Bonjour à toutes et à tous,

Une petite upload rapide sur cette histoire bientôt finie ! Vous pouvez remercier Sher-Prune de m'y avoir fait penser !

Bisous et à très bientôt !


Chapitre 10 :

-Alors ? Demande Hermione.

- Alors quoi ? Interroge à son tour Minerva.

- D'après toi ? Continue la psychiatre en haussant le ton.

- Je t'ai déjà tout dit, je ne vois pas ce que tu veux savoir de plus...

- Tu es partie uniquement à cause de moi ?

Hermione fronce les sourcils. Il devait y avoir forcément une autre raison.

- Tout à fait. Mais maintenant que nous savons toutes les deux combien j'ai été stupide, nous ne pouvons plus dire cela...

- Je ne comprends pas pourquoi tu as disparu. Tu aurais pu simplement rompre avec moi... murmure la jeune femme.

- Rompre avec toi est la seule chose que je ne pourrais jamais faire. J'aurai l'impression de tuer une partie de moi-même.

Elles se taisent. L'une et l'autre ne savent que dire après cela. Elles se regardent timidement.

- Il paraît que tu as refait ta vie ? Demande Minerva avec un détachement feint.

Hermione se rend compte de l'amertume de son ancienne amante, et elle sourit discrètement.

- C'était vrai il y a encore quelques heures...

Minerva regarde la jeune femme pendant que les sons font le chemin jusqu'à son cerveau. Si Hermione est de nouveau célibataire, la faute lui incombe, c'est évident.

- Je suis désolée... murmure Minerva.

- Ne le sois pas.

- Je suppose que c'est à cause de moi, rétorque l'ancienne directrice adjointe.

- Oui et non, répond doucement Hermione. Non, car de toutes façons, je savais pertinemment que cette relation n'aboutirait pas. Avec ou sans ton retour, ça se serait terminé. Et oui, car tu es revenue, et il est hors de question que je te laisse filer une fois de plus...

Minerva reste interdite. Cela signifiait-il qu'elle a encore une chance avec la jeune femme ? Elle n'ose le croire. Elle voudrait se lever, l'approcher, l'embrasser. Mais elle se retient. Quelque chose lui dit que c'est à Hermione de décider, de faire le premier pas. Cependant, a-t-elle raison ? Sa dernière intuition à propos d'Hermione avait été fausse, et complètement désastreuse. Est-ce la même chose aujourd'hui ?

- Minerva, peux-tu me dire en toute franchise ce que tu as fait ces cinq longues dernières années ? Demande Hermione.

- En toute franchise, rien ou si peu... Je partageais mon temps entre le salon et ma chambre... sans oublier la salle d'entraînement. Je voulais me maintenir en forme, prête à me battre si l'occasion se présentait...

Hermione fronce les sourcils. Son ancienne amante ne lui dit pas tout.

- En fait... Albus m'a toujours dit qu'il existe des cycles de sorciers maléfiques. Un s'éteint, l'autre se réveille, et ainsi de suite... Grindelwald, Voldemort... Je me suis donc entraînée pour le suivant, qui ne devrait pas tarder...

- Et qui te dit que c'est à toi de l'affronter ?

- Par Albus, je suis la dernière sorcière du cycle des sorciers blancs… Ce sera à moi de tuer le prochain mage noir, ou de former la personne désignée par une prophétie quelconque...

Hermione s'assied, hagarde.

- Pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ? Balbutie la psychiatre.

- Je pensais avoir le temps... Je n'avais pas prévu la mort d'Albus, même s'il avait 160 ans...

Les deux femmes se regardent intensément, cherchant quoi dire après cela.

- Et maintenant ? Finit par demander Minerva.

- Je te propose qu'on réapprenne à se connaître, pour recommencer notre relation à zéro. Si tu es d'accord, évidemment.

- J'attend cela depuis si longtemps... murmure l'ancien professeur.

Hermione se lève et pose un léger baiser sur la joue de Minerva.

- Je vais devoir y aller. Demain, je commence tôt mes consultations. Passe me voir demain en fin de journée, vers 18 heures. Et prends un rendez-vous avec ma secrétaire, j'aimerai que tu poursuives ta thérapie...

L'ancienne directrice acquiesce de la tête, tandis que la jeune femme quitte la pièce. Minerva caresse délicatement sa joue, là où Hermione a posé ses lèvres. Un sourire apparaît et elle se laisse tomber en arrière, sur son lit. Elle contemple le plafond, sifflotant un air joyeux.

- Le professeur McGonagall va bien ? Demande une petite voix.

- A merveille, Dobby ! Pouvez-vous, s'il vous plaît, contacter le jeune Potter. Il déjeunera avec nous demain midi. Et c'est moi qui préparerai le repas ! Vous avez votre soirée Dobby, faite ce que vous voulez !

L'elfe sautille de joie, et remercie moult fois sa maîtresse.

- Vivement demain... pense Minerva avant de s'endormir paisiblement.

Hermione se rend dans la cuisine et se sert un bon thé fumant. Elle s'assied devant la table, et le sirote, en feuilletant un magazine. Mes ses pensées se sont pas à la lecture des articles. Elle avait voulu embrasser Minerva, et pas sur la joue. Cependant, au dernier instant, elle s'est résolue à dévier légèrement sa trajectoire. Et maintenant, elle le regrette amèrement. Mais elle sait que si elle l'avait vraiment embrassé, à l'heure qu'il est elle serait nue, dans les bras de son amante. Il lui faut attendre. Aura-t-elle la patience ? Elle a attendu ce moment si longtemps, qu'elle voudrait tout précipiter. Cependant, patience est mère de toutes vertus.

- Patience, Hermione, patience. Rien ne sert de courir, il faut partir à point...