Bonjour tout le monde !
Et ouis je suis de retour ! Magnifique n'est-ce pas ? Hum...
Bon et bien je vous donne ce nouveau chapitre avant grand bonheur puisque ce matin j'ai eu les résultats pour le Bac et ... je l'ai ! Moi qui pensais passer au rattrapage ! Je l'ai du premier coup ! I'm Happy ! Happy !
NOTE IMPORTANTE :
Bon c'est pas tout ça mais certaines personnes ont du recevoir une Alert la semaine dernière et se sont sans doute rendu compte que ce n'était pas un chapitre ou que ça ne fonctionnait pas. Je vous assure c'est normal. En réalité, j'ai modifié un petit détail au chapitre 2 de Magnifique rencontre et pour ne pas que vous ayez à regarder, je vais vous dire ce que c'est. Enfin en théorie. Bon... En fait j'ai juste rajouté un détail sur une phrase. Je vais vous la remettre ici en deux exemplaires pour que vous voyez la différence.
Phrase d'origine : Enfin ça n'à pas changer aujourd'hui puisque a même réussi à travailler avec lui ! » Rigola-t-elle.
Phrase remodelée : Enfin ça n'à pas changer aujourd'hui puisque Sirius et Remus ont même réussi à travailler avec lui ! » Rigola-t-elle.
Voilà, voilà, ça aidera pour ce chapitre . Sinon... Je suis désolé mais je ne répondrais pas aux reviews encore une fois. Je suis naze. Je ne dors que 4 H par nuit à cause d'un bébé chat dont je doit m'occuper et le stress des résultats arrivant à grand pas n'aidant pas non plus. J'ai fait tout mon possible pour vous poster ce chapitre rapidement et apporté certains éléments sans en mettre trop, j'espère vraiment qu'il vous plaira et que vous ne m'en voulez pas !
Mais je veux vous remerciez grandement pour toutes vos gentilles reviews qui me font plaisir à chaque fois.
Et petit clin d'œil à Freaky Fair, si tu passes par là... Tu avais raison ;) Je t'aimmeuh ma choute
Et je félicite tout les bacheliers également ! (Bravo mon ti Ben ;) )
Bonne lecture à vous tous et à vous toutes.
Chapitre 10 : Quand tout le bouleverse
Vingt minutes plus tard, nous nous retrouvons Draco et moi dans sa voiture. J'ai eu le temps de prendre une douche afin d'enlever le petit... problème situé au niveau de mon pantalon. Oui, parce que j'ais remarqué que ce n'était pas simple de marcher avec du sperme plein le caleçon.
J'ai bien proposé à Draco de prendre une douche, mais il a insisté pour passer chez lui afin de se changer. Il a du courage. Ce n'est vraiment pas confortable. Enfin bon, j'ai du passer dix minutes à rappeler à Hermione toutes les choses à faire avec Liliane. Elle m'a rappelé qu'elle avait déjà gardé ma sœur au moins trois fois, je n'ai pas pu m'en empêcher. J'ai toujours peur qui lui arrive quelque chose, même si pendant un « court » instant avec Draco j'ai carrément zappé que je devais m'en occuper.
Après cinq minutes de silence, Draco débouche dans un quartier résidentiel où je n'ai jamais mis les pieds. Les maisons sont d'une hauteur impressionnante et je suis sûr que la plupart des résidents sont friqués comme pas deux. Je ne pensais pas que Draco pouvait vivre dans un tel coin, mais après tout je ne connais pas grand-chose de lui.
Nous arrivons à un cul de sac devant une grille en fer forgé. Il sort de sa poche un petit gadget sur lequel il appuie et la porte s'ouvre automatiquement, des lumières clignotant sur les piliers en crépis sur les côtés. Une fois la porte grande ouverte, il avance la voiture jusqu'au devant de la maison en contournant un grand parterre de pelouse entouré de fleurs magnifiques.
Il stoppe le contact et ose enfin me regarder. Je lui souris et après un petit moment d'hésitation, il ouvre la bouche.
« Tu veux m'accompagner ou tu préfères rester ici ? » il me demande ça comme si ce que j'allais trouver dans cette maison magnifique était mon pire cauchemar.
Je lui souris et réponds : « J'aimerais rentré. »
Il acquiesce et sort de la voiture. J'en fais de même. Il fait le tour de la voiture et se place à mes côtés. Je lui prends la main mais à ma surprise, il l'enlève aussitôt et la met dans la poche de sa veste. Je le regarde abasourdi et les yeux pleins de questions. Il me fait alors un petit sourire d'excuse.
« Excuse-moi mon ange mais mes parents ne sont pas au courant non plus pour mes ... préférences. Je préfère rester discret tu comprends ? » Dit-il sur un ton coupable.
J'acquiesce doucement et le suit. Je lève alors les yeux et sans m'en rendre compte ces derniers s'ouvrent en grand en avisant le manoir devant lequel je me trouve. Il est... IMMENSE ! Je n'ai jamais vu plus grande baraque que celle-là ! Il faut que je pense à me reconvertir en banquier international et avoir ma propre firme !
Je ne vais pas vous le décrire car je ne sais pas si je pourrais trouvé les mots mais je vais seulement vous dire de penser à Buckingham Palace pour vous l'imaginer... en un peu plus petit par contre. J'exagère sans doute un peu, même beaucoup...
Je continue de suivre Draco. Nous montons les quelques marches menant au perron et mon petit ami ouvre la porte en bois massif. Nous débouchons sur un immense hall d'entrée en marbre. De chaque côté, un escalier mène à l'étage, et à droite et à gauche, une grande porte menant à un grand salon et une salle à manger. Au bout du couloir en face de l'entrée se trouve la cuisine. Tout est magnifiquement décoré. C'est splendide et Draco doit avoir vu mon air ébahi puisqu'il sourit.
« Nous avons une décoratrice d'intérieur et d'extérieur. » me dit-il.
« Il faut que tu la présentes à ma mère, elle serait ravi de demander ses services. » chuchotais-je en souriant.
« Cette personne ne s'occupe que de chez nous. C'est ma mère. » Continua-t-il.
Je ne dis rien, me contentant de le regarder et d'observer les alentours. Il me demande ensuite de le suivre dans le salon et me propose de m'asseoir en attendant qu'il revienne. Il me fait un petit sourire, murmure un « A très vite. », puis il sort de la salle. Je l'entends monter les escaliers et les bruits de pas étouffés par l'épaisseur du plafond, me permets de suivre son ascension dans la maison. Enfin, le bruit de ses pas ne se font plus entendre. Je soupire. Cette maison est immense ... mais ... son ambiance me met mal à l'aise.
Plusieurs minutes passent assez rapidement. Je reste assis sur le canapé en cuir beige, mes doigts battant un rythme inconnu sur mes cuisses que j'ai croisées. Mes yeux observent tout ce qu'ils peuvent trouver sur leur passage. Au fond de la pièce, j'ai remarqué un piano qui doit valoir une petite fortune. En face de moi se trouve une immense télévision avec tous les petits gadgets de notre génération.
Je me lève et m'approche de la grande fenêtre ouverte, les rideaux bougeant sous la petite brise. Je croise les bras et contemple le jardin parsemé de fleurs magnifiques et très bien entretenu.
Des pas retentissent alors à mes oreilles. Je me dis que Draco à peut-être finit de prendre sa douche. ... Il est donc... nu ? Pourquoi je reste là moi alors ? Si il est nu ! Je devrais y aller ! Je peux mettre le fait de lui sauter dessus sur la faute des hormones ! ... Non mais je ne vais pas bien moi ! Sauter sur Draco ou sauter Draco chez lui ! Alors que ses parents ne sont pas au courant ! Faut vraiment que je me calme !
Je me rassois rapidement sur le canapé, je m'étire de tout mon long quand une voix froide me stoppe dans mon geste.
« Mais qui êtes-vous donc ? » fit-elle.
C'est une femme à n'en pas douter. Mais cette femme, rien qu'à sa voix, me fais peur. Mamannnn...
Je me lève rapidement. Je suis droit comme un « i ». J'ose un regard vers elle. Et tout ce que je peux dire c'est qu'elle magnifique ! De long cheveux blonds bouclés cascadent tout autour d'elle et son corps est moulé à la perfection par une petite robe d'été de couleur blanche qui lui arrive au dessus des genoux. Cette femme est magnifique mais ces deux yeux bleus nuit qui me fixent froidement gâchent un peu de sa beauté. Mais elle n'en reste pas moins très belle.
« Je n'ai pas pour habitude de me répéter jeune homme ... Mais je vous serais grée de me répondre ! » reprend-elle, me sortant de mon observation.
« Je ... Je suis... le ... L'ami ... Enfin je suis ... un ami de votre fils Madame. » dis-je en bégayant.
« Un ami ? Draco ? C'est bien une première. » Dit-elle pensive en faisant signe à deux hommes de poser leur cinq sacs chacun sur la grande table.
Je fronce les sourcils.
« Et où est donc ce jeune fringant puisque vous êtes là ? » me demande-t-elle en vidant ses sacs... remplis de vêtements !
« Heu... Douche... Draco est à la douche. » Dis-je tout en essayant d'occulter les images de mon petit ami nu, l'eau glissant sur sa peau pâle et son visage tendu vers le pommeau de douche (1).
Ses yeux me transpercent de toute part et je sens mes joues légèrement s'échauffer. Pour ne pas changer vous allez me dire. Vous savez bien qu'on ne change pas les bonnes habitudes !
La mère de Draco, car je suis sûr que c'est elle, s'apprête à parler quand une voix que je connais la coupe.
« Mère. » fait Draco en s'avançant vers moi tout en la regardant intensément.
Ah bah oui j'avais raison. C'est bien la mère de mon chéri ! Ce que je peux dire, c'est qu'il n'a pas hérité de son caractère ! Le physique oui, mon homme est à tombé à la renverse, mais pour le caractère, il est tout sauf froid.
Draco est enfin à mes côtés. Sa mère ne l'a même pas regardé, et je sens mon malaise monté d'un cran. Ça ne doit pas être la fête tous les jours ici, c'est moi qui vous l'dis !
Finalement, Madame Malfoy se tourne vers son fils, lui dardant un regard dégoûté. Si elle pouvait le bouffer, je crois qu'elle le ferait. Enfin c'est l'impression que j'ai. Mais elle fait vraiment peur avec ses yeux presque noirs !
Draco doit sentir mon malaise puisqu'il prend la parole.
« Mère, je vous présente Harry, un ami. ... Harry, je te présente Narcissa Malfoy, ... ma mère. »
« En-Enchanté Madame. » dis-je en tendant une main vers elle.
Ses yeux me fixent. Je pense rêvé en voyant un semblant de colère passer dans son regard avant de se détourner sans m'avoir serrer la main. Mon bras retombe alors le long de mon corps et je baisse légèrement la tête tout en me mordant les lèvres. Si c'est moi qui ai causé cette ambiance, je n'imagine même pas les fêtes de fin d'année s'ils reçoivent des invités.
Je sens Draco se rapprocher de moi et me dire d'une voix basse que je ne lui reconnais pas qu'il est temps d'y aller. J'acquiesce alors et le suis. Il prend sa veste de cuir noir posé sur le portemanteau et nous sortons.
Un silence gênant règne en maître dans la voiture. Draco allume la radio et repasse sa musique que j'ai deviné être sa favorite. This Love. Nous avons les mêmes goûts en tout cas et un petit sourire vint malgré moi fleurir sur mes lèvres.
Nous sortons de la résidence et reprenons la route. Mes yeux fixent sans les voir les arbres passés à grande vitesse par la vitre alors que je me repasse la scène qui vient de se produire en tête.
Tout ce que j'ai pu retenir après ça, c'est que je comprends Draco quand il me dit qu'il n'aime pas parler de chez lui. L'ambiance est frigide. Les propriétaires le sont tout autant. Tout du moins, la maîtresse de maison. Je n'ose pas imaginer comment est le père de mon petit ami.
Jetant un petit regard à celui-ci, je remarque que ses yeux sont fixés sur la route, mais son visage est défait. J'aimerais faire quelque chose pour lui mais je ne vois pas quoi faire. Je ne connais rien de sa vie de famille. Je sais seulement qu'il n'a pas l'air très heureux avec elle.
Et si, ma simple présence peut le faire aller mieux alors je serais là. Je l'aime et je n'ai aucunement l'envie de le laisser s'échapper de moi à cause de ses parents. Si, il prend à mon plus grand malheur la décision de me laisser, je ne sais pas comment j'en ressortirais. Mes sentiments se sont développés au-delà de ce que j'aurais pu imaginer. Je pense à lui à chaque minute. Mes révisions pour mes examens que j'ai commencés depuis une semaine sont entrecoupés par mes pensés menant toujours à lui.
Jamais je n'aurais cru pouvoir dire un jour « Je suis amoureux ». Et pourtant. Je le suis. Et la personne concernée ne le sait même pas. C'est bien triste me direz vous. Et bien, oui, ça l'est. Parce que je ne sais pas si un jour j'aurais la chance de pouvoir lui souffler, lui murmurer ou lui écrire ces mots que je lui dis à chaque instant au fond de moi.
Mais, jamais je n'oserais. Je ne sais pas ce que Draco pense. Peut-être que pour lui, je ne suis qu'une conquête de plus sur son palmarès. Après tout, je ne sais pas comment il était avant d'être avec moi. Il n'aime pas parler de lui, pourtant ça pourrait régler certains points.
Mais je ne lui dois rien. Nous ne nous sommes pas promis d'être ensemble jusqu'à la fin. Et ça ne fait que quelques semaines que nous sommes ensemble. Il a le droit de ne pas tout me dire même si dans un couple, pour avancer, il faut savoir se faire confiance l'un et l'autre. Je ne suis pas un professionnel dans ce domaine mais c'est une base essentielle et je me demande si elle s'applique pour lui.
Mais le problème du moment, ... que trouver pour le réconforter ? Et déjà, que lui dire ? Que faire ?
Je triture mes mains d'un air mal à l'aise. Et mes yeux se fixent sur sa main blanche posée sur le levier de vitesse. Non, Potter ne pense pas à autre chose ! Ce n'est vraiment mais alors vraiment pas le moment !
J'arrête alors de me tordre les mains et la gauche vient se poser sur la sienne alors qu'elle change une vitesse. Je la presse un peu contre ma paume et il tourne la tête vers moi. J'ose un sourire et après un instant il me répond. Sa main se retourne et nous nous retrouvons paume contre paume, nos doigts s'entremêlant ensemble. Il murmure un « Merci » du bout des lèvres et je lui fais un sourire rassurant.
La route continues comme cela. La chanson passant en boucle me fait un bien fou. Nous arrivons enfin au parking de l'hôpital. Une place se libère au même moment et Draco s'engage. Il stoppe le contact mais garde sa main dans la mienne et j'en suis heureux. Il me regarde tendrement et je sais qu'il va parler.
« Harry, je... » Commence-t-il. « Tu sais, je regrette beaucoup que tu ais vu ça. » dit-il en détournant le regard.
Mon autre main s'avance vers lui et je lui prends délicatement le menton pour qu'il se tourne vers moi. Ses yeux gris se fixent automatiquement aux miens et je souris afin de le rassurer.
« Ce n'est rien, mon ange. » répondis-je. « Tu sais que tu peux compter sur moi pour parler. Je ne chercherais plus à savoir ce que tu ne veux pas me dire. Si tu penses que c'est mieux, je respecterais ton choix. Mais j'aimerais que tu me fasses confiance c'est tout. » Dis-je tout bas avant de déposer mes lèvres sur les siennes en une douce caresse.
Je me recule et le regarde, cherchant à sonder ses yeux.
« J'ai confiance en toi. » dit-il en me regardant tendrement alors qu'à son tour, sa main libre se pose sur ma joue.
Je souris et appuies un peu plus ma joue contre sa paume puis je l'embrasse amoureusement. Il souris à son tour et se penche vers moi. Nous échangeons un doux baiser puis nous nous séparons à contre cœur. Il soupire en prenant la parole.
« Nous devrions y aller avant que les visites ne soient terminées. » dit-il en portant ma main à ses lèvres qu'il embrassa.
J'acquiesce et sort finalement de la voiture. Nous marchons l'un à côté de l'autre, à une distance raisonnable. Nous entrons dans le hall de l'hôpital et je me dirige vers l'accueil où une jeune femme en chemise moulante blanche travaille sur son ordinateur.
« Bonjour Mademoiselle. Je cherche le numéro de chambre de Monsieur Remus Lupin s'il vous plait. » Demandais-je d'une voix claire.
Elle relève la tête et me fait un sourire timide. Elle est assez jolie avec ses nattes châtains clair de chaque côté de la tête et ses beaux yeux bleu clair. Elle me fait un peu penser à une écolière. Enfin je ne vais pas continuer à la détailler car je sens Draco se tendre dans mon dos. Jaloux ? Nous allons voir...
J'adresse un sourire timide à la jeune fille et elle me répond en retour en battant des cils. Je sursaute quand je sens des doigts me pincer discrètement les fesses. Je jette un regard à mon petit ami et je le vois lancer un regard noir à la demoiselle. Jaloux. C'est bien ce que je pensais ! Je suis heureux de le savoir ! Il défend ses intérêts à ce que je vois. Mon cœur se gonfle de joie alors que l'hôtesse me répond que Remus est dans la chambre 223. Je la remercie chaudement, souriant discrètement quand je remarque que Draco ne lui a pas adressé une seule parole. Il n'a fait que la regarder d'un air froid.
Je sais que je n'aurais pas du faire ça après le moment qu'il a vécu tout à l'heure mais je ne veux plus qu'il y pense. Et quoi de mieux que de penser à moi ! Bon je suis peut-être égoïste et ALORS ? J'ai le droit non ? C'est mon mec ! Alors personne n'y touche ! Non mais oh ! C'est pas la fête à mémé non plus ! Vous vous croyez ou ? Vous croyez que je ne vous vois pas à essayer de faire les yeux doux à MON mec ? Et puis quoi encore ! Je l'ai déjà dit je crois mais je vais me répéter pour bien vous le faire entrer dans le crâne. ... c'est Mon mec, il est à MOI et je le garde pour ma tronche ! Faut pas déconner non plus !
Bon je suis ou moi ? Ah oui, chambre 223, c'est donc au deuxième étage. Draco me suit de près et je sens son regard brûler ma nuque. C'est bon ça !
Un médecin sort d'un ascenseur et nous nous glissons rapidement à l'intérieur. Nous ne sommes que tous les deux dedans et après un instant où celui-ci monte les deux étages, Draco appuies sur le bouton arrêt. La machine s'arrête net et je vois mon adorable petit ami se tourner vers moi, un sourire en coin sur les lèvres. Heuuuuu ... au secours ?
C'est pas bon pour moi ça. Il avance vers moi et moi bah... je recule trop effrayer pour affronter le dragon. C'est ça de jouer les malin Potter après on se défile ! Pfff pauvre tâche ! Ils sont partis ou tes bijoux de familles ? En vacance ? Ils font la grève peut-être ? Parce que là tu n'as vraiment pas l'air d'un homme en ce moment ! Bouge ton cul un peu ! Soit fort ! Affronte la bête !
Facile à dire stupide conscience ! Qu'est ce que tu veux que je fasse quand il me regarde avec ses yeux là ? Impossible de résister !
Sa main droite se pose sur le mur de l'ascenseur qui est dans mon dos et son autre main s'avance vers mon oreille. Je sens ses doigts caresser mon lobe et sa bouche s'étire en un sourire plus grand quand il m'entend gémir sourdement. Je ferme les yeux quand il approche son regard vers moi. Son souffle caresse ma bouche mais disparaît pour venir flatter mon cou qu'il embrasse et mordille tendrement avant de le lécher et de sucer ma peau. Mes mains s'accrochent à sa veste en cuir et je ferme plus fortement les yeux. Puis je sens son souffle caresser mon autre oreille et je l'entends murmurer.
« Mon ange, tu dois savoir que je suis ... extrêmement possessif et jaloux. Je ne supporte pas que l'on approche ce qui est à moi. Alors je ne veux pas que quelqu'un d'autre que moi te regarde, te touche ou sente ton odeur si particulière. Tu es à moi maintenant et je compte bien te garder encore un bon bout de temps. » Susurre-t-il doucement avant de mordiller la peau sous mon oreille.
Sous ce geste je gémis et me colle plus fortement à lui. Il colle son front au mien et me demande d'ouvrir les yeux, ce que je fais sans attendre. Son regard est flamboyant de désir et je me mords les lèvres pour ne pas lui sauter dessus tout de suite, ici. Il dépose un baiser volé sur mes lèvres et je n'ai pas le temps d'y répondre.
« J'espère que ces règles te vont mon ange car je ne changerais rien. » me dit-il en caressant ma joue, sa main ayant abandonné mon oreille.
J'acquiesce gravement en le regardant intensément.
« Bien. Maintenant je pense que nous pouvons y aller ? »
J'acquiesce encore une fois et il se détache de moi après m'avoir embrassé une dernière fois. Il me fait un clin d'œil auquel je réponds par un sourire et il appuie sur le bouton afin de remettre en marche l'ascenseur.
Nous arrivons tout de suite au second étage et nous sortons de cette machine ou j'ai eu un bon coup de chaleur. Je sens d'ailleurs mes joues devenir très rouge en y pensant.
Nous arrivons rapidement à la chambre de Remus et je frappe doucement de mon poing sur la porte. Des bruits de pas feutrés se font entendre et la porte s'ouvre doucement sur le visage de Sirius, mon parrain.
« Ah Harry. Lily m'a dit que tu gardais Liliane chez vous. » Me dit-il en salue d'une mine défaite alors qu'il me laisse entrer suivit de Draco. Il salue mon petit ami de la tête et celui-ci fait de même.
« Bonjour Sirius. Hermione est passé à la maison pour que je puisse venir. » Je réponds en restant dans un coin de la chambre.
Mon regard est attiré par le bip régulier produit par une machine à côté du lit de Remus. Mes yeux se posent d'ailleurs sur lui et mon cœur se serre en le voyant. Sa tête est entourée d'une bande blanche et la seule chose que l'on peut voir sur son visage ce sont ses yeux clos. Un drap blanc le recouvre et je le croirais mort si je ne voyais pas le léger soulèvement de sa poitrine. Mes yeux croisent ceux de mon parrain, essayant de lui faire passer par ce regard les questions que je me pose.
Comment est-ce arrivé ?
Comment va-t-il ?
Pourquoi lui ?
Sirius regarde lui aussi son ami et il soupire.
« Il est encore dans le coma. » Me dit-il. « Les médecins ne savent pas s'il se réveillera. »
Une boule se sert dans ma poitrine et je remarque à peine Draco sortir de la pièce. Je l'entends juste dire d'une voix basse qu'il m'attend dehors. J'acquiesce sans m'en rendre compte et m'approche du lit de Remus. Sirius se place à mes côtés et remontent le drap sur son torse.
« Comment est-ce arrivé ? Maman n'a pas voulu me le dire. » Demandais-je alors.
J'entends mon parrain soupirer.
« Nous avions une mission lui et moi. James nous avait envoyé sur le lieu d'un braquage dans une banque en ville. Nous y sommes allé. Et dès que nous sommes arrivé, une explosion a eu lieu. Remus était juste devant la porte. La déflagration l'a envoyé contre un mur. Quand je suis arrivé près de lui, il était inconscient et il ne s'est pas réveillé depuis. »
Ma main attrape tout de suite celle de mon parrain alors que l'autre est posé sur la main pâle de Remus.
« Où sont mes parents ? » demandais-je sans le regarder.
« Ils sont partis manger quelque chose. Je viens juste d'arriver alors je les ai remplacé à son chevet. J'ai du remplir tout un tas de paperasse pour détailler ce qu'il c'est passé. Je n'ai pas pu venir avant. » Dit-il d'un ton las.
Un silence se fait. Je m'imagine la scène horrible qu'il vient de me décrire.
« Il n'y a plus qu'a attendre et espérer qu'il se réveille. » continue-t-il en s'asseyant sur la chaise derrière lui.
J'acquiesce. Je retire alors ma veste, ayant trop chaud. Tout d'un coup une exclamation se fait entendre dans mon dos. Je me tourne vers mon parrain qui a en ce moment même les yeux grands ouverts, fixés sur mon cou. Puis un grand sourire vint orner ses lèvres. Je pourrais dire qu'il a un air presque sadique.
« Et bien, mon cher neveu commence à s'intéresser au genre humain d'une autre manière qu'en amitié on dirait. » dit-il d'un air sournois en fixant toujours mon cou ! Il éclate de rire ce petit con !
Mais bon dieu qu'est ce que j'ai !
Je porte ma main à mon cou là ou mon cher parrain regarde depuis deux minutes. Et là, horrifié, je remarque une petite grosseur au niveau de ma clavicule ! C'est un peu granuleux. Putain non ! Ne me dit pas qu'il a fait ça ! Draco, je vais te zigouiller ! Je t'aime peut-être mais tu vas mourir si tu m'as vraiment fait ce que je crois que tu as fait ! Ma phrase est incompréhensible et alors ? Qu'est ce que ça peut vous foutre à vous ? Ce n'est pas qui vous balader avec un suçon gros comme un œuf sur une partie bien visible de tout votre corps !
Draco, fais gaffe à tes héritages de familles ! Tu vas souffrir si ma mère voit ça ! De toutes façon il ne risque pas de s'en servir s'il est gay ! Et je compte bien ne pas le faire changer et le garder pour moi comme je l'ai déjà dit. Ça ne devrait pas trop le déranger alors. Vous pensez que si ? Bof, je m'en fou après tout ! Ce n'est que son matériel reproducteur... Ah oui en effet, il peut me faire monter au rideau ce dit matériel. C'est pas con, merci de me l'avoir rappeler !
Ah bah tiens ! Quand on parle du loup on en voit la queue ! Sans mauvais jeu de mot bien sûr ! Ah non ! Ce n'est pas lui ! C'est en fait ma mère et mon père, Draco passe juste en coup de vent ! Et Sirius est toujours mort de rire ! Franchement ce n'est vraiment pas le moment parrain ! Ton ami est dans le coma et toi tu te fends la poire ! C'est le stress qui doit lui faire ça ! C'est sûrement le stress ! Ça ne peut être que ça ! Bon sang Sirius calme-toi où ils vont tous se demander ce qu'il c'est passé.
« Harry ? Que fais-tu ici ? Où est Liliane ? » Fait alors ma mère en me voyant.
« Calme-toi maman, Hermione est avec elle. J'ai demandé... J'ai demandé à Draco de m'emmener. » Répondis-je en regardant mon petit ami dans les yeux essayant par cela de lui faire passer un message.
Ne dit rien...
Tu vas mourir.
Voilà mon message se résume à ça ! Qu'il ne dise rien sur la vérité concernant son moment passé chez moi. Et le « Tu vas mourir » ... et bien ... c'est pour le suçon !
Suçon que ma mère vient juste de voir si j'en juge par ses yeux écarquillés. Shit. Vous pouvez me dire pourquoi je n'ai pas gardé ma veste ? Parce que là ça sens mauvais pour moi c't'histoire ! Qu'est ce que je peux être con parfois ! ... Minute : Qui a dit oui ?
Bon, je vous l'accorde, sur ce coup là je n'ai pas été très malin !
« James, Lilly, vous auriez du rentrer dormir un peu. » fait Sirius à mes parents.
« Non, nous... nous avons décidé de rester un peu. Et les visites sont bientôt finies. » Répond ma mère d'un air las.
J'essaye de me faire le plus petit possible, espérant qu'elle oublierait l'horrible marque sur mon cou. Quoique, elle n'est pas aussi horrible puisqu'elle vient de Draco.
« Harry. » la voix de ma mère résonne derrière moi alors que je m'apprête à sortir. Je me tourne vers elle.
« Oui maman ? »
« J'ai croisé ton ami, » elle jette un œil à mon cou et reprend. « ... Draco dans le couloir. Pourquoi ne l'as-tu pas fait entrer ? » Me demande-t-elle en me fixant dans les yeux. Emeraude contre émeraude. Un véritable combat à chaque rencontre.
Heu, pourrais-je savoir pourquoi mon petit ami n'est plus là au juste ? Ai-je donc été si impliqué par Remus et Sirius quand je suis entré ?
Ma mère me fixe toujours, autant lui dire une vérité, même si je ne lui dis pas tout.
« Il était là au début mais il a du ressortir. Il voulait peut-être ne pas se mêler de nos histoires. » Répondis-je en regardant la porte.
« C'est un gentil garçon, Harry. Il doit être bien éduqué. » Continue ma mère en fixant de nouveau mon cou.
« Heu, oui. ... Oui sans doute. » Répondis-je discrètement en repensant à Narcissa.
Soudain, la porte s'ouvre et une infirmière un peu ronde entre dans la chambre nous prévenant que les visites sont terminées.
Nous disons alors au revoir à Remus nous demandant s'ils nous entends dans son inconscience.
Dans le couloir, je retrouve Draco assis sur une chaise, la tête dans ses mains. Je préviens mes parents et Sirius qui parlent au médecin que je vais le voir. Arrivé près de lui, je prends place sur l'autre chaise et vérifiant que mes proches ne me regardent pas, je pose une main sur son genou. Il redresse alors la tête et ses yeux bleu gris s'encrent aux miens. Il me fait un petit sourire et prend la parole.
« Désolé pour être sortit, je ne voulais pas vous déranger dans vos histoires familiales. » me dit-il d'une voix basse.
Je lui adresse un sourire retenu, mon semblant de colère pour le suçon ayant disparu.
« Je te remercie Draco. » lui dis-je en le regardant intensément.
Il sourit de nouveau mais je vois son regard perdre de son éclat quand il détourne la tête en regardant du côté de mes parents et Sirius.
« Ils... Ils n'ont rien dit pour le suçon ? » Demande-t-il soudainement.
Je suis surpris qu'il y pense et à mon tour je regarde mes parents.
« Non. » répondis-je. « Je crois que ma mère l'a vu. ... Non, en fait, j'en suis même sûr. Mon parrain a rigolé en le voyant et c'est moqué de moi et mon père n'a rien remarqué. Il n'a pas parlé une seule fois depuis que je l'ai vu dans la chambre. Je crois qu'il s'en veut de les avoir envoyez en mission. » Répondis-je en finissant par détourner mon regard vers le mur en face de nous.
« Je suis désolé tu sais. » fit alors Draco.
« Tu n'es en rien responsable dans l'accident de Remus, Draco. À moins que tu ne sois l'un des malfrats qui a fait exploser une banque en ville hier, tu n'y es pour rien. »
« Non, je ... Je parlais du suçon. Je ne voulais pas te le faire. Enfin du moins, pas un aussi visible. Mais... quand je t'ai vu flirter avec cette hôtesse, je... oui, j'avoue j'ai été jaloux. Je suis désolé d'être si possessif mais je n'y peux rien. C'est dans ma nature en quelque sorte. » Dit-il d'une traite.
Mes doigts bougent alors un peu sur son genou alors que je souries.
« Ce n'est rien. Si tu es jaloux, je peux peut-être avoir une chance que tu ne tiennes un peu à moi... » Dis-je alors sans pouvoir me retenir. J'écarquille les yeux d'effroi et je balbutie un « Oublie c'que j'viens de dire. » très rapidement.
« Bien sûr que tu le peux mon ange. » reprend-il alors.
Je le regarde ahuri. Quoi ? J'ai bien entendu qu'il tenait un peu à moi ? Je rêve éveillé. Bien sûr, si d'autre mots venaient à sortir de sa délicieuse bouche, je sauterais de joies contre les murs de cet hôpital mais en ce moment, je n'ai envie que d'une chose. Celle de l'embrasser en essayant de passer un minimum de sentiment que j'éprouve pour lui.
« C'est vrai ! » m'exclamais-je, attirant les regards courroucés d'infirmières, de médecins, de patients et de visiteurs. Ces visiteurs comptent à leur bord mes parents et Sirius. Ma mère me regarde d'ailleurs d'une drôle de façon si vous voulez mon avis. Comme si elle essayait de résoudre un mystère.
Les paroles de Draco me parviennent à moitié.
« Bien plus... tu... l'penses. »
Je me tourne alors vers lui les sourcils froncés.
« Pardon ? Qu'as-tu dit ? » Lui demandais-je en sursautant, ma main s'enlevant au même moment de son genou.
« Non rien Harry. » dit-il en souriant.
Mais je veux savoir moi ! C'est peut-être une importance capitale pour notre vie de couple ! Comment ça on en est pas encore là ? Comment ça tout n'est pas encore clair entre nous ? Je vous emmerde, c'est clair ça !
« Dracooooo, répète s'il te plait... » Dis-je en lui faisant mes yeux de chiens battu, ma voix prenant un son incroyablement aigue. Hurggg.
Il ouvre alors la bouche et moi je suis sur le qui-vive. Il va parler ! Il va parler ! Il va parler !
« Harry, ... Draco. Nous y allons ? »
Il allait parler ! Il allait parler ! Il allait parler ! Mes parents, vous faites chier ! Même si je vous aimes là vous me plomber tout ! Franchement vous n'êtes pas marrant !
J'acquiesce pourtant et nous nous levons.
Une fois sorties de l'hôpital, ma mère propose gentiment à mon petit ami s'il veut bien dîner avec nous à la maison. J'en saute de joie intérieurement.
Draco s'apprête à refuser mais en croisant mon regard implorant, il finit par accepter. Je monte alors en voiture avec lui alors que mes parents montent dans leur voiture et Sirius sur sa moto.
Arrivé à la maison, Hermione nous saute dessus pour connaître l'état de santé de Remus. Le médecin a dit à mes parents que sont état s'était améliorer et qu'il devrait se réveiller dans un ou deux jours. Tout le monde est soulagé et je propose à Draco de raccompagner Hermione chez elle pendant que nous préparons le dîner ma mère et moi. Il accepte et après un dernier regard intense entre nous et un sourire niais de Hermione, ils montent en voiture et démarre.
Je me dirige vers la cuisine où ma mère s'occupe déjà à farcir une espèce de grosse dinde prête à se faire cuisiner. En m'entendant entrer, je vois son regard se fixer à mon cou et à la fenêtre ou quelque instant plus tôt, on pouvait voir la voiture de Draco.
Finalement, je crois que c'est moi qui vais être cuisiné...
A suivre...
Voilà ! J'espère ce chapitre vous a plu ! N'hésitez pas à faire des remarques, des suggestions, à poser vos questions, je tâcherais d'y répondre la prochaine fois
Bisous à vous tous et Merci !
Vert Emeraude
