Cela faisait quelques instants que la communauté était réuni dans la salle du trône. Deux jeunes enfants prenaient place autour d'une table en bois et mangeaient comme si c'était la première fois depuis plusieurs jours, ce qui devait sûrement être le cas. C'est Eowyn qui prenait soin d'eux, elle expliqua la situation a son oncle, le roi Théoden.

« Ils ont étaient surpris, ils étaient désarmés, aujourd'hui les sauvages traverse l'Ouestfol brulant tous sur leur passage. Les arbres, les forêts, les maisons… »

Aimëe posa sur les épaules de la jeune fille, du nom de Freda, une couverture tendue par Eowyn. La petite la regarda et demanda où était sa mère. Aimëe eu un instant de peur, ne sachant que répondre. Ce fut Eowyn qui calma l'enfant.

« Ce n'est qu'un avant-gout de la terreur que Sarouman peut répandre, commença Gandalf s'adressant au roi, toujours plus puissant parce qu'il est mu par la peur de Sauron. Chevauchez et attaquez-le de front, éloignez-le de vos femmes et de vos enfants. Vous devez combattre !

- Vous avez deux milles hommes qui chevauche vers le nord a l'heure où nous parlons. Argumenta Aragorn. Eomer vous est loyale, ses hommes vont revenir et ce battrons pour leur roi. »

Le roi se leva soudainement de son trône et fit quelques pas. Gandalf se leva à son tour et le suivie du regard.

« Ils doivent être à trois cents lieux d'ici à présent. Répondit le roi. Eomer ne peut rien pour nous. »

Lorsqu'il vit Gandalf s'approcher de lui le roi reprit très rapidement.

« Je sais ce que vous attendez de moi mais je ne ferais pas subir de nouvelle perte à mon peuple ! Je ne risquerais pas une guerre ouverte.

- N'est-elle pourtant pas déjà déclarée ? Répondit Aimëe s'en même savoir d'où cette confiance lui venait. N'est-elle pas déjà à vos portes, pas même après ce que vous venez d'apprendre ?

- Lorsque j'aurais besoin de vos conseils, jeune femme, je vous le ferais savoir. Lui répondit sèchement le roi. »

Aimëe s'empourpra et gonfla les jougs. Personne ne lui avait déjà parler comme cela.

« Elle a pourtant raison, ajouta alors Aragorn, que vous le vouliez ou non.

- Au dernière nouvelle c'était Théoden et non Aragorn le roi du Rohan. »

Personne ne répondit à cela et un silence s'installa dans la grande salle. Un silence qui fut couper par le rôt de Gimli qui essuya la bière qui lui couler sur la barbe à l'aide de cette dernière.

Finalement Gandalf prit la parole.

« Alors qu'elle est la décision du roi ? »

Téoden pris quelques secondes de réflexion avant de délivrer sa réponse. Le peuple se dirigera vers le Gouffre de Helm.

Le départ fut pour le lendemain matin, tôt dans la matinée. Tous les villageois s'affairaient à ranger leur affaires, certain remplissaient même des charrues.

Aimëe suivi d'un pas rapide les membres de la communauté qui, présider par le magicien, dévalé à vive allure les rues de la ville. Juste devant elle, chacun pouvait entendre le nain se plaindre.

« Le gouffre de Helm. Ils courent se réfugier vers les montagnes alors qu'ils devraient rester et se battre. Qui les défendras si ce n'est leur roi ?

- Il fait ce qu'il doit être le mieux pour son peuple, commença Aragorn. Le gouffre de Helm les a sauvées par le passé.

- Il n'y a aucun moyen de sortir de ce ravin, Théoden fonce dans un piège. Il croit les mettre en sécurité alors qu'ils vont droit au massacre. Ajouta Gandalf. »

Aimëe ne suivi plus la conversation qui s'était engagée entre Gandalf et Aragorn, jugeant qu'elle ne lui était pas destinée. Elle observa l'endroit dans lequel ils avaient tous atterries. L'écurie était plutôt grande, plusieurs races de chevaux y prenaient place. L'elfinne retrouva dans l'un des box la jument qui l'avait amenée jusqu'ici. Ailish l'accueilli calmement, Aimëe s'approcha d'elle doucement et caressa l'animal sur la tête.

« Voulez-vous que nous la brossions ensemble ? »

Aimëe releva la tête et observa Legolas s'approcher d'elle. Elle sentie son visage s'empourprai alors qu'il n'était qu'à quelques centimètres seulement d'elle. L'elleth trouver sa propre réaction plutôt étrange. Pourquoi était-elle gênée de le voir si proche ?

Reprenant sa contenance Aimëe accepta la proposition. Dans un panier au fond du box Legolas en sortie deux brosses ronde. En attrapant l'une d'elle la jeune elleth remercia le prince d'une petite voix.

« L'avez-vous déjà fait ? Demanda l'elfe.

- Un peu… Aranwë me l'a montrée lorsque l'ont été plus jeune. J'avoue cependant préférée la compagnie des livres à celle des chevaux.

- Vous trouviez le temps plus agréable plongée dans vos lectures, cela peut se comprendre. Malgré ça, vous semblez entretenir de forts liens avec votre destrier.

- En si peu de temps ?

- Ailish ai sans doute tombez sous votre charme, comme tant d'autre … »

Aimëe saisit le sous entendue du prince elfe et ses yeux rencontrèrent les siens. Elle le fixa, essayant de comprendre ce qui pouvais autant infecter Legolas. Seulement ses pensées furent arrêtées lorsque Gandalf, installer sur son destrier blanc, passa à vive allure à leurs côtés. Aimëe regarda le magicien sortir de la ville et disparaitre à l'horizon.

« Mais où va-t-il ? Demanda-t-elle.

- Ne vous en faites pas Aimëe, il nous reviendra. Déclara Aragorn qui était arriver à leurs côtés. Je vais aller porter main forte aux écuries. Princesse, allez rassembler vos affaires. »

Alors qu'Aragorn attraper déjà une selle et de quoi équiper un cheval elle sentie quelqu'un lui prendre la main. Elle se tourna vivement vers le propriétaire de cette main et rencontra le doux regard d'Aranwë.

« Je t'accompagne.

- Oui, si tu veux »

Tous deux sortir des écuries et Aimëe laissa son regard tomber sur le visage de Legolas qui fixer un point au loin, comme s'il réfléchissait. Elle détourna le regard, un pincement au cœur. Que lui arrivait-il ?

Lorsque le départ fut donné Aimëe aida la petite Freda à grimper sur le cheval avec son frère puis une fois assurer que les deux enfants étaient bien installés elle s'en alla rejoindre la communauté.

Pour le voyage Aranwë avait eu la possibilité de monter sur son propre cheval et donc naturellement Aimëe avait pris les rênes d'Ailish. Elle voyageait aux côtés de Gimli, assis sur une monture, et la nièce du roi, Eowyn, tous en écoutant le nain parler de tout et de rien.

« En effet on ne voit que peu de femmes nains et en réalité elles sont si proche au niveau de la voix et de l'apparence qu'on les confond souvent avec les hommes nains. »

Eowyn tourna la tête vers Aragorn qui, à l'aide d'un geste, lui chuchota « c'est la barbe ! » la faisant rire.

« Et cet état de faits a donné naissance à une rumeur qui dit qu'il n'y a pas de femmes nains et que les nains jaillissent des trous qui sont dans le sol ! »

Les deux jeunes femmes se mirent à rire pour appuyer le monologue de Gimli.

« Ce qui naturellement est ridicule ! »

Dans un hennissement la monture du nain s'emballa et partie au galop faisant tomber Gimli au sol. Eowyn se précipita vers lui le sourire aux lèvres pour l'aider à se relever.

« Ça va bien, ça va très bien pas de panique. Rassura-t-il arrachant un immense sourire à Aimëe. C'était délibéré, je l'ai fait exprès. »

Rassurer de le voir se relever Aimëe se replongea dans ses pensées, observant le paysage de montagne qui se dresser tout autour d'elle. Au loin elle vit Legolas grimpant en amont du groupe. Elle ne put s'empêcher de l'observer attentivement. Il était plutôt loin mais sa vue elfique lui permettait de comprendre qu'il était plutôt agité.

Alors que le soleil commencer à se cacher derrière les montagnes le cortège s'arrêta. Chacun s'installa pour pouvoir se sustenter. Aimëe avala rapidement quelques morceaux de lambas qui lui rester alors qu'elle voyait Eowyn chercher désespérément quelqu'un à qui faire gouter le ragout qu'elle venait de concocter. Finalement après avoir essuyer le refus de Gimli la nièce du roi s'approcha d'Aragorn qui eut le malheur d'être poli.

Assise sur son rochet aux côtés d'Aranwë, Aimëe ne rater en aucun cas l'échange entre les deux jeunes gens. Elle voulait savoir comment Aragorn allait s'en sortir avec ce ragout de malheur. Elle tapota la jambe de son amant pour qu'il puisse regarder avec elle alors qu'un large sourire se dessiner sur son visage face à la drôlerie de la situation.

Pendant quelques instants elle sentie le doux regard d'Aranwë sur elle mais elle avait peur de le regardait en retour. Aimëe commencer à comprendre qu'elle ne pourrait pas le regarder comme lui le faisait, avec amour. Elle voulait savoir pourquoi, Aranwë et elle se connaissait depuis si longtemps, ils avaient toujours été inséparable et elle l'adorait. Mais elle n'arrivait pas à le voir autrement que son ami et gardien. Aimëe s'en voulait énormément mais elle ne pouvait plus faire semblant, elle devait lui parlait.

Finalement elle tourna son regard vers lui et lui proposa une petite promenade aux abords du camp. Aranwë accepta avec joie et le cœur d'Aimëe se serra, comment lui avouer sans le blesser ?

Les deux elfes se levèrent et se dirigèrent en amont de l'installation. Durant leur avancé aucun des deux ne parla. Aimëe guida Aranwë jusqu'à un lieu ni trop loin ni trop près du campement. Alors que ce dernier marcher d'un pas enjoué l'elleth essayer à toute vitesse de trouver les mots justes pour ne pas trop le blesser. Soudainement Aranwë se positionna juste devant elle. Dans un sursaut Aimëe se sentie obligée de parler rapidement. Seulement Aranwë eu la même idée.

« Il faut que je te parle ! Dirent-ils en même temps. »

Un peu gêner Aimëe laissa son gardien commencer.

« Et bien… Je voulais simplement te remercier d'être avec moi… Depuis toujours mon amour pour toi est quelque chose que j'ai gardé, cacher au fond de moi. J'avais peur qu'en avouant ce que je ressentais pour toi notre amitié en soit infectée. A aucun moment j'aurais pensé que nos sentiments puissent être identique…

- Oh… J'aurais dû commencé…

- Qu'es ce qu'il y a ? Demanda Aranwë le sourire toujours aux lèvres.

- Comment dire… Aranwë… J'aimerais te remercier pour être avec moi, toi aussi, mais… ce que tu ressens pour moi, je ne le partage pas… »

Alors que l'elleth fixer le sol pendant qu'elle parlait elle avait fini par relever la tête et observer la réaction de son gardien. Le sourire de ce dernier se fana et il fronça les sourcils.

« Tu veux dire, que tu as fait semblant tout ce temps ? Dit-il enfin.

- Non je-

- Tu as fait semblant de m'aimer tout ce temps ?

- Aranwë écoute moi-

- Non princesse. J'ai… j'ai besoin d'être seul. »

Dans un dernier espoir elle appela son ami mais Aranwë s'était déjà retourner et marcher au loin.