Titre : La Loutre et son Chat - Chapitre 8
Rating : T
Disclaimer : L'univers de Harry Potter appartient à JKR, merci à elle de nous laisser écrire des fanfictions basées sur son oeuvre.
NDA : Et voilà l'avant-dernier chapitre ! On va bientôt se quitter, sniff ! M'enfin, j'essaierais de poster de nouvelles fanfics assez vite ! En tout cas, MERCI ! Merci de me lire, merci de me laisser des rewiews ! Merci plus particulièrement à Valalyeste , Umbris , Hilaidora , K-Mistyk , loup et Marie (même si tu n'a pas posté de rewiews, je sais que tu es là ^^)
Merci vraiment, à toutes !
Bonne lecture !
=D
Hermione était plus angoissée que jamais. Son examen approchait et bien qu'elle n'ait de cesse de revoir ses cours, elle avait peur de tout oublier en présence de son examinateur. Mrs Cole assistait à cela un sourire aux lèvres tout en berçant Felis, qui semblait touché par l'agitation de sa maman. Hermione courait partout dans la maison. Elle vérifiait qu'elle n'avait rien oublié, et menaça d'éclater en sanglots lorsqu'elle se rendit compte qu'elle était en retard. Elle se rua sur la porte, mais Mrs Cole l'arrêta un instant :
- Hermione, cessez de vous en faire. Vous allez réussir cet examen avec brio, comme tous ceux que vous avez passé il y a quelques années. Maintenant, embrassez Felis une dernière fois, et vous verrez que tout ira bien.
En effet, après avoir déposé un baiser sur le front de son fils, elle se sentit soulagée, et partit un peu plus sereine.
Elle se présenta au bureau d'examen avec dix minutes d'avance. Elle ne cessait de tourner en rond et sursauta violement lorsque la porte s'ouvrit. Elle entra avec précautions, et se retrouva face au jury. Celui-ci était composé des cinq meilleurs Médicomages de toute la Grande Bretagne. Hermione sentit sa nervosité monter encore d'un cran, mais elle s'envola totalement lorsque son entretient commença. Elle sut répondre parfaitement à toutes les questions qu'on lui posait, argumentant et donnant son avis. Une heure passa sans que personne ne s'en rende compte, et le jury la congédia afin de délibérer.
Il était très rare qu'une délibération soit aussi courte, et Hermione, surprise par cette rapidité, retourna dans la pièce avec appréhension après avoir été appelée.
- Madame Hermione Jane Granger, nous sommes fiers de vous attribuer le statut de Médicomage confirmé, ainsi qu'une mention spéciale. Le dernier élève en date à avoir obtenue cette mention est passé devant ce jury en 1975, et vous pouvez le retrouver tout à droite de cette table.
Hermione se sentit rougir sous les applaudissements de son jury. Décidément, une belle carrière lui était promise, mais pour cela, il ne faudrait pas qu'elle cesse de travailler avec acharnement.
Elle transplana rapidement pour annoncer la bonne nouvelle à Mrs Cole et à Felis. Elle ne s'était pas sentit aussi bien depuis quelques temps maintenant… Si seulement Drago pouvait être là pour la féliciter et la serrer dans ses bras.
Lorsque Mrs Cole entendit des bruits dans le hall, elle se demanda qui pouvait arriver à cette heure-ci. Felis était couché, et elle était en train de lui tricoter un petit pull : l'hiver arrivait, et il n'était pas temps qu'il s'enrhume. Puis elle vit une tornade fondre sur elle et elle se rendit compte que c'était Hermione. Cette dernière déversa un flot de paroles à un rythme si soutenu que Mrs Cole n'en avait pas compris un mot. Elle éclata de rire et supplia la jeune fille de répéter plus lentement, ce qu'elle fit sans transition. Lorsqu'Hermione eut fini son récit, Mrs Cole la félicita, et se dirigea vers la cuisine pour lui préparer le « gâteau de la victoire », l'une de ses spécialités, qu'elle avait bien mérité.
Hermione tourna en rond en attendant que Felis se réveille. Elle s'apprêtait à demander à Mrs Cole l'heure à laquelle elle avait couché Felis lorsqu'elle entendit une explosion. Les deux femmes se regardèrent et se ruèrent dans la chambre de l'enfant. Elles trouvèrent Felis assis en tailleur, flottant quelques centimètres au dessus de son lit. Il tenait dans ses mains une peluche dont la tête explosait régulièrement puis se reformait en quelques secondes. Ce jeu avait l'air d'amuser l'enfant, puisqu'il riait aux éclats. Mrs Cole resta pantoise quelques instants, puis elle tomba en arrière et s'évanouit se stupeur. Hermione quant à elle, prit Felis dans ses bras et transplana chez Molly, après avoir installé Mrs Cole sur son lit.
Molly fut surprise de voir Hermione au Terrier, mais elle semblait tellement affolée qu'elle ne lui demanda pas d'explications.
- Molly ! Je ne sais pas quoi faire ! Felis… Felis a fait de la magie ! Hermione avait prononcé ces mots avec surprise. Il n'est pas un peu tôt ? Je sais que les enfants ont un potentiel magique, mais si tôt ? Felis n'a que six mois… Je…
Hermione fut stoppée par le rire de Molly. Celle-ci lui prit Felis des bras et l'embrassa.
- Ne t'inquiète pas Hermione ! Cette réaction est parfaitement normale ! C'est vrai que Felis est précoce par rapport à la moyenne, mais ne t'inquiète pas, chez tous les enfants du monde magique, la première forme de magie se montre avant un an. Elle passe souvent inaperçue, mais a priori, Felis a fait fort !
Hermione eut un petit rire et elle lui expliqua les frasques de son fils. Puis tout à coup elle se rappela de l'évanouissement de Mrs Cole ! Elle se leva, prit Felis dans ses bras qui eut un cri de protestation : Molly lui avait trouvé des jouets qui appartenaient à Ginny, et elle les lui avait donné. Hermione s'excusa et expliqua rapidement la situation à Molly.
- Je cois que tu va devoir tout lui avouer, dit Molly, sur un ton tendre.
- Oui, espérons qu'elle ne le prenne pas mal… La tristesse avait envahit le regard d'Hermione.
Elle fit un dernier signe à Molly puis transplana. Comme elle s'y était attendue, Mrs Cole n'était plus dans la maison. Hermione habilla correctement Felis, puis se partit en direction de la maison de Mrs Cole. Elle frappa à la porte et fut étonnée par la réaction de la vieille femme. Hermione s'attendait à une certaine résistance, mais au contraire, Mrs Cole vint lui ouvrir, un sourire aux lèvres.
- Je crois qu'il serait temps que nous ayons quelques explications, lui dit-elle gentiment en ouvrant grand la porte.
- Je pense effectivement que le moment est venu.
Hermione pénétra dans la maison. Elle installa Felis sur un petit tapis de jeu moldu que Mrs Cole avait installé chez elle, puis les deux femmes s'assirent autour d'une tasse de thé. Hermione s'éclaircit la gorge puis commença son récit. Elle commença tout d'abord par lui expliquer ce qu'elle était : une sorcière. Mrs Cole ne parut pas surprise de cet aveu, mais elle laissa la jeune femme terminer son récit. Hermione lui conta en quelques mots sa scolarité à Poudlard, cette période de sa vie recélant de tellement d'informations et d'anecdotes qu'elle pourrait au moins en remplir sept livres ! Par contre, elle lui raconta presque tout de sa vie après la sortie de Poudlard. Elle lui raconta Ron, Drago, Harry, ses déceptions et ce qui avait fait son bonheur. Puis elle lui expliqua pourquoi elle lui avait caché son appartenance au monde de la magie.
- Vous savez Hermione, cela fait un petit moment que je me doute de quelque chose. Vous travaillez dans un hôpital alors que le plus proche se trouve à quinze kilomètres, vous y allez tous les jours et cela sans voiture, ni bus, puisqu'ici aucun ne passe. Je me disais bien que quelque chose clochait. De plus, il y a quelques années, lorsque ma mère était directrice d'un orphelinat, elle a été confrontée à un petit garçon qui présentait d'étranges facultés lui aussi. Cette histoire m'est revenue il y a quelques jours, et je me suis dit que vous deviez avoir des choses en commun… Mais, vous savez Hermione, je tiens trop à vous et au petit Felis pour vous en vouloir ! Après tout, vous ne m'avez jamais fait de mal, au contraire ! Depuis un an que je vous connais, je vais mieux que jamais… C'est d'un côté grâce à vous et à Felis que je revis !
Hermione fut émue par cette déclaration. Elle comprenait toute la confiance que la vieille femme avait placée en elle, et elle voulait trouver quelque chose pour la remercier. Tout à coup, une idée lui vint à l'esprit.
- Mrs Cole… Vous savez, Felis n'a pas de parrain… Ni de marraine, et j'aurais aimé savoir si… Si vous accepteriez d'être sa marraine…
Mrs Cole, qui avait baissé les yeux pour observer Felis les releva immédiatement et regarda Hermione dans les yeux. Chacune des deux femmes put voir de l'émotion dans les yeux de l'autre, et Mrs Cole accepta avec joie sa proposition. Elle ne savait que dire ni que faire pour remercier Hermione. Celle-ci lui répondit simplement que les accepter tels qu'ils étaient suffisait largement. Cette journée marqua un tournant décisif dans la relation entre les deux femmes, et bien qu'elles soient déjà très proches, une réelle amitié se forma entre elles, malgré leur grande différence d'âge.
Le lendemain, Hermione parla à Mrs Cole de la lettre qu'elle avait envoyée à Ginny. Cela faisait trois jours maintenant, elle son amie ne lui avait toujours pas répondu.
- Mets-toi à sa place Hermione, (depuis la veille, Hermione lui avait imposé de la tutoyer, bien qu'elle eut déjà fait cette demande plusieurs fois ; cette fois-ci, Mrs Cole n'avait pas pu lui refuser,) Cela fait presque deux ans que tu ne lui as pas adressé la parole une seule fois. Si j'en crois ce que tu m'as dit, les efforts qu'elle a faits pour revenir vers toi ont été vains. Laisse-lui le temps de prendre une décision.
Hermione se ménagea et attendit patiemment, trompant ses pensées en travaillant et en s'occupant de Felis. Mais sa patience fut vite récompensée, et elle reçut une réponse deux jours plus tard. Elle se hâta de lire la missive, non sans une certaine fébrilité.
Hermione,
Je te prie tout d'abord d'excuser ma réponse tardive, mais intelligente comme tu es, tu as du en comprendre la raison : il était difficile pour moi d'accepter de répondre à ta lettre après des mois de silence. Je dois t'avouer que j'ai été surprise de recevoir une lettre de ta part. Depuis tout ce temps, je pensais que tu m'avais oublié. Je l'avais compris. Tu a de très bonnes raisons de ne plus vouloir avoir de rapports avec moi, la première étant l'affront que t'a fait Harry. Je ne savais pas s'il fallait que je te réponde, ou que j'en parle à Harry. J'ai opté pour la première solution. J'ai été profondément touchée par ce qui t'est arrivé. Je n'ai jamais cessé d'être ton amie Hermione, et même si lorsque j'ai appris ton histoire avec Malefoy j'ai eu un pincement au cœur, je me suis efforcée de penser qu'en fait il était devenu bon. Tu ne l'aurais pas protégé ainsi. J'espère Hermione, qu'en répondant à ta lettre, je mets la première pierre qui reconstruira le mur de notre amitié. Je souhaite vraiment que tout redevienne comme avant, que tu puisses me pardonner tout le mal que l'on t'a fait. Je voudrais retrouve ces années que l'on a perdues.
Je pense souvent à toi.
Ginny.
Hermione était très émue par ces quelques lignes. Son amie ne lui en voulait pas pour ces années de silence, au contraire, elle semblait la comprendre. Elle rédigea immédiatement une nouvelle lettre, dans laquelle elle exprimait à Ginny tout le bonheur qu'elle ressentait. Depuis qu'elles ne se parlaient plus, elle avait perdu une amie, et le vide laissé en elle ne s'était jamais vraiment résorbé. Néanmoins, elle ne lui parla de son exil en Irlande, ni de Felis et Mrs Cole. Hermione ne se sentaient pas encore prête. Elle voulait apprivoiser à nouveau son amie.
Six mois passèrent et Hermione redécouvrait petit à petit Ginny. Au contraire de la jeune maman, elle parlait souvent de se vie privée, et Hermione avait ainsi appris que les Harpies de Holyhead étaient en tête du championnat, et que Ginny vivait pleinement sa carrière. Celle-ci avait fait part à Hermione de son désir d'enfant, mais elle n'était pas prête à renoncer à tous les privilèges que lui apportait le Quidditch. Hermione se sentait un peu coupable de n'avoir toujours pas avoué à son amie qu'elle avait eu un fils, mais elle ne voulait pas gâcher le maigre lien qu'elles avaient reconstruit. Elle se contentait donc de répondre à ses lettres, sans aborder de sujets fâcheux pour elle.
Elle consacrait le reste de son temps à Félis, ainsi qu'à Mrs Cole, qui avait emménagé chez elle afin d'être plus disponible pour son filleul. Elle était ravie du choix qu'avait fait Hermione, et l'en remerciait chaque jour. Hermione comptait énormément sur le soutient de Mrs Cole car elle passait beaucoup de temps à l'Hôpital. En effet, elle avait été engagée au service des pathologies magiques, et s'occupait des sorciers plongés dans le coma. Elle devait trouver la cause de leur sommeil forcé, ainsi que le moyen de les en sortir. Depuis l'arrivée d'Hermione, les patients se réveillaient plus facilement. Elle passait du temps auprès de chacun de ses malades, et leur parlait. Elle leur parlait d'eux, les informait de ce qu'elle savait de leur maladie. Et ses patients montraient des signes de vie. Au début ce n'était que des clignements de paupières, presque invisibles, mais Hermione, toujours à l'affut, les percevait et faisait tout pour que ses patients aillent mieux. Puis rapidement, elle avait mis un sort au point, afin de pouvoir visualiser l'activité mentale des malades. Et à partir de ce moment là, la clinique St Eri fut l'hôpital qui soignait le plus rapidement les malades tombés dans le coma.
Hermione fit plusieurs conférences pour parler de son sortilège. D'abords nationales, ses conférences attirèrent bientôt des personnes du monde entier, et son nom apparut sur la plupart des grands journaux médicaux du monde. Heureusement, sa gloire ne prit pas une grande envergure, et elle ne fut jamais gênée dans son travail suite aux retombées de se découverte. Une annexe fut même ajoutée à la clinique, et Hermione fut en fut nommée sous-directrice, refusant le poste de directrice qu'on lui avait proposé au départ. Devoir s'occuper entièrement de l'annexe lui aurait demandé trop de temps, elle ne voulait surtout pas abandonner ses malades. Elle passait donc la moitié de ses journées dans son bureau, puis passait l'après-midi à visiter ses malades. Lorsqu'elle rentrait chez elle, elle passait énormément de temps avec Felis, observant ses progrès et jouant avec lui. Elle espérait que bientôt elle aurait plus de temps à lui consacrer, mais pour cela, il faudrait qu'elle renonce à une partie de son travail, le poste de sous-directrice, ou bien ses malades. Elle s'était très vite attachée à eux, et ne savait que choisir. Mais pour le moment, le temps ne la pressait pas, et elle pouvait en passer suffisamment avec Felis pour ne pas avoir encore à choisir.
Ce dernier avait fait ses premiers pas à neuf mois, et désormais il cavalait dans toute la maison, pour le plus grand malheur de Mrs Cole. Hermione ne pouvait s'empêcher d'éclater de rire à chaque fois qu'elle voyait son fils faire tourner en bourrique sa marraine. Cela faisait désormais un an que ce petit être était apparu dans sa vie. Hermione était en train de l'habiller correctement pour fêter son premier anniversaire. Elle le détailla encore une fois. Il lui ressemblait énormément même s'il semblait avoir hérité des yeux et de plusieurs traits de caractère de son père. Elle lui sourit puis le serra dans ses bras. Hermione ne savait pas ce que serait devenue sa vie si elle ne l'avait pas, lui. Elle s'appuyait de toutes ses forces sur le petit être, et elle avait parfois l'impression qu'il était la seule chose qui la raccrochait à la vie. Elle se devait de vivre, pour préserver son fils. Elle lui sourit, puis ils rejoignirent Mrs Cole dans le hall.
Hermione la prit par la main, Felis toujours dans ses bras, et ils transplanèrent devant la maison des Weasley. Molly lui avait demandé l'autorisation d'organiser une petite fête pour Felis, et cette idée avait ravi Hermione. Elle regarda Mrs Cole qui semblait vraiment troublée par le voyage qu'elle venait de faire. Néanmoins, elle fit un sourire radieux à Mrs Weasley, qui l'emmena immédiatement à la cuisine afin de lui préparer une tisane revigorante.
Ils n'étaient pas beaucoup autour de la table. En fait, il y avait seulement Arthur et Molly, les parents d'Hermione qui étaient venus en taxi, Mrs Cole, Hermione et bien-sûr Felis. Celui-ci était aux anges, et il babillait avec ses grands parents plus que jamais. Molly et Mrs Granger ne le quittaient pas d'une semelle, et le petit garçon avait été couvert de présents. Ses paquets tous ouverts, et sa part de gâteau mangée, Hermione le coucha dans le berceau que Molly avait installé dans sa chambre. Felis s'endormit très vite, fatigué par tout ce remue-ménage, qui lui était inhabituel. Hermione retourna s'installer avec les adultes, et ils discutèrent avec enthousiasme. Les parents d'Hermione discutaient avec Mrs Cole de leurs impressions quant au monde magique. Arthur les écoutait attentivement, rectifiant parfois certaines de leurs erreurs, et leur posant toujours plus de questions sur les objets moldus qu'il aimait tant. Quant à Molly et Hermione, elles parlaient de Felis. Hermione voulait en savoir le plus possible sur l'éducation des enfants sorciers, et surtout sur leur magie. Elle voulait savoir si elle pouvait la contrôler pour empêcher son fils de réduire sa maison en miettes.
- Tu sais Hermione, même Fred et Georges ne m'ont jamais fait ça je ne vois pas pourquoi Felis ferait des dégâts… C'est tout de même vrai qu'ils n'avaient pas autant de puissance magique, mais avec ses parents, ton fils à hérité d'un énorme potentiel magique !
Molly lui fit un cil d'œil, et Hermione lui répondit par un sourire chaleureux. Merlin, Drago lui manquait, mais penser à lui en ces termes lui faisait du bien. Elle l'aimait toujours autant, et voir que Molly l'acceptait lui faisait vraiment chaud au cœur.
Les convives parlaient avec entrain, les sorciers partageant des anecdotes avec les moldus, et cela sans aucune gène. Ils étaient tout simplement d'une même famille. Arthur était en train de raconter une de ses aventures avec des toilettes à régurgitation, quand une voix se fit entendre.
- Maman ? Papa ? Où êtes-vous ?
Molly se tourna vers Hermione, les yeux écarquillés, brillants de surprise et plein d'excuses. Ginny n'était pas censé venir aujourd'hui. Hermione haussa les épaules avec fatalité, et se dit qu'elle ne pourrait pas fuir toute sa vie. Elle se leva et partit donc en direction de la voix. Elle s'avançait vers la porte du jardin lorsque Ginny la franchit en courant.
- J'ai eu peur ! Je me demandais où vous étiez…
Sa voix se cassa lorsqu'elle rendit compte de la personne qui se tenait en face d'elle.
Hermione avait changé. Elle avait perdu les rondeurs de l'enfance, pour gagner celles de la femme. Elle semblait heureuse, et un peu triste à la fois. Ginny se rendit compte que la jeune femme ne savait pas comment réagir. Elle fit donc le premier pas, elle se jeta dans ses bras. Et Hermione ne fut pas surprise, et elle répondit à son étreinte. Les deux jeunes femmes étaient émues de se retrouver après tant de temps, elles étaient heureuses. Hermione comprit qu'elle avait bien fait de renouer le contact avec elle, et lorsqu'elles se séparèrent, elle put constater que Ginny était aussi heureuse qu'elle. Ginny se tourna vers les autres personnes, et les salua les unes après les autres, avec chaleur. Elle embrassa Mrs Cole, bien qu'elle ne la connaisse pas. Hermione prit la parole.
- Mrs Cole était ma voisine, mais depuis quelques temps, elle vit avec moi, elle est la…
Hermione fut interrompue par une voix masculine.
- Ginny, tu es là ?
Hermione se retourna avec stupeur. Elle avait reconnu cette voix. Un étrange sentiment l'envahit. Elle ne savait pas si c'était de la colère, ou bien du bonheur. Elle était partagée entre deux réactions.
- Hermione ?
La jeune femme n'eut pas le temps de répondre, des cris étouffèrent ses paroles. Elle courut dans la chambre de Molly et prit son fils dans ses bras. Elle ne s'était pas rendue compte qu'Harry et Ginny l'avaient suivie.
- Ne t'inquiète pas mon ange, Maman est là…
Harry ouvrit des yeux béats.
- Maman ?
Hermione se redressa du mieux qu'elle put, portant Felis sur sa hanche. Elle regarda Harry dans les yeux, un air de défi dans le regard. Elle ne lui répondit pas, se contentant de bercer son fils afin qu'il se calme. Harry était rempli d'effroi. Qu'avait-il fait ? C'était de sa faute si Hermione devait élever son enfant seule. C'était de sa faute à lui. Il se sentait misérable. Ginny s'était rapprochée d'Hermione et elle jouait avec Felis, la jeune maman la regardait avec un petit sourire aux lèvres. Il avait besoin de lui parler.
Hermione avait sentit un regard posé sur elle, elle avait prononcé quelques mots à l'égard de Felis, puis voyant qu'il ne disait rien face à la présence de Ginny, elle lui mit dans les bras, et lui demanda si elle voulait l'emmener à Mrs Cole, ce que Ginny fit avec plaisir.
Il n'y avait plus qu'Harry et elle dans la pièce. Elle s'était tournée vers la fenêtre, et observait son fils, un étage plus bas. Elle attendait qu'Harry fasse le premier pas. Elle était encore en colère contre lui. Il lui avait gâché la vie. Elle ne pouvait pas lui pardonner aussi facilement. Elle sentit une main se poser sur son épaule. Des souvenirs lui revinrent en mémoire. Toutes ces heures qu'ils avaient passés tous les trois, lui, Harry, Ron et elle. Elle ne put retenir un sanglot en repensant à son ancien ami. Il lui manquait tellement. Harry força Hermione à se retourner, et il la prit dans ses bras. Cela faisait tellement longtemps qu'Hermione n'avait pas laissé libre cours à ses émotions. Elle pleura toutes les larmes de son corps, en pensant à tous ces êtres chers qu'elle avait perdus, Ron et Drago les premier. De longues minutes passèrent, puis Hermione se dégagea lentement de l'étreinte d'Harry et le fixa dans les yeux. Lui aussi avait pleuré, mais il ne put soutenir son regard. Il lui dit d'une voix rauque :
- Hermione, je… Excuse-moi. Je t'en prie. Je ne me rendais pas compte de ce que je faisais, j'étais égoïste, j'aurais du penser à toi, mais c'était tellement difficile d'accepter… Hermione je t'en prie, excuse moi.
Hermione le regarda. Elle réfléchit quelques secondes, puis lui répondit.
- Je ne pourrais jamais te pardonner de ce que tu m'as fait. J'ai perdu l'homme de ma vie par ta faute, et je dois élever mon enfant seule. Mais je tiens à toi Harry. Notre amitié est l'une des seules choses qui me restent de mon adolescence. Je ne pourrais pas, du jour au lendemain, faire comme s'il ne s'était rien passé. C'est dur de se reconstruire, tu dois le savoir. Laisse moi du temps, peut-être qu'un jour tout redeviendra comme avant.
Harry lui fit un sourire timide, puis la serra à nouveau dans ses bras. Hermione ne savait pas si elle avait fait le bon choix, mais son amitié pour Harry était l'une des choses les plus précieuses pour elle, elle voulait la regagner. Elle lui sourit à son tour, puis ils descendirent, et Hermione fut tout de suite assaillie par son petit garçon qui lui sauta dans les bras.
- Et si je te présentais ta tata Ginny et ton tonton Harry ? Qu'en dis-tu mon petit Felis ?
Hermione regarda ses deux amis, qui lui sourirent, les yeux brillants, comme tous ceux des personnes qui étaient réunies au Terrier ce jour-là.
Et voilà, la fin est plus que proche...
Je me sens toute tristounette de vous quitter, vous avez vraiment été super avec moi, c'était génial !
Je vais tacher de bosser sur mes autres projets de fanfics, pour pouvoir vous retrouver !
Bisous, à vendredi !
Pau'
