Auteur : Tsuuuuuuu.

Discalmer : Tout est à Akira Amano

Raiting : T.

Paring : 18 + 59

Spécial Thank' à ma bêta, Tyanilisha, ma télépathe préférée avec qui je partage mes pensées !

Ainsi qu'à gotika(Oh My Duckkkkk ! Une sempaiiiiiii ! Kya ! Non, je suis toujours à l'ENCPB XD Et pour un moment encore, pauvre petite première que je suis. Dis, t'étais de quelle filaire ? STL Chimie, bio, contrôle et régulation ?_ ? Suis curieuse XD Moi je ne suis qu'une petite chimiste. (Si tu as fais chimi, peut être as-tu reconnu en professeur Monsieur. R, prof de chimi orga/Géné. ^^ ), à Riki-sama (Ah non ! C'est moi Neko-sama, qui griffe, mord, et kick quand on m'énerve XD Ça marche bien comme technique ^^ (Ça et dire "Continu de me faire chier, et je fais du yaoi hard avec toi. Et je le distribue dans toute la classe." 0=) ) Je suis un angeeeeeeeeee de sadicité 0=) ),à Raiu-chan (Hey, je vous un culte au idée qu'il y a dans "Saw" quand même XD Qu'Hibari retrouve Gokude hein... T'as pas dis dans quel état, MWOUHAHAHAHA 8D 0=) J'aimmeee tes portes qui se referment toutes seules *o* suis sure que c'est l'esprit d'un élève qui s'est fait claquer les main dedans, qui en est mort, et qui revient hanter les couloirs *O* (Faut que j'arette le Dir en Grey moi ! XD )) ,à pawliin (Hibari est arrivé ! Pour te sauver ! (ou passssss)), à ARnoFool (Un vrai auteur sait écrire avec même les perso qu'il n'aime pas ! I want became de real author ! Donc, ok pour le D18 ^^ Un theme? Il sera pour le prochain chapitre ^^ (édit : en fin de compte, pour le prochain chap, ce sera pas possible ^^'' mais le ferais t'inquiètes ^^ ) Oui, tout le monde est toujours pris dans les chaines des "qu'en dira t'on" et "il faut que". Et oui, Inès est juste folle de jalousie. Haha ! Le fait que Gokudera soit devenu plus important que Namimori pour Hibari… C'est hyper important pour moi, et pour les idées de suite que j'ai ) Le tube sert à l'alimenter en oxygène. Pour que l'agonie dure très, très, très longtemps. Une semaine, voir plus. ^^ Oui, nan, Alessandro, j'en ai besoin de ce petit (diable) amour XD Tout ça dans la suite suivante XD J'aimeeeeeeeeee couper mes chapitres en plein suspens, pour donner au lecteurs l'envie de lire XD (moi qui ai pourtant horreur du suspense X) ) Et non, la clochette, c'est mwa, bwouhahahaha. La pire calamité de L'ENCPB \o/ (et fière en plus XD) ), et à Willelmina18 (Tu me détestes depuis que je t'ai fait kyatter avec de 18X59 alors XD Un peu plus, un peu moins maintenant . Ne meure pas gelée ! Prends une écharpe, une bouillotte, un prédateur félin ! Une extrémiste 8059 ? Elle a lu mon histoire ? Vais la convertir, mwouhahahaha X3 )

Note : Oh my duck. Again. J'ai passé la barre des 10 chapitres. D'une fic entièrement à moi, pas coecrite (nan, parce que Aetheris en est à 30 bon chapitre XD). Vous savez le but de la Tsu maintenant ? Son rêve qu'elle veut comme cadeau d'anniv pour son anniv en décembre ? Passer la barre des 100 reviews ! *sors la bannière d'encouragement pour elle-même.*

Note 2 : La chanson qui m'inspire le plus pour QMH, pour tous les chapitres, c'est "The bitter end" (qui peut se traduire pas "la fin amère") de Placebo (que je vous conseille vivement d'écouter et lire les paroles). Elle est bien hein ? (Mais je pensais pas qu'elle m'influencerait autant ÔoÔ (Tsu a relu les paroles récemment)).D'où le titre du chapitre. Même si une fois lancé dans mon écrit, j'entends plus rien XD (Une de ces quatre, je publierais une song fic sur "meds", avec lemon :p ) Ca me fait penser qu'en fin de compte, je pense que cette fic n'aura pas de lemon, ou de lime. Je l'imagine bien, mais arrive pas à le placer. Et puis bon, le petit frère encore pur et innocent de ma Tyni lit cette histoire… donc bon U.U But warning, l'abus de Placebo peut déprimer (perso, je le suis déjà quand j'écoute leurs morceaux, XD ). Z'êtes prévenu U.U

Note 3 : y'a pas longtemps, le nombre de fanfic française de Reborn était de "404 found". Pitié, dite moi que j'ai pas été la seul à crier "Fakkeee !" O.o *nolifette à tendance geekette cherche camarade*


Quelle mascarade hypocrite, chapitre 11 :

The bitter end.

Hibari courait toujours à travers Namimori. Oui, plusieurs équipes de recherche avaient été lancées. Oui, toute la zone avait été quadrillée.

Mais jamais ils ne trouveraient Gokudera. Pas eux, non. Hibari ne pouvait pas leur faire confiance. C'était lui qui devait chercher. Encore et encore. Parce que personne ne connaissait mieux cette ville que lui. Parce que personne d'autre à part lui n'était capable de remarquer les plus infimes changements.

Les plus infimes.

Lui, il remarquerait qu'une tâche de plus était apparue sur le banc à l'entrée du parc de Namimori. Lui, il remarquerait qu'un toit d'une maison avait été nettoyé la veille. Lui, il remarquerait la plus petite chose n'étant pas à sa place.

Alors il ne devait pas se reposer. Quand bien même il venait de passer la nuit à la recherche d'Hayato.

Il devait continuer. Courir parce que la vie de son Hayato en dépendait. Chercher partout, sans trop tarder.

Toujours aller plus vite. Essuyer la sueur qui lui piquait les yeux. Ne pas s'arrêter pour reprendre son souffle. Ne pas écouter la fatigue et les crampes.

Et toujours en courant, il devait réfléchir.

Réfléchir aux endroits où pourrait être son herbivore blanc. Parce que même lui ne pouvait pas chercher partout. Réfléchir aux lieux les plus calmes, les plus reculés. Là où personne ne chercherait. Là où personne ne voudrait s'approcher en temps normal. Là où on pouvait cacher quelqu'un jusqu'à la fin des temps.

Là où personne n'allait… Là où personne n'allait… Un lieu spécial… Un lieu calme… Un lieu… Un lieu…

Hibari ralentit sa course, et s'arrêta un moment. Pas longtemps, juste quelques secondes. Puis, ses jambes se remirent en marche. Plus rapidement qu'avant.

Le soleil était levé, et la vie remuait les rues de Namimori. Des élèves allaient en cours. Des fonctionnaires allaient au boulot.

Le ciel était dégagé, et parce que c'était déjà presque l'hiver, le mercure était au plus bas.

Kyoya courut. Bousculant les gens sur son passage, un petit nuage de fumée s'élevant a chacune de ses respirations.

Hibari aimait le calme. Mais il voulait encore entendre le son de ce piano. Il voulait que les explosions de dynamite viennent encore lui blesser les tympans. Il voulait encore écouter l'accent particulier qu'avait Hayato quand il parlait.

Hibari aimait les endroits où personne n'allait. C'est pour ça qu'il aimait tant le collège de Namimori. Une fois les élèves partis, les locaux étaient si calme… Si agréable…

Au début, il avait pensé à cet endroit. La cour de l'établissement. Mais il y avait trop de risques. Trop de monde.

Et surtout, c'était trop loin. Il fallait un endroit plus proche.

Là où Hibari était, on évitait d'y aller. Parce qu'on ne voulait pas se faire mordre à mort.

Et le deuxième endroit où était toujours Hibari, c'était…

Il gravit quatre à quatre les escaliers de pierres, et passa finalement les deux piliers rouges qui marquaient l'entrée du temple de Namimori.

Chez lui.

Il reprit son souffle, puis commença à marcher lentement, scrutant le sol, les arbres. Cherchant la moindre trace d'un passage récent, d'une chose qui n'aurait pas dû se trouver là.

Son lapin devait être ici. Il le devait. Tout comme Hibari devait le retrouver.

~~#~~

Gokudera ne sentait plus ses jambes à force d'être immobile. Il n'avait aucune idée de combien d'heures il avait déjà passé à être enfermé dans ce cercueil.

Combien de temps à lutter contre le sommeil, à épier le moindre bruit qui signalerait la présence d'une personne.

Ses doigts étaient engourdis, mais il faisait tout son possible pour les bouger un maximum. Tout du moins, ceux de sa main droite… Plongé dans l'obscurité, il ne pouvait pas voir à quoi ressemblait sa main gauche. Mais quand il avait voulu la toucher à tâtons dans le noir, il n'avait trouvé que douleur, et humidité. Du sang. Son sang.

Ça l'avait dissuadé de chercher plus loin.

Il toussa, ayant avalé de travers sa salive.

La tête commençait à lui tourner. Il ne savait pas si c'était à cause de la douleur, de la soif, ou par manque d'air frais, ou d'un début de fièvre. Il se doutait juste que la fièvre empirerait au fil des heures. Et que s'il ne sortait pas très bientôt de là, il ne pourrait peut-être plus jamais le faire.

Il ferma les yeux, et focalisa toute son attention sur ce qu'il pouvait entendre.

Sauf qu'il n'y avait rien. Rien, rien, rien, ri—

Il ouvrit brusquement les yeux, même si dans l'obscurité totale, il ne pouvait rien distinguer.

Mais il sentait. Il sentait des vibrations à travers le sol. Un pas pressé… Puis plus lent.

Hayato bloqua sa respiration, et ses doigts se refermèrent sur son briquet.

Il n'avait pas le droit à l'erreur. Il n'aurait qu'une seule chance. Il le savait.

Et il n'aurait que peu de temps. Très peu.

Alors il fallait être sûr. Sûr que c'était bien une personne, et pas un animal. Prier la chance d'être vu. Prier pour que ça marche.

Les vibrations s'arrêtèrent, et Hayato se sentit trembler.

Il avait trop tardé. C'était parti. C'était parti et il n'avait pas saisi sa probablement unique chance. Il l'avait laissé filer entre ses doigts.

Ça y est, c'était fini. Il resterait dans ce cercueil jusqu'à en crever. Sa main se serra brusquement sur son briquet.

Il aurait aimé que quelque chose brise le silence. N'importe quoi. Même le rire énervant de Lambo, ou même celui de l'abruti de base baller. N'importe quoi plutôt que ce silence, ce putain de silence. N'importe quoi, même un chant d'oiseau.

"-Hayatoooooo !"

Ses lèvres frémirent et s'étirèrent en un sourire tremblant.

Il respira un grand coup. Sa dernière respiration.

Il avait toujours un bâton de dynamite sur lui, vous savez. Toujours.

Parce que ça restait son arme. Celle qu'il savait le mieux utiliser. Et parce que le fait de sentir cet explosif toujours dans sa poche le rassurait mine de rien.

Il l'avait ouvert, et mit le maximum de poudre explosive qu'il avait pu récupérer dans le tube en plastique. Celui qui lui caressait la joue droite à chaque mouvement. La seule chose qui lui fournissait de l'oxygène dans cette foutue boîte.

Il savait qu'ainsi, il n'aurait plus beaucoup d'oxygène. Mais c'était l'unique solution qu'il avait trouvé. Beaucoup de poudre était tombé à coté de lui, dans ses cheveux, dans sa bouche. Et il ne savait même pas s'il y en aurait assez. Mais il devait lutter pour vivre, non ? Alors même si c'était peu, il avait fait rentrer cette poudre explosive, puis, il avait bouché le tout avec une mèche.

Il n'avait rien pu faire d'autre qu'attendre après. Attendre un signal. Et il l'avait enfin eu.

Il alluma la mèche, et se protégea le visage du mieux qu'il put avec son bras droit.

~~#~~

Hibari aurait très bien pu le rater, ce petit nuage de poussière s'élevant du sol.

S'il avait regardé au mauvais endroit. S'il y avait eu un peu plus de vent. Si le sol avait gelé dans la nuit.

C'était qu'un tout petit nuage de poussière. Mais c'était quelque chose qui ne fut pas à sa place. Tout comme le bruit étouffé de quelque chose qui explose.

Il courut et effaça les quelques mètres qui le séparaient de l'endroit. Juste à coté du temple, près de la barrière…

Il sortit son portable, et appuya sur la touche rappelant le dernier numéro entrant.

"-Je l'ai trouvé. Il faut un herbivore docteur. Temple de Namimori. Tout de suite !

-He ? Hibari-sa—"

Il ne laissa pas Tsuna finir sa phrase et raccrocha immédiatement, l'appel n'ayant pas duré plus de quelques secondes.

Il posa son regard sur le sol, où un minuscule cratère s'était formé et commença à creuser à mains nues.

La terre était assez molle, fraîchement retournée, ce qui confirma ses hypothèses.

Il creusa aussi vite qu'il put, la terre s'incrustant sous ses ongles, passant progressivement en dessous.

Puis des morceaux de bois commencèrent à apparaitre rapidement, et le brun redoubla d'effort.

Hayato était là. Il était là.

Alors il devait le trouver. Le trouver immédiatement.

Une touffe de cheveux argentés apparut, presque complètement ensevelie.

Pendant quelques secondes, Kyoya arrêta brusquement tout mouvement. Puis il s'acharna sur le sol, dégageant rapidement la tête de son herbivore.

Mais Hibari ne s'arrêta pas. Il continua de déblayer la terre sableuse, cette terre perfide qui revenait sans cesse, et quand il eut enfin dégagé les épaules de l'adolescent, il passa les deux bras sous ses aisselles et le tira de toutes ses forces à l'air libre.

Il étendit le corps à ses cotés et prit enfin le temps de reprendre son souffle, levant les yeux vers les nuages passant rapidement à cause du vent qui s'était levé.

Il se rendit compte que quelque chose n'allait pas quand il tourna la tête vers Hayato, et qu'il remarqua que ce dernier n'avait pas bougé, ni même ouvert les yeux.

"-Hayato ?"

Hibari commença à secouer doucement l'épaule de l'argenté, sans pour autant en tirer une réaction.

"-Ouvre les yeux. Ouvre les yeux stupide herbivore !"

Mais Gokudera n'ouvrit pas les yeux. Il ne les ouvrit pas quand Hibari le prit dans ses bras, prenant à peine garde à ses blessures.

"-Hayato. Réveille-toi. Réveille-toi. Bordel stupide herbivore, réveille-toi. Réveille-toi t'entends ! "

Mais le corps resta amorphe dans ses bras, et Hibari eut beau le secouer, Hayato n'ouvrit pas les yeux.

Tsuna apparut à ses côtés accompagné de Shamal, et de Takeshi quelques minutes plus tard, à bout de souffle, s'étant dépêché à l'entente de la supplication du brun.

Takeshi ne dut même pas forcer pour qu'il lâche le corps de l'argenté.

Et pour une fois, Shamal ne se plaignit même pas de devoir soigner un homme.

Il vérifia le pouls de son ancien élève, jurant légèrement, et posa un masque à oxygène sur sa bouche.

Une équipe médicale les suivait, et l'argenté fut rapidement mis sur une civière puis transporté dans une ambulance l'attendant en bas des marches du temple.

Kyoya suivit son herbivore blanc, se degageant brusquement quand la main de Takeshi se posa sur son épaule pour le retenir.

Stupide herbivore. Ce n'était pas comme s'il allait s'effondrer au moindre coup de vent !

...il ne donnait quand même pas une image si faible de lui, n'est ce pas ?

L'ambulancier fermait les portes quand il arriva, et il monta dans l'ambulance, jetant un regard meurtrier à l'homme qui voulut l'en empêcher.

~~#~~

"-Mais bon sang ! J'ai déjà utilisé mon Angelica pour le maintenir en vie ! Le contre coup est qu'il a déjà plus de 40°C de fièvre !"

Mais bon sang, ces gosses n'avaient rien dans la tête ou quoi ? Gokudera venait à peine d'être admis aux urgences, et lui, lui il lui demandait d'utiliser un autre trident mosquito ?

Déjà par le passé, il avait dû utiliser son Ange-chan sur Hayato… Quand il devait se battre contre Mukuro… Après tout, c'est vrai quoi, à ce moment là, Gokudera s'était juste pris une centaine d'aiguille dans le torse en protégeant Tsuna, et avait quand même tenu aller se battre.

Shamal soupira en s'asseyant sur l'un des sièges de la salle d'attente, Gokudera étant au bloc opératoire. Hibari lui, resta debout, droit, immobile, yeux dans les yeux avec Shamal, sans qu'aucun d'eux n'esquive l'affrontement.

"-Tu tiens vraiment à ce que je te refasse le topo ? Il a les os carpiens et quatre os métacarpiens fêlés, les phalanges de l'auriculaire et de l'index sont cassées, tout comme les os scaphoïdes et semi-lunaires ! En gros, ça veut dire que sa main est complètement fichue ! Et c'est que la main gauche ! La droite s'en tire beaucoup mieux, avec juste trois ongles retournés. Pour le reste, il a des brûlures sérieuses au niveau du bras droit, et des brûlures légères au visage. Mais quelle idée aussi de faire exploser une dynamite aussi près de lui !"

Shamal rompit le contact visuel, et se massa les yeux. Si seulement il n'y avait que ça. Que ces blessures-là. C'est déjà suffisant, et pourtant…

"-Il a un œdème à la tête, à cause du coup qu'il s'est pris. Pas important, mais s'il grossit, il risque d'y avoir des complications… Il a aussi respiré pas mal de poussière… Et toi… Toi…Tu veux que j'utilise Bonnie sur lui ? Tout ça pour sauver sa main ? "

Shamal leva les yeux vers le japonais, dont l'expression n'avait pas changé, parce qu'il savait déjà tout ça, et que le docteur argumentait dans le vide de son point de vue. Il n'avait rien à ajouter là-dessus. Rien.

L'homme s'était levé subitement, attrapant Hibari par le col de sa chemise mauve. Son costume des Vongola…

"-Mais bon sang ! Toi, t'avais assez d'endurance pour ne rien sentir, mais des os qui se ressoudent, ça fait un mal de chien ! Toi c'était l'omoplate, mais lui c'est toute la main ! Combiné à avec sa fièvre, tu crois que ça va donner quoi ? Tu veux le sauver ou le torturer enfin ! Il ne le supportera jamais ! Et qu'est ce qui est le plus important, sa vie ou sa main ? Hein ?"

Shamal s'arrêta brusquement, Hibari ayant de nouveau ancré ses prunelles bleu sombre dans les siennes. Des yeux qui restaient fixes, sans ciller.

C'était si bête. Pour Gokudera, ses mains étaient le plus important. Plus important que sa vie. Plus important que tout.

Ce genre de dilemme ne s'appliquait qu'aux autres.

Pas à Hayato.

Parce qu'il avait ce petit côté égoïste dont il ne se rendait pas compte. Ce côté qui le poussait à oublier la valeur que sa vie pouvait avoir pour les autres.

A obstinément croire qu'il ne comptait pour personne. Rejetant même l'idée inconsciemment.

Alors bien sûr, la question ne se posait pas. Elle ne se posait pas.

Même si Hibari voulait répondre que oui, c'était bien la vie de son lapin qui primait d'abord. Mais c'aurait été répondre à la place d'Hayato. C'aurait été aller à l'encontre de ce qu'il aurait voulu. C'aurait été le briser.

Hibari se dégagea sèchement de la poigne du docteur, et partit sans se retourner, allant sur le toit du bâtiment.

Besoin d'être un nuage solitaire.

~~#~~

Les chambres d'hôpital ne sont pas si sinistres que cela en réalité.

Non, ce qui les rend si sinistres, c'est de voir des personnes que l'on connait, allongées sur un lit, l'air empli d'une odeur aseptisée, et reliées à tant et tant de machines, de perfusions…

Hibari voulait arracher cette perfusion du bras de son Hayato.

Il voulait lui enlever ce masque à oxygène.

Il rêvait d'arrêter ce foutu appareil mesurant les pulsations du cœur d'Hayato.

S'il y avait plus de silence dans cette pièce, il pourrait parfaitement les entendre sans cette horrible machine, ces battements de cœur.

Hibari ne s'absentait que rarement de la chambre de son lapin blanc.

Tout juste le temps d'aller chercher à manger, ou de changer de vêtements. Jamais trop longtemps. Parce qu'il ne voulait plus jamais s'éloigner de son herbivore. De son stupide, si stupide herbivore.

Et parce qu'il serait là à son réveil. Encore une fois, et toutes les autres fois. Car son lapin avait intérêt à ouvrir les yeux. Encore et encore.

Sauf que ça faisait déjà deux semaines que Kyoya attendait le réveil de son lapin blanc.

Pendant plusieurs jours, il avait cauchemardé, pour se réveiller délirant à cause de la fièvre.

Plusieurs fois, il avait attrapé la main d'Hibari en lui demandant de le sortir de ce cercueil dans lequel il étouffait.

Plusieurs fois il avait juré de ne plus faire de bêtise et de jouer gentiment du piano sans rien dire.

Puis les médecins l'avaient mis pendant un certain temps dans un coma artificiel. Afin que son œdème se résorbe qu'ils avaient dit.

Plutôt pour se boucher les oreilles oui.

Faire en sorte de ne plus entendre Gokudera hurler de douleur dans son sommeil, avant qu'on ne l'assomme sous des doses de morphine.

Mais ce n'était pas parce qu'on ne l'entendait plus qu'Hayato ne souffrait plus. Non, oh non…

Sauf qu'Hayato était sensé s'être réveillé depuis trois jours. Et qu'il n'avait toujours pas ouvert les yeux.

Et Hibari restait toujours là, dans cette chambre pas sombre, mais à l'éclairage tamisé par les rideaux toujours tirés.

Les autres herbivores Vongola étaient passés le voir. Mais Hibari ne les avait jamais laissés rester longtemps.

Sauf peut-être Bianchi. Juste un peu plus pour elle. Juste un peu.

Quelques stupides herbivores infirmières l'avaient trouvé touchant et avaient éprouvé de la sympathie pour ce jeune homme restant tout le temps au chevet de ce patient.

Et quand l'une d'elles avait posé sa main sur son épaule, il lui avait cassé le bras.

Si elles avaient du temps à perdre, qu'elles s'occupent plutôt d'Hayato bordel !

Au moins, après ça, on l'avait laissé tranquille. Une équipe de la sécurité avait bien essayé de le faire bouger.

Hibari avait juste rempli quelques lits de plus de l'hôpital.

Il resterait au côté de Gokudera. Il n'avait besoin de personne d'autre pour s'occuper de cette tâche.

Parce que le nuage n'avait besoin de personne d'autre. Exceptée la tempête pour le faire avancer.

~~#~~

Le gardien des nuages regardait la lune à travers la fenêtre de la chambre. Droit sur sa chaise, il tenait la main droite de son Hayato, ne prêtant même plus attention au bruit des moniteurs à présent.

Hibird, posé sur sa tête, piailla et s'envola, avant de se poser sur la poignée de la fenêtre et de sautiller légèrement dessus.

Hibari allait se lever pour le laisser voler librement un moment quand la prise sur sa main se serra légèrement. Ça ressemblait plus à un tressautement nerveux, mais Hibari sourit.

Doucement, ses yeux quittèrent l'oiseau pour descendre légèrement, suivant la pâle lumière de la lune jusqu'aux draps blancs pour continuer sur un oreiller de la même couleur.

Encore un peu et des mèches de cheveux argentés coulèrent.

Les yeux bleu continuèrent leur chemin, remontant une mâchoire, suivant la courbe d'une pommette, avant de rencontrer des yeux verts. Des yeux verts et bleus, verts et gris.

"-T'as le droit de dormir aussi tu sais ?"

Gokudera avait un petit sourire ironique, avec sa voix rauque et mal assurée, et sa main qui tremblait légèrement maintenant.

Le brun enleva ses chaussures d'un mouvement habile du mollet, entrecroisant ses doigts avec ceux de l'argenté, qui se décala un peu pour lui faire une place tandis qu'il s'allongeait à côté de lui.

Hibari passa ensuite un bras dans le dos du gardien de la tempête, posant sa main sur le bas de sa colonne vertébrale pour coller son corps au sien, entremêlant leurs jambes. L'opération fit siffler de douleur Gokudera, mais quand Hibari voulut se reculer pour lui laisser plus de place, il le retint.

Sa main lâcha celle du pianiste, et remonta jusqu'à ses cheveux, allant les caresser, la tête d'Hayato venant se caler sur son épaule tandis qu'il passait ses bras autour du torse du brun.

"-C'est fini, je suis mort ?"

Le sourire d'Hibari s'agrandit, sans que Gokudera puisse profiter de ce spectacle rarissime.

"-Non.

-C'est fini ?"

Hibari rapprocha encore un peu leurs deux corps, sa main quittant les cheveux doux pour venir masser sa nuque.

"-C'est fini."

Ce fut au tour d'Hayato de sourire, un sourire caché par les ombres de la lune.

Le brun commença à fredonner, fredonner une chanson qui parlait de cerisiers fleurissant.


C'était pas sensé être le dernier chapitre. Non, ça ne l'était pas. Ho putain, j'ai fini... J'y crois pas… *l'auteur se retient de pleurer au moins pour finir la note de fin*

Je savais que la fin approchait. Mais pas si vite O.o

Enfin, y'auras un épilogue. Long XD normalement. Et surtout, y'aura une fic entre la préquelle et la séquelle, pouvant se lire avant ou après "Quelle mascarade hypocrite". Au choix.

Ça me fait vraiment bizarre de finir. Ma première fic a chapitre que je fini… Putain… J'y serais pas arrivé sans toi ma Tyni, qui arrive à donner à mon histoire le maximum de sa capacité. Qui m'aide à m'améliorer et qui me soutient au quotidien.

J'aime pas les fins d'histoire. D'où le titre du chap aussi… C'est si amère les fin d'histoire..J'aime pas ça. Mais quand c'est fini, c'est fini hein ?

Mais elle va continuer encore un peu, alors à la prochaine pour l'épilogue ^^

Des petits drabbles maintenant.

Verre en cristal : (celui-là me tient particulièrement à cœur tiens u_u .)

Du haut de ses 5 ans, ses petites jambes se balançaient dans le vide, perché comme il l'était sur cette immense chaise sur laquelle on l'avait placé. Lui signifiant d'un regard qu'il devait sourire, bien se tenir, être poli, et surtout, ne poser aucun problème.

Mais c'était longggggggg ! Et ennuuyeux !

Il était coincé à cette fête, en l'honneur d'une énième action prometteuse d'argent de son père. En costume cravate. Costume qui le gênait, l'empêchait de bouger comme il le voulait. Et en plus, la cravate l'étranglait à moitié !

Il tripotait le verre en cristal devant lui, et fit glisser sans y faire attention son doigt sur le haut. Un son étrange, aigu, et fort plaisant à son gout s'éleva alors.

Le petit sourit de toutes ses dents. Il retenta l'expérience, essayant de faire le son le plus long et clair qu'il le pouvait.

Il s'aperçut que plus le niveau de liquide présent dans le verre baissait, plus le son était aigu.

Il continua son jeu. Jusqu'à ce que le verre éclate brusquement, le faisant sursauter.

Catastrophé, il regarda précipitamment autour de lui pour voir si personne n'avait remarqué la bêtise qu'il venait de faire. Et surtout, surtout, pas ses parents.

Il rassembla les morceaux précipitamment, se coupant plusieurs fois, mais il n'y prit pas garde. Il descendit laborieusement de la chaise, ses mains tenant toujours les morceaux coupants, et se faufila le plus discrètement possible hors de la salle de réception.

Tout penaud, il chercha un endroit où planquer la preuve de son crime, et rentra brusquement dans... Sa sœur.

"-Hayato ! Papa t'avais dit de ne pas sortir de la salle !"

Le petit aux cheveux gris regarda sa sœur, avant de fondre en larmes, articulant de manière incompréhensible que c'était pas sa faute si le verre avait cassé. Vraiment, vraiment, vraiment pas sa faute.

Bianchi soupira, et entraina son frère derrière elle.

Un fois les morceaux de verre jetés dans la poubelle, elle fit asseoir son frère sur un tabouret, puis entreprit de coller avec tout le sérieux qu'une petite fille de 7 ans peut avoir un pansement, sur lequel était imprimé des petites fleurs, sur chaque coupure, après avoir mis du désinfectant "spécial pour pleurnichards comme toi parce qu'il pique pas !"

Une fois ceci fait, elle prit par la main son petit frère qui avait arrêté de pleurer, et le réinstalla sur sa chaise, avant de poser une assiette pourvue d'une grosse part de gâteau au chocolat devant lui.

Après mûre réflexion, Hayato se dit que, même si elle faisait les pires gâteaux du monde, elle était quand même chouette, sa grande sœur.

#

Mord-moi si tu peux :

Hibird était une petite baballe jaune, mignonne, piaillant, et elle appartenait à Hibari.

De ce fait les faits suivants n'aurait pas du tant choquer.

C'était tellement logique après tout.

Lors d'une des rares apparitions de Mukuro, Hibari se fit coiffé au poteau.

Si, si. Avant qu'il ait pu faire quoique ce soit, même sortir les pics de ses tonfas, l'oiseau jaune vola jusqu'à l'illusionniste, et saisit dans son petit bec la peau de l'index gauche, serrant aussi fort que possible, et tirant de toute la force de ses petites ailes.

Sauf qu'en voyant que sa proie ne semblait pas souffrir plus que ça, il arrêta, et après un piaillement indigné, alla se refugier dans se chevelure préféré, celle d'Hayato.

"-Oya, oya... Quelle mauvaise influence tu as, mon cher Kyoya. Voila que ta créature veut me "mordre à mort". "

Mukuro, ou l'art du décryptage Hibirdesque.

Le dit Hibird lui, boudait.

C'était pas juste.

Nan, ça l'était pas.

Pourquoi quand Hibari mordait, les herbivores se tordaient de douleur, et pas avec lui ?

C'était vraiment pas juste.

#

Karaoké time :

Reborn avait réussi à réunir tout le monde dans la joie (l'envie de meurtre), la bonne humeur (une tension sans nom), et la convivialité (Mukuro, Hibari et Gokudera se regardaient en chiens de faïence), dans cette chose merveilleuse, et plébiscitée par tant de lycéens, une salle de karaoké.

Tout ca afin d'entretenir les liens entre les gardiens et leur boss.

Parce que RIEN n'était plus important que la famiglia, n'est ce pas ?

La liste de lecture avait été faite par Reborn toujours. Sept chansons exactement. Qui seraient choisies au hasard, grâce à un bout de papier tiré dans le fedora du tueur à gage.

Ce fut Takeshi qui eut l'honneur (tout le monde le poussa à être premier après avoir vu la liste de chanson) de commencer, et tira...

"-Au paysssss de Candyyyyyyyyyyy Il y a des méchanttttttttttttttsss et des gennnnnttttiiiiiilllsssss"

Suite aux "iiiiiiiiiiiiiiiiiii" stridents, horribles, en provenance directe du sixième enfer d'après Mukuro, tous unir leurs forces pour bâillonner le base baller.

Même Reborn.

Ce fut ensuite au tour de Lambo, bizarrement très enthousiaste.

"-BWOUHAHAHAHA ! Admirez Lambo-san !"

Et tournant le dos à l'écran, il chanta sans une fausse note et parfaitement en rythme "Pokemon! Attrapez-les tous !"

Gokudera fut le suivant, ne voulant pas que la stupide vache soit plus forte que lui. Il avait encore un honneur à sauver !

Il tira un papier, blêmit et tenta de s'échapper, mais la porte fut barrée par le trident de Mukuro qui avait "malencontreusement" glissé. C'est bête hein ?

Reborn tandis le micro à Gokudera, le mettant au pied du mur.

Une toute petite voix s'éleva alors, presque complètement couverte par la bande son.

"-Ouba ouba c'est luiiii... Le marsupilami..."

Vint ensuite le tour de Ryohei, EXTREMEMENT intimidé.

Et donc, pour couvrir son embarras, il gueula EXTREMEMENT fort

"-Les chevaliiiiers du zodiiiaaaaaaaqueuuuh s'en vont toujours à l'atttaaaaaaaaquuuuueuuuuh"

Et se fit extrêmement assommer pour la préservation des tympans de toutes les personnes présentes.

En ricanant, Mukuro tendit la main vers le chapeau, et eut un sourire... Qui donna la chair de poule à Tsuna.

"-Viensss au pays des schtroumfs, ces petits êtres bleuuus..."

Pourquoi dans sa bouche, cela donnait une chose vraiment... flippante ?

Vint ensuite le tour de Tsuna, tremblotant.

Il lit son papier, pensa au pourcentage de chances qu'il avait de pouvoir sortir en courant, et en conclut qu'il avait plus de chances de s'étrangler avec la paille de son verre de jus de pomme.

"-Digimon, petit monstreeee... tu es le champion..."

Allez savoir pourquoi, Natsu apparut à ce moment-là, et se mit à se frotter consciencieusement aux jambes de son maitre.

Gokudera applaudit fortement, clamant haut et fort que son boss avait la meilleure voix au monde.

Mais une aura sombre, et terrifiante emplit soudain la pièce.

Hibari, seul rescapé jusque là, venait d'après le micro... Et...

"-Il faut qu'on sauve ses amis..."

N'empêche, qui aurait cru que le chef de comité avait une si jolie voix ?

Personne. Même si Mukuro se dit qu'il serait bien inspiré de prendre une camera pour filmer et enregistrer tout ça.