Bonjour à tous, me voilà de retour !

Ce chapitre est (enfin) sur les retrouvailles de Kishi et Ace, j'ai vraiment eu du mal à l'écrire, et je n'en suis pas totalement satisfaite mais je n'ai pas réussi à faire mieux, alors en espérant qu'il vous plaise... C'est la suite directe du chapitre 9.

Je déplore néanmoins que le Père Noël ne m'ait pas apporté les droits de One Piece comme cadeau...

Sinon, bonnes fêtes de fin d'année à tous !


8 ans : Retrouvailles

Lamy ne savait pas trop comment réagir. Après tout, elle avait devant elle son cousin, qui ignorait son existence, qui pensait que sa mère était morte – vu le mémorial sur lequel elle avait failli s'appuyer – et qui semblait... légèrement agressif. Il fallait qu'elle trouve une solution... Bon, elle allait se fier à son instinct de D. Elle prit le brun par le bras, récoltant un ''Hé ! Mais lâche-moi !'' au passage, et se dirigea vers... Ah, mince, elle ignorait où se trouvait la cabane de Dadan. Sa tante aurait quand même pu lui dire... Elle retourna vers le garçon qu'elle avait un peu – beaucoup – embarqué de force et s'aperçut que le petit blond les avait suivi. Pas grave. Elle demanda donc au brun où se trouvait la cabane des bandits quand retentit depuis le fond des bois :

- GARP ESPECE DE SALE CANCRELAT PUANT JE VAIS TE TUER !

Elle soupira. Le karma était visiblement contre elle... Vu que Garp était dans les parages et que, forcément, il y avait fallu que sa tante le rencontre.

Quand à Ace, il ne comprenait plus rien. Il avait sauvé cette fille brune des crocs du tigre, et celle-ci avait réagi bizarrement en voyant la photo de sa mère, l'avait obligé à la suivre. Et maintenant quelqu'un était assez fou pour menacer son grand-père. Y'avait un problème. Un gros. Et surtout qu'il lui semblait reconnaître la voix, mais c'était impossible, puisque celle à qui il pensait était morte. Il sentait que la gamine en savait plus qu'il n'y paraissait. Il se dégagea de son emprise et cracha :

- Qu'est-ce que tu veux à Dadan ? Et qui es-tu ?

Il ne posa pas la question qui lui tenait le plus à cœur. était-ce sa mère qu'il avait entendu, bien que cela lui paraissait impossible ? Lamy, quant à elle, eut un sourire malicieux à la question de son cousin.

- Il faudra me suivre si tu veux connaître la vérité !

Elle se mit à courir à travers la forêt avec agilité. Ace jura, et se dépêcha de la suivre, Sabo qui n'y comprenait rien sur ses talons. Le blond lui demanda d'ailleurs s'il la connaissait, et le brun nia. Cette histoire le dépassait. Il arriva bientôt au repaire des bandits, où Dadan était en train de pleurer à chaudes larmes – c'était quoi encore ce bordel ? -, tandis que son grand-père semblait s'engueuler avec quelqu'un qu'il dissimulait.

Lamy assistait à toute la scène blasée, et se demandait quand est-ce que sa tante s'apercevrait de sa présence – et de la présence d'Ace aussi –. Les deux autres enfants la rejoignirent, et le brun exigea des explications. Elle désigna juste la scène du doigt, de l'endroit où ils étaient on voyait avec qui Garp s'engueulait. Et le brun bloqua.

- C'est... c'est impossible... maman... maman est morte...

- Non, je t'assure que tante Kishi n'est pas un revenant. Va la rejoindre, allez !

Mais le brun choqué ne bougeait pas, des larmes au bord des yeux. Il n'osait pas espérer... Il n'avait pas le droit d'espérer... Son tuyau tomba dans l'herbe, mais il ne le ramassa pas.

Lamy prit sa main dans la sienne et le garçon ne se dégagea pas, alors elle le tira jusqu'à sa tante. Le brun se déplaça tel un robot, il n'osait pas y croire.

- Tante Kishi ?

La rousse s'arrêta un instant de hurler sur Garp, et baissa les yeux sur les deux enfants.

Silence.


Se baisser, tout doucement. Avoir du mal à y croire même si elle l'avait espéré tant et tant de fois. Son fils était à nouveau là, avec elle. Il semblait totalement perdu. Poser une main tremblante sur son épaule. Murmurer :

- Ace...

Sentir couler sur ses joues des larmes de bonheur, ne pas les retenir. Ce simple geste semble réveiller l'enfant qui se mit à pleurer aussi.

- Maman, c'est bien toi ?

L'enserrer de ses bras, le bercer contre son sein comme quand il était petit. Balbutier.

- C'est moi mon bébé, mon trésor, je suis là, je suis rentrée, je ne repartirais plus, c'est une promesse mon ange...

Ace inspira. Il reconnut l'odeur un peu sucrée de sa mère. C'était elle, bien elle, elle n'était pas morte. C'était trop. Il lui rendit son étreinte, immensément heureux. Il se répétait ces simples mots en boucle dans sa tête, serrant sa mère le plus fort possible pour être sûr de ne pas rêver, qu'elle ne s'en ira pas, que ce n'était pas une illusion.

Lui caresser les cheveux. Se rendre compte que son bébé avait grandit, un peu. Se relever en le tenant toujours dans ses bras et fusiller Garp du regard, serrer un peu plus fort son fils. Quoiqu'il dise il ne les séparera plus jamais. Ne plus vouloir ressentir ce vide au fond du cœur. Sentir que Lamy agrippait sa jupe, poser une main apaisante sur sa tête brune tout en tenant Ace. Se dire que c'était du sport tout de même...

Garp soupira. Il avait perdu de toute façon, Kishi ne se séparerait jamais plus à nouveau de son fils, même par la force. Alors il abandonna... Mais seulement à moitié.

- Je ne chercherais plus à te séparer d'Ace Kishi, à une seule condition.

Hausser un sourcil, méfiante. Ne pas avoir oublié les coups tordus de ce vieux roublard. Redescendre son trésor sur le sol, le placer derrière elle avec Lamy.


Les deux enfants s'entre-regardèrent, et Ace fixa la brune avec méfiance, et un peu de jalousie. Qui était-elle pour être elle aussi protégée derrière le dos de la rousse ? C'était sa mère, pas la sienne ! Lamy détourna le regard, mal à l'aise sous le regard incendiaire qu'il lui adressait. C'est à ce moment-là que Garp la vit. Et il réagit comme n'importe quel autre Marine quand il comprit.

- Nom de Dieu Kishi, as-tu osé... As-tu osé faire sortir une enfant malade de Flevance ? Bordel tu sais pourtant...

- Je sais pourtant quoi, Garp ? cracha-t-elle avec haine. Que le saturnisme blanc n'est pas contagieux ? Que vous avez laissé mourir tout un pays parce que cela vous arrangeait ? Tu ne m'enlèveras pas ma nièce comme tu ne me prendras pas mon fils.

- Kishi, reviens à la raison.

- Tu veux m'enlever ma famille, Vice-Amiral, et bien soit ! Il faudra me passer sur le corps avant ! gronda la rousse.

Ace ne comprenait pas, mais quand il vit la brune à côté de lui se mettre à pleurer, et sa mère prendre sa défense contre Garp, l'appelant ''sa nièce'', quelque chose s'ouvrit en lui et il la serra contre lui gauchement.

- Lamy, c'est ça ?

La brune hocha la tête, sanglotant convulsivement, le bras devant ses yeux.

- Ne t'en fais pas, maman ne te laissera rien t'arriver.

Elle hocha la tête, tout en essayant de retenir ses sanglots. C'était elle la plus âgée, merde, son cousin ne devrait avoir à la consoler ! Mais c'était toujours la même chose, à chaque fois que quelqu'un apprenait d'où elle était, il pensait qu'elle n'avait plus le droit de vivre, et ça la blessait profondément..

- Ace, prends ta cousine et éloignez-vous d'ici pendant que je discute avec le Vice-Amiral.

Il n'hésita pas une seule seconde avant de prendre Lamy par la main et de s'enfoncer dans la forêt pour retrouver Sabo. Le blond les attendait au mémorial qui ne servirait plus, désormais. Ils s'assirent juste à côté, Ace prenant la petite brune dans ses bras, attendant que l'orage entre sa mère et Garp passe. Son ami se présenta, et Lamy le fit à son tour, même si les deux garçons sentirent qu'elle leur cachait pas mal de choses. Dont la raison qui avait fait croire à Garp la mort de Kishi, puisqu'elle blêmit et évita de répondre quand Sabo lui posa la question, curieux, tandis qu'Ace lui s'en foutait comme de son premier biberon, il avait retrouvé sa maman et rien d'autre ne lui importait. Bon, à part sa cousine qui avait l'air fragile. Ils discutèrent de tout et de rien, évitant soigneusement le sujet de Flevance qu'avait évoqué Garp, et Ace cachant le sujet de ses parents. Il ne faisait pas encore assez confiance à la jeune fille pour lui dire la vérité. Quoiqu'il eut un choc quand il apprit qu'elle avait dix ans, donc qu'elle était leur aînée de deux ans.

- Tu ne les fait pas ! s'exclama-t-il.

La brune baissa la tête, sa maladie l'empêchait de grandir correctement, mais comment leur dire ça, dès qu'ils sauraient pour le saturnisme, ils la haïraient.

Les deux autres enfants n'insistèrent pas en voyant sa réaction, mais Ace se promit de demander à sa mère ce qu'il en était. D'ailleurs Sabo partit avant qu'elle n'arrive, voulant laisser son ami à ses retrouvailles, même s'il avait un pincement au cœur. Lui ne connaissait pas l'amour maternel...

La rousse finit par arriver, les cheveux en pétard, et Lamy devina qu'elle avait dû utiliser son fruit du démon contre Garp. Le Marine avait dû en voir de toutes les couleurs, sans mauvais jeu de mot. Son cousin se précipita dans les bras tendus de sa mère et la serra contre lui. Il avait encore du mal à se faire à l'idée que sa mère ne partirait plus. Bon, par contre, vu l'air fatigué qu'elle arborait, le prix à payer pour ces retrouvailles était cher. Ce fut la petite brune qui posa la question.

- Qu'a-t-il exigé pour que l'on puisse rester ?

- De s'occuper de son autre petit-fils, à Fushia. Et que vous deveniez tous les deux des Marines.

Lamy sourit. Le vieux pouvait toujours rêver... Et à voir la lueur dans les yeux de sa tante, elle n'en pensait pas moins, elle les laisserait choisir leur destin. Puis son sourire s'évanouit en se souvenant de qui était le petit-fils de Garp, et elle jeta un coup d'oeil à Ace. Elle mettrait sa main à couper qu'ils ne s'entendraient pas. Du tout. La cohabitation allait être dure...


Ne vraiment pas savoir pourquoi elle avait accepté. Ne pas pouvoir laisser un enfant seul peut-être. Mais devoir s'avouer que celui-là était un cas. Et se dire que vu le caractère d'Ace la cohabitation allait être difficile... Au moins Garp leur avait laissé une maison à Fushia, pouvoir s'établir comme médecin pour faire vivre les trois enfants.

Mais une fois s'être installés dans la maison Ace avait demandé qui était Lamy. Au moins sa nièce avait eu la gentillesse de s'occuper du petit-fils de Garp le temps qu'elle explique ça à son fils. Soupirer. Ne pas aimer se rappeler de Flevance.

- Quand Garp m'a obligé à partir, je suis allé sur une île de North Blue où habitait ma demi-sœur. Elle a accepté de m'héberger, et c'est là où j'ai fait la connaissance de mes neveux et nièces, Law et Lamy.

Ace savait que la fillette était sa cousine, mais sa mère avait parlé d'un autre garçon. Ou était-il ?

Lire la question dans les yeux de son fils. Y répondre difficilement.

- Une épidémie s'est déclenché. Elle ne touchait que les natifs de l'île, suite à une intoxication héréditaire au plomb blanc. Le Gouvernement a caché la vérité et... et il a rayé Flevance de la carte.

Le brun glissa sa petite main dans celle de sa mère, maigre réconfort.

- Quan les pays voisins ont attaqués, j'ai rassemblé les affaires de Law et Lamy, ma sœur m'avait demandé de les sauver. Je n'étais pas atteinte, alors j'aurais pu m'enfuir et cacher les enfants. J'ai réussi à sauver Lamy mais...

Revoir les cadavres sanglants devant ses yeux. Les cris, la puanteur, la fumée des incendies.

Ace se serra contre elle, et elle reprit.

- Je me suis enfui de Flevance avec Lamy. Même si elle est toujours malade j'ai réussi à stopper l'avancée de la maladie grâce à un fruit du démon.

Expliquer ce que c'était à son fils étonné, lui dire qu'elle en a mangé un aussi. Sortir un médaillon de sa poche et le tendre à son fils.

- Là où je me suis réfugiée, j'ai rencontré quelqu'un qui a connu tes parents. Je lui ai parlé de toi, il se trouve qu'il aurait sûrement été ton parrain si ton père avait vécu.

Voir Ace se rembrunir, il hait toujours son père. Alors lui expliquer sa maladie, qu'il était heureux que sa femme attende un enfant. Ouvrir le médaillon, lui montrer la photo où ses deux parents sourient. Son fils referma l'objet.

- Merci.

Un murmure, un simple murmure qui montrait à quel point il avait été touché par ce présent et l'histoire. Il haïssait toujours son géniteur, mais un peu moins fort.

- Est-ce que... Lamy est au courant ?

Acquiescer.

- Elle... a réagi comment ?

Hausser un sourcil.

- Tu pourrais lui demander. Je t'ai prévenu pour sa maladie, c'est du donnant-donnant, crois-moi elle craint autant ta réaction sur le sujet que toi à propos de ton père.

Son fils se leva, mais elle l'arrêta d'un signe.

- Si jamais ton ami blond a besoin d'un endroit pour dormir, dis-lui que ma porte lui est ouverte.

- Comment tu... ?

- Je l'ai senti partir avec vous deux dans la forêt. Il est le bienvenu ici.

- Merci.

Son fils s'élança au-dehors, et secouer la tête, amusée. Il lui avait vraiment manqué.


Voilà, donc n'hésiter pas à donner votre avis, les reviews sont faites pour ça, et je dis à la prochaine, sachant que la date de publication du chapitre sera le vendredi 27 janvier.

Bonne année 2017 à tous !