Rating: NC-17 / M / 18+

Disclaimer: les personnages de Numb3rs ne m'appartiennent pas et, miracles de la mémoire, je crois me rappeler qu'ils sont aux frères Scott ou un truc comme ça...

Notes de moi: JE SUIS TOUJOURS VIVANTE :) :) :) Youpi, personne ne m'a tuée après mon dernier chapitre !

Je sais, j'ai été très longue sur ce coup... Une semaine sans internet c'est dur, très dur, croyez-moi...

Et pour répondre à une question récurrente, les prochains chapitres sont près et attendent au chaud. Alors ? Comment se finira tout ça ?

Rappel: cette fanfiction est classée M / NC-17 pour présence de violence, mentions d'inceste et lemons softs.

Bonne lecture !


Un démon ? C'est un ange qui a eu des malheurs.

Comte de Rivarol (1753 – 1801)

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Une heure plus tôt:

« Papa ? Papa, qu'est-ce que tu fais là ? »

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Il était presque onze heures.
Colby s'était assoupi dans le salon des Eppes. Sa collègue, incapable de dormir, lisait un livre à côté de lui. La sonnerie du téléphone la fit sursauter. Hésitant à répondre à un appel pour Don, elle décida néanmoins de prendre le message.
« Allô ? Megan Reed à l'appareil.
- Megan ? C'est Alan Eppes. Est-ce que Don est à la maison ?
- Non monsieur Eppes. Il s'est absenté pour la nuit en me confiant les clés.
- Et m...!
La jeune femme écarquilla les yeux en l'entendant jurer à l'autre bout du fil.
- Je ne comprends pas. Son portable est allumé mais il ne répond pas. Ca fait plus d'une demi-heure que j'essaye de le joindre.
- Que se passe-t-il ?
Elle savait pertinemment où devait se trouver son ami. Mais elle savait aussi qu'Alan n'était pas au courant et ne devait pas l'être.
- Ce qui se passe ? Charlie est réveillé, voilà ce qui se passe. Et son frère est introuvable.
- QUOI ?
Megan fit un bond hors de son fauteuil. Son cri réveilla Colby qui se redressa, la main sur le holster.
- Non mais ça va pas ? Qu'est-ce qui te prend de hurler comme ça ?
D'un geste impatient, elle lui fit signe de se taire.
- Quand ça ?
- Il y a presque une heure.
- Oh nom de D... ! Désolée.
- Vous ne savez pas comment le joindre ? Il faut qu'il vienne.
- Comment va Charlie ?
- Plutôt bien, mais il est très déboussolé. L'absence de son frère l'a beaucoup angoissé à son réveil.
- Don ne répondra à aucun coup de fil, Alan, pas ce soir en tout cas. Ne bougez pas de l'hôpital, je vous rejoins.
- Mais...
- Ne bougez pas j'ai dit ! »
Elle raccrocha précipitamment avant d'attraper sa veste et ses clés de voiture.
« Tu peux me dire ce qui se passe ?
- Tu sais où est Don cette nuit.
- Je le suppute, oui.
- Charlie vient de sortir du coma.
Le jeune homme écarquilla les yeux de surprise.
- Oh mon Dieu !
- Ca change tout. Il faut qu'on prévienne Don avant qu'il ne fasse une vraie bêtise.
- Je ne vois pas comment, puisqu'il refuse de répondre.
- Je vais aller chercher Charlie à l'hôpital et l'emmener aux bureaux de Iouchtchenko.
- Ils ne le laisseront jamais sortir aussi tôt.
- C'est ce qu'on verra ! »

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Il était onze heure cinq.
Don entra sans frapper dans le bureau de Iouchtchenko.
Évidemment on l'y attendait ! Ce n'était pas une surprise. Mais le garde du corps se prit une décharge d'électricité en pleine poitrine et s'écroula par terre, convulsif. Don pointa alors le pistolet tazer vers sa cible.
« Bonsoir Anatoly.
- Je ne vous attendais plus.
- J'aime prendre mon temps.
Le mafieux regarda l'arme de défense qu'il tenait avec un sourire moqueur.
- Vous comptez me tuer avec ce pistolet à bouchon ?
- Non, pas du tout.
Don remit le tazer dans son étui de ceinture et extirpa un 10mm du holster caché dans son dos, avant de le braquer vers le tête de l'Ukrainien.
- Je pense que ce calibre sera plus adapté pour faire sauter une tête aussi coriace que la vôtre. »

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Megan courait dans les couloirs de l'hôpital. L'écho de ses talons résonnant sur le sol ne faisait que la pousser à aller plus vite. Elle traversa tout le bâtiment jusqu'au sous-sol sans tenir compte des interpellations et des exclamations du personnel et arriva devant la porte de la chambre, qu'elle ouvrit à la volée.
« Charlie !
Le jeune homme était seul. Assit sur son séant, soutenu par une pile d'oreillers, il ouvrit les yeux à l'écoute de son nom.
- Megan ! Heureux de vous revoir.
- Moi aussi Charlie. Dieu seul sait combien je suis ravie de votre retour.
Son agitation était visible et presque contagieuse. Le mathématicien la regarda avec incompréhension.
- Quelque chose ne va pas ?
Puis, la seconde d'après.
- Megan, est-ce que vous savez où est Don ?
- C'est bien ça le problème.
- Comment ça ?
Il fronça les sourcils et un pli soucieux apparut sur son front.
- Charlie, vous pouvez vous lever ?
- Pourquoi... ?
- Charlie !
- Oui ! Ca fait un moment que mon corps est guéri, je suis au courant. Ca va, je peux marcher.
- Alors venez avec moi.
- Megan !
- Vite ! Je vous expliquerai en route ! »
Vaincu, le jeune homme saisit les vêtements que son père avait apporté des semaines auparavant, au cas où. Il se changea incroyablement vite et suivit la jeune femme qui le soutint jusqu'à la voiture, sa carte du F.B.I. écartant le staff récalcitrant.

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Anatoly regarda la gueule noire du canon avec une certaine... anxiété, qu'il s'appliqua à dissimuler.
« Bon, qu'allez-vous faire maintenant, agent Eppes ? Me tuer ? C'est si simpliste.
- J'aurais pu vous oublier et clore cette histoire, si vous ne m'aviez pas envoyé Strolkov. Ç'a été votre dernière erreur.
- Laissez-moi deviner: ma première erreur a été de ne pas abandonner Vassili à la justice ?
- Oh non. Votre première erreur, ç'a été de vous installer ici.
Iouchtchenko éclata d'un rire sonore.
- Los Angeles n'appartient plus aux anges depuis longtemps, vous devriez le savoir. C'est une ville d'animaux et de chasseurs.
- Je la compare plutôt à Vérone, pourrie jusqu'à la moelle.
Iouchtchenko contourna son bureau et vint s'asseoir devant son adversaire.
- Vous me faites rire avec vos idéaux de justice. Vous êtes un meurtrier, comme moi, et ce n'est pas un concept qui va excuser ça.
- J'ai jamais dit que je voulais être pardonné... »

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A moitié recroquevillé sur son siège, Charlie regarda les rues de Los Angeles défiler sous ses yeux. Megan avait mis sirène et gyrophare, et fonçait à travers la ville à tombeau ouvert. Au bout d'un moment, il tourna la tête et la contempla.
« Qu'est-ce qui se passe Megan ?
Les yeux toujours fixés sur la route, elle répondit par une autre question.
- Est-ce que vous vous souvenez de ce qui s'est passé la nuit où l'on vous a renversé ?
- Oui, pourquoi ?
- En bref ? Le type qui vous a foncé dessus était un tueur de la mafia ukrainienne. Son patron, un type protégé par l'immunité diplomatique, a envoyé une dizaine de faux témoins à l'audience préliminaire et il a été relaxé.
Elle reprit sa respiration avant de continuer:
- Et ça a... un peu énervé Don.
- Oh mon Dieu !
- Quoi ?
Le jeune homme la regarda avec effroi.
- Don... Il n'est pas parti en vacances, n'est-ce pas ? Mon père m'a dit qu'il faisait un break depuis quelques semaines. Il a essayé de le joindre pendant une heure.
Megan dévisagea le jeune homme, lut l'incompréhension sur son visage et posa une main sur son genou.
- Charlie... Don a cru que vous n'alliez jamais sortir du coma. Il est devenu froid, distant, et a fini par complètement s'isoler. On ne sait pas ce qu'il fait, et si je crois savoir où il est ce soir, je peux tout à fait me tromper.
Le mathématicien réfléchit quelques secondes. Son visage s'assombrit peu à peu.
- Combien ?
- Pardon ?
- Il en a mis combien hors-service ?
- Comment savez-vous que... ?
- Si j'avais été à sa place et lui à la mienne, c'est sans doute ce que j'aurais fait. Et pourtant, je suis quelqu'un de placide. Alors Don...
Ses mains se crispèrent sur le volant et elle se mordit les lèvres.
- Il n'en reste qu'un. »

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« Pourquoi ne m'avez-vous pas encore abattu ?
- Ne me cherchez pas, Iouchtchenko.
Le caïd eut un sourire.
- C'est plus difficile, n'est-ce pas ? C'est plus dur d'appuyer sur la gâchette lorsque votre adversaire reste de marbre. Les émotions violentes sont plus propices au meurtre.
- Je crois que vous faites semblant. Il n'y a que guère que les fanatiques qui n'ont pas peur de la mort, et vous n'êtes pas un fanatique. Vous êtes simplement bon acteur.
- Ca, vous ne le saurez jamais. »
A peine Don eut-il saisi le sens de ces paroles qu'il sentit un poids l'entraîner par terre. Le garde du corps qu'il avait mis K.O. était revenu à lui et l'attaquait violemment. Sa blessure se rouvrit à nouveau, lui arrachant un gémissement. Don se défendit dans l'urgence. Il para quelques coups de poings avant de balancer son front en plein sur le nez de la brute qui le surplombait. Il sentit un liquide chaud couler entre ses yeux, et l'homme recula en criant, l'os nasal cassé. La main de Don n'avait pas lâché le lourd pistolet. Se redressant à moitié, il vit son adversaire porter la main à son aisselle. Mais à peine la crosse du canon dépassa-t-elle de sa veste que le jeune homme appuya sur la détente. Trois détonations retentirent. Touché au bas-ventre, l'autre s'écroula resta immobile, plus mort que vivant.
Soudain, un coup l'atteint et il ressentit une douleur violente dans le poignet droit. Iouchtchenko venait de le frapper d'un coup de pied, lui faisant lâcher son arme avant de la saisir et de la balancer derrière lui. Puis il sortit son propre flingue.
« Avez-vous d'autres ressources ?
- En quoi le fait de vous le dire changera quelque chose à la situation ?
- Je vous laisserais peut-être partir ? Je n'ai pas encore décidé.
- Bah voyons. Ayez l'élégance de ne pas me prendre pour un con !
Les lèvres d'Anatoly se tordirent en un rictus mauvais.
- Vous savez ce qui est le plus drôle là-dedans ? C'est que tout comme vous, je ne serai pas poursuivi pour mes crimes. Je peux vous tuer ici si je veux, et demain vos amis du F.B.I. ne pourront rien faire d'autre que regarder leur plaque avec haine sans pouvoir bouger.
- Pour ce que j'en ai à foutre !
Il fixa Iouchtchenko dans les yeux. Face au canon du revolver, face à ce destin qu'il s'était créé au fil de ces semaines, il retrouva au fin fond de son coeur toute la peine et le renoncement que sa haine avait provisoirement étouffé.
- Je veux pouvoir vivre en paix, sans avoir des types de votre genre sur le dos. Franchement, vous auriez pu rester tranquille et porter le deuil, comme tout le monde.
- Contrairement à vous, Anatoly, je suis un fanatique. Je n'ai pas peur de mourir.
- Ce n'est pas ça qui va m'empêcher de vous tuer. »
Les deux hommes s'affrontaient du regard, l'un par bravade, l'autre par orgueil; deux prédateurs dont les territoires n'auraient jamais dû se chevaucher.
Leurs yeux ne se quittèrent plus, et ce jusqu'à la fin.
BRAOUM !
La déflagration fit trembler les vitres.


Est-ce que quelqu'un pourrait s'occuper de Lapetite svp ? Je crois qu'elle fait de l'arythmie !

Bientôt la suite !

Ah, euh... Je sens dans l'air comme une envie collective de meurtre sur ma personne. J'ai coupé trop tôt, c'est ça ? Bah oui, mais ça entretient le suspense... Heu, y'en a qui n'ont pas l'air d'accord.

Arrêtez de me regarder comme ça ou je poste la suite dans un mois ! Na !

file discrètement pendant qu'ils sont tous en train de lire toutes les bêtises qui suivent la fin du chapitre...