reste, proposa Daryl. Carole attend tout ça pour faire... j'sais pas quoi. Enfin bref...
Le chasseur sortit de la réserve, laissant Rick et Andrea seuls. Il se dirigea vers la cuisine, déposant ses "emplettes" sur la grande table. Carol se tourna et lui sourit, une cuillère en bois dans la main.
- Regarde-nous, on dirait un vrai petit couple, ricana-t-elle. Mais mon chéri, tu as oublié la farine !
Daryl râla, mais remarqua qu'effectivement, il n'avait pas pris ce pourquoi il était parti à la réserve. Il rebroussa chemin, soufflant d'agacement. Il tendit l'oreille, s'étonnant de ne pas entendre Rick et Andrea parler.
Il tourna dans la salle adjacente à la réserve, et eut un arrêt en voyant la scène qui se jouait sous ses yeux.
Rick et Andrea, s'embrassant comme si la fin du monde était dans quelques minutes. Daryl recula, se mettant hors de la vue des deux amants, puis toussa bruyamment, faisant ainsi connaître sa présence. Il attendit encore un peu, puis avança, et se retint de rire en remarquant la distance qu'il y avait entre Rick et Andrea.
- Alors, toujours pas fini vos emplettes ? demanda innocemment Daryl, attrapant le paquet de farine oublié.
- Si, on.. hem, on vérifiait juste qu'on ai rien oublié, bégaya Rick, remettant ses cheveux en place. On arrive.
Daryl hocha la tête, puis retourna de nouveau vers la cuisine, y retrouvant Carole. Cette dernière remarqua l'air étrange du chasseur, mais Daryl occulta la question. Il posa le sac de farine, se disant que pour une fois, Rick avait l'air heureux.
- Je le savais, affirma Carole, le regard dans le vide. Depuis le retour d'Andrea, Rick semble plus détendu, et ils rigolent bien ensemble.
- Ouais, bin en attendant, va falloir qu'ils soient plus discrets. J'ai pas envie de les trouver en pleine partie de jambes en l'air, grimaça Daryl. J'préfère garder l'image d'Andrea habillée.
- ... Mais Rick, ça ne te dérangerait pas ? sourit la femme aux cheveux gris.
- Tu sais ce que je veux dire ! contra Daryl. Et tu-
Le chasseur se stoppa, tendant l'oreille. Il fit volte-face, son arbalète armée, prête à tirer. Quelques secondes plus tard, une biche arriva, marchant tranquillement.
Daryl s'apprêta à tirer, mais une main douce se posa sur son biceps, le faisant baisser son arme.
- Attends, chuchota Carole, se rapprochant du chasseur.
Daryl resta quelques secondes à regarder cette main à la peau douce sur son bras, avant de relever la tête, et de voir une scène incroyable : un faon suivait la biche. C'était la première fois depuis très longtemps qu'il apercevait une femelle et ses petits.
Il baissa complètement son arbalète, et admira la scène, avant de reporter son attention sur Carole.
Cette dernière était subjuguée par ce qu'elle voyait. Son regard brillait, un léger sourire se dessinant sur ses lèvres fines. Daryl ne l'avait jamais vu comme ça. La pauvre femme avait vécu un enfer avec son ignoble mari. Et quand tout s'était "arrangé" avec la mort de ce monstre, c'était sa fille qu'on lui enlevait. Son seule enfant, son ancrage, avait été transformée par un rôdeur.
Mais aujourd'hui, Carole souriait. Une vraie émotion joyeuse qui se lisait sur son visage. Et Daryl la trouva belle. Il ne lui dirait pas, parce que ce n'était pas dans ses habitudes, mais il n'arrivait plus à la quitter des yeux.
- Tu sais, je vais finir par rougir si tu continues à me fixer comme ça, ricana Carole, tournant son visage face à Daryl.
Leur nez à quelques centimètres de distance, les deux comparses croisèrent leur regard. Aucun des deux ne bougea, occupés à détailler le visage de l'autre. Daryl fut le premier à rompre le moment, extrêmement gêné. Il se racla la gorge, ce qui fit fuir la biche et son petit.
Carole sourit, amusée. Puis, mû par une envie soudaine, elle tenta le tout pour le tout.
- Dis, tu m'apprendrais à me servir de ton arbalète ?
- Si t'essaie pas de me tuer avec, j'suis d'accord.
Il se plaça derrière Carole, lui donna l'arme, et lui montra comment viser. Ses bras musclés entourant ceux de la jeune femme, il l'aida à maintenir l'arbalète en place. Carole tira, visant un arbre, dans lequel se ficha un carreau.
- J'ai réussi ! s'exclama Carole. Laisse-moi tirer encore !
- Ok, mais tu vises un arbre plus loin, accepta Daryl, réarmant son arbalète. Et pareil, tu vises avec les deux yeux.
Carole répéta les gestes, tira, mais loupa l'arbre. Elle râla, mais sourit lorsque Daryl lui proposa de la guider. Certains pourraient dire qu'elle profitait de la situation pour se rapprocher de Daryl, mais c'était le seul moyen qu'elle avait trouvé pour avoir de petites interactions avec le jeune chasseur.
- Là, comme ça, répliqua Daryl, reprenant place derrière la jeune femme. Il faut que tu sers les bras contre ton torse.
Carole tourna la tête, son visage tellement prêt de celui de Daryl qu'elle pouvait sentir son souffle sur sa joue. Et là, elle sentit le vent tourné. Le chasseur ne recula pas, rougissant même légèrement. Elle vit les yeux bleus/verts/marrons( rayez la mention inutile lol) de l'homme se poser brièvement sur ses lèvres fines. Elle le voulait réellement, mais une petite voix en elle lui souffla VIOLE-LE ! ON S'EN FOUT YA PAS DE TÉMOIN ! MDRRRR de ne pas le brusquer.
Elle attendit alors, regardant ce visage si près du sien, mais semblant pourtant si lointain. Puis, une main se glissa sur sur son poignet, léger contact peau contre peau.
Carole sentit un frisson remonter le long de sa colonne vertébrale. Les deux comparses se firent face, leur souffle s'entremêlant, leurs cœurs battant au même rythme.
Leurs visages se rapprochèrent encore, leurs yeux se fermèrent, leurs lèvres se frôlèrent, et-
- Ah Daryl t'es là !
Le chasseur et la jeune femme se séparèrent prestement, comme s'ils s'étaient brûlés. Rick arriva d'un pas rapide, ne se doutant pas de ce qu'il venait d'interrompre. Il salua Carole, puis se tourna vers le chasseur.
- Sacha a trouvé un... Tout va bien ?
- Ouais, pourquoi tu poses cette question ? s'agaça Daryl, remettant son arbalète sur son dos. Elle a trouvé quoi Sacha ?
Les deux hommes discutèrent ensemble, sous le regard fuyant de Carole. Une seconde de plus, et elle aurait enfin pu connaître le goût de ces lèvres qui la tentaient depuis tellement longtemps.
Bien avant la disparition de Sophia, bien avant la mort de son mari, Carole avait déjà commencé à ressentir quelque chose pour Daryl.
Elle se souvenait parfaitement du moment où elle s'était rendu compte qu'elle regardait le jeune chasseur d'une façon différente...
La chaleur était écrasante, mais Carole tenait bon. Elle devait aller le linge, sinon Ed allait encore s'énerver. Heureusement, ce jour-là, il était resté sous la tente pour dormir. Carole avait laissé Sophia à Lori avec Carl. Elle refusait de laisser sa petite avec Ed. Seule, en sueur, la mère de famille descendit au lac, son panier de linge sale sous le bras.
Beaucoup de ses compagnons de fortune étaient partis en recherche de provisions, d'autres partis en chasse, et le reste gardait le campement. Dale veillait sur sa caravane, son éternel chapeau de pêcheur vissé sur la tête.
Carole lava son linge dans le lac, profitant de la fraîcheur de l'eau pour faire redescendre sa température. Depuis le matin, elle se sentait nauséeuse, mais n'avait pas osé se plaindre. Si Ed l'avait entendu, il lui aurait sûrement donné une correction. Encore.
Son linge lavé, elle remonta au campement, la panière pesant lourd sous son bras. Mais alors qu'elle traversait la forêt, elle sentit une nausée monter. Elle accéléra le pas, ne voulant pas se retrouver face à un rôdeur.
Mais son regard se voila, son corps se mit à trembler, et toute force quitta ses bras et ses jambes. Elle lâcha sa corbeille, son linge encore humide se répandant dans la boue. Lentement, la mère de famille se sentit sombrer, son corps se rapprochant du sol.
Mais le choc avec la terre ne se fit pas.
- Hey ho, garde les yeux ouverts, lui ordonna une voix qu'elle connaissait. Tiens, bois.
Elle sentit un goulot se poser sur ses lèvres, et de l'eau fraîche coula dans sa bouche. Elle avala difficilement, mais la sensation de fraîcheur la soulagea. Son regard toujours flou, son sens du toucher était plus fort. Elle sentait deux bras l'entourer par les épaules, la maintenant contre un torse musclé.
- Daryl ? murmura Carole d'une voix tremblante.
- Sérieux, tu sais pas rester à l'ombre quand il fait chaud ? râla le jeune chasseur.
- Qu'est-ce tu fous par terre ? demanda une autre voix, que Carole reconnut comme l'aîné des Dixon.
- Au lieu d'poser des questions con, aide-moi à la mettre contre l'arbre, répondit Daryl. Elle a un coup d'chaud.
Les deux frères mirent la mère de famille sous l'ombre d'un arbre, lui permettant de reprendre doucement ses esprits. Merle décida de laisser le plus jeune seul avec Carole, ramenant ainsi leur prise de chasse au camp afin que la viande ne se perde pas.
Daryl récupéra un chiffon dans sa poche qu'il imbiba d'eau, avant de le déposer doucement sur la nuque de la jeune femme. Cette dernière sursauta, sentant une main se poser sur son cou, mais aucune douleur ne vint.
- C'est juste pour refroidir ta nuque. Ça t'évitera la migraine.
- Merci... murmura Carole, s'appuyant contre la main de son vis-à-vis.
Les minutes passèrent, sans un mot, sans un bruit. La mère de famille reprit contenance, pouvant enfin voir son "sauveur". Et ce fut à ce moment-là qu'elle le vit différemment.
Il n'avait pas cet air renfrogné et colérique habituel. Il semblait calme, concentré, ses yeux parcourant le visage de Carole, cherchant le moindre signe de rechute. Il portait une chemise sans manches , qui dévoilaient des bras musclés et rassurants. A genoux face à elle, il la regardait sans haine, sans dégoût. Carole se sentait bien. Apaisée. Pour une fois, elle n'avait pas peur.
- Ça y est, tu t'sens mieux ? Tu peux te relever ? s'enquit Daryl.
Carole hocha la tête, un léger sourire discret sur les lèvres. Elle accepta l'aide du jeune chasseur, prenant ses mains dans les siennes pour se hisser. Daryl récupéra le linge qu'il remit dans la panière, puis la hissa sous son bras.
- Allez viens, j'te ramène. Et essaie de te reposer.
- Si seulement je pouvais, chuchota Carole, ne sachant pas que le redneck l'avait entendu. Merci, pour tout, ajouta-t-elle d'une voix plus forte.
Daryl hocha la tête, pensant déjà à la suite. Au lieu de la laisser retrouver son mari, il la conduisit dans la tente qu'il partageait avec son frère. Carole hésita, mais la fatigue l'emporta. Elle s'allongea sur la couche du plus vieux des Dixon, et remerçia une dernière fois Daryl avant de sombrer dans un sommeil profond.
Le jeune redneck veilla sur la jeune femme, et même si son grand frère râla pour l'occupation de son lit, les deux Dixon firent en sorte que rien ni personne ne la réveille.
- Tu sais que si l'autre fils de pute l'apprend, il la dégommera, affirma Merle, pelant les écureuils qu'ils avaient chassé. J'te l'avais dit, fallait m'laisser le buter dans la forêt.
- T'es pas un meurtrier, contra Daryl. T'inquiètes, un jour, ça changera.
Ed ne sut rien sur le malaise et la sieste de son épouse auprès des Dixon, mais le linge sale fut une raison pour montrer sa monstruosité sur son épouse. Mais Carole se disait qu'un jour, peut-être, quelqu'un ou quelque chose stopperait cette spirale infernale...
Une main passa devant son visage, la sortant de ses souvenirs. Daryl la regardait avec une lueur d'inquiétude dans le regard. Mais un sourire de la femme aux cheveux gris le rassura.
- Désolé, juste un peu de fatigue, expliqua Carole, se tournant vers Rick. Donc, tu disais ? Sacha ?
- Euh oui, Sacha a trouvé un camion abandonné pas très loin de la prison, réexpliqua l'ancien Shérif. On va y faire un raid pour récupérer les cartons qu'il y a dedans. Et je venais chercher Daryl pour nous prêter main forte.
- J'arrive, juste le temps de récupérer ma flèche, accepta le redneck.
Rick hocha la tête, regarda une dernière fois les deux comparses, puis fit demi-tour. Daryl attendit que l'ancien Shérif soit hors de portée, puis se tourna vers Carole, un air contrit sur le visage.
- Je... J'suis-
- Si tu me dis que t'es désolé, je te plante cette flèche dans le cul, râla Carole, mais un doux sourire sur les lèvres. Allez viens, s'il y a des choses intéressantes dans ce camion, je veux être de la partie !
Daryl sourit légèrement puis récupéra son arbalète et ses carreaux. Les deux comparses partirent ensemble vers la prison, chacun ressassant la scène précédente dans leur tête.
Arrivé à la bâtisse, Daryl rejoignit Rick, Glenn, Tiny, Sacha et Maggie, tandis que Carole rejoignait Andrea et Herschel, tous les autres étant occupés à discuter tranquillement.
- Carole, est-ce que tout va bien ? demanda le vieil homme, jouant machinalement avec sa béquille.
Daryl entra au même moment, annonçant le départ de la troupe pour le camion, puis ressortit.
- Oui, tout va bien, sourit l'interpellé, avant de se raviser. Est-ce que je peux vous parler de quelque chose sans que ça ne sorte d'ici ?
Herschel et Andrea hochèrent la tête, et Carole se lança.
...
La troupe marchait tranquillement, Daryl et Rick à l'arrière. Le chasseur se demandait encore et encore ce qui aurait pu se passer si l'ancien Shérif ne les avait pas interrompu.
- Bon écoute, je sais que t'es pas du genre à te confier, mais je vois de la fumée sortir de tes oreilles, commença ce dernier. Alors, soit tu me racontes ce qu'il se passe, soit je demande à Carole.
Daryl tourna si vivement la tête vers l'ancien shérif que sa nuque craqua. Qu'avait pu voir Rick ? Qu'allait-il en penser ? Le jurerait-il ?
- Je sais pas ce qui se déroule dans tes pensées, mais arrête ça. T'es quelqu'un de bien, et ça, personne ne pourra dire le contraire. Et Carole le sait.
- Ouais, on me l'a déjà sorti celle-là... grommela Daryl, gêné. Mais j'suis pas du genre à-
- A fréquenter quelqu'un ? le coupa Rick. Tu n'as jamais eu de relation ?
- Bien sûr que si ! s'insurgea le chasseur. Mais pas dans le genre de Carole.
Le redneck se tut, ne sachant pas s'il pouvait continuer de se confier ou pas. Malgré le temps qu'il avait passé avec l'ancien shérif, Daryl avait toujours peur d'être moqué, jugé, relégué au dernier rang, celui du sous-peuple oublié. Puis, il se souvint que Rick n'était pas comme ça. Ils étaient en quelque sorte "proche" maintenant.
- On a... enfin... Il a failli s'passer quelque chose tout à l'heure, avoua-t-il dans un chuchotement.
- D'accord. Je me doutais bien que j'avais interrompu un moment important, affirma Rick. Et, tu penses que tu retenteras ta chance ?
- J'sais pas.
- Laisse le temps passer. Ne brusque rien, ne charge rien. Carole et toi, vous avez chacun vos bagages douloureux à porter. Mais je sais que le jour où vous serez prêts, tout se passera le mieux.
Daryl hocha la tête, et la conversation se termina.
...
- On est rentrés ! cria Tiny. On a ramené plein de choses !
Le colosse posa deux cartons sur une table, et les ouvrit, révélant des vêtements neufs. Daryl le suivit de près, déposant un carton plus gros, remplit de chocolat en tout genre. Il offrit une tablette à Beth qui passait par là, et récolta un sourire radieux et un baiser sur la joue.
- Eh bien, je crois qu'on a de quoi tenir encore un moment ! sourit Carole, se postant juste à côté du redneck.
Tous fouillèrent les cartons, s'extasiant devant leurs butins. Carole profita du moment pour attirer Daryl dans un coin tranquille, afin de discuter en tête-à-tête. Le chasseur se tendit, mais accepta de la suivre.
Arrivés dans la cellule de Carole, à l'écart de tous, ils s'installèrent sur le lit, et firent silence. Ce n'était pas un moment gênant, juste un passage de tranquillité, où chacun remit ses pensées en place.
- Je t'aime bien. Même beaucoup, commença Carole, son regard rivé sur le mur d'en face. Et, ce qui a failli se passer tout à l'heure, je ne l'aurais pas regretté. Mais... je ne veux pas que tu te sentes forcé, ou quoi que ce soit.
Daryl la regardait, tout en écoutant ses paroles religieusement.
- Mais sache ceci, continua Carole, tournant son attention sur le jeune chasseur. J'attendrais. Je sais que tu ressens quelque chose pour moi, mais que tu as du mal à faire avec. Alors, prends ton temps, je reste là. Et le jour où tu te sentiras prêt, viens me voir.
Daryl ne sut quoi répondre. Carole avait tout dit. Ses paroles ne l'effraya pas, au contraire. Il relâcha un souffle qu'il ne savait pas avoir retenu, et hocha la tête. Puis, mû par un sentiment nouveau, il prit Carole dans ses bras.
Carole, d'abord surprise, reprit contenance, et entoura le cou de son ami de ses bras, caressant doucement ses cheveux. Ils restèrent ainsi quelques minutes, savourant ce moment entre eux.
Puis, à contrecœur, Daryl libéra son amie. Cette dernière glissa ses mains sur le visage du chasseur, et déposa un doux baiser sur son front. Puis, ils levèrent, se sourirent, et quittèrent la cellule, rejoignant leurs compagnons d'infortune.
Carole croisa le regard d'Herschel, et ce dernier comprit que tout s'était passé comme il l'avait prévu.
- Alors, dis-nous tout, l'encouragea Herschel.
- Disons que Daryl et moi, on s'est beaucoup rapprochés depuis un moment, raconta Carole. Et dans la forêt, tout à l'heure...
- Vous vous êtes embrassés ? espéra Andrea, un sourire aux lèvres.
- Non, vu qu'on a été interrompu par Rick, grimaça la femme aux cheveux gris.
Andrea poussa un râle de mécontentement, rapidement moqué gentiment par Herschel.
- Est-ce que c'était spontanée ? demanda ce dernier.
- Daryl est celui qui a fait le premier geste, confirma Carole. Et j'y ai vraiment cru, mais... Et maintenant, je ne sais pas quoi faire. J'ai envie de retenter le coup, mais j'ai peur que Daryl me repousse.
- Daryl est ce genre de personne qui n'a pas appris à montrer ce qu'il ressent, expliqua Herschel. La seule qu'il n'arrive pas à contrôler, c'est la colère. C'est surtout celle qui lui a permis de se défendre au quotidien. Alors, il ne faudra pas s'attendre à une déclaration d'amour !
Carole rit, amusée de la répartie du vieil homme. Mais tout cela, elle le savait déjà.
- Laisse-lui le temps, continua le patriarche. Il y arrivera, à assumer ce qu'il ressent pour toi. Et ce jour-là, tu seras vraiment heureuse qu'il se dévoile à toi. Mais surtout, dis-lui. Comme ça, lui aussi sera rassuré.
- Et ce jour-là, tu auras Merle comme beau-frère ! répliqua Andrea, détendant l'atmosphère.
Carole rit de plus belle, et se détendit considérablement. Elle était maintenant totalement rassurée pour l'avenir. Elle attendrait patiemment que le jeune chasseur refasse le premier pas. Elle savait qu'elle n'aurait pas à attendre une éternité, surtout avec ce baiser avorté.
Les trois survivants entendirent les voix de ceux qui étaient partis au camion, et la conversation se termina. Carole, elle, avait enfin la réponse à sa question.
- Hey Carole, regarde ! Des sous-vêtements neufs ! sourit Maggie, déballant un carton.
- Je vais enfin pouvoir me débarrasser de ce soutien-gorge débraillé ! s'exclama Carole.
Les deux femmes se regardèrent, puis rirent de bon coeur.
Daryl, lui, profita de ce moment de complicité pour admirer le visage souriant de Carole. Depuis ce moment où ils avaient manqué de s'embrasser, le jeune chasseur n'arrivait plus à détourner ses yeux de cette femme qu'il admirait.
Mais il ne se sentait pas encore prêt de retenter le coup. Il préférait attendre de se retrouver de nouveau seul avec Carole et surtout, de retrouver tout le courage nécessaire pour enfin pouvoir se rapprocher d'elle, et goûter enfin à ses lèvres parfaites.
- Des brosses à dents ! Y'a des brosses à dents ! ET DU DENTIFRICE s'extasia Glenn. On va enfin pouvoir se récurer les dents. Fini l'haleine de chacal !
Tous rirent, et récupérèrent chacun une brosse à dents et un tube de dentifrice. Andrea partit la première se brosser les dents, sautillant presque. Carole continua le déballage de cartons, se rapprochant imperceptiblement de Daryl.
- Tiens, dit simplement ce dernier, offrant une boîte de thé à la femme aux cheveux gris.
Un simple échange, mais qui apportait beaucoup aux deux intéressés. Le temps fera le reste, alors Carole sourit, le remercia, puis retourna à ses vacations.
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Et n'oubliez pas, une petite review, c'est gratuit et c'est bon pour le moral !
