Disclaimer: Si KHR m'appartenait, ce serait visible. Déjà, l'apprentissage entre Dino et Hibari aurait été sensiblement différent. Ou plutôt, certaines scènes auraient été ajoutées. Puis on saurait exactement ce qu'il s'est passé pendant que Mukuro le « battait » si vous voyez ce que je veux dire... je n'en doute pas.
Avertissement: Attention. Cette histoire traite de relations homosexuelles entre deux hommes. On parle de slash, de yaoi. Merci de ne pas juger cette histoire selon ce seul critère s'il ne vous convient pas. Enfin, ici ne lisez pas. Je ne pense pas avoir un scénario assez intéressant à côté pour contre-balancer.
Chapitre 10
Hibari ouvrit brusquement les yeux. Sur la table basse, son portable émettait l'hymne de Namimori. Il l'éteignit prestement, ne parvenant pas, ce matin, à en savourer l'écoute. Mal réveillé, il gagna la salle de bain. Avant de la quitter, il s'observa dans le miroir. Son reflet le fusillait du regard, ses yeux brillants de fatigue accentués par les cernes.
Rejoignant sa chambre, il se planta devant la forme endormie et étalée à travers son lit. Les tonfas bien en mains, il fixait le responsable de son manque de sommeil, se demandant s'il aurait toujours l'air aussi paisible après qu'il se soit déchaîné. Sans un mot, il fondit sur sa proie, ses deux pieds plantés dans le lit de chaque côté du torse dénudé. Sa main droite rencontra au lieu de la chair tendre un trident qui repoussa sa première attaque. Se reculant, il fit face à son ennemi qui se redressait à son tour.
Ce dernier relâcha sa garde, bâillant largement, sans esquisser un geste pour masquer sa plus complète nudité. « Je m'attendais à plus de douceur pour un bonjour. »
Déconcerté et gardant son regard au niveau du visage de son fiancé, Hibari lui demanda, « Qu'est-ce qui t'a réveillé ? »
« Ton portable. Je dois m'attendre à ce que tous nos matins commencent ainsi ? », répondit Mukuro en s'étirant.
« Juste si tu survis à cette journée. »
Désignant l'armoire située derrière le gardien du Nuage, Mukuro demanda, « Tu me laisses m'habiller ? »
« Tu ne passes plus dans le salon pendant que j'y dors. »
Dans un éclat de rire, le gardien de la Brume dit, « Tu seras le plus gêné de nous deux si je reste dans cette tenue. »
Hibari s'apprêtait à quitter la pièce quand il reprit la parole. « Les allers-retours dans la nuit, c'était pour quoi ? »
Souriant, Mukuro pencha la tête sur le côté. « J'ai entendu dire que tu avais le sommeil léger. Je ne savais pas que c'était à ce point. »
Hibari était à nouveau seul dans ses appartements. Son petit-déjeuner, japonais, lui avait été apporté plus tôt et il le savourait en continuant les plans de sa base. A la fin de la semaine, Kusakabe enverrait un message réclamant la présence du gardien au Japon pour résoudre divers problèmes qu'il avait laissé en suspens avant de partir. Alors il pourrait retourner à sa routine habituelle. Il tiqua en entendant trois coups frappé à sa porte.
« Hibari ? C'est Tsuna. Il faudrait qu'on discute. », commença le Dixième Vongola à travers la cloison.
Le dit Hibari se leva et entrouvrit la porte. « Je déjeune. »
« Tu me rejoindras plus tard au bureau dans ce cas ? C'est à propos de ton rapport. »
« Parle. »
« Je-je préfèrerai qu'on en discute dans mon bureau. C'est pour le travail après tout. On ne va pas commencer à en discuter partout comme ça, non ? Ah ah ah... », dit Tsuna avant de quitter les lieux, essuyant du revers de la main la sueur qui coulait de son front.
Le gardien du Ciel regardait l'homme qui lui faisait face. Le dos bien droit, les jambes croisées, Hibari ne quittait aucun de ses gestes des yeux. Il avait rapidement gagné le bureau du chef de la Famille. Tsuna avait osé espéré qu'il se sentirait plus à l'aise sur son propre terrain. Mais ce qu'il s'apprêtait à dire n'aurait jamais pu passer, quelles que soient les circonstances.
« Tu sais, le dossier que tu m'as passé sur tes poursuivants... », il s'interrompit pour déglutir et reprit d'une traite. « On va avoir un problème avec cette mission. »
Les yeux fermés, il attendait une réaction. Il avait déjà retiré tous les objets susceptibles de causer sa mort de la pièce, du premier coupe-papier au dernier paquet de mouchoir. Pas rassuré, il ouvrit un œil, puis le second en constatant qu'Hibari n'avait pas bougé. Laissant son regard contrôler la scène, il réalisa que rien n'avait changé. Et sa fenêtre était toujours intacte.
« Ta suspension n'a pas encore pris fin et nous n'avons toujours pas discuté des modalités pour que tu réintègres le système. Ton retour implique beaucoup de choses, revoir la distribution des missions, modifier les secteurs d'application, réfléchir à l'aménagement de la base, puis il y a toutes ces raisons pour lesquelles tu as été suspendu. », déclara le Boss avant de reprendre sa respiration. « Et puis tu viens juste de te fiancer, c'est une mission très périlleuse. Pas que je préfèrerai envoyer quelqu'un d'autre à la mort que toi. Pas non plus que je souhaite ta mort! Non, ce que je veux dire c'est que dans les circonstances actuelles il me semble évident que tu puisses bénéficier tout comme Mukuro d'un statut particulier puisque vos retrouvailles sont récentes et que vous venez juste de célébrer vos- la famille Muerdere n'appartient pas à un de ces petits réseaux. Elle est l'une de nos principales rivales dans les domaines qu'elle occupe à travers l'Europe. », tapant des mains sur le bureau les séparant, Tsuna regroupa tout le courage qu'il parvenait à trouver au plus profond de son être et dit, « Hibari, je préfèrerai que tu ne sois pas sur ce coup. »
Enfin, le gardien du Nuage descella ses lèvres. « Et s'ils m'attaquent ? »
« Tu dois te défendre bien sûr! Je ne tiens pas à vous voir mourir. », souffla Tsuna, repensant à toutes ces fois où ses hommes avaient frôlé la mort.
« Lambo aimerait bien savoir pourquoi il est ici... », dit le garçon en étudiant la salle du conseil où il n'avait encore jamais pu pénétrer. La pièce était si bien gardée que malgré toutes leurs tentatives à I-Pin et lui, les portes leur étaient restées closes.
« Tu es un gardien. », lui répondit sombrement Tsuna. Prenant une profonde inspiration, il releva la tête et regarda tous les hommes assis à la table, un à un. « Alors, vous vous posez certainement tous la même question que Lambo. », dit-il avant de murmurer pour lui-même, « et moi aussi. ». Reprenant un ton normal, il poursuivit, « En fait, je vais laisser le loisir à Hibari de vous l'expliquer. »
Sans se lever ou marquer un geste à l'encontre du chef de la famille, le gardien du Nuage prit la parole. « J'ai été surveillé. La famille Muerdere. Il faut enquêter. »
« Hum... donc voilà. »
Après avoir reçu l'accord de Tsuna, Gokudera se leva et s'adressa au jeune homme. « Dixième, excusez-moi mais je ne vois pas quel est le problème. »
« Tu n'as pas compris Gokudera ? Tu es actuellement le seul disponible pour t'en occuper. Mukuro est encore en rétablissement, Hibari suspendu, les Varia en Norvège aux dernières nouvelles- »
« Je peux m'en occuper seul! », s'écria le gardien de la Tempête.
Reborn, qui était un peu en retrait, lui répondit. « Et laisser Tsuna seul ? S'ils surveillent, c'est qu'ils comptent attaquer. Et ils nous suivent depuis un bon moment. Ils attendent peut-être une action irréfléchie de notre part. Si on t'envoie seul là-bas, il y a fort à parier qu'ils aient de quoi t'accueillir. Ou pire, tu pourrais partir en mission pendant qu'ils viennent frapper le manoir. Vous êtes tous très forts Gokudera. Mais il faudrait envoyer deux gardiens et assurer la sécurité de Tsuna. Et là, rien de tout ça n'est possible. »
« Et rappeler les autres gardiens ? »
L'Arcobaleno poursuivit son explication, son regard masqué par l'ombre de son chapeau. « Il s'agit de la famille Muerdere. Le transport ne passerait pas inaperçu. Et si nous changeons nos habitudes, ils le sauront. »
Pendant le silence qui s'en suivit, Mukuro en profita pour jeter un œil sur Hibari. Le gardien souriait.
Souriant, le gardien de la Brume bloqua la montée de l'ascenseur.
« Quelle imagination débordante tu as pour un magicien. », dit Hibari en croisant les bras sur son torse, veillant cette fois à ne pas se retrouver bloqué contre la paroi.
L'illusionniste n'amorça pas de geste pour le rejoindre cette fois. « C'est juste une petite question que je me pose. » Marquant une pause, il se recula jusqu'à s'adosser aux côtés du pavé numérique. « Les distributions de missions se passent toutes comme ça ? »
« Normalement, je travaille au Japon. », gronda le garçon.
Haussant un sourcil, Mukuro demanda, « Dis-moi Hibari, qui dirige vraiment la famille Vongola ? ».
« C'est une question idiote venant d'un idiot incapable. Est-ce que j'ai l'air d'être au Japon ? ». Sur cette phrase pleine d'ironie, Hibari vint débloquer le bouton qui immobilisait l'ascenseur. Se reculant prestement, il évita le bras de Mukuro qui s'apprêtait à l'enlacer. Les doigts se contentèrent de le frôler.
« Tu es tellement amusant. Tu penses pouvoir m'éviter encore longtemps comme ça ? »
Regardant les chiffres défiler, marquant l'ouverture prochaine des portes, Hibari dit, « Ça ne sera pas nécessaire. Je te tuerai. »
« Tu ne rejoins pas tes appartements ? », demanda Mukuro en constatant qu'ils étaient au rez-de-chaussée.
« J'ai quelques courses à faire. », entendit-il avant que les portes ne se referment sur lui.
Bien que surpris, le gardien de la Brume n'y prêta pas plus attention. Jusqu'à ce que bien plus tard dans la soirée, en regagnant leurs appartements, il ne constate la présence de deux tonfas posés en évidence sur la table basse. Beaucoup plus tard.
Souriant, Hibari observa les hommes qui l'encerclaient. Ils étaient nombreux et une grande partie restait dissimulée aux alentours. Ils l'avaient accompagné à travers plusieurs magasins. Il avait tenté de les semer, essayant de voir quelles étaient leurs capacités. Le niveau des hommes de mains était toujours un bon point de départ pour imaginer ce que donnaient leurs supérieurs. Ce n'était pas aussi déplorable que ce qu'il imaginait. Peut-être que pour une fois Tsuna n'avait pas trop exagéré la situation.
Il souriait toujours quand le canon d'un pistolet vint se coller à son dos. Le contact froid du métal ne le dérangeait pas. Il ne fit pas un geste, se laissant emmener par les hommes à l'abri des regards. Ils pénétrèrent dans une église, se mêlant à la foule de touristes omniprésente. Sur le pas de la porte, un panneau indiquant la présence de travaux le fit sourciller. Tant de tentation et lui qui ne savait jamais y résister...
Ils dépassèrent la chapelle principale, gagnant par une de ces petites portes dérobées une chapelle adjacente. Les bancs,bien rangés, se situaient derrière de lourdes teintures en velours rouge repliées. Au bout de la petite allée, un homme était adossé à l'autel. Un chapeau de cowboy masquait son regard et ses bras et jambes étaient sertis de holster. Il ne lui manquait plus que le trench-coat et l'harmonica. La porte se referma derrière lui dans un grincement qui se répercuta plusieurs secondes dans le lieu, troublant la paix religieuse instaurée.
« C'est ça le gardien le plus fort des Vongola ? », demanda l'homme en le montrant du doigt avec un fort accent américain.
Au son de la voix, la poigne sur le pistolet qui le maintenait en joue trembla. Hibari en saisit le canon, retournant le bras de la personne qui jusqu'alors le retenait derrière son dos. L'homme maintenu devant lui, il l'utilisa comme protection et se jeta avec lui derrière un des bancs de l'église. Il donna un coup de pied dans celui-ci, le renversant sur les utilisateurs d'armes à courte portée qui se ruaient déjà sur lui. Enjambant rapidement le deuxième, il repoussa son bouclier humain qui, désorienté,trébucha sur plusieurs pas en bouchant ainsi la vue aux tireurs. Alors que d'autres hommes réceptionnaient leur partenaire, Hibari lui tira dans la tête, aveuglant pour un moment ses agresseurs. Saisissant plusieurs cierges à ses côtés, il les jeta sur les deux rideaux et libéra celui qui était à portée de main violemment, refermant la scène. Le feu prenait vite.
Il écarquilla les yeux en sentant à nouveau le froid contact du métal dans son dos. Après avoir lâché l'arme qu'il avait empruntée, il se retourna calmement.
La voix qui s'éleva alors était bien plus sombre que celle qu'il avait pu entendre. Deux canons s'enfonçaient juste sous ses côtes flottantes, bloquant partiellement sa respiration. « Je te conseille d'y aller doucement gamin. C'est un de mes hommes que tu viens de tuer. »
Sans faire de geste brusque, Hibari leva son bras en direction de l'homme. Il fronça les sourcils en constatant à quelle hauteur se situait son visage. Tendant la main, il fouetta le chapeau qui s'envola et tomba à leurs pieds.
« Nous sommes dans un lieu de culte. Porter un chapeau ici va à l'encontre du règlement. Et je déteste les personnes qui ne suivent pas le règlement. »
Il partit dans un éclat de rire. « Tu t'agites beaucoup pour un gamin ayant oublié de sortir armé. ». A ce moment, les rideaux furent écartés et ils se trouvèrent encerclés. « Tu préfères que je te brise la main ou le pied ? », demanda-t-il en souriant, un de ses pistolets pointant chaque membre. Face au regard interrogateur que lui adressait le japonais, il reprit en élevant la voix, « Tu as quand même tué un de mes hommes. Au moins. Et je n'aime pas ça. Alors, la main ou le pied ? ».
Hibari darda son regard noir sur lui. A la base, tout ce cirque servait à rendre son enlèvement crédible. Il tendit sa main droite, paume ouverte vers son ennemi. Il la serra fortement, laissant s'échapper un long sifflement alors que la balle se logeait dans son pied.
« Je n'étais pas un très bon élève. J'ai toujours aimé briser les règles. Alors, tu marches ou on te porte ? »
« Je marche si tu effaces tes illusions. »
L'américain les fit disparaître d'un claquement de doigt et demanda, souriant, « Oh, tu le sais depuis quand ? »
Levant les yeux au ciel, Hibari souleva la dalle qui lui était indiquée. Il la posa sur une de ses consœurs adjacentes dans un bruit sourd, dévoilant un escalier sous-terrain. « Impertinent, prétentieux, avec un sens ridicule de la mise en scène. », dit-il en laissant passer son kidnappeur. Il referma derrière eux, se mordant la lèvre pour se retenir de provoquer son adversaire qui lui marchait sur le pied blessé, l'air de rien. « Et surtout sadique. »
« Tu sembles connaître un de mes confrères que j'aimerai beaucoup rencontrer. »
Après avoir été jeté dans la cellule, Hibari se redressa pour l'observer sommairement. Une caméra lui faisait de l'œil. Rassemblant ses forces, il se hissa sur ses deux pieds et se laissa couler le long du mur face à la porte. Son bras blessé contre lui, il replia sa jambe gauche, sensiblement intacte. Posant sa tête sur son genou il inspira profondément et lâcha un soupir de contentement. Enfin, il allait pouvoir dormir.
Le gardien du Nuage se réveilla bien plus tard, dérouté. Il mit un petit moment à se rappeler où il se trouvait et pour quelle raison. Tendant l'oreille, il chercha à comprendre ce qui avait pu le tirer du sommeil. Les gémissements de son voisin de cellule ne s'étaient pas tus, les gardes semblaient toujours jouer à la belote. Il se tendit, attentif. C'est ce qui lui permit d'éviter le corps qui se jetait sur lui.
« Oh non... », dit-il quand il fut à nouveau capable de prononcer quelque chose, la douleur refluant dans son corps.
« Bonsoir Kyoya! Je suis venu pour te sauver! », déclara Mukuro en s'approchant à quatre pattes, posant l'air de rien sa main sur la plaie ouverte du pied de son fiancé.
Tirant sa jambe à lui, le japonais était haletant. Il cracha cependant à son invité, « Je rêve ? ».
« Serais-tu en train de m'avouer que tu rêves souvent de moi ? Pas que ce ne soit pas mon cas. Tu voudrais que je te racon- »
Hibari lui coupa la parole. « Je sors quand ? »
Le gardien de la Brume partit dans un éclat de rire. Il se redressa et tendit ses mains au gardien du Nuage. « Je sais que tu peux te lever seul. Mais je te conseille de me tenir. Par extension, je peux affirmer sans mentir que Tsuna apprécierait que tu le fasses. ». Saisissant les doigts qui se levaient lentement vers lui, Mukuro affirma sa prise sur le corps blessé contre lui. « Tu sors maintenant. », lui chuchota-t-il avant de disparaître, laissant entre les mains closes d'Hibari deux tonfas.
Resté seul dans la pièce, il admirait les armes. C'étaient les siennes, aucun doute n'était possible. Il les reconnaissait. Il avait pourtant appris à voir à travers les illusions. Interloqué, il resta ainsi immobile jusqu'à ce qu'un rire qu'il connaissait bien retentisse. De l'extérieur.
Le garde resté seul dans le couloir le regardait en souriant, agitant les clés qui l'avaient enfermé. « J'ouvre ou tu ouvres ? », demanda-t-il avant de s'éloigner, évitant les copeaux de bois projetés par la destruction de la porte. « Très fin, très intelligent. Ils sont tous là et nous sommes deux. », reprit l'illusionniste, soupirant en entendant des bruits de course en provenance des escaliers. Ils arrivaient.
« Tu peux rentrer. Je m'en occupe seul. »
« Alors, ça, je ne crois pas. », dit Mukuro avant de planter la queue de son trident dans la plaie d'Hibari et, profitant de sa faiblesse, lui saisir le bras et l'entraîner avec lui, dans la direction opposée à celle d'où provenait le bruit.
Le gardien de la Brume avait eu le temps de voir les plans et connaissait les habitudes des soldats pour s'être mêlé à eux les deux jours précédents. Cette stratégie n'aurait pas dû suffire contre une équipe entraînée. Mais il semblerait qu'une étrange épidémie ait touchée les hauts-gradés. Ils mourraient à une vitesse affolante. Rentrant dans la seconde pièce inhabitée qu'ils croisèrent, Mukuro ouvrit impatiemment la porte du placard et jeta son compagnon dedans, entrant à son tour.
« C'est d'un cliché... », dit Hibari avant de se reculer pour libérer de l'espace entre eux. Tout deux s'immobilisèrent alors, guettant les mouvements des groupes. Accusateur, Hibari fusilla Mukuro du regard. « Pourquoi ils partent ? Pourquoi ils ne viennent pas fouiller les pièces ? », demanda-t-il.
Mimant la plus complète innocence, l'illusionniste parla avant de se remordre nerveusement la lèvre inférieure. « Peut-être qu'ils nous voient et... qu'ils nous suivent ? »
S'appuyant avec son tonfa sur la poitrine de l'autre, Hibari bondit hors de l'armoire pour partir à la suite des gardes qui couraient après la brume.
Haletant, le japonais admira l'amas de corps étendu à ses pieds. Il se sentait assez fier de lui. Il aurait préféré recroiser directement l'illusionniste adverse pour compléter sa vengeance. Maintenant, il devait refaire le chemin en sens inverse. Et s'il ne lâchait pas prise, c'était uniquement pour cette raison. Son corps était épuisé. Trébuchant, il fit demi-tour, s'apprêtant à réemprunter les tunnels qu'ils venaient de parcourir.
« C'était un très beau... massacre. », dit Mukuro, adossé contre un mur.
« Il en reste encore un. », siffla Hibari.
Un coup violemment porté à sa nuque et il tombait dans les bras de son fiancé. Sa vision s'obscurcissait, apparaissant par flash. Il tenta de lutter contre l'inconscience et de maudire l'illusionniste avant que finalement son corps n'ait raison de lui et qu'il s'endorme.
« Tellement amusant... », commenta Mukuro en prenant le garçon sur son épaule.
Note de fin de l'auteur: … je crois que je me suis laissée emportée par la musique en écrivant. Normalement, Hibari devait se faire un peu bousculer, rien de plus. J'ai peut-être un peu dérivé.
Vous vous demandez sûrement pourquoi mes gardes jouent à la belote. Tout d'abord, j'aime ce jeu (et les rumeurs disant que je suis âgée de cinquante ans vont pouvoir repartir de plus belle). Ensuite, je ne connais rien au poker. Et enfin, cette histoire est un jeu, amusant. Pourquoi les gardes devraient toujours jouer au poker ? Qui a décrété cela ? Qui ? Avouez! Je voudrai remercier les personnes qui passent lire cette histoire et celles qui me mettent dans leur favoris. Par ailleurs, je tiens à m'excuser du harcèlement que j'effectue chez ces dernières. Merci également à ma sauveuse, Tyu-chan, bêta-lectrice de combat! Et enfin, et surtout, merci à vous chers revieweurs. Et revenez!
Merci beaucoup Lyzianor pour ton message. C'est à mon tour de m'excuser pour mon absence (deux semaines, deux mois, ce n'est pas si différent finalement). Quelle chance tu as d'avoir vu Rome! J'aimerai tant y retourner... mes voyages passés là-bas m'aident à écrire certains passages de cette histoire. J'espère que Sephy ne t'a pas donné trop de difficultés dans le jeu. En espérant avoir de tes nouvelles, bises~
Pour cela voici maintenant, pour vous et juste pour vous, la Bande-Annonce!
Avec de l'exhibitionnisme! « Tu me laisse m'habiller ? »
Des jeux de mots pourris! « … la famille Muerdere n'appartient pas à un de ces petits réseaux. »
Des ascenseurs! "Les doigts se contentèrent de le frôler."
Du sadisme! "Il la serra fortement, laissant s'échapper un long sifflement alors que la balle se logeait dans son pied."
Et enfin... et surtout... du sexe! "… Mukuro ouvrit impatiemment la porte du placard et jeta son compagnon dedans, entrant à son tour. « C'est d'un cliché... », dit Hibari"
En raison de l'ajout d'un chapitre, la bande-annonce de ce chapitre est celle du chapitre lui-même et la bande-annonce du chapitre précédent celle du chapitre suivant. Mais ne vous inquiétez pas celle du chapitre suivant devrait être celle du chapitre suivant sans influencer celui de maintenant ou d'avant.
