Disclaimer : Tout l'univers et les personnages de Twilight appartiennent à Stephenie Meyer !
19 janvier 2015 !
Jacksonville !
Point de vue de Bella !
Mes parents sont partis quelques jours par rapport au métier de Phil, qui a au moins trois matches important à l'extérieur cette semaine. Dans ma condition de femme enceinte attendant des jumeaux je ne pouvais pas les suivre, et de toute façon je ne le voulais pas. Je voulais passer plus de temps avec Rosalie et j'ai réussi à faire partir ma mère avec son mari. Ils ne sont partis que depuis une journée et elle m'assaille de texto à tel point que j'ai dû demander à Phil de lui confisquer son téléphone. Le Docteur Hampton avait raison sur une chose : les nausées ne se sont pas fait attendre plus longtemps. Il fait quasiment nuit et j'ai encore la tête dans les toilettes à vomir. Je me brosse les dents et quand je sors de la salle de bain, une main sur le ventre et l'autre devant la bouche, je dis :
« Pourquoi ils appellent ça des nausées matinales si c'est pour en avoir toute la journée ? »
« C'est qu'un mauvais moment à passer. » me dit Rosalie.
« Ouais, sauf que c'est pas toi qui vomis tes tripes cinq fois par jour. » dis-je en prenant mon téléphone.
Ouf, pas de nouveau message de ma mère.
« J'ai envie de marcher. » dis-je en sortant de la chambre.
Je porte une robe mi-longues bleue nuit avec des bretelles lâches. Rosalie me couvre de nouveaux vêtements depuis que je suis enceinte. Elle veut que je sois le plus à l'aise possible, et je suis obligé de dire à ma mère que ça vient d'une amie à Forks. En fait, pour éviter les soupçons de ma mère je reçois tous ces vêtements par colis. Je sais que ma mère a envie de faire les boutiques avec moi, et j'irai avec elle dès son retour. Je vais dans le jardin, où se trouve l'immense piscine de la villa en grimaçant un peu sur les dalles brûlantes.
« Tiens ! »
Rosalie dépose des ballerines à mes pieds, que je mets sans perdre de temps.
« Merci, tu penses vraiment à tout. » lui dis-je en souriant.
« Tu sais qu'à notre retour à Forks je ne vais pas te quitter d'une semelle, encore moins jusqu'à l'accouchement ? » me demande-t-elle en me rendant mon sourire.
On rit, et on se met à marcher lentement le long de la piscine.
« Alors, vous avez déjà pensé à des prénoms ? » demande-t-elle.
« Paul a dit qu'il me laissait faire. » dis-je en regardant le soleil se coucher.
« Je peux savoir ? » demande-t-elle.
« Si ce sont des garçons, ils auront les noms de nos pères. » dis-je en passant à Charlie.
« Comment s'appelait le père de Paul ? » veut savoir Rosalie, qui me prend en photo.
« Aiden ! » dis-je en sachant qu'elle allait envoyer la photo à Paul.
« C'est joli ! » acquiesce-t-elle.
Je m'approche d'elle et je lui prends la main.
« Si ce sont des filles, elles porteront le nom de mes deux personnes très importante pour moi. » dis-je avant de préciser : « L'une s'appellera Angela, et l'autre s'appellera Rose. »
Si un vampire pouvait pleurer, Rosalie aurait craqué dès l'instant où je lui ai dis qu'un de mes enfants pourraient porter son prénom, ou une abréviation.
« C'est toi qui a toujours été la plus sincère avec moi. Dès le départ tu m'as fais comprendre qu'être un vampire n'était pas une vraie vie. Quand Paul s'est imprégné de moi, tu as tout fait pour que je me rapproche de lui et pour ça, je t'en remercierai toute ma vie. Et c'est pour que je veux que ma fille porte un jour ton prénom. »
« Bella ! » dit-elle avant de me prendre dans ses bras. « Mais… » Elle s'écarte. « Et si c'était un de chaque ? »
« Ne t'en fais, j'y ai déjà pensé. » je la rassure en la prenant à nouveau dans mes bras.
On reste enlacé de longues minutes, je profite de sa fraîcheur qui contraste parfaitement avec mes bouffées de chaleur, avant que je ne m'écarte et que je dise :
« J'ai envie de manger des cornichons. »
Elle se met à rire et m'entraîne doucement dans la cuisine. Je vais m'asseoir sur le canapé et je zappe jusqu'à ce que je tombe sur un programme qui me plaise quand Rosalie vient s'asseoir à côté de moi avec un plateau contenant plein de choses, y compris des cornichons.
Quand ma mère rentre la semaine suivante, je suis en train d'étudier dans le jardin, assise à une table sous un parasol que Rosalie avait installé pour pas que je sois trop au soleil. Elle s'est éclipsée dès qu'elle a entendu la porte s'ouvrir. Ma mère me retrouve dans le jardin et vient me prendre dans ses bras.
« Tu m'as manqué ! » me dit-elle.
« Oui, toi aussi ! » dis-je en me levant.
« Tout s'est bien passé ? » me demande-t-elle en arrangeant mes cheveux.
« Mais oui ! » je réponds pour la rassurer. « J'ai besoin de faire une pause, ça fait au moins trois heures que j'ai le nez plonger dans ces fichus bouquins. Et si on allait au centre commercial ? »
« Oh, bonne idée ! » accepte-telle, folle de joie. « Laisses-moi le temps de me changer. »
Je souris et je range mes affaires. Phil me regarde et me fait un clin d'œil. Il sait aussi bien que moi que ma mère veut faire les magasins pour femmes enceintes avec moi depuis que je sais que j'attends des jumeaux. Et bien voilà, ce jour est arrivé !
Une fois au centre commercial, ma mère me fait entrer dans nul autre que le magasin que Rose dévalise depuis des jours. Génial ! Moi qui déteste faire les boutiques… mais bon, je peux bien faire ça pour ma mère. Une vendeuse tout sourire et qui commence déjà à me taper sur les nerfs nous accueille.
« Bonjour et bienvenue ! » nous dit-elle de sa voix stridente. « Qui est l'heureuse maman ? »
« Et bien, voici ma fille qui attend des jumeaux. » dit ma mère, aussi excitée que cette vendeuse.
Non mais je rêve !
« Oh, je comprends mieux pourquoi le ventre est si voyant. » dit la vendeuse toujours en train de sourire.
Je vais lui foutre mon poing dans la gueule si elle ne s'arrête pas de sourire.
« C'est le principe d'une femme enceinte. » je claque avant de regarder ma mère. « Je vais dans les rayons. »
Je m'enfonce dans le magasin, au tour dernier rayon là où je suis sûre de trouver Rosalie.
« Dis-moi que je ne suis pas la seule à avoir envie de lui coller un pain. »
« En tout cas elle s'entendrait bien avec Alice. » me sourit Rosalie.
« Alice n'est pas aussi chiante. » je marmonne en fouinant dans un rayon de pantalon. « Quand je serai rentrée à Forks je pourrai dire adieu à mes jolies robes. »
« Fais-moi confiance ! » se contente de me dire Rosalie. « Ta mère arrive. »
Elle disparaît entre les rayons et ma mère vient près de moi.
« Quelque chose te plaît ? » me demande-t-elle.
« Y a tellement de choses. » je soupire.
« Bella, je sais que tu détestes faire du shopping mais, merci de m'accorder ce moment, même s'il doit être court. » me dit-elle plus sérieusement.
Je me blottis contre elle pour lui répondre.
« Ça me fait plaisir ! » dis-je.
Et c'est vrai ! Elle m'embrasse sur le front et on commence à arpenter les rayons.
« Soutien-gorge ? » me demande-t-elle. « Ils en font de très bien pour les femmes enceintes. »
« Ouais, je peux en essayer un ou deux. » je réponds en souriant à ma mère.
Elle va chercher une vendeuse – et Dieu merci ce n'est pas la tête à claque avec le même sourire que le chat de Cheshire. Pfff, mes seins grossissent en même temps que mon ventre, mais j'espère qu'ils vont s'arrêter de grossir. Je confis mes craintes d'être un peu à l'étroit dans mes soutien-gorge à la vendeuse, et celle-ci me rejoins aux cabines d'essayages avec des modèles qui, une fois essayés, sont étonnamment confortable. J'en choisis trois sur les six que la vendeuse m'a apporté. Vient ensuite l'essayage de jupe, de pantalon etc… Je prends seulement ceux dans lesquels je me sens bien, et ma mère passe en caisse.
« T'es sûr que ça ne fait pas trop ? » je demande à ma mère.
« Rien n'est trop pour ma fille. » me répond-elle. « Je veux que tu sois à l'aise, tu portes mes petits-enfants. »
« Vous êtes bien jeune pour une future grand-mère. » dit la casse-pied depuis la caisse.
« Et je l'assume. » claque ma mère en tendant sa carte de crédit à la vendeuse la plus sympa.
Et tac ! J'adore ma mère. Une fois le règlement des achats effectués, on s'empare des sacs et on retourne à la voiture.
« Tu veux manger quelque chose avant de rentrer ? » demande ma mère.
« J'ai fais des brownie ce matin… enfin, j'espère que Phil ne les a pas tous mangé. » dis-je en me rappelant que mon beau-père adore les brownie.
On rentre à la maison, et Dieu merci il reste encore des brownie. Ma mère va déposer les sacs dans ma chambre et descends me rejoindre dans la cuisine. Elle nous sert deux grands verres de lait et notre repas est donc des brownie. Phil nous rejoint et on lui raconte comment j'ai fais pour me retenir de frapper une vendeuse un peu trop guilleret. Vers vingt-deux heures, je monte dans ma chambre et je ferme aussitôt la porte car Rosalie est en train de vider mes sacs et de ranger les vêtements dans mon armoire.
« C'est l'heure de ton appel avec ton loup. » me dit-elle en me désignant l'ordinateur qui était allumée.
Je m'assieds à mon bureau et je lance l'appel vidéo. Paul me répond aussitôt.
« Comment vont les amours de ma vie ? »
« Bien, mise à part que j'ai failli frapper une vendeuse. »
« Aïe, trop joviale ? »
« Excessive, même ! Mais ma mère l'a rembarré. »
« Kim l'aurait frappé. »
« C'est Claire qui l'aurait frappé. »
« Pas faux ! » rit-il. « Toujours fatiguée, »
« Moins depuis quelques jours. Je suis arrivée à bosser plusieurs heures sur mes cours sans fatiguer. »
« N'en fais pas trop non plus. Il faut que tu te ménages. »
« Tu ne dirais pas ça si je t'avais en face de moi. Mes hormones me rendent folles. »
« On se rattrapera quand t'auras accouché. »
Rosalie se mêle à la conversation et se place juste derrière moi.
« Pour info les amoureux, le sexe est recommandé pendant une grossesse. C'est même très conseillé. »
Elle retourne au rangement de mes affaires.
« D'accord c'est pas le moment de parler de ça, je suis super en manque. »
« J'ai lu sur internet qu'en étant enceinte il ne faudra pas toujours compter sur la position du missionnaire. »
« Bella arrête ! »
« Je t'aime ! »
« Moi aussi ! »
Il secoue la tête et souffle un bon coup.
« Je me sens mieux. Ah, faut que tu saches que les copains ont ouvert les paris sur le sexe des bébés. On peut être sûr de remporter le pactole si on en a un de chaque. »
« Qui a lancé les paris ? » demande Rosalie. « Non ne dis rien, Emmett est dans le coup. »
« Oui, et je peux te dire que ça amuse bien Alice. »
« Pas étonnant vu qu'elle est la seule à connaître le sexe de nos bébés. »
J'entends l'appel d'un loup via l'ordinateur.
« C'est Jared ! Faut que j'y aille. »
« Sois prudent. Je t'aime ! »
« Promis, et je t'aime aussi ! »
On raccroche, et j'éteins mon ordinateur pour aller dans la salle de bain. Je prends une douche rapide. J'ai du mal à me baisser pour m'essuyer les jambes, et Rose vient à mon secours avant de m'aide à enfiler une très belle nuisette de soie qui ne me serrait pas une seule seconde. Je la laisse me sécher les cheveux – elle adore prendre soin de moi et je dois l'avouer, j'adore être dorloter. La fatigue de la journée se fait sentir, et je vais me mettre au lit. Je commence à m'endormir quand ma mère entre dans la chambre. Elle vient m'embrasser sur le front, s'assure que je suis bien couverte et ressort. L'instant d'après, la main froide de Rosalie se pose sur mon front.
Les jours passent et on est déjà le 1er février. Je n'ai déjà pas apprécié de passer Noël loin de mon chéri, je ne veux pas passer notre première Saint-Valentin à plus de 2000 kilomètres de Paul. Je n'y survivrai pas. Aujourd'hui j'ai rendez-vous avec le Docteur Hampton. Je ne suis pas encore à mon quatrième mois de grossesse, mais comme je porte des jumeaux elle veut me voir avant. Je ne pars que dans une heure alors je m'assois à mon bureau pour travailler un peu, vêtue d'une robe beige à fine bretelle quand un appel vidéo me parvient. Je le prends, et je vois toutes mes copines de meute réunis.
« Salut les filles ! »
« Salut Bella ! » dirent-elles en chœur.
« Est-ce qu'on peut voir ton ventre ? » demande Claire.
Je lève les yeux au ciel mais me lève et me mets de profil en serrant légèrement la robe pour qu'elles puissent voir mes rondeurs.
« Bella t'es magnifique. » me dit Emily. « Oh, j'ai fais une réserve d'ingrédients pour te faire des cookies à ton retour.
« Merci ! » dis-je en riant et en me rasseyant.
« Tu ne veux pas savoir si ce sont des filles ou des garçons ? Ou les deux ? » me demande Kim.
« Non, avec Paul on veut avoir la surprise et… outch ! »
« Un problème ? » s'alarme Leah.
Un autre coup. Oh Mon Dieu, ils ont bougés !
« Ils viennent de me donner un coup. »
« Et c'est comment ? » demanda Angela.
« Bizarre, et plutôt agréable. »
« On a hâte que tu rentres. » me dit Kim.
« J'ai hâte de rentrer. Où sont les garçons ? »
« Ils prennent une leçon de combat avec Jasper et Emmett sur le terrain de baseball des Cullen. » me dit Leah.
« Pourquoi t'es pas avec eux ? »
« Parce que je resterai avec les filles le jour J ! »
Autrement dit, le jour où Victoria aura remit les pieds à Forks.
« Les filles, comment va Paul ? Je veux dire, comment va-t-il vraiment ? »
« Il tient le coup rassures-toi. » me dit Claire.
« Toute la meute s'occupe de lui, et il ne se laisse pas mourir si c'est ce que tu veux savoir. » rajoute Leah.
« Merci les filles ! »
On frappe à ma porte et ma mère passe la tête par la porte qu'elle laisse entrebâillée.
« Bella, il va falloir y aller. »
« J'arrive ! »
Je me retourne vers les filles.
« Faut que j'aille chez la gynéco. C'est sympa d'avoir appeler. »
« Rentre vite, et fais attention à toi. » me dit Leah.
Je leur envoie un baiser à travers l'écran et j'éteins la communication. J'attrape mon téléphone et je rejoins ma mère en bas. A l'hôpital, le Docteur Hampton me fait entrer dans son bureau dès notre arrivée.
« Alors, comment ça se passe depuis notre dernier rendez-vous ? » me demande le Docteur.
« Très bien, et les nausées m'ont rattrapés. » je réponds.
« C'est un excellent signe. » acquiesce-t-elle. « Vos résultats d'analyses sont parfait, et vous êtes immunisé contre la toxoplasmose »
« Génial ! » dis-je en soufflant. « Je n'arrête pas de manger des crudités, surtout les cornichons. »
« C'est vrai, elle doit en manger un pot par semaine. » confirme ma mère.
« Je ne vais pas vous dire d'arrêter parce que les envies de femmes enceintes sont bien là pour une raison. » me dit la gynéco. « Du moment que vous mangez, c'est l'essentiel. Maintenant, je vais vous peser et faire une échographie. »
Ma mère m'aide à enlever ma robe et cette fois je suis en sous-vêtements. Je monte sur la balance et j'attends.
« Hum, vous avez pris trois kilos. » me dit-elle en me faisant signe de descendre de la balance et me désigne la table d'auscultation.
« Trois kilos seulement pour des jumeaux ? » s'étonne ma mère.
« Les grossesses varient les unes des autres. » dit la gynéco. « Voyons comment se portent ses trésors. »
Elle verse le gel froid sur mon ventre puis la sonde. Les battements de cœurs me font sourire, presque pleurer.
« Ils se développent bien. Je ne vois aucune anomalie, mais je vois les sexes. » me dit-elle.
« Non, je ne veux pas savoir. » dis-je en essuyant une larme au coin de l'œil.
« En êtes-vous sûre, Bella ? » me demande-t-elle.
« Oui, avec mon conjoint on veut la surprise. » je réponds.
Elle ne pose pas plus de question et imprime une photo de l'échographie avant de me donner de quoi nettoyer le gel sur mon ventre. Là encore, ma mère m'aide et une fois rhabillée, je me rassois face au bureau.
« Votre mère m'a dit que vous comptez bientôt rentrer auprès du papa. »
« Oui, dans deux semaines si tout se passe bien. » dis-je en me mordant la lèvre.
Je ne dois pas trop en divulguer pour ne pas éveiller les soupçons.
« Je souhaite vous voir avant votre départ et peut-être vous conseiller un confrère près de chez vous. » me dit-elle.
« Je reviendrais avant mon départ, mais je connais déjà un médecin. En fait j'en connais deux donc tout ira bien de ce côté-là. » j'assure.
« Très bien. » acquiesce-t-elle.
Elle me tend la photo de l'échographie et nous montre la porte en souriant. De retour chez moi, je m'allonge sur mon lit et je fixe le cliché de mes bébés. Ou du moins de leur apparence à travers l'échographie. J'essaie de distinguer ce que peut être le sexe mais malheureusement, je n'ai pas l'œil d'un médecin, alors je laisse vite tomber et me relève en m'appuyant sur les coudes. Lorsque je ne pourrai plus voir mes pieds Paul à intérêt à être mon esclave jusqu'à ce que les petits naissent. Être enceinte c'est bien, mais qu'est-ce que c'est chiant par moment !
