Voila mon onzième chapitre, je tiens à vous prévenir, j'ai fais de Cato un martyre ici, je sais pas pourquoi ça m'est venu comme ça.

Bonne lecture ;)


"Je n'arrive toujours pas à croire que mon frère ait capitulé devant toi !" S'exclama Sara.

"Et bien il n'avait pas le choix. Fiancé ou non, je n'allais pas le laisser dormir avec moi. Je pense qu'il l'a compris, voila pourquoi il m'a laissé dormir seule. Encore."

"Tout de même, ce n'était pas très fin ce que tu as dis tout à l'heure." Lui rappela Rosa.

Katniss soupira et sirota une gorgée de son lait fraise.

"Je sais, mais qu'est-ce qu'il croyait ? Qu'il suffisait de se montrer gentil avec moi pour que je lui ouvre mes bras..."

"Ou tes jambes." L'interrompis Sara.

"Peu importe. Cato a fait des progrès, certes. Mais est-ce suffisant pour que je baisse ma garde ?"

"Je croyais que tu étais amoureuse de lui. C'est ce que tu m'as dis."

"Non, je t'ai dis que j'étais attiré physiquement par Cato."

"Tu ne me l'a pas dis de cette façon." Se vexa Sara.

"Mais c'est ce que ça voulait dire ! Je ne l'aime pas. En tout cas pas de la façon dont il le voudrait."

"Ne soit pas trop dure envers lui. Il est fragile en ce moment."

"Qu'est-ce que tu veux dire ?"

"C'est par rapport au numéro que tu lui as donnés ce matin ?" Demanda Rosa.

Sara hocha la tête avant de reprendre.

"Il est encore hanté par le souvenir des Jeux. Et je m'inquiète pour lui, j'en ai parlé à mon mari qui est médecin. Il dit que parfois, lorsque la compétition est assez violente, le vainqueur des Jeux peut montré des signes de stress post-traumatique."

Katniss ne connaissait rien à ce jargon médicale. Mais cela semblait assez sérieux, suffisamment en tout cas pour la préoccuper.

"Et c'est grave ?"

Sara haussa les épaules.

"Je ne sais pas, pour l'instant Cato n'a montré aucuns signes grave. Mais si ça continue, il va devoir suivre un traitement et une thérapie. Avec une psy."

"En quoi une psy pourrait l'aider ?" Demanda Katniss.

"Parler à quelqu'un de ce genre de problème peut-être bénéfique, mais bon, je ne suis pas médecin. Si Cato accepte de suivre un traitement ce sera un vrai miracle. Mais je comprend pas pourquoi il ne m'en n'a pas parlé avant."

Katniss était en train de réfléchir aux paroles de Sara, selon elle, ce n'était pas la première fois que cela arrivait. Elle creusa dans sa tête pour essayer de trouver une quelconque preuve que ces symptômes étaient présent.

"Son cauchemar."

"Qu'est-ce que tu dis ?" Demanda Sara.

"Son cauchemar. Il y a deux jours... Je pensais que c'était juste un mauvais rêve mais j'aurais du voir plus loin."

"Je ne comprend pas ce que tu veux dires."

"Tu te rappel de mon séjour à l'hôpital ?" Sara hocha la tête.

"Bien sûr, tu m'avais dis que Cato avait fait un cauchemar et qu'en se réveillant il t'avait bousculé contre la table basse."

"Ce n'était pas qu'un mauvais rêve, c'était plus que ça."

La vérité frappa soudain l'ainée Anderson. Elle méditait les paroles de Katniss et en arriva à la conclusion que Cato était hanté par le souvenir des Jeux. Elle s'en voulait de ne pas l'avoir vue plus tôt. D'un commun accord, les trois jeunes femmes décidèrent de mettre fin à leur journée déjà bien remplie. Sara et Rosa rentrèrent auprès de leur mari tandis que Katniss rentré auprès de celui qui allait le devenir. Le trajet du retour fut silencieux, et pour cause, Katniss rentrait toute seule. Les deux jeunes femmes avaient insisté pour la raccompagner, mais elle leur assura que ce n'était pas la peine. Que Cato n'allait rien objecter. Non, ce soir, ce sera à Katniss de parler, elle avait assez écouté son futur mari, il était temps qu'elle prenne les commande. Le voile sombre de la nuit commençait à recouvrer la clarté du jours. De petites étoiles, minuscule, commençaient à apparaitre. Leur faible lueur ne leur permettait pas d'être admirer distinctement. Cependant, pour les gens comme Katniss qui avait un œil affuté, ces petites étoiles étaient clairement visible.

Katniss pénétra dans sa maison. Et oui sa maison, elle se l'admettait enfin. Elle allait vivre dans le District 2 pour le restant de sa vie, alors autant prendre ses marques. Dans la maison, toute les lumières étaient éteintes. Elle se dit que c'était peut-être un voleur. Sa théorie tomba très vite à l'eau. S'il y avait eut le moindre voleur, Cato l'aurait sans doute tué sur le champs. A cette pensée Katniss regarda partout par terre, pour être sûr de ne pas trébucher sur un cadavre. Après maintes réflexion, elle se dit que c'était de la psychose. Il n'y avait aucun voleur, aucun cadavre. La, ou plutôt, les seules personnes à se trouver dans la maison étaient Cato et elle. Sans doute Cato avait une grosse migraine et ne supportait plus la lumière. La jeune femme se dirigea vers sa chambre et vit Cato, assit sur le robe du lit, la tête entre les mains. En entendant la jeune femme s'approcher, il leva la tête et croisa son doux regard. Katniss pouvait voir la souffrance dans les yeux de Cato, elle l'avait laissé seul toute une journée. Il avait du se passer quelque chose. Elle s'approcha de lui et se plaça entre ses jambes, les bras posés sur ses imposantes épaules. Il avait les yeux embués de larmes.

"Qu'est-ce qui s'est passé ?" Lui demanda-t-elle.

Cato secoua nerveusement la tête, comme s'il essayait de chasser d'horribles images de sa tête.

"Ils sont revenues."

"Qui ?"

"Tous le monde. Tous ceux que j'ai tué, et... Clove."

"Tu ne l'as pas tué."

"Mais elle était là. Elle m'a accusé de pas l'avoir sauvé, elle était en colère. Elle me déteste." Sa voix était soudain meurtrit par les larmes. Le centre d'entrainements avait essayé de les endurcir. Mais visiblement, il ne les avait pas préparer à faire face aux émotions fortes. Personne ne le peut.

"Ce n'était pas ta faute. Tu ne pouvais pas la sauver, même si tu l'avais voulus. Au final, cela aurait été elle ou toi."

"Je sais." Menteur !

"Vous étiez proche ?"

Il hocha pensivement la tête.

"C'était ma meilleure amie. La seule qui me comprenait, on à fait le centre d'entrainement tous les deux. Je n'avais qu'elle."

"Non, c'est faux. Tu m'as moi." Katniss ne se serait jamais imaginée dans une situation pareil. Mais elle était, seule face à un Cato en proie à ce qui de toute évidence ressemble à des remords, et elle ne savait pas quoi faire. Elle avait toujours vécue dans la haine envers les carrières, mais maintenant tous ce qu'elle pouvait faire c'était les blâmer. Elle était sans doute la seule personne, extérieur aux District de carrières, à voir l'envers du décor. Comme tous les autres enfants de Panem, ils n'étaient que des victimes. Des victimes du Capitole. Et de leur abominable cruauté. Si seulement il n'y avait pas eut de soulèvement. La vie aurait sans doute été plus clémente envers eux. Elle aurait sans doute put rencontrer Cato en d'autre circonstance, et peut-être par la même occasion, apprendre à l'aimer. Si seulement...

Katniss effaça les quelques larmes qui perlaient sur ses joues et l'embrassa sur le front.

"Retourne te coucher maintenant. Il se fait tard." Au moment où elle voulut se dégager de son étreinte, Cato la retint par le bras et la supplia.

"Reste ! Reste avec moi."

Katniss l'étudia pendant un moment et céda à sa requête. Comment pouvait-elle résister ? Cato ressemblait à un enfant terrorisé. Jamais elle ne l'avait vue dans cet état, et jamais plus elle ne le reverrait. Pour avoir passé pas mal de temps avec lui, elle savait que lorsqu'il agissait de façon si... Humaine. Il oubliait tous le lendemain matin, et ce jurait sûrement de ne plus jamais recommencer. C'était certainement un exercice qu'il à souvent pratiqué dans son enfance. Enrayer tous sentiments humains et ne plus agir de la sorte. Pauvre Cato, jamais Katniss ne l'avait autant plein qu'aujourd'hui. Elle connaissait son passé maintenant. Rien de ce qui lui était arrivé n'était de sa faute. Ils étaient tous des pions sur l'échiquier, des marionnettes dont Snow tirait les ficelles.

Katniss aida Cato à s'allonger sur le lit avant d'aller se lover dans ses bras. Ou peut-être était-ce l'inverse. Ce qui était sûr, c'est que Cato avait plus besoin de réconfort que Katniss. Elle le devinait très bien car il s'accrochait à elle comme un naufragé à une bouée de sauvetage. Dans les bras de la jeune femme, Cato huma son parfum si délicieux, qui l'aida à s'endormir.

Plus tard dans la nuit, les images des Hunger Games hantèrent toujours Cato. Il se revoyait dans l'arène, attaqué par sa meilleure amie. Il sentait la peur lui nouer les entrailles. La peur de lui faire du mal, la peur de se faire tuer, la peur de sa meilleure amie. Il essaya de la dissuader, de la raisonner, mais aucun son ne sortit de sa voix. Alors il su qu'il n'avait pas le choix, il lutta contre Clove sans pour autant lui faire du mal. Il la repoussa contre un arbre et l'étrangla...

Katniss se réveilla d'un coup, lorsqu'elle sentit des mains agripper son cou et l'étrangler. Elle ouvrit les yeux et vit Cato, les yeux mis-clos. Son visage n'affichant aucune expression. Il était en train de rêver, ou de cauchemarder. Elle tenta de le réveiller de toute les manières possible, elle le gifla, ou du moins tenta-t-elle de le faire. Elle essayait de le repousser, mais rien à faire, il était trop fort. Elle manquait d'air, il fallait qu'elle réagisse. Elle vit une lampe, posée sur la table de chevet à côtés d'elle. Au prix d'un effort surhumain, elle l'attrapa et la brisa sur la tête de Cato, qui s'effondra par terre. Haletante, Katniss se réfugia en courant dans la salle de bain et referma la porte à clés. Dans le blouson de Cato se trouvait son portable. Elle le prit et composa le numéro de la seule personne capable de l'aider.

"Cato, j'espère que tu as une bonne raison de m'appeler si tôt." Dit la voix embrumée par le sommeil.

"Sara, c'est moi. J'ai besoin que tu viennes."

En entendant la voix de son amie. Sara se redressa d'un bond dans son lit.

"Katniss, qu'est-ce qui se passe ?"

"Je t'en prie, viens j'ai besoin de toi."

A peine eut-elle le temps de finir sa phrase que Sara raccrocha et fila en vitesse chez elle. En arrivant, elle fonça dans la chambre, en voyant Cato devant la porte de la salle de bain, elle sut que c'était la où Katiss s'était enfermée. Elle poussa son frère et demanda à Katniss de lui ouvrir, ce qu'elle fit. Sara entra dans la salle de bain et examina de suite le cou de Katniss où on pouvait voir la marque laissée par les mains de Cato.

"Oh mon Dieu, qu'est-ce qu'il t'a fait ?" Demanda-t-elle horrifiée.

"Ce n'était pas sa faute, il faisait un cauchemar, c'était qu'un cauchemar."

"Qu'un cauchemar ? Kantiss regarde dans quel état tu es. Je vais lui parler, il va m'entendre." Dit-elle en voulant partir mais Katniss la retint par le bras.

"Non je t'en prie, ce n'était pas sa faute."

"Katniss ?" La voix de Cato vint les interrompre.

"Katniss est-ce que tu vas bien ? Sara laisse moi entrer. Je veux juste savoir si elle va bien."

Katniss voulut ouvrir mais Sara l'en empêcha.

"Attends, tu ne comptes pas lui ouvrir ?"

"Ce n'était qu'un cauchemar, il a besoin de moi."

Katniss passa outre l'avertissement de Sara et ouvrit la porte. Cato se tenait devant elle, complétement désorienté.

"Je suis désolé, je ne voulais pas... Te faire de mal. J'étais juste... Je sais pas ce qui s'est passé."

Katniss s'avança, passa ses bras autour de son cou et le serra contre elle.

"Tous va bien, ce n'était qu'un cauchemar. Ce n'est pas ta faute."

Katniss le berçait doucement tous contre lui sous le regard horrifié de Sara, qui ne comprenait pas pourquoi elle était venu finalement. Après une bonne centaine d'excuse, Cato arriva enfin à se rendormir, grâce à la voix de Katniss qui lui avait chanté une berceuse, comme elle avait l'habitude de le faire pour sa sœur. Elle rejoignit ensuite Sara dans le salon, cette dernière n'était pas contente du tout.

"Tu veux que je reste avec toi cette nuit ?" Lui demanda-t-elle.

"Oui, s'il te plait." Les deux jeunes femmes allèrent s'assoir en silence.

"Qu'est-ce qui s'est passé ?"

"Je n'en sais rien. J'étais dans mon lit, Cato venait de s'endormir, j'ai du faire pareil. Et quelques heures après je me suis réveillé. Il m'étranglait. Sara ses symptômes empires. Avant de se coucher, il m'a dit qu'il voyait Clove."

Sara posa sa main sur celle de Katniss et la rassura.

"Demain matin je parlerais à Cato. Je pourrais peut-être le convaincre de commencer un traitement et la thérapie par la même occasion."

"Merci."