Merci à LegolasKili et Little-road pour leurs reviews. Et merci à Little-road d'avoir mis ma fic en favoris.
Ce sera le seul chapitre pour le mois de décembre car avec les fêtes et le boulot, je suis très occupée. Le prochain sera donc publié début janvier 2014.
Bonne lecture et bonnes fêtes à tous !
L'OUBLIÉE
Sur la Colline de Cerin Amroth
Disclaimer : Voir chapitre un !
Note de l'auteur : Ok, le dernier chapitre en Lothlorien ! J'espère que c'est un bon chapitre ! J'espère que vous l'aimerez tous ! Iiiiik ! Je m'inquiète tant pour ce chapitre ! Reviewez-moi, s'il vous plaît ! C'est la première fois que j'essaie un truc comme ça… LISEZ ET REVIEW S'IL VOUS PLAÎT !
S'IL VOUS PLAÎT, NE ME HAÏSSEZ PAS À CAUSE DE CE CHAPITRE !
À l'est, une fine bande d'or pâle tournant au rose était visible au-dessus des arbres. À l'est, une lune blanche s'élevait. Le ciel était bleu sombre. Les fleurs semblaient rougeoyer dans l'herbe…
Ils grimpèrent au sommet de la colline et se tinrent devant la première ligne d'arbres. Ils admirèrent l'endroit pendant quelque temps en silence. Ils ne voulaient pas parler, ils n'en avaient pas besoin. La lune presque pleine nimbait le Naith de la Lorien d'une lumière argentée. Tout semblait plus doux. Une douce brise régnait autour d'eux.
Lothril embrassa le paysage du regard. Les yeux de Legolas étaient posés sur elle. Le petit sourire heureux qu'elle affichait le fit sourire à son tour. Lothril leva les yeux vers le ciel et regarda la première étoile apparaître. Son sourire s'élargit lorsqu'elle se tourna vers lui pour le regarder. Legolas regarda ses beaux yeux noisette. Ils scintillaient. Ses longs cheveux châtains flottaient, entraînés par la brise et enveloppant son visage aux traits elfiques. Elle regarda les yeux du prince, ils étaient d'un bleu étincelant.
Soudain, la brise se leva et fit tomber des mèches sur son visage.
« Puis-je ? » demanda Legolas. Elle hocha la tête. Il tendit lentement le bras et écarta les mèches de son visage. Sa main s'y attarda. Ils restèrent silencieux un moment. Le cœur de Lothril battait un peu plus rapidement. L'anticipation…
« Lothril », dit Legolas en prenant ses mains.
« Oui ? » sourit-elle.
Elle pouvait sentir ses mains trembler légèrement. Il était nerveux. Elle ressentait vraiment ce sentiment chez lui. Il semblait exceptionnellement chaleureux. Non, pas seulement la chaleur de son corps, il y avait quelque chose d'autre… Elle attendit patiemment qu'il continue.
« Êtes-vous certaine de revenir en Terre du Milieu ? » demanda Legolas. L'ombre du souci planait sur son visage.
Elle prit son temps pour répondre. Cela ne ressemblait pas au prince elfe. « Je suis presque certaine de revenir. Pourquoi aurais-je envie de rester là-bas ? »
« Pourquoi avez-vous dit presque ? » demanda-t-il. Dans ses yeux demeurait une trace d'inquiétude.
« Parce que j'ignore quel sera mon avenir. Je veux rester ici pour toujours et ne jamais repartir, mais qui sait ce qui arrivera dans les temps à venir », répondit-elle.
« Mais vous voulez rester ici. N'est-ce pas ? » demanda Legolas. Ses yeux la suppliaient.
« Oui. Bien que je me demande où je vivrai qua… »
Il l'interrompit. « Désireriez-vous vivre avec moi ? »
« Oui, j'aimerais vivre à Mirkwood », répondit-elle.
« Non, je ne veux dire à mes côtés. Qu'importe où je serai », dit-il.
Elle sourit. « Que dites-vous, Legolas ? » dit-elle en rougissant légèrement. Il aimait la faire rougir…
Il prit une profonde inspiration. « Lothril, je vous aime. Je vous ai aimée longtemps, mais l'ai seulement su lorsque nous nous sommes assis dans l'herbe à cet endroit. Quand j'ai cru que vous étiez morte, j'ai failli mourir de chagrin, car je vous aimais et ne l'avais pas encore réalisé. Vous m'avez montré le chagrin de la mort et le bonheur de vivre. Je ne peux plus m'imaginer affrontant les âges de ce monde seul. Je t'aime, Lothril. Je veux être avec toi pour toujours », avoua-t-il.
Un sourire de pure joie envahit son visage comme elle répondit : « Je t'aime aussi, Legolas ! Je le savais depuis longtemps, mais je ne m'y autorisais pas, car j'avais peur que ce ne soit pas réciproque. J'ai pensé que c'était peut-être une fantaisie digne d'une fille futile. Je sais maintenant que c'est différent. Et oui, je vivrai avec toi, qu'importe où tu seras. »
Legolas sourit. Elle lui avait montré le sens de la vie et de la mort. En retour, il lui montrait ce qu'était l'amour. Leurs deux coeurs se mirent à battre plus rapidement. Lentement, ils se rapprochèrent. Les mains de Legolas glissèrent le long de ses bras. Le cœur de Lothril cessa de battre. Lentement, comme dans un rêve, il l'enlaça, leurs visages se rapprochèrent jusqu'à ce que leurs lèvres se rencontrent pour un baiser des plus doux et des plus purs qui n'avait encore jamais existé en Terre du Milieu.
Elle posa la tête sur son épaule. Quelle joie de sentir ses bras autour d'elle une nouvelle fois. Il sourit et caressa ses cheveux. Elle sourit et poussa un soupir de contentement.
Tournant son visage vers Legolas, elle chuchota : « C'était mon premier baiser. »
« Vraiment ? » demanda-t-il. Elle hocha de la tête en signe que oui. « Alors, je suis heureux d'être le premier à te l'avoir donné. »
« Legolas », dit-elle en souriant. « Quand deux elfes s'embrassent, ressentent-ils chacun ce que l'autre ressent ? » demanda-t-elle.
« Eh bien, oui », répondit-il. Il semblait légèrement perplexe face à sa question.
« Non, je veux dire, euh, laisse-moi t'expliquer. J'ai senti ce que tu ressentais. J'ai senti les sentiments que tu éprouvais. Dans un seul sens. J'ai tout ressenti comme tu le ressentais, et ce en même temps que mes propres sentiments. Chacune de tes pensées, tous tes désirs, je les percevais. Comme si j'étais dans ton esprit, une zone fort intime ou presque. Est-ce la même chose pour toi ? »
« Non. Ce doit être ton côté Maia. J'espère que tu as ressenti la même chose que moi », dit-il avec un sourire.
« J'aimerais en être capable. Je pourrais essayer », dit-elle en souriant également.
Elle se mit sur la pointe des pieds et attira sa tête vers elle puis l'embrassa. Ce baiser intoxiquait Legolas. Presque trop doux, trop beau, trop fort pour lui. Elle mit tout ce qu'elle avait, tout ce qu'elle était, tout ce qu'elle aimait et plus encore dans ce baiser. Son contact l'attirait, son cœur et son esprit étaient attirés par elle. Il n'était pas sûr de pouvoir le supporter, et à nouveau, il ne fut guère sûr de pouvoir s'arrêter.
Elle le libéra de son baiser, leurs deux souffles irréguliers.
« Est-ce que j'ai réussi ? » dit-elle dans un murmure.
« Je pense. Sinon, je serai heureux de toute façon », souffla-t-il en retour. Il avait un petit sourire et une lumière brillait dans ses yeux.
« Je suis heureuse », dit-elle en souriant. Ses yeux brillaient.
Ils s'assirent. Legolas contre un arbre, Lothril sur ses genoux. Elle reposa sa tête sur son épaule encore une fois. Il passa un bras autour d'elle et se servit de son autre main pour caresser et entortiller ses cheveux. Elle aimait quand il jouait avec ses cheveux.
Toute la nuit, ils parlèrent tranquillement, rirent doucement (de temps en temps), s'embrassèrent et apprécièrent la compagnie de l'autre. Aucun des deux ne s'était jamais senti aussi heureux et paisible dans la vie, auparavant. Il était minuit passé quand Lothril demanda à Legolas de chanter. Il chanta des chansons douces, emplies d'amour et de vie. Comme il chantait, elle embrassa sa joue, caressa son visage et sourit de contentement.
Elle eut un long soupir satisfait. « J'aime ta voix, Legolas. » Elle fit une pause. « Legolas, te rappelles-tu ce rêve que j'avais fait avant que nous arrivions à Fondcombe ? » Il hocha la tête. « Tu te souviens que j'ai dit quelque chose à te dire sur une colline verdoyante et que je ne savais pas ce que c'était, à ce moment-là ? » Il hocha la tête de nouveau. « Eh bien, c'est la colline verdoyante et ce que je voulais dire, c'est que je t'aime. »
Il sourit et déposa un baiser au sommet de sa tête. « Est-ce que je suis toujours plus confortable qu'un arbre ? » demanda-t-il sur le ton de la plaisanterie.
Elle sourit. « Oui, beaucoup plus confortable. »
Elle soupira de bonheur. Ils étaient ailleurs, dans un monde qui n'était qu'à eux, sans aucun défaut. La nuit s'éloigna et le soleil se leva lentement.
Avant l'aube, Lothril s'assoupit. Elle fut réveillée le matin suivant par une douce voix qui prononçait son nom et une main chaude caressant son visage. Elle cligna des yeux et se souvint de ces baisers. Elle espérait que tout ceci, tout comme la nuit précédente, n'était pas un simple rêve. Soudain, un baiser fut posé sur ses lèvres. Non, c'était réel. Elle eut un grand sourire.
« Comment as-tu dormi, mel nin ? » sourit Legolas.
« Très bien, merci ! » dit-elle avec un soupir heureux.
Ils regardèrent ensemble le soleil se lever. Finalement, ils se levèrent et se mirent en route.
Ce fut pendant cette promenade que Lothril apprit une tradition des elfes à respecter chaque fois que cela était possible. Quand deux elfes admettaient leurs sentiments, ils passaient une journée ensemble et sans quiconque auprès d'eux. Le but consistait à être honnête l'un envers l'autre sans se soucier d'être entendu ou interrompu. C'était le moment de révéler tous les secrets.
Lothril afficha un air étrange sur son visage. Elle n'était pas sûre de croire Legolas ou non. Il la regarda et devina ce qu'elle pensait.
« Pourquoi te mentirais-je ? Je t'aime trop pour te mentir », dit Legolas. Il semblait légèrement blessé par sa méfiance.
« Je suis désolée. Je sais que tu ne me mentirais jamais. C'est juste que, chez moi, si deux personnes font cela, des rumeurs voleraient quant à tout ce qu'elles feraient », dit-elle en secouant légèrement la tête.
« Tu es pardonnée », sourit-il en lui faisant doucement lever la tête.
« Tu es sûre que personne ne nous dérangera » ? demanda-t-elle, avec l'air légèrement sceptique.
« Tout à fait sûr. Pourquoi ? » demanda-t-il.
« Eh bien, si je dois te dire tout ce que j'ai sur le cœur, je veux être sûre que personne d'autre ne m'entendra », rougit-elle. « Tu ne diras rien à personne ? » le supplia-t-elle du regard.
« Je te promets que je ne dirai rien à personne », promit-il.
Elle sourit et commença à lui ouvrir son cœur. Pendant des heures, elle lui raconta tout. Elle lui confia des secrets quelle était la seule à connaître. Certains sérieux, d'autres idiots. Il s'en moquait. Plusieurs fois, elle rougit et marmonna des choses que Legolas dut doucement lui demander de répéter. Elle le fit, elle ne pouvait résister longtemps à ses requêtes. Ses soucis, ses craintes secrètes, tout fut dit. Quand elle eut fin,i elle se sentit si soulagée qu'elle émit un long soupir et s'allongea sur l'herbe.
« J'espère que tu ne penses pas que je suis étrange, maintenant », sourit-elle. « Merci d'être si patient et de m'écouter, moi et tous mes délires. »
« Non, je ne pense que tu sois étrange et ce ne sont pas des ''délires'' », dit-il. « Je n'aurais jamais deviné que tu pouvais ressentir une telle colère », dit-il en s'asseyant à côté d'elle.
Elle eut un petit rire. « Tu n'avais rien remarqué ? Il y a certaines émotions que je n'admettrai jamais ressentir par moi-même. Jamais. »
« Je l'ai remarqué. Je pense que ce serait bien que tu te confies plus souvent », proposa-t-il.
« Peut-être, oui. Maintenant que tu es là, je pourrai m'ouvrir un peu plus aux autres », sourit-elle. « Dites-moi maintenant, Prince Legolas, quels grands secrets cachez-vous ? »
Il sourit. Prince Legolas. Elle avait beau être elfe et Maia, son comportement original n'avait pas disparu !
« Hmm, des secrets. Oui, j'e, ai quelques-uns », dit-il, avant de commencer à lui ouvrir son cœur. Il avait beaucoup plus d'années qu'elle, donc il fut plus long que Lothril. Il faisait de nouveau nuit quand il eut fini. À ce moment-là, il était couché à côté d'elle sur l'herbe. Ils regardèrent ensemble les étoiles apparaître.
Le matin suivant, les amoureux Legolas et Lothril prirent le chemin du retour.
« Penses-tu que nous devrions en parler aux autres ? » demanda Lothril.
« Veux-tu qu'ils nous narguent à ce sujet ? » demanda Legolas en retour.
« Tu voudrais qu'ils nous supplient jusqu'à ce qu'on avoue ? » demanda-t-elle à son tour.
« Non, vraiment. J'ai cru que j'allais étrangler Gimli quand il m'a posé des questions à ton sujet », rit Legolas.
« Devrions-nous l'annoncer de façon officielle ou subtile ? »
Legolas laissa un sourire malveillant se former sur son visage. « Officiellement subtil. Je pense que nous devrions y retourner et nous embrasser directement devant eux et ne pas dire un mot, puis nous éloigner tout simplement ."
« Tu es sérieux ? » dit-elle en riant.
« Oui », répondit-il.
Ses yeux s'agrandirent en même temps que son sourire lorsqu'elle dit : « Je vais le faire ! »
Ils arrivèrent avant le crépuscule. La Communauté les vit approcher et tous sourirent.
« Voilà les tourtereaux ! » s'exclama Pippin.
« SILENCE » siffla Merry.
Legolas et Lothril s'approchèrent. Chaque membre de la Communauté affichait un air d'anticipation sur son visage. Legolas attendit qu'ils soient juste devant eux pour enlacer Lothril et lui donner un baiser passionné. La mâchoire de chaque membre de la Communauté en tomba, leurs yeux grands comme des soucoupes. Ils ne s'y étaient pas attendus ! Valars tous puissants ! On pouvait entendre les voix joyeuses des elfes.
Note de l'auteur : Bien, voilà, ma première tentative écrire un chapitre romantique. Si vous vous êtes sentis mal, ne vous inquiétez pas, de temps en temps, ça m'arrive aussi. Si c'était trop nouille, je vous présente des excuses. C'est juste que ça s'est fait comme ça ! Je n'ai pas été très satisfait de ce chapitre, mais au temps pour moi ! J'espère que la fin a rattrapé le coup ! Je vous demande à tous de ne PAS m'incendier et de continuer à me lire, en vous jurant que ce sera moins débile à l'avenir ! À moins que bien sûr, vous n'en ayez envie, alors là… Cette histoire pourrait aller dans un sens ou un autre à partir de là.
TRADUCTIONS !
Mel - amour
Nin - mon
