N/A : Bon... Bah voilà un chapitre ! Je ne peux pas dire que je suis spécialement fière de celui-ci. Je trouve l'idée d'une médiocrité et d'un manque d'originalité... Enfin bon, il faut que je les fasse évoluer, donc on peu dire que c'était plus ou moins nécessaire. J'espère tout de même que vous allez apprécier.


Sherlock était plus détendu après qu'il eu amené John avec lui sur une scène de crime. Comme s'il avait peur que John l'abandonne à chaque changement. Totalement stupide sachant que Sherlock savait que John avait besoin changement, de danger.

Sherlock commença donc à faire plus attention à John. Il savait que des personnes ayant des métiers fonctionnant avec le danger pouvait réagir comme ça. Mais John restait différent. Évidemment. John est différent. A tous les points.

Depuis quand il s'était mis à penser à John de cette façon, il l'ignorait ! Mais il estimait beaucoup John. Et le considérait différent. Alors qu'il ne faisait rien de différent de n'importe qui. Presque le contraire, en fait !

John était affreusement comme tout le monde !

Et pourtant il restait unique et totalement différent de tous les autres.

Il l'avait testé. Il avait essayé le coup du lit avec tous les autres colocataires. Il pouvait se mentir autant qu'il le voulait, mais même étant une expérience, c'était surement une des meilleurs nuits de sa vie. Il s'était endormi en quelques minutes et il était tellement bien qu'il aurait presque voulu ne pas avoir à se lever.

Il avait aussi commencé à se tester lui à cause de ses réactions pour le moins étranges envers John. Il n'est pas idiot, il sait très bien ce que ça peut vouloir dire. Il n'avait qu'à vérifier les battements de son cœur et ses pupilles. Vérifier ses pupilles allait être plus compliqué. S'il se regardait dans un miroir tout en parlant à John, il aurait un comportement plus que suspect. Il pourrait vérifier dans le miroir, mais John s'assoirait donc dans son fauteuil et Sherlock serais trop loin de lui pour être affecté au point d'avoir ses pupilles dilatées. Il devait avoir un avis, un point de vue sur ses pupilles tout en étant proche de John, une dizaine/vingtaine de centimètres.

Il aurait besoin d'une aide extérieure. Il pourrait demander ça à n'importe qui, mais il fallait que cette présence soit aussi naturelle à John- Mrs Hudson ! Elle avait pour habitude de les fixer. D'observer leurs comportements en présence de l'autre. Et Sherlock n'appréciait pas de se sentir comme un rat de laboratoire, malgré le fait qu'il expérimentait sur tout le monde.

Mrs Hudson, en plus d'être souvent dans leur appartement -le sien-, était plus qu'habituée à toutes les expériences de Sherlock ! D'avoir juste à regarder ses pupilles lui paraitrait sans doute anormal de par la banalité de ceci !

Ou alors, il pourrait se brancher sur les caméras que Mycroft avait mises dans son appartement. Leur appartement. Le problème était l'angle. Il y a assez de caméras pour voir l'ensemble de la pièce, mais il n'y en avait pas assez pour voir tout le monde de face quelque soit la position de cette personne. Et Sherlock n'arriverait pas à faire bouger John pour que lui-même soit dans le bon angle sans éveiller ses soupçons.

Ou alors... Ou alors, il pouvait tout simplement demander à John. Il avait vu pire lui aussi dans ses expériences, une simple observation ne va pas l'effrayer.

John toqua à la porte de sa chambre. "Sherlock ? Tu n'es pas sorti depuis deux jours, tu es sûr que ça va ?"

Sherlock jeta un coup d'œil à sa montre. Qu'il avait encore sur lui vu qu'il ne s'était pas déshabillé et était juste assis sur son lit en train de réfléchir à certaines choses. Depuis pas mal de temps apparemment. "Oui, John. J'étais dans mon palais mental."

Il entendit John soupirer. "'Palais' mental ou pas, ton corps a besoin de nourriture et de sommeil, Sherlock. Si tu ne sors pas de là pour manger ou ne dors pas, je vais t'y forcer, Sherlock. Et je le ferais."

John n'avait pas besoin de rajouter ça. Sherlock n'en doutait pas un instant.

Il se leva, chassant le vertige qui le pris quand il fût sur ses deux pieds, et se dirigea vers la porte. Il l'ouvrit, se retrouvant nez à nez à John. Il espérait que John serait plus loin que ça de la porte. Son rythme cardiaque s'accéléra légèrement.

"John ? Comment sont mes pupilles ?"

John l'observa attentivement avant de hausser les épaules. "Légèrement dilatées. Mais avec l'éclairage, c'est normal. Pourquoi ?"

"Expérience."

John avait tort. L'éclairage n'avait rien à voir là-dedans ! Quoique John était brillant.

John soupira. "Et bien j'ai une expérience pour toi. Essaie de manger et dormir normalement pendant une semaine. Tu sera de meilleur humeur, tu verras !"

Sherlock vacilla sur ses pieds, un vertige revenant.

"Sherlock ! Si tu ne vas pas manger tout de suite, je t'y trainerais par les cheveux !"

Sherlock leva les mains vers le ciel, haussant les épaules. "Je viens, je viens."

John le laissa passer devant, guettant le moindre signe d'un évanouissement proche.

Sherlock mangea rapidement, se dépêchant d'avaler ce qu'il avait dans l'assiette que John lui avait préparée et se leva, se redirigeant vers sa chambre. Il comptait suivre le conseil de John et aller se coucher, pour une fois.


Sherlock se releva, une heure plus tard et alla dans le salon.

"Sherlock, qu'est-ce que je t'ai dit ?" Il soupira audiblement.

"Je n'arrive pas à dormir."

Il se regarda dans le miroir en face de lui. Il avait une tête affreuse !

"Tu as une mine affreuse."

Sherlock se laissa tomber, les membres lourds dans le fauteuil en face de celui de John.

Il ferma les yeux. Son souffle était calme. Il n'arrivait juste pas à tomber dans le sommeil.

"Je vais me coucher. Tu veux venir avec moi ?"

Sherlock hocha lourdement la tête. Il suivit John jusque dans sa chambre, montant les escaliers. Il se rendait douloureusement compte de chaque muscle qui bougeait quand il montait une marche, mais en même temps, il ne se souvenait plus de chaque marche passée. Il tomba sur le lit de John, la tête dans les oreillers.

John se changea et poussa Sherlock pour s'allonger à côté de lui.

Sherlock se senti détendu. Affreusement relaxé. Il senti toutes ses pensées se ranger dans un coin de son esprit et c'était horrible. Il bougea un peu plus contre John, jusqu'à avoir un bras sur son ventre et la tête enfouie dans le creux de son cou.

Il s'endormit, presque totalement contre John, sans se soucier un instant de ce que pouvait penser John.