Coucou les amours, un nouveau chapitre est de retour (oui je fais des rimes nulles, ça vous pose un problème?) Enfin bref, tout ça pour dire que mon petit chapitre sort tout frais, tout chaud de mon ordinateur et qu'il n'attend plus que vos petits yeux pour être heureux. Alors ne vous gênez surtout pas, et lisez le :D
Chapitre 10
-Il ne va vraiment pas bien, c'est une catastrophe. Blaise est resté avec lui le temps de notre petit déjeuner, vu que lui ne mange pas le matin. Il le laissera le temps de nos cours mais on s'arrangera pour aller le voir le plus tôt possible.
-Pourquoi vous n'êtes pas venu me chercher ? J'aurais…
-Tu n'aurais rien fait du tout, tu sais bien que le matin tu n'es pas efficace. Et puis, tu détestes qu'on te dérange pendant ton sommeil et tu supportes encore moins le vomi que Blaise, tout le monde le sait.
-Ok tu marques un point. Mais Drago est mon meilleur ami et quand il n'est pas bien, je suis la seule à l'aider, ça aussi tout le monde le sait !
Pansy, en plus d'être inquiète, était fâchée ce matin. Pourquoi personne ne lui disait jamais rien ? Théo s'était tenu près d'elle pendant tout le déjeuner et il n'avait pas pensé à la prévenir que son meilleur ami rendait tripes et boyaux. Non, au lieu de ça, il lui avait raconté son plan pour attirer Quinn dans son lit, encore une fois. Ce n'était que lorsqu'ils s'étaient retrouvés devant la salle du professeur McGonagall, deux minutes à peine avant que le cours débute, qu'il trouva normal de lui dire que Drago n'était pas bien.
-Oh j'ai oublié de te dire mais Quinn va venir nous voir jouer demain et je compte bien l'impressionner, c'est quand même…
-Je m'en fous Théo. Je me fous royalement de Quinn et de ce que tu comptes lui faire. Mon meilleur ami est malade, il a besoin de moi et je n'ai pas la tête à t'écouter parler de ta pute, ok ?
Théo comprit qu'il avait dépassé une ligne invisible et qu'il était allé trop loin. Il approuva d'un signe de tête, comme pour s'excuser silencieusement, puis croisa le regard de Hermione Granger qui était en train de les observer. Ce n'était pas la première fois qu'il sentait son regard se poser sur eux mais cela l'intriguait de plus en plus. Pendant cinq ans, elle les avait royalement ignorés, pourquoi commencer maintenant à s'intéresser à eux ?
-Tu sais ce qui se passe avec le castor ?
-Quoi ? De quel castor tu parles ?
D'un mouvement du menton, il montra la Gryffondor à Pansy. La jeune femme sentit ses joues se colorer mais heureusement, le brun ne pouvait pas la voir étant donné qu'elle lui tournait le dos. Reprenant constance, Pansy se tourna vers Théo. Elle était étonnée qu'il ait remarqué quoi que ce soit donc elle en conclut qu'il parlait de quelque chose qui venait de se passer et non pas d'une de ses suppositions personnelles. Il n'était pas assez attentif pour cela. Théo était le gars le plus déconnecté que la jeune Serpentard pouvait connaitre et il n'avait jamais fait attention aux sentiments des autres. Ce n'était pas quelque chose d'assez intéressant pour lui.
-Elle a dû t'entendre parler de tes ébats et elle a été choquée. Tu sais bien que c'est une vraie sainte nitouche.
Théo approuva d'un vague signe de tête, apparemment satisfait de la réponse de la jeune femme. Il allait parler lorsque la vieille McGo arriva, son air stricte et son regard dur au visage.
-Très bien, jeunes gens. Entrez sans faire de bruit et installez vous rapidement. Miss Parkinson, où sont Messieurs Malefoy et Zabini ?
Comme si son nom l'avait invoqué sur place, Blaise apparut au bout du couloir, sa robe de sorcier à peine enfilée.
-Drago n'allait pas bien aujourd'hui, je crois qu'il a été envoyé à l'infirmerie donc vous pourrez demander plus d'informations à Mme Pomfresh.
La professeur de métamorphose acquiesça, les lèvres serrées, et continua à faire entrer ses élèves dans sa classe. Un peu plus loin de là, Hermione venait enfin de saisir les paroles des Serpentard et de comprendre pourquoi elle n'avait pas vu un certain blond au petit-déjeuner de ce matin. La brunette, inquiète, tenta de se concentrer sur le début de cours. C'était une leçon importante qu'ils débutaient aujourd'hui et la Gryffondor en avait besoin pour ses ASPIC.
-Le sortilège d'Apparition d'oiseau sert à faire apparaitre des êtres vivants. C'est difficile et de nombreux accidents peuvent arriver avec ce sort. C'est pour cela qu'il suit le Principe de quasi-dominance des êtres artificiels. Nous commencerons avec les oiseaux puis les serpents et ainsi de suite. Ce sort n'est qu'une illusion et ces êtres vivants finiront par disparaitre.
Hermione, en bonne élève, avant tout noté, ou du moins elle avait essayé. Même si elle ne cessait de se rappeler l'importance de suivre les cours avec application, elle ne pouvait pas s'empêcher de laisser son cerveau divaguer. Plus les minutes passaient et plus elle avait du mal à se concentrer. C'est surement pour cela qu'elle ne réussit pas une fois le sortilège, au grand dam du professeur McGonagall qui espérait voir son élève la plus douée parvenir à faire apparaitre un petit animal. Lorsque la cloche sonna, personne n'avait encore réussi le sortilège. Le professeur de métamorphose lança donc à ses élèves:
-Pour le prochain cours, je veux que vous vous soyez entrainés et je veux que vous arriviez au moins à les faire apparaitre légèrement, voire totalement.
Hermione, ayant toujours un niveau de stress élevé à cause de Drago, se tourna vers Pansy et lui lança un regard suppliant. Elle se doutait que la Serpentard était au courant de ce qui se passait entre elle et son meilleur ami et elle espérait qu'elle accepterait de l'aider. L'interrogeant du regard, Hermione cherchait à savoir où se trouvait le blond, afin d'aller le voir durant son heure de pause. Mais Pansy ne semblait pas vouloir lui répondre. C'est donc encore plus déprimée et inquiète qu'elle commença à ranger ses affaires. Harry et Ron l'attendaient à l'extérieur de la salle et elle ne tarda pas à les rejoindre, lançant un dernier regard suppliant à Pansy qui ne lui répondit que par un visage fermé et un regard froid.
-Tu vas bien, Hermignonne ?
La voix de Ron la surprit mais elle ne put lui faire remarquer car quelqu'un venait de la percuter violemment.
-A l'infirmerie.
Ce n'était qu'un murmure mais il suffit à mettre du baume au coeur de Hermione. La Gryffondor remercia Pansy du regard lorsque cette dernière commença à s'éloigner. Mais c'était sans compter Ron qui lança d'une voix énervée:
-Eh Parkinson ! Ca va on te dérange pas trop ?
-Un peu, quand miss Je-Sais-Tout prend toute la place avec ses grosses fesses.
-Je vais t'étrip…
-Monsieur Weasley, y a t-il un problème ?
Ron, devenu rouge de colère jusqu'à la pointe de ses oreilles, n'avait pas remarqué le professeur McGonagall sortir de sa salle. Elle n'avait pas pu suivre la conversation des jeunes gens mais avait parfaitement entendu les menaces du rouquin. Ce dernier, peu désireux de se créer des problèmes à cause de la Serpentard, baissa simplement la tête en marmonnant.
-Non professeur, tout va bien.
Hermione avait parlé avec gentillesse et politesse, signifiant à la vieille professeur de ne pas s'inquiéter. Puis, du regard, elle fit taire les protestations de Harry qui cherchait à défendre son meilleur ami.
-Bon, moi je vais travailler.
-Tu ne viens pas avec nous dans la salle commune ?
Cette question, Hermione aurait du la redouter. Mais, bien trop heureuse de dire la nouvelle à ses amis, elle lança d'une voix guillerette:
-Non, je vais à la bibliothèque. -Pardon ? Mais Hermione tu sais bien que … Enfin je veux dire …
-Dumbledore a parlé à Mme Pince, elle m'accepte de nouveau là-bas.
Les trois amis poussèrent tous des cris, de stupéfaction pour deux d'entre eux et de bonheur pour la dernière, et des manifestations de joie suivirent ensuite de la part de Harry et Ron. Ils finirent par la laisser partir et elle se dirigea lentement vers les couloirs du quatrième étage, jetant des regards par dessus son épaule pour voir quand ses amis allaient disparaitre. Lorsque ce fut fait, Hermione pressa le pas, en direction de l'infirmerie. Elle ne souhaitait pas travailler. Pas tant qu'elle n'aurait pas vu Drago.
-Je peux vous aider Miss Granger ?
Hermione releva la tête et remarqua qu'elle était bel et bien arrivée à l'infirmerie et que nul autre que Mme Pomfresh se tenait devant elle. Elle n'avait pas prévu d'excuses. Après tout, c'était tout à fait impossible que Hermione Granger vienne voir Drago Malefoy, vu leur inimité. La jeune Gryffondor ne pouvait donc pas arguer cela. Il lui fallait quelque chose d'autre.
-Eh bien euh… j'ai très mal à la tête et euh… au ventre aussi.
Rouge pivoine, Hermione attendait de voir la réaction de l'infirmière tout en cherchant Drago du regard dans la salle.
-Très bien, venez vous allonger quelques instants, je vais chercher un petit truc pour vous.
Hermione, ravie par cette proposition, se précipita presque à l'intérieur. Une tête blonde apparut bientôt dans son champ de vision. Il était en train de dormir, ou du moins c'est ce que pensa Hermione en le voyant allongé dans un des lits, entouré par les draps blancs et les yeux clos.
Drago avait une douleur lancinante au crâne qui l'empêchait de s'endormir, malgré la dose considérable de potion de sommeil que lui avait fourni Pomfresh. La peur lui serrait toujours les entrailles, lui donnant régulièrement la nausée mais sans le faire régurgiter, ce qui était déjà une avancée. Le blond entendit du bruit mais il n'eut pas la force d'ouvrir les paupières. La fatigue, la peur, la douleur l'empêchaient de faire le moindre mouvement. De plus, il savait que s'il ouvrait les yeux, la lumière l'agresserait et il aurait encore plus mal à la tête. De toute façon, il devait s'agir de la grosse infirmière et la vision de cette femme l'agaçait rapidement, il ne savait pas vraiment pourquoi vu la gentillesse qu'elle montrait à son égard. Pourtant, l'odeur qui lui parvint aux narines n'était pas celle de Pomfresh. Ce n'était pas non plus sa main qui pressait la sienne et ce n'était pas sa voix qui résonna près de son oreille.
-Je te déteste toujours autant mais ne t'avises pas de me laisser comme ça une nouvelle fois…
Hermione ne devait pas s'être rendue compte qu'il n'était pas endormi, sinon elle ne lui aurait jamais dit cela. Elle n'aurait pas osé. Elle n'aurait rien dit parce qu'elle aurait eu peur de la réaction de Drago, pour le début de sa phrase autant que pour la fin. Pendant quelques secondes, le blond hésita à lui dire qu'il était réveillé. Après tout, peut-être valait-il mieux qu'elle ne sache pas. Elle serait surement mal à l'aise de se rendre compte qu'il l'avait entendu. Mais, il voulait aussi voir sa réaction si elle comprenait que c'était le cas. Doucement, il ouvrit donc les paupières et la regarda. Elle était assise sur une chaise juste à côté de son lit, la tête posée sur le doigts de ses mains entrecroisées. Elle avait aussi pris sa main dans les siennes et avait fermé les yeux, comme lorsqu'elle profitait du soleil tombant sur sa peau, quand le printemps arrivait à Poudlard.
-Pourquoi ? Tu serais malheureuse sans moi ?
Hermione sursauta et ouvrit les paupières précipitamment, comme pour vérifier qu'elle n'avait pas rêvé. Puis, ses joues se couvrirent d'un joli rose très léger et elle se mordit la lèvre inférieure. Drago l'avait souvent vu faire cela, mais à chaque fois, c'était à cause de Weaslaid, lorsqu'il lui faisait plaisir, qu'il rigolait avec elle ou qu'il la prenait dans ses bras. Aujourd'hui, elle faisait cela pour lui.
-Pas du tout, je serais même plus heureuse sans toi mais il faut bien que j'ai quelqu'un avec qui me prendre la tête tu ne crois pas ?
-Parce que Potty et la Belette ne te suffisent plus ?
-Haha, très drôle.
Malgré le sarcasme dans sa voix, un sourire franc s'étendait sur les lèvres de Hermione, mettant du baume au coeur du blond. Il aimait tellement la voir ainsi. Heureuse. Avec lui. Doucement, avec une certaine appréhension, Drago tendit sa main libre vers elle et la posa contre sa joue. Puis, comme la Gryffondor ne disait rien, il caressa sa peau soyeuse.
-Qu'est-ce que tu as, Drago ?
-Pardon ?
-Pourquoi es tu à l'infirmerie ?
« Oh… » Le blond n'avait pas prévu cette question. Il ne pouvait pas lui répondre. La vérité lui ferait peur ou lui donnerait envie de l'aider. Pas forcément parce qu'il comptait pour elle mais parce qu'elle essayait toujours de sauver tout le monde. Alors, il ne pouvait décemment pas lui dire que Voldemort lui envoyait des menaces par rêves interposés. -J'ai du manger quelque chose de mauvais.
Hermione le regarda avec suspicion, pas vraiment convaincue par la réponse de Drago. Après tout, il mentait aisément, avec son visage impassible et ses yeux insondables, c'était si facile pour lui de cacher ce qu'il pensait. Elle était sûre qu'il lui mentait souvent. Ou du moins, qu'il lui avait menti plus d'une fois.
-Ok, si tu le dis…
Doucement, pour lui montrer qu'elle n'était pas contente de cette réponse et qu'elle la savait fausse, elle enleva ses mains de la sienne et recula afin qu'il ne puisse plus la toucher. Une lueur nouvelle brilla dans ses yeux et Hermione l'interpréta comme une sorte de douleur morale. Pourtant, et même si le blond semblait vouloir garder un contact avec elle, il ne rectifia pas sa réponse. Il ne fit que plonger son regard dans le sien et la fixer avec une intensité qu'elle ne lui connaissait pas.
-Miss Granger ?
En entendant la voix de l'infirmière se rapprocher, Hermione se recula précipitamment du lit du blond et s'étala sur celui d'à côté, si rapidement qu'elle manqua de glisser de l'autre côté et de se cogner violemment la tête contre le sol. Cette fois, elle aurait un réel prétexte pour rester à l'infirmerie au moins.
-Voilà votre potion, pour vos maux. Si vous voulez, vous pouvez rester vous reposer quelques heures.
-Merci Madame Pomfresh.
Un sourire et un hochement de tête plus tard, les deux jeunes étaient de nouveaux seuls. Drago avait relevé la tête de son oreiller et regardait la brune avec une lueur indescriptible dans les yeux.
-Qu'est-ce que tu as ? Tu es malade ? Quelqu'un t'as fait mal ?
Plus il posait des questions moins il avait de réponses, ce qui le rendait plus anxieux encore. Du moins, c'est ce qui apparaissait à Hermione. C'est ce qu'elle ressentait en entendant la voix éreintée de Drago, en voyant son regard plein de terreur, en le sentant se tendre à ses côtés. Un sourire naquit sur ses lèvres lorsqu'elle comprit qu'il s'inquiétait pour elle, après tout ce qu'elle lui avait fait, après toutes les années de détestation il avait peur pour elle.
-Tout va bien Drago, je voulais juste… Enfin, rien d'important. La seule chose que tu dois savoir c'est que tout va bien pour moi.
Elle lui sourit encore un peu plus, jusqu'à ce qu'il semble se détendre puis détourna la tête, fixant son regard sur le mur d'en face. Elle avait tant de chose à dire, tant de chose à exprimer mais tout restait bloqué.
-Hermione ?
-Hmm… ?
-Je suis heureux que tu sois là.
-Lors de votre cinquième année, je vous ai donné un devoir très important à faire, qui avait pour sujet les Arbrisseaux autofertillisants. Nous allons nous en servir cette année, pour étudier les plantes carnivores.
Alors que Mme Chourave poursuivait son discours sur quelque chose qui n'intéressait personne sauf peut-être Hermione, Pansy, Blaise et Théodore discutaient entre eux. Sans Drago, les relations entre eux étaient plus libres et en même temps plus étranges. Le blond était une sorte de barrière, contre les expansions de joie mais aussi contre celle de colère. Il était le pacificateur, celui qui retenait tout le monde ensemble, et les trois amis voyaient la différence quand il n'était pas là. Aujourd'hui, ce n'était pas les disputes qui régnaient sur l'amitié mais ce n'était pas non plus le bonheur. En fait, ils étaient tous inquiets pour Drago, qui n'était toujours pas revenu, même après une longue matinée de repos.
-Est-ce que vous pensez qu'il reviendra demain ?
-Je ne sais pas mais ce qui est sûr c'est qu'il a besoin de sommeil. Avant qu'il ne se réveille et qu'il re-décors notre salle de bain, il criait, sûrement à cause d'un cauchemar. Il souffrait clairement, et un nom n'arrêtait pas de revenir, ce qui me fait penser qu'il s'inquiétait pour cette personne.
Blaise semblait pensif en disant cela, comme si se remémorer les souvenirs du matin était troublant. Pansy eut peur de la suite. La jeune Serpentard savait de quel nom il s'agissait. Et elle savait que Drago ne voudrait pas que les autres le connaissent. C'est pour cela que d'une voix neutre, elle demanda au noir:
-C'était qui ? La personne qu'il appelait, je veux dire.
-Je ne sais pas, un truc finissant par « ne » mais je n'ai jamais réussi à en saisir le sens, je sais juste que ce n'était pas un mot mais bien un prénom.
Imperceptiblement, Pansy se détendit et poursuivit la conversation plus détendue. -En tout cas, je n'aime pas qu'il soit comme ça. J'espère qu'il ira mieux bientôt.
-On vous dérange là-bas ?
La voix du professeur de botanique, singlante et plutôt colérique, stoppa tous les élèves, qui se tournèrent vers les trois Serpentard.
-Si vous pouviez parler un peu moins fort, commença Pansy, ce sera parfait mais je doute que ce soit dans vos cordes.
-Vocales ?
L'intervention de Théo fit rire nerveusement quelques élèves mais apporta surtout un blanc encore plus profond que celui qui serait apparu après les paroles de la brune. Ces blagues n'étaient jamais drôles, car soit peu à propos soit totalement nulles. Mais bon, personne ne pouvait être parfait pas vrai ?
-Miss Parkinson, vous viendrez me voir à la fin du cours et vous Monsieur Nott, veillez cesser vos interventions inutiles et vous mettre au travail. Ca vaut aussi pour vous Monsieur Zabini.
Le noir, qui n'avait pas ouvert la bouche après les réprimandes du professeur, sentit la colère poindre le bout de son nez mais il ne dit rien, ne préférant pas s'attirer des problèmes. Pansy et Drago suffisaient amplement au corps professoral, Blaise n'avait pas besoin d'en rajouter une couche, bien que son caractère de Serpentard aurait voulu intervenir plus souvent. Finalement, au bout de longues minutes, les trois Serpentard se mirent à travailler, devant s'occuper de nourrir d'abominables plantes carnivores qui geignaient lorsqu'elles avaient faims.
-C'est vraiment répugnants !
-Pans', tu veux bien arrêter de te plaindre, nous aussi ça nous soule mais c'est probablement à cause de toi si on se retrouve à faire cela.
-Ah oui tu crois Théo ? Sinon, c'est peut-être à cause de ton humour pourri que personne n'apprécie.
-Mon humour n'est pas pourri, il n'est juste pas de votre niveau.
-Oui c'est vrai, excuse nous d'être meilleurs que le dessous de tes chaussures.
-Pardon ? Mais qu'est-ce que tu racontes, mon humour n'est pas comme le dessous de mes chaussures, franchement tu exa…
-Vos gueules.
Ces deux mots, sortis sans pression de la bouche de Blaise, calma les deux Serpentard, prêts à s'étriper sur place. Ils se tournèrent tous les deux vers le noir, le regardant avec des yeux lançants des doloris.
Un peu plus loin dans la salle, quatre Gryffondor s'amusaient joyeusement avec des plantes qu'ils devaient remettre dans la terre. Neville était lui particulièrement heureux de faire cela, il se sentait tellement dans son élément. Si on lui avait demandé ce qu'il voulait plus que tout au monde, il aurait sûrement répondu qu'il souhaitait un poste de professeur de botanique à Poudlard. Mais ce n'était pas encore de son âge, et il ne voulait surtout pas destituer son actuel professeur de ses fonctions. Il n'en était pas encore à la hauteur. A côté de lui, Harry et Ron ne suivaient pas vraiment le cours, préférant discuter de l'entrainement de Quidditch de la veille, au plus grand déplaisir de Hermione.
-Tu as vu quand j'ai arrêté ce souafle, c'était un coup magnifique de la part de Gin'. Ne lui dis pas que j'ai dit ça, ses chevilles prendraient deux tours de taille et j'en entendrais parler toute ma vie.
Harry rigola face à la remarque de son meilleur ami et lui frappa virilement l'épaule, comme pour lui assurer qu'il n'ouvrirait pas la bouche sur ce sujet devant la rousse.
-C'est vrai que tu as bien joué sur ce coup, tu as été phénoménal.
Gonflant la poitrine de fierté, Ron sourit et tenta de rallier Hermione à la conversation, cherchant à recevoir encore plus de compliments.
-Je n'étais pas là Ron, je ne peux pas te donner mon avis.
-Roooh, oui d'accord mais ça ne veut pas dire que tu ne peux pas me dire ce que tu penses de mon style de jeu.
-Je ne m'y connais pas, je ne peux donc pas juger.
Neville se mit à ricaner en entendant Ron râler face à ce manque de compliments de la part de la Gryffondor. Alors que le roux allait relancer le sujet, la sonnerie retentit et tous les élèves se précipitèrent en dehors de la serre. Bras dessus, bras dessous, Hermione, Harry et Ron se dirigeaient vers le château, alors que Neville restait discuter avec l'un de ses professeurs préférés. La Gryffondor appréciait de voir un de ses camarades si passionné, elle se voyait un peu en lui et elle adorait ne pas se sentir seule. A cette pensée, et à la suite d'un enchainement de ces dernières, elle se mit à réfléchir à ce que devait faire Drago en ce moment. Elle s'était attendue à le voir en cours durant l'après-midi. Après tout, il lui avait dit qu'il ferait tout pour revenir le plus vite possible. Mais visiblement, son état n'avait pas du s'améliorer. Le coeur de la jeune fille se serra mais elle refusa d'y penser plus longtemps, préférant se concentrer sur la conversation mouvementé qui se tenait à ses côtés, entre un Ron révolté et un Harry amusé.
-Je te dis que ce sera des saucisses ce soir, pourquoi tu ne me crois pas ?
En entendant cette phrase, Hermione arqua les sourcils et leva les yeux au ciel. Ron était réellement en train de se mettre en colère pour une simple question de menu ? Apparemment oui, car il continua de s'agiter tout en parlant de l'accompagnement qu'il souhaitait avoir. Elle reconnaissait bien son meilleur ami là dedans mais tout de même, elle en était abasourdie. Finalement, ce soir là, ce fut du poulet qui fut servi et Hermione et Harry purent en entendre parler pendant encore une heure après le repas.
Bon, voilà, je sais que la fin (comme toujours) n'est pas terrible, mais j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop. Comme toujours, je suis incapable de vous dire quand est-ce que le prochain chapitre sera publié, je voudrais éviter de vous faire trop attendre mais bon les cours, ça occupe beaucoup comme vous vous en doutez ;)
Breffouille, pleins de bisous sur vos petites joues, et n'oubliez pas de me laisser vos impressions !
