Coucou!
Me revoici avec un nouveau chapitre! Je sais deux en une semaine, ce n'est pas dans mes habitudes, mais cela fait un moment que je désire publier celui-ci. En plus je vais être pas mal occupé ces prochains jours, donc pour me faire pardonner et vous faire patienter un peu, j'ai décidé de publier en avance ce chapitre.
Je voulais également vous prévenir que dans ce chapitre, je vais parler un du passé de Mélinda, expliquant ainsi ( mais pas trop) pourquoi dans son enfance elle fut humiliée et intimidée. Donc par avance je m'excuse si certains (es) le prennent mal, ou pensent que je suis à côté de la plaque. Ce n'est pas ce que je souhaite, mais il ne faut pas oublier que mon histoire est après tout une fiction.
Je recherche toujours une bêta afin de m'aider dans mon histoire et surtout pour me corriger.
Je remercie ma belle et Mélinda (ma Guest) pour leurs reviews et pour leur soutien. Merci aussi à vous tous qui me lisent! Je ne sais pas si ma fic vous plait, donc laissez-moi vos avis!
Je ne possède pas Twilight !
Bonne lecture à vous!
CHAPITRE 10
POV Mélinda
Courir m'as toujours permis de m'évader, d'évacuer la tension présente en moi, comme aujourd'hui. Je n'étais pas une grande sportive mais depuis mon accident j'avais appris à apprécier certains aspects de la course. Sentir le vent frais sur mon visage, la solitude et le silence des lieux à cette heure de l'aube, me faisait du bien. J'aimais pousser mes jambes à la limites du possible, sentir chaque muscles de mon corps chauffés et douloureux par l'effort que me procurer la course.
Je me rappelle encore qu'il y a seulement quelques mois, j'étais bloqué dans un fauteuil roulant, résigné à ne plus pouvoir marcher un jour. Mon kiné en France m'avait conseillé ce sport ainsi que mon psy, arguant le fait que cela permettait de me vider de la pression dû aux exercices intensifs de ma rééducation, ou quand je n'arrivais plus à gérer le désarroi de mon passé. Avec le temps j'avais compris ce qu'ils voulaient me dire, et plus est cela me permettait de rester en forme. Je ne voulais pas redevenir la fille que j'étais jadis. J'avais changé physiquement et mentalement et j'aimais, malgré quelques insécurités, celle que je suis aujourd'hui.
Mon praticien m'avait recommandé fortement de trouver un médecin ici pour continuer ma rééducation, qui devait durer encore deux mois. J'avais encore quelques douleurs par moment au niveau des genoux et du bassin. Mais aussi un cardiologue pour surveiller l'état de mon cœur à cause de ma maladie et suite à mes arrêts cardiaques lors de mon accident.
Je détestais cette foutue maladie qui m'empêché de vivre normalement et qui me gâché la vie depuis ma naissance. Toute petite j'avais eu des problèmes mais ma mère ne se soucier en aucun cas de mon état. Elle m'emmenait, pour se donner bonne conscience, voir des charlatans, qui me donnés des traitements inadaptés, me faisant grossir énormément à l'époque et provoquer plus de dégâts. Je me souviens encore de ses réactions quand je lui disais que je ne me sentais pas trop bien. Elle me regardait avec un air de dégoût et de honte, me balançant au visage que j'étais trop grosse, trop molle, pas comme Bella. Je la haïssais car tout ceci aurait pu être évité si seulement elle m'avait donné un tant soit peu d'intérêt. Quand je venais à Forks, je n'avais jamais parlé de tout ceci à mon père et ma grand-mère, de peur qu'ils aient la même réaction qu'elle. Alors j'avais supporté en silence, attendant patiemment que mes maux passent.
Les médecins furent médusés quand ils avaient découvert mon état de santé. Ils m'avaient dit à plusieurs reprises que j'avais eu de la chance qu'il ne me soit jamais arrivé quelques choses de graves tout le long de ces années.
Enfin j'avais un nom à mettre sur tous mes problèmes, un nom qui m'avait sorti de la honte de ce que je pensais être à l'époque. La trilogie de Fallot. Un rétrécissement de l'artère pulmonaire provoquant une augmentation de la pression des cavités cardiaques du côté droit, une hypertrophie de celles-ci et mauvaise communication des deux oreillettes de mon cœur. A l'époque j'avais cru que mes maux était dû à mon surpoids, je comprenais maintenant que c'était cette maladie qui provoquait mes essoufflements et une certaine forme de cyanose. Malgré le soulagement de savoir que tout ceci n'étais pas de ma faute, cela n'enleva pas les moqueries, les insultes et j'en passe, que j'avais subi à cause de mon apparence. Le pire fut les surnoms dont j'avais fait l'objet durant mes années scolaires. Ils avaient tournés en boucle dans ma tête jusqu'à me persuader que j'étais réellement anormal.
J'avais subi une opération il y a deux ans après être sorti de mon coma afin de permettre à ce muscle vital de battre plus normalement. Grâce à ceux-ci, ma cyanose avait disparu, mais parfois quand mes émotions étaient difficiles à maîtriser, mes essoufflements revenaient. Alors j'avais appris avec l'aide d'un ami de mon kiné, spécialisé dans la méditation et la maîtrise de soi, à pourvoir gérer mes sentiments. J'avais construit une sorte de barrière autour de moi, du moins c'est ce que j'aimais croire, mais cela a été payant car je n'avais eu que très peu de problèmes depuis.
Dans l'étrangeté que je suis, mon cœur n'avait jamais fonctionné normalement. Il battait correctement certes, juste moins vite que la moyenne et ma peau était un peu plus froide. De ce fait, je devais passer plus souvent des tests, pour voir comment évoluer l'état de mon cœur, sa solidité. Mon psy me disait souvent que j'étais spéciale à cause de cela et que je devais être contente voir même fière de ma différence. Bien sûr sur certains points j'étais d'accord avec lui mais j'aurais voulu ne pas être si spéciale, juste être normal.
Je fus surpris quand j'appris par mon père que mon futur médecin serait le Docteur Cullen. Il m'avait vanté toutes les qualités et les spécialités de ce dernier. C'était un grand médecin très professionnel et je ne comprenais pourquoi, au vue de ses compétences, il pratiquait dans notre petite bourgade. Enfin Forks avait de la chance de l'avoir parmi nous et j'avais donc pris un rendez-vous avec lui. Après tout ce n'est pas parce que son fils était un être arrogant, un crétin des plus magnifiques, qu'il devait payer le prix de ma colère contre celui-ci. Nous avions convenus de deux séances par semaine pour ma rééducation et d'une séance tous les mois pour mon cœur.
Penser au Docteur Cullen me ramena à réfléchir sur l'attitude d'Edward et je ne saisissais pas son mépris et sa hargne envers moi. Je me rappelais ces mots durs, son dédain lors de notre rencontre à l'hôpital. Je n'étais rien comme ma sœur, rien. Alors quand il m'avait comparé à elle, me traitant par l'occasion de maladroite, j'avais vu rouge. Mais le pire fut quand il m'avait accusé d'avoir abandonné ma famille, sans remords, ni regrets. D'être parti égoïstement puis revenir afin de les faire souffrir. Je fus moi-même, et encore aujourd'hui, surprise du geste qui avait suivi ses dires. Putain, quand ma main était entrée en contact avec sa joue, je m'étais aperçu de la froideur et de la dureté de sa peau. Une douleur lancinante avait commencé à irradier mon poignet droit. Je portais encore le rappel de ce jour-là avec le bandage sur ma main que j'avais fait une fois rentré à la maison. Jamais je n'avais été violente mais là. J'étais fatigué, encore irrité par mon voyage, par la soirée et mes retrouvailles avec ma famille, et il avait poussé mes limites aux bouts du possible ce jour-là. Et en plus j'appréhendais mon rendez-vous avec le Docteur Cullen, et lui venait en rajouter avec ses remarques désobligeantes.
Pourtant je me souviens de l'effet qu'avait procuré sa main sur mon bras nu. Un frisson étrange m'avait parcouru le corps, comme de l'électricité. Mon cœur d'habitude si lent, s'était mis à cogner plus fort dans ma poitrine face à la divinité qui m'avait rattrapé avant que je ne tombe au sol. J'avais apprécié d'être dans ses bras, un peu trop même. Je m'y suis senti en sécurité et j'aurais voulu que cela dur le plus longtemps possible. Mes yeux s'étaient fermé un bref instant face à son odeur divine m'avait envahi. J'enviais Bella à cet instant. Quand je me rendis compte de l'état dans lequel il m'avait mise, j'avais brusquement ouverts les yeux, regardant sa main sur mon bras. Et c'est à ce moment-là que les choses avaient dégénérés ensuite. Il m'avait lâché brutalement comme brulé par de l'acide et je fus complètement déçu et blessé par ce geste. Suis-je à ce point si repoussante?
Arrête de penser à ce crétin, il n'en vaut pas la peine! Me dit encore une fois cette petite voix en moi à chaque fois que j'y repensais.
Il était difficile de ne pas penser à lui surtout depuis ma rentrée au lycée. Je me sentais toujours un peu coupable des propos que j'avais sorti à Sarah en français, sachant parfaitement qu'il les avait compris. Dès lors nos rapports se limiter à peu de choses. Il faut dire que nous nous parlions que si nécessaire. Mais je ressentais toujours cette tension entre nous s'agrandir et je me demandais si lui aussi le sentait également. Il avait toujours le visage triste, morose et je m'inquiétais même par moment quand j'apercevais de temps à autre, d'énormes cernes sous ses beaux yeux. Bref le reste du mois s'était passé ainsi, à nous éviter. Je souffrais face à son attitude, à son indifférence. Je commençais à comprendre pourquoi je réagissais ainsi quand je le voyais. Mais aussi déroutant sont mes sentiments pour ce garçon, que je connaissais à peine, je me devais de ne rien dire. Tout garder au fond de moi, priant silencieusement pour que mon tourment se finisse au plus vite. D'ici quelques mois je serai diplômé et je partirai assez loin, espérant que le temps efface cet homme de ma mémoire.
Je secouai la tête pour vider mon esprit et poussa ma foulé pour atteindre le café d'Anna. Mon père m'y attendait pour prendre le petit déjeuner. Ma sœur dormait encore, quant à Sarah n'étant pas quelqu'un du matin, elle m'avait dit qu'elle préférait dormir un peu plus avant que nous partions ce tantôt faire du shopping.
Mon père et moi avions une petite conversation la semaine d'avant, concernant mon inexistence dans la vie de ma soit disant sœur et la sienne. Il m'avait avoué n'avoir parlé qu'à très peu de gens à mon sujet, qu'à ceux qu'il faisait confiance et qui demandé de mes nouvelles. C'est-à-dire Billy, Anna, quelques collègues de travail et une certaine Sue Clearwater, qui au vu de ses rougeurs devait être quelqu'un d'important dans sa vie. Il faut dire que mon père était quelqu'un de discret et n'aimait pas faire de commérages. Enfin je comprenais ses raisons et j'avais fini par lui demander les causes du silence d'Isabella. Il avait baissé la tête et malgré qu'il me dise qu'il lui fallait du temps, je sus ma réponse. Elle n'avait pas changé, j'en étais certaine maintenant. Elle avait juste caché sa véritable personnalité pour mieux se faire remarquer mais au fond, elle était belle et bien la même. Bizarrement cela ne m'étonna pas vraiment. J'étais toujours folle de rage après elle. Je n'avais pas revu Savannah depuis le jour de sa fuite au pont. Elle devait normalement revenir en cours lundi. Avec Sarah nous espérions pouvoir lui parler et lui faire comprendre que nous étions là pour elle. Je savais comment faire, même si cela serai dur pour moi, mais c'est un mal nécessaire si cela pouvait enfin lui permettre de nous faire confiance. Par contre en ce qui concerne Bella et ses amis, je ne savais pas comment leur faire payer le tourment de Savannah, mais je trouverai.
Je rentrai dans le café et vis mon père assis sur chaise, en train de discuter avec la gérante. Je fus un instant étonné qu'il ne soit pas à notre table habituelle, il n'y avait pas grand monde à cette heure, alors pourquoi s'être placé là. Enfin je ne m'attardais pas plus sur le sujet et le rejoignis doucement souhaitant lui faire une petite frayeur. Je me mis derrière lui et fis signe à Anna de se taire. Heureusement pour moi, il était trop pris dans sa conversation pour m'entendre. Je respirai profondément et criai dans son oreille,
-« Haut les mains ! » lui criai-je amusé. Il sursauta brusquement et je rattrapai de justesse sa tasse de café qu'il avait poussé avec sa main dans sa stupeur.
-« Mon dieu ! Tu m'as fait une peur bleue ! Ne me refait jamais ça jeune fille ! » Me dit-il une main sur sa poitrine, faussement irrité par ma petite blague. Nous rigolions avec Anna à nous en faire mal au ventre. Je réussi ma foi à me calmer au bout d'un moment.
-« Désolée papa, mais s'était très tentant. »Lui dis-je en l'embrassant sur la joue. Je fis de même avec Anna et lui commanda un macchiatto au caramel et qu'un petit déjeuner.
-« Alors pourquoi n'es-tu pas assis à notre table ? » Lui demandai-je curieuse. Je pris une gorgée de mon café et le vis tourner sa tête, m'incitant ainsi à suivre son geste et compris pourquoi il était assis ici.
A notre table était assise la sœur de ma nouvelle obsession, Alice Cullen. Elle contemplait la forêt à travers la fenêtre, tout en tenant une tasse dans ses mains. Mon père m'avait parlé d'elle comme d'une personne toujours joyeuse, souriante et jamais de mauvaise humeur, mais là je voyais une Alice triste, perdu dans ses pensées et complètement abattu. Elle avait l'air malheureux et je me demandais qui pouvait l'avoir mise dans cette état-là. Depuis notre rencontre je voulais la connaitre mais vu les circonstances je n'avais pas osé. Je sentis la main de mon père se poser sur mon épaule. Je le regardai, curieuse de savoir ce qu'il voulait. Il resserra légèrement sa poigne et me fit signe de la tête d'aller la rejoindre. Je lui souris et pris mon courage, marchant doucement vers elle. J'espérais qu'elle ne me trouve pas mal poli ou trop curieuse.
-« Euh Salut ! Je peux m'assoir avec toi ? » Lui demandai-je maladroitement. Elle se retourna surprise, sans répondre et un instant je regrettais mon choix.
-« A moins que tu ne préfères déjeuner toute seule ? » continuai-je à bafouiller. Je commençai à faire demi-tour quand elle ne me répondit pas.
-« Non, ça ne me dérange pas. »Me répondit-elle.
Je lui souris et m'assis en face d'elle, ne sachant pas trop quoi lui dire. Elle continua un moment à regarder la fenêtre, et je me décidai enfin à lui parler.
-« J'ai toujours aimé m'assoir à cette table, la vue est très jolie, presque apaisante. » Lui dis-je en contemplant également la forêt. Elle me sourit tristement et je me demandais si j'avais bien fait de m'imposer. Elle avait s'en doute besoin d'un peu de solitude. Elle dut s'apercevoir de mon incertitude, car elle me parla enfin.
-« Désolée, je ne voulais pas être déplaisante. Je ne suis pas très bien en ce moment. » M'explique-t-elle en baissant la tête.
-« Oh ce n'est pas grave. J'ai connu ça aussi et si tu préfères être seule, je peux partir. » Je la vis rigoler doucement, mais ce n'était pas un sourire franc, mais plus désemparé ou blessé, je ne savais pas trop en fait.
-« Tu as raison. Et non je t'en prie reste. Disons que l'on m'a fait comprendre récemment que j'avais une tendance à contrôler un peu trop la vie des personnes autour de moi, et de l'apprendre d'une personne que vous appréciez, m'a fait plus de mal que j'aurais cru.» M'appris-t-elle. Ah une maniaque du contrôle, pourtant en la voyant j'avais l'impression du contraire.
-« Et bien tu n'as pas l'air d'être quelqu'un comme ça. Mon père te décrit comme une fille pétillante de vie et très gentille, et je ne doute pas de son jugement. » Lui dis-je. Elle me regarda un moment, réfléchissant certainement à ce que je venais de lui dire, et souris cette fois-ci sincèrement.
-« Merci mais il a peut-être tort. Je crois qu'à force de vouloir tout gérer dans ma vie et dans celles des autres, je n'ai fait que de les repousser et de les étouffer. » Me dit-elle en regardant par la fenêtre.
-« Je ne suis pas de très bons conseils. A première vue, tu ne sembles pas une personne qui diriges la vie des autres au millimètre près, à moins que tu ne les forces ou que tu sois sadique. Mais as-tu parlé avec cette personne ou tenté de lui expliquer ton point de vue ?» Lui demandais-je. J'espérais ne pas trop paraitre curieuse. Elle parut horrifiée par mes paroles. Elle se redressa sur sa chaise en posant son café.
-« Quoi ! Non bien sûr que non, je ne suis pas sadique. Je ne veux que leur bonheur, je les aime tous énormément malgré cette fichue manie de vouloir tout diriger. » S'emporta-t-elle. C'est bien ce que je pensais. J'avais connu une personne lors de ma rééducation qui avait subi beaucoup de malheurs dans sa vie et en grandissant avait le besoin de tout contrôler. Alice me faisait penser à elle.
-« Dis-lui tout ceci. Je suis sûr que cette personne doit s'en vouloir de t'avoir dit toute ces méchancetés. Et puis tu pourrais essayer également de lâcher prise un peu, de penser à toi, rien qu'à toi. Je devine que tu as passé beaucoup de temps à penser au bien être des autres, mais les personnes doivent avancer seules parfois, et faire leurs propres erreurs pour avancer. Bien sûr aide-les quand il le faut, donne-leur ton avis si nécessaire. Soutien-les, aimes-les mais laisse-les diriger leur vie comme bon leur semble.» Lui expliquai-je en espérant ne pas aller trop loin. Je suis persuadé que c'était une fille géniale. Elle semblait perdu, le regard dans le vague, et je la laissais méditer un moment à mes mots. Je pris une autre gorgée de mon café quand je sentis son regard sur moi.
-« Merci, merci beaucoup. Je suis désolée encore une fois pour mon attitude depuis ton arrivée ici. »Elle parut sincère et me souris franchement pour la deuxième fois aujourd'hui. Mais la tristesse n'était pas partie pour autant.
-« Je suppose que tu es heureuse d'être de retour dans ta famille. » me demanda-t-elle soudainement. Oh là ! Je grimaçai légèrement car je ne savais pas trop quoi répondre à sa question.
-« Oui, bien sûr. Je suis contente de revoir mon père et Bella.» Lui menti-je en regardant mon assiette de viennoiseries, qu'Anna venait de m'apporter.
-« Je peux le voir. Nous avons tous été surpris de savoir qu'elle avait une sœur jumelle. Elle n'a jamais parlé de toi, pas même à mon frère. Désolée je n'aurais pas dû dire ça. »M'apprit-elle embarrassé. J'avais raison depuis le début mais j'en fus pas moins blessé.
-« J'ai encore gaffé je crois. » dit-elle tout bas mal à l'aise.
-« Non ! Je ne sais seulement pas quoi te répondre, voilà tout. J'ai plutôt l'impression que mon retour fait plus de dégâts qu'autre chose. » Je regardai la pluie qui tombé depuis peu en réfléchissant sur le bienfondé de mon arrivée à Forks.
-« Et bien le temps est comme notre humeur, maussade. » dit-elle encore mélancolique. Je la contemplai et décida de laisser pour le moment ce sujet épineux.
-« Ecoute Alice, je vais à Port-Angeles avec Sarah cet après-midi faire un peu de shopping. Tu veux te joindre à nous ? » Lui demandai-je, décidé à lui changer les idées. Je vis une lueur s'allumer dans ses yeux mais elle secoua la tête.
-« Merci mais pas aujourd'hui. Je ne pense pas être de bonne compagnie, en plus Jasper m'emmène diner ce soir, donc il faut que je me prépare. Ça fait longtemps que l'on n'est pas sorti rien que tous les deux. » M'apprit-elle.
-« OK, une autre fois peut-être. Passe une bonne soirée et à lundi matin au lycée. »
-« Merci et je serai ravi de faire du shopping avec une autre fois. Et merci de m'avoir écouté et pour les conseils aussi. On pourrait peut-être devenir amie. » Me proposa-t-elle incertaine.
-« Bien sûr ! J'aimerais bien aussi.» Sur ceux je la saluais et alla embrasser mon père, le prévenant que je rentrai à la maison avant de partir avec Sarah.
Je regardais Sarah danser depuis un moment dans ce club de Port Angeles le Tryptick. Ce club était tenu par un ancien collègue de mon père, qui s'était blessé lors d'une intervention et avait décidé d'arrêter le métier de policier pour ouvrir un bar. C'était un de ses rêves et avait réussi. Ce club était géniale, bien décoré et l'atmosphère était sympa. Mon père avait compris que nous avions besoin de sortir pour relâcher la pression des dernières semaines. Bella étant parti passé le weekend chez Jessica, il nous avait laissé partir en nous conseillant ce bar mais sous certaines conditions bien sûr. Ce qui veut dire pas trop d'alcool, éviter les ennuis et de ne pas conduire la voiture si nous avions trop bu.
J'avais tenté de mettre mes soucis de côté aujourd'hui et de passer la journée à m'amuser, ce qui marcha. Je n'étais pas une fanatique du shopping mais j'aimais bien de temps en temps. Enfin pour finir notre journée entre filles, Sarah me proposa de sortir danser, ce que j'acceptai évidement. Etre émancipé nous donnait beaucoup d'avantage, y compris l'accès au club avant l'âge et les boissons alcoolisés.
-« On est ici pour se détendre et faire la fête, et toi mon amie, tu fais une tête d'un mètre de long ! » me sortit Sarah d'un ton réprobateur, un doigt pointé vers moi et légèrement saoule. Je ne l'avais pas entendu arriver, trop perdu dans mes pensées. Je rigolais de la voir ainsi.
-« Je vais aller au toilette et à mon retour, toi et ta tête de déterrer on va aller danser. OK trésor !On va te trouver un mec qui va te faire sortir de ton esprit étriqué, l'autre connard de Cullen et son attitude de merde. » Me promit-elle. Et avec ceci elle fit demi-tour et parti à travers la masse de gens qui s'était accumulé sur la piste de danse.
Je vis Sarah revenir des toilettes après quelques minutes et bu d'un trait sa tequila. D'ordinaire elle ne buvait que de la bière mais tout comme moi elle avait ressenti le besoin d'une boisson plus forte ce soir. Elle reposa son verre et me tira par le bras.
-« Aller ! Maintenant on danse ma poulette ! Pas d'objection ! » Me dit-elle tout en m'entraînant vers la piste. Résigné à mon triste sort, je la suivis sur la piste. Nous dansions pendant de nombreuses chansons tout en s'amusant. Sarah me fit voir plusieurs jolis garçons mais je ne désirais pas rencontrer quelqu'un. Du moins si, je désirai fortement un garçon mais il m'était interdit. Je la vis danser soudainement avec un grand mec, mince d'apparence, au teint halé et aux cheveux noirs. A voir son air, je pus deviner qu'il était complètement ivre. Je la voyais inconfortable, essayant assez poliment de le repousser. Je m'approchai d'elle et me mis à ses côtés pour la sortir de cette situation.
-« Viens on va y aller Sarah, il est déjà tard ! » Lui dis-je dans l'oreille, inquiète que le cours de la soirée ne prenne une tout autre tournure. Je connaissais mon amie et derrière son air enjoué si on l'emmerder, elle était capable du pire. Elle hocha la tête et sourit au garçon en face d'elle.
-« Merci pour la danse beau gosse mais avec mon amie on va rentrer ! » lui dit-elle. Et avec ceci elle se tourna vers moi, me poussant légèrement. Malheureusement pour nous et pour ce pauvre garçon, il l'attrapa par le bras et la tira violemment vers elle. Je la vis rougir non pas de peur mais de colère.
-« Lâche-moi connard si tu ne veux pas que je te foute mon poing dans la gueule ! » lui cracha-t-elle au visage. Je me mis rapidement entre les deux et poussé Sarah loin de l'ivrogne en question avant qu'elle n'éclate plus en colère. Ce fut une erreur de ma part car le mec enroula son bras autour de ma taille me tirant fermement près de son corps. Je pouvais sentir son excitation et j'en fus dégoûté.
-« Et bien si ton amie ne veux pas jouer, tu le feras bien ma jolie ! Tu vas voir, on va passer du bon temps ensemble ma belle !» Me dit-il dans le creux de mon oreille. Je sentais les effluves d'alcool et de tabac qui sortait de sa bouche, c'était une odeur nauséabonde. Il commençait avec sa main à me caresser le ventre tout en remontant vers ma poitrine. Ce mec m'apeuré mais surtout me rendait furieuse. Pour qui se prenait-il pour me toucher ainsi ? Je tournai ma tête vers lui tout en soulevant son bras de ma poitrine. Soudainement je me dégageais sur le côté en lui donnant un coup de pied derrière le genou pour le faire s'accroupir. Sarah qui s'était retrouvé à mes côtés lui envoya son bras en arc, agrippant le cou de l'ivrogne. Avec son autre main, elle saisit son bras que j'avais lâché, lui fit effectuer une torsion pour l'emmener derrière son dos. Son geste poussa le mec à tomber au sol et elle suivit son mouvement. Elle se retrouvait à califourchon sur son dos, ses cuisses bloquant sa taille, l'empêchant de se tourner. Son deuxième bras coula sous son menton pris dans une clé, menaçant de l'étouffer. Nous nous étions inscrites en France à des cours d'autodéfense. Jamais nous n'avions eu recours à ses pratiques dans le passé mais là j'en fus contente. Je la vis baisser sa tête au niveau de son oreille et lui parla.
-« Merci pour l'invitation mais nous allons devoir décliner ton offre ! Oh et quand on te dit pas touche du con, on écoute et on obéit. T'as compris connard! » Lui vociféra-t-elle au visage. Et pour qu'il comprenne bien elle raffermit un peu plus sa prise. Au bout de quelques secondes il se décida à répondre.
-« Ok ! Lâche-moi maintenant » lui répondit-il difficilement. Elle le relâcha, se releva et s'avança vers moi. Je lui souris soulagé qu'elle aille bien mais malgré tout anxieuse. Au moment où nous tournions le dos au mec, prêtes à partir du club, nous l'entendions reprendre difficilement sa respiration.
-« Je vais vous faire payer ce que vous venez de me faire salopes ! »Nous cria-t-il. Je me retournai et le vis s'avancer vers nous en titubant mais fut stoppé dans son élan par une personne. Je ne connaissais pas notre sauveur à cause du peu de lumières présentes dans la salle, mais je sentis mon corps se détendre face à sa proximité. Ce qui me déstabilisa un moment.
-« Touche les et je te jure que tu ne verras pas le jour se lever. » Parla notre sauveur d'un ton menaçant. Je me figeai en reconnaissant le son de cette voix et fus effrayé par son intonation. Que faisait-il ici ? J'entendis un grondement profond et alarmant sortir de lui, qui aurait dû me faire reculer. Pourtant je m'avançai d'un pas vers lui en posant ma main sur son bras pour l'arrêter et sentis la froideur de sa peau encore une fois à travers sa chemise.
-« Nous allons bien Edward, laisse le partir.» Lui dis-je apeuré. A aucun moment il ne me répondit, même si je savais qu'il avait reconnu ma présence. Il continua à regarder l'autre con et je le vis avancé dangereusement vers lui.
-« Désolé gamin mais j'avais prévu de passer une bonne soirée mais surtout une fin de nuit des plus excitantes avec la belle à côté de toi. Alors va voir ailleurs ! » Lui dit l'autre abruti. Edward bondis soudainement sur lui et le frappa violemment au visage et au ventre. Le garçon tomba en criant au sol, se tenant le ventre pitoyablement. Le sang coulait abondamment de son nez et il gémissait fortement, gueulant qu'on lui avait péter le pif et la mâchoire. Je remarquais qu'Edward avait arrêté de respirer et paraissait à cet instant inhumain, ce qui était impossible. Je me mis face à lui, j'avais comme un sentiment d'urgence, une alarme dans ma tête qui me disait de la faire sortir d'ici au plus vite. Je mis mes mains sur chaque côté de son visage, espérant pouvoir le forcer à me regarder dans les yeux, qui étaient d'un noir profond, essayant également de le faire reculer.
-« Edward ! C'est bon, je vais bien. Arrête, je t'en prie ! » Lui dis-je encore une fois suppliante. Enfin il baissa son regard dans le mien et je pus y voir un bref instant, de la peur et de l'inquiétude remplacé aussi vite par de la colère. Nous nous regardions longuement sans rien dire. Son bras entoura ma taille me ramenant près de lui et contrairement à l'autre garçon, j'accueillis positivement le sentiment d'être dans ses bras. Un frisson de plaisir me parcourra en sentant sa peau lisse contre la peau de mon dos. Je devais absolument arrêter mes fantasmes et de penser à lui ainsi. Il foudroya le mec une dernière fois avant de m'entraîner avec Sarah vers un autre coin de la pièce. Je regardai Sarah, surprise par les événements et la vis hausser les épaules d'incompréhension.
Il nous dirigea vers une table sans pour autant me lâcher. Il y avait cinq verres à demi plein.
-« Asseyez-vous! »nous dit-il d'un ton sec et autoritaire. Nous nous regardions avec Sarah ne sachant pas trop quoi penser et faire. Nous le vîmes repartir rapidement à travers la piste. Nous nous asseyions mal à l'aise, attendant son retour. Je mis ma tête entre mes mains tremblantes. Mes nerfs se relâchèrent et ma fureur aussi. J'inspirai calmement pour reprendre mes esprits et senti ma meilleure amie se rapprocher pour me réconforter.
-« Ça va ? Tu es aussi pâle qu'un cadavre. Putain il a débarqué d'où ? Je ne l'ai pas vu venir. Merde j'ai cru qu'il allait tuer ce mec.» me demanda-t-elle effaré et soucieuse.
-« Je vais bien juste un peu secouer. Et je ne sais pas non plus. J'espère malgré tout qu'Edward ne va pas trop avoir de soucis. Je vais aller au toilette, je reviens.» Lui répondis-je pensivement car moi non plus je ne l'ai pas vu venir, mais ce n'est pas important. Heureusement qu'il était arrivé qui sait ce que l'autre connard aurait pu nous faire. Je tremblai de plus belle au fait d'imaginer mon amie en danger.
Je me levai et me dirigea au toilette. J'avais chaud et je décidai par la suite de prendre l'air. Une fois dehors, je respirai fortement mais doucement, essayant de rassembler mes idées. Je marchai tranquillement quand je sentis qu'on effleurait mon bras de haut en bas. Je me retournai pour voir Edward me contemplai intensément. J'eus un bref instant le souffle coupé face à sa beauté. Merde ! Que ferais-je pour passer mes doigts dans ses cheveux indisciplinés. Il était magnifique comme toujours. Il portait un jean noir avec une chemise blanche qui faisait ressortir sa musculature. Je pouvais sentir chaque fibre de ma peau se réchauffer par son regard et mon excitation monta d'un cran. Si ça continue j'allais me consommer sur place. Il s'avança vers moi d'un pas alors que je reculai. Je n'arrivai pas à détacher mon regard de lui et je sentis soudainement la fraîcheur de la pierre dans mon dos. Il baissa sa tête au niveau de mes oreilles.
-« Tu cherches vraiment à t'attirer des problèmes ce soir ! » me dit-il d'une voix grave et sensuelle. Je reteins difficilement le gémissement qui menacer de sortir de ma bouche.
-« Je… Je voulais juste prendre l'air. » Lui répondis-je timide et en bégayant. Bon sang cet homme me faisait un de ces effets ! Il me déstabilisait complètement.
-« Qui sait ce qui pourrait t'arriver seul dehors, il y a des hommes mal intentionnés partout dans cette ville. » Continua-t-il de me dire. Il releva la tête, attendant pour moi de répondre.
-« Je suis capable de me défendre toute seule. » Bonne réponse Mélinda ! Vraiment convainquant. Il se recula légèrement et se mit à sourire en coin et je crus un instant que mon cœur s'était arrêté de battre. De une je n'y étais pas habitué et de deux, de nombreuses filles ont dû tomber dans ses bras face à ce sourire, moi y compris.
-« Oh ! J'ai cru voir ça tout à l'heure dans le club. » Me dit-il d'un ton sournois. Il commençait, malgré l'effet qu'il me provoquait à m'irriter. Bien sûr j'étais reconnaissante qu'il vienne nous sortir de ce pétrin, mais le ton qu'il employé ne me plaisait guère.
-« On maîtrisait la situation ! » lui dis-je un peu plus sec que j'aurais voulu. Son regard s'assombrit encore plus, si cela était possible.
-« Maîtriser la situation ! Hein ! Qui sait ce qui aurait pu se passer si je n'étais pas intervenu ? »
Bravo Mélinda ! Il était de nouveau en colère, et étrangement j'en fus plus qu'excité. Merde ! Arrête tes fantasmes et tout de suite ! Me réprimandai-je à nouveau.
Je fus à mon tour en colère, pour qui se prenait-il ?
-« Tu es si » je fus brutalement interrompu par ses lèvres. Je me figeai, surprise par son geste, le fixant d'incrédulité. Il m'avait toujours fait comprendre indirectement qu'il me détestait. Alors pourquoi faisait-il ça ? Je bataillai contre l'envie de le repousser ou de me laisser aller à un de mes fantasmes depuis mon arrivée. Je fermai les yeux, submergé par les émotions que j'avais gardées au fond de moi à son encontre depuis longtemps. Putain de merde ! J'avais imaginé ce que serai d'embrasser Edward, mais la réalité était très différente. Ses lèvres étaient douces, aussi lisses que du marbre. Sans réellement m'en rendre compte, je répondis à son baiser. Je ne sais pas si c'est le peu d'alcool que j'avais bu qui me faisait lâcher prise ou bien simplement de savoir que ce serait la seule fois que je pourrais goûter ses lèvres. C'était une sensation grisante. Son contact était délicieux, exaltant en plus d'être très excitant.
La voix de Sarah se fit entendre et brusquement, il se détacha de moi. Il avait l'air confus, mal à l'aise mais surtout furieux. Il recula en grimaçant, comme dégoûté de notre proximité et de son geste. Il m'en fallut pas plus pour comprendre qu'il regrettait ce qu'il venait de se passer. C'était mon premier baiser, et je l'ai eu avec le garçon qui détestait mes tripes. Qu'est ce qui m'avait pris de retournai son baiser ? Pourtant, malgré le fait qu'il me haïssait, malgré le fait qu'il était le petit ami de ma sœur, je n'arrivai pas à regretter notre étreinte. Je baissai la tête blessé et vexé, luttant contre les larmes qui menaçaient de sortir et parti rejoindre ma meilleure amie, sans un mot pour lui. Je voulais rentrer, me coucher et oublier cette soirée.
Je trouvai Sarah, assise à la table où Edward nous avez conduit. Elle était avec Alice et Jasper. Une fille et un garçon étaient également installés avec eux. Mon amie en me voyant, se leva de son siège et me pris dans ses bras.
-« Tu étais où ? Je commençais sérieusement à m'inquiéter. Je t'ai cherché partout. » Je tremblai de tout mon être, respirant fortement. Je passai ma main dans mes cheveux nerveusement. Je la regardai, puis les personnes derrière elle. Je fermai les yeux pour reprendre mes esprits, essayant de maitriser mes émotions. La scène du baiser mais surtout le visage écœuré d'Edward se jouaient encore dans ma tête.
-« Mélinda ça ne va pas ? » Me demanda affolé mon amie.
-« Oui je suis encore un peu secoué par ce qui s'est passé tout à l'heure. J'avais besoin de prendre l'air. Je suis sorti dehors pour marcher un peu. » Lui mentis-je à moitié. Je ne voulais pas l'inquiéter, je lui en parlerai plus tard.
-« J'y suis allé, mais je n'ai pas du cherché au bon endroit. Enfin le principal c'est que tu ailles bien. En t'attendant j'ai rencontré Alice et Jasper, ainsi que leur sœur et leur frère. » Me répondit-elle rassuré, même si dans son regard je pouvais voir le contraire. Ce qui était bien avec Sarah, c'est qu'elle savait toujours quand je n'allais pas bien, et que je finirai par me confier une fois que nous serions seules.
-« Les filles je suis contente que vous allez bien. Mon frère est venu nous chercher pour nous prévenir de ce qui s'est passé. »Nous dit Alice visiblement inquiète et surexcité. Je lui souris et vis Jasper à ses côtés me regarder étrangement. Je détournai mal à l'aise et intimidé, le regard pour voir les personnes qui étaient avec eux. Il y avait un homme, un grand costaud aux cheveux bruns foncés qui me faisait penser à un haltérophile. Il me regarda d'un air curieux mais amusé. Sur sa gauche se trouvait une magnifique blonde, qui pourrait faire pâlir les plus belles femmes au monde. Elle ne nous regardait pas mais je pouvais distinguer son indifférence. Elle foudroyait Alice du regard apparemment pas heureuse de nous voir à leur table. Ils avaient tous la peau pâle et les yeux dorés, ce qui me paraissait étrange. Je savais qu'ils n'y avaient aucun lien biologique entre eux car mon père m'avait informé qu'ils étaient tous adoptés par M et Mme Cullen. Seulement deux d'entre eux étaient de véritable frère et sœur, des jumeaux. J'en devinai que cela devait être les deux blonds vu leur ressemblance. Ils étaient tous d'une beauté à couper le souffle et me faisait penser à des divinités grecs. Je me sentis soudainement encore plus laide qu'avant à leur cotés. Je retournai embarrasser, mon regard sur Alice et lui souris timidement.
-« Nous allons bien merci. Heureusement que ton frère est arrivé à temps » lui répondis-je difficilement en rougissant. Face à cette famille je me sentais déstabilisé et intimidé ce qui m'agaçait.
-« Tant mieux ! Vous voulez boire un verre avec nous ? Oh j'ai oublié mes manières, tu connais évidement Jasper et eux c'est Emmet et Rosalie. Mon deuxième frère et ma sœur »m'informa-t-elle souriante. L'Alice que j'avais vue cet après-midi avait disparu mais pas totalement, je pus entendre dans sa voix une certaine retenue.
-« Et tu connais également mon frère Edward qui est derrière toi ! » Je me figeai quelques secondes. Il m'avait suivi évidement. Il était après tout venu avec sa famille pour s'amuser ici. Je ne savais pas combien de temps j'allais pouvoir maintenir ma façade, car le savoir près de moi, mettait mes nerfs à rude épreuve.
Je hochai la tête me montrant indifférente à sa dernière réplique et leva ma main timidement pour les saluer.
-« Ravi de vous connaitre. Mon père m'a parlait de vous quand je suis arrivée à Forks.» leur dis-je maladroitement. Je vis Rosalie me regarder d'un air dédaigneux.
-« Et bien ça fait un point en commun. Nous n'avions jamais entendu parler de ton existence avant l'accident de ta sœur jumelle.» Me dit-elle d'un ton acide et vexant, visiblement très contente de son effet. J'accusais le coup très difficilement et recula près de Sarah. Je fus blessé par la véracité de ses paroles. Sarah qui n'avait rien dit jusque-là posa sa main sur moi et s'avança vers elle.
-« Qu'es ce que tu as Blondasse ? Ton coiffeur c'est trompé dans ta teinture ! Ça ne colle pas assez à ta personnalité de la plus grande chienne de l'univers ! C'est pour ça que tu fais chier les gens autour de toi. »Lui cracha-t-elle au visage. Mon amie était furieuse, il y a bien une chose qu'elle n'aime pas du tout c'est que l'on s'en prenne à moi comme elle l'a fait. Je vis Rosalie totalement surprise par le ton de ma meilleure amie. Je devine assez facilement que personne n'avait jamais dû avoir assez de cran pour s'opposer à elle. Je tirai Sarah à côté de moi et essaya de la calmer.
-« Titan Sarah, beidh muid ag dul. Níl sé fiú an trioblóid. Tá mé tuirseach. A ligean ar dul.» (Sarah laisse tomber, on va y aller. Elle n'en vaut pas la peine. Je suis fatigué. Rentrons.) Lui demandai-je en gaélique. Je n'aimais pas les conflits et avec la bagarre, le baiser et la présence d'Edward, s'en était de trop pour moi. Je perdais patience et tremblai encore plus fortement. Elle me regarda un instant, inquiète.
-« Tá an ceart agat ! Níl an soith fiú an t-am, cé go Ba mhaith liom a remake a phortráid sa slut. Téimid roimh athraím m'intinn.» (Tu as raison ! La chienne n'en vaut pas le coup, même si j'ai très envie de lui refaire son portrait à cette salope. On y va avant que je ne change d'avis.) Me répondit-elle tout en regardant froidement sa nouvelle amie. Je regardai Alice, encore blessé et vis du coin de l'œil Edward, les poings serrés jetant un regard meurtrier à Rosalie.
-« Merci Alice mais nous allons rentrer. Bonne soirée à vous. » Lui répondis-je plus sec que je ne le penser.
Je tirai Sarah par le bras et traversa rapidement la foule du club en direction de la sortie. Je pris nos vestes aux vestiaires et ouvris la porte du club, nous dirigeant vers ma voiture. Je sentis subitement une main fraiche sur mon poignet, me stoppant dans mon élan et vis que c'était mon enfer personnel. Il avait l'air en conflit avec lui-même. Je ne savais pas pourquoi il m'avait arrêté, certainement pour me dire qu'il regrettait son baiser ou bien autre chose. Je le regardai interrogative.
-« Je vais vous ramener. Vous avez un peu bu. » Me dit-il en colère, mais aussi mal à l'aise. Vu le ton de sa voix on pouvait deviner que sa proposition ne lui plaisait pas et qu'il le faisait contre son gré. Encore blessé de son rejet et bouleversée par ce constat, j'essayai de sortir mon bras de son emprise mais il le resserra un peu plus.
-« Je n'ai pas beaucoup bu. Je pense pouvoir être capable de nous ramener chez moi entière. Retourne auprès de ta famille ! » Lui dis-je rageuse et vexé. Il me mettait dans tous mes états et je le détestais pour ça. A mes mots il recula d'un pas mais je n'arrivai pas à décrire l'expression de son regard. Edward Cullen était définitivement et à mon humble avis, bipolaire. Il se reprit toutefois.
-« Je ne veux pas avoir des problèmes avec Charlie s'il savait que je vous laissais partir dans votre état. D'ailleurs est-ce qu'il sait au moins que vous êtes ici à boire et à vous pavaner au milieu de mecs ivres ? Tu ne peux pas faire comme ta sœur, éviter de sortir au lieu d'aller trainer dans les clubs et de créer des ennuis ? » Me dit-il toujours aussi en colère. Je fus peiné qu'il me parle ainsi. Putain c'était la deuxième fois qu'il me comparait à ma sœur et j'exécrais ça. Que lui avais-je fait pour subir cette colère, se dégout envers-moi, je ne comprenais pas. J'étais totalement ébranlé et énervé par ce qu'il se passait. J'étais majeure, je n'avais pas besoin que l'on me dise quoi faire, et certainement pas de lui. Je voulais à cet instant le gifler une deuxième fois mais la douleur de la première se faisait encore ressentir légèrement.
Aveuglé par ma colère, je réussis à me dégager de lui. Une larme suivis d'une deuxième, coula sur mon visage, que j'essuyai rageusement aussitôt. Je le regardai droit dans les yeux et lui dis avec des trémolos dans ma voix.
-« Tu ne sais rien de moi Edward ! Rien ! Ne me juge pas sans me connaitre, veux-tu ! Merci beaucoup de nous avoir aidés mais fais-moi plaisir. Fait ce que tu sais si bien faire depuis que je suis arrivée ici : Ignore-moi, tu me rendras la tâche plus facile. »
Je me retournai sans un regard pour lui. Je marchai rapidement vers ma voiture et m'y engouffra avec Sarah. Je démarrai voyant dans le rétroviseur Edward se pencher au niveau de la taille, ses mains calées sur ses genoux. Il avait l'air mal et j'eus un petit pincement au cœur en le voyant ainsi. Mélinda arrête il te déteste ! Me réprimandai-je intérieurement.
Pourquoi me compliquait-il ma vie ? De tout évidence il ne m'aimait pas alors pourquoi vouloir m'aider. Par pitié ou par respect envers Bella. Mais pourquoi m'avoir embrassé ? Je roulais toute en repassant au fil de la soirée. Je ne comprenais pas mon attitude, j'étais en colère contre moi-même, pour me montrer si faible devant lui. Car malgré tout il m'attirait toujours autant, je désirai toujours être près de lui. Il était évident maintenant qu'il me trouvait repoussante, après tout il n'était pas le premier qui me le faisait ressentir. J'avais compris avec le temps que je n'attirais personne. Toute cette histoire me rendait folle, complètement paumé.
Je rentrai à la maison, monta dans ma chambre et raconta ma soirée à mon amie. Je pleurai silencieusement dans les bras de Sarah et elle tenta de me consoler en vain. Je lui fis promettre de ne rien dire ou faire, et lui promis à mon tour de l'oublier et de l'éviter aussi douloureux soit-il. Je m'endormi après avoir pleuré un long moment, avec le visage d'Edward blessé dans ma tête.
Merci de laisser une trace de votre passage !
Bisous!
Charmarc
