Disclaimer : Les personnages et l'univers de Harry Potter appartiennent à Mme Rowling.

Couple : Harry Potter / Draco Malfoy, what else ?!

Rating : T

Genre : Romance

Suggestion musicale : "All I want for christmas is you" - paroles en italique au début du texte

NdSs : Je vous souhaite une très bonne lecture ! ^.^


OoOo Christmas is all around oOoO

Fenêtre 11 : All I want for christmas is… you

OoooooO

I don't want a lot for Christmas

This is all I'm asking for

I just want to see my baby

Standing right outside my door

Oh I just want you for my own

More than you could ever know

Make my wish come true

All I want for Christmas is...

You

OoooooO

Harry se demandait ce qu'il faisait là. Il n'avait jamais été du genre superstitieux. Des coïncidences. Voilà ce que tout cela était. Rien de plus. Pas vrai ?

Il soupira, en signe de reddition. À quoi bon se leurrer davantage ? Il était un sorcier. Il savait que les coïncidences n'existaient pas dans le monde magique. Les sortilèges, en revanche, il pouvait les dénombrer par centaines. En tant qu'Auror, il en maîtrisait une bonne partie, mais certains restaient et resteraient simplement des énigmes. Comme celui utilisé pour ensorceler la fontaine à souhaits exposée dans le grand hall du Ministère de la Magie.

Draco Malfoy aussi était une énigme, mais d'un autre genre.

Pourquoi fallait-il qu'il pense à lui maintenant ?

Il parlait de la fontaine, alors il resterait sur ce sujet-là. Bien moins prise de tête qu'un certain sorcier blond. Encore que…

La fontaine à souhaits (qui avait remplacée le monument La magie est puissance, lui-même installé en remplacement de la Fontaine de la Fraternité magique - qui rappelons-le avait été détruite suite à la bataille du Département des Mystères en 1996 -) était réputée pour exaucer les vœux des âmes pures et désespérées. En réalité, il s'agissait-là d'un coup médiatique pour inciter les sorciers à débourser quelques pièces. Les fonds récoltés servaient de dons pour l'hôpital Sainte Mangouste et une partie servait d'aide financière à la reconstruction de l'école de sorcellerie Poudlard.

Mais certains s'obstinaient à dire qu'il s'agissait de la vraie Fontaine de la bonne fortune, devenue une légende grâce aux Contes de Beedle le Barde. D'autres disaient qu'il ne s'agissait que d'une réplique bon marché, payée et entretenue avec une partie des impôts sorcières.

Dans les deux cas, personne n'avait clamé haut et fort que l'un de ses souhaits était devenu réel suite à un vœu émis à l'aide d'une pièce lancée dans le grand bassin de la fontaine en question.

Du moins, pas jusqu'à il y a une semaine.

Xxx Flash-back xxX

C'était un mardi.

Comme chaque mardi, Harry déjeunait avec Ron à la sandwicherie installée en face de la fontaine.

« Tiens, ta monnaie » indiqua Harry en donnant trois mornilles et sept noises à Ron, ainsi qu'un sandwich emballé soigneusement dans du papier blanc.

Ron le remercia et attaqua son repas sans attendre… pour la simple et bonne raison qu'il savait que dans les quatre minutes et douze secondes qui allaient suivre, son appétit serait fortement réduit.

Le motif de cette baisse d'appétit était simple et il allait apparaître du côté gauche de la fontaine dans peu de temps.

Il ne s'agissait pas de ce petit sorcier âgé qui s'épongeait le front avec un mouchoir en tissu, une mallette en main ni de cette sublime jeune femme en tailleur gris clair qui replaçait une mèche de cheveux derrière son oreille droite. Pas non plus ce père de famille accompagné de sa petite fille de dix ans en uniforme.

C'était à cause de l'individu qui apparut juste après. Ce n'était pas tant la vision de cet homme qui lui nouait l'estomac. Non, car ce dernier était plaisant à regarder. Il était bien là le problème car ça, c'est ce que pensait Harry. Ron perdait l'envie de finir son encas parce que son meilleur ami avait clairement un faible pour Draco Malfoy.

Chaque mardi, le Serpentard venait se poster devant la fontaine, offrant une vue de dos qui faisait pencher légèrement la tête à Harry qui affichait alors un air appréciateur. Il ne s'en cachait plus, Ron faisait avec. Puis le blond sortait une pièce de sa poche et il la jetait dans la fontaine. Harry et Ron se posaient la même question : "Quel souhait pouvait bien formuler Malfoy?" Aucun d'eux n'avait la réponse. Ils supposaient en revanche que ça ne semblait pas se réaliser, car chaque semaine, il revenait faire son rituel.

Draco restait quinze minutes sans bouger, les mains dans les poches, à contempler les jets d'eau. Harry grignotait son sandwich en fixant Malfoy. Parfois, il lui arrivait de pousser de petits soupirs, malheureux. Ron regardait tantôt son ami, tantôt la fouine. Il lui arrivait aussi d'émettre des soupirs. D'agacement, pour sa part.

« Va lui parler » conseilla Ron, ce jour-là.

« Pour lui dire quoi ?

- Demande-lui de sortir avec toi, je n'en sais rien moi. Ce que je sais, c'est que j'en ai marre de te voir comme ça. Tiens, une pièce, tu n'as qu'à faire comme si tu voulais faire un vœu et tu entames la discussion. Vas-y ou je n'hésiterai pas à te jeter un Imperio pour te forcer à le faire.

- Et s'il refuse ?

- Tu pourras l'oublier et moi je pourrai enfin déjeuner tranquillement. Go. »

Sans conviction, Harry prit la mornille tendue par le rouquin et s'avança jusqu'à Malfoy. Il s'arrêta à mi-chemin car il fut interpellé par quelqu'un… la petite fille qu'il avait aperçue un peu plus tôt, reconnut Ron :

« Excusez-moi Monsieur, vous pourriez m'aider ?

- Bien sûr, quel est ton souci ? Tu es perdue ?

- Oh, non, je vends des cookies pour mon école. Vous voudriez bien m'en acheter ? »

La petite fille, Jeanne de son prénom, lui tendit une assiette remplie de cookies. Il pouvait en goûter un, s'il le souhaitait.

« Oui, pourquoi pas. Euh, combien les vends-tu ? » demanda Harry en mordant dans le biscuit… avec difficulté.

« Une mornille, la boîte. » informa Jeanne. Elle lui expliqua que les fonds de la vente étaient destinés à subventionner un voyage scolaire. Harry mâchouilla son gâteau en s'efforçant de sourire.

Harry paya avec la pièce qu'il tenait dans sa main. Jeanne le remercia chaleureusement : c'était son tout premier achat ! Pris de pitié, Harry lui acheta quatre autres boîtes. Elle lui sauta dessus en criant sa joie et serra fort sa taille. Harry paya avec un billet de cinq mornilles. Jeanne lui rendit sa pièce, mais Harry lui assura qu'elle pouvait la garder.

« Merci beaucoup Monsieur ! » Elle lui offrit son plus beau sourire avant de contempler la pièce qui brillait intensément.

« T'es vraiment un Saint Potter. » annonça la voix de Malfoy quand la petite fille repartit toute guillerette par le succès de sa vente, quelques instants plus tard.

« C'est pour une bonne cause » répliqua Harry, les bras chargés par son achat.

« Et tu es encore plus naïf que ce que je pensais.

- Comment cela ?

- Tu as goûté ces biscuits, non ?

- Oui, mais je ne…

- Laisse tomber » soupira Draco, dépité de ne pouvoir faire voir à Potter l'évidence de l'arnaque dont il venait d'être la victime.

Il mit fin à leur conversation et salua Potter. Ce dernier le retint en disant :

« Attends, je voulais justement te parler pour… euh, te demander quelque chose. »

Surpris, Malfoy, l'invita à continuer. Harry bafouilla ses mots.

« Je n'ai pas très bien compris, peux-tu répéter ? Et vite, car j'ai un rendez-vous.

- Je me demandais si tu ac… »

La fin de sa phrase fut masquée par un cri provenant de l'autre côté de la fontaine.

Les deux hommes, intrigués par le remue-ménage qui s'ensuivit, se dirigèrent vers l'origine du cri. Plusieurs personnes étaient attroupées autour de la petite fille qui avait vendu ses biscuits à Harry. Une licorne se tenait à ses côtés. Elle semblait anxieuse par les petits cris extatiques que poussait Jeanne.

Harry ordonna aux curieux de se reculer. Il installa un périmètre magique autour de l'animal qui s'agitait de plus en plus, apeuré de se retrouver d'un seul coup dans les locaux du Ministère. Ron vint en renfort et retint la petite fille de s'approcher davantage, tandis que Malfoy était parti prévenir le Département de contrôle et de régulation des créatures magiques qu'un de leurs spécimens s'était échappé de leur service. C'était la seule explication cohérente qui vint à l'esprit de Harry pour justifier l'apparition soudaine de cette licorne.

La capture de l'animal se fit sans heurts et sans cri. À l'exception des pleurs de Jeanne qui revendiquait que la licorne était à elle et qu'ils n'avaient pas le droit de la lui confisquer.

Harry accompagna la petite fille, en attendant de retrouver son père qui restait introuvable, jusqu'à un local d'où elle pouvait voir qu'on ne faisait aucun mal à « sa Sally adorée ».

« Tu vois, ils veulent juste s'assurer qu'elle va bien. Alors maintenant, raconte-moi, d'où vient cette licorne ?

- Sally, elle s'appelle Sally et c'est ma licorne !

- Okay, calmes-toi, je veux juste savoir d'où vient Sally ?

- Pas d'ici, répondit Malfoy en refermant la porte. »

Harry se demandait ce que le blond faisait là, mais Draco y répondit sans qu'il ait la peine de formuler son interrogation à voix haute :

« C'est Steveson qui m'envoie. »

Malfoy n'ajouta rien de plus. Il lui donna un parchemin scellé. Leurs doigts s'effleurèrent brièvement et Harry ordonna mentalement à son cœur d'arrêter de battre aussi fort soudainement. Pour se calmer, il parcourut le contenu de la lettre qui confirmait les dires de Malfoy, sans un regard vers le blond.

En tant qu'agent à la sécurité, ce dernier était chargé par son supérieur, Richard Steveson, de découvrir comment l'animal avait pénétré dans les lieux.

Jeanne leur raconta alors les faits : « J'ai montré à mon papa ce que j'avais gagné en vendant mes cookies, ainsi que la pièce que vous m'avez offerte. Je lui ai demandé s'il pouvait m'acheter une licorne avec la mornille en plus. Il m'a dit de jeter la pièce dans la fontaine et peut-être qu'alors j'aurai ma licorne. C'est ce que j'ai fait. J'ai pensé très fort à Sally et quand j'ai ouvert les yeux, elle était là ! Est-ce que mon papa va revenir bientôt ? »

« Nous le cherchons toujours, Jeanne. En attendant, tu veux boire quelque chose ? ou tu as peut-être faim ? »

La petite fille hocha de la tête négativement, et reporta son attention sur la licorne de l'autre côté de la vitre.

Draco s'approcha de Harry et le questionna à voix basse : « Tu crois vraiment que son vœu s'est réalisé ?

- C'est possible. Il faut que je parle à son père. Il n'a quand même pas pu disparaître. »

Malfoy était reparti quelques instants plus tard, lui demandant simplement de le tenir informé quand ils auraient remis la main sur le père de Jeanne.

Le lendemain, Sally avait disparu de sa cage. Monsieur Tobins, en revanche, était réapparu. Dans la cage de la licorne.

Plusieurs incidents étaient survenus les jours suivant l'affaire de la licorne : tout d'abord, le jeudi, un vieux sorcier qui travaillait au centre d'essais de transplanage avait d'un seul coup retrouvé le corps athlétique de ses vingt ans. Après interrogation, il avait stipulé qu'il avait simplement fait le vœu de redevenir jeune et musclé. Harry s'était brièvement demandé si Malfoy avait un torse aussi bien dessiné que celui de Monsieur Jenkins, avant de se reprendre et de prier Monsieur Jenkins de se rhabiller de façon décente. Le vendredi, Monsieur Jenkins avait à nouveau l'apparence de ses quatre-vingt-seize ans.

Le samedi, une jeune sorcière gagna le jackpot de vingt mille gallions à une loterie, alors qu'elle n'avait même pas rempli de bulletin de participation. Elle voulait juste devenir riche pour payer la maison de ses rêves.

Un autre cas de souhait exaucé était arrivé deux jours plus tard. Des centaines de personnes faisaient la queue pour formuler un vœu. Pour rigoler, Ron avait lancé une pièce. Il n'avait rien dit à Harry. Le lendemain, Ron lui annonçait que Hermione était enceinte : « Rosie va avoir un petit frère ou une petite sœur ! » Son vœu s'était réalisé. Harry n'avait pas osé lui dire qu'il s'agissait là d'une simple coïncidence.

Xxx Fin du flash-back xxX

Harry fit rouler sa pièce dans la main. Il était seul devant la fontaine. Le périmètre avait été bouclé, le temps que l'enquête soit terminée, mais en tant qu'Auror, il avait un passe-droit. Enquête qui finirait sans–issue à ce rythme : aucun lien n'avait été trouvé entre les personnes dont le vœu s'était réalisé, excepté qu'elles avaient utilisé une mornille. Or après vérification, les pièces étaient toutes ordinaires et soigneusement répertoriées dans les archives à Gringotts. Sa seule piste était une impasse.

Harry ferma les yeux et formula son vœu à haute voix avant de lancer sa mornille dans le bassin. Il regarda la pièce couler au fond de l'eau, avec un espoir un peu fou que son vœu se réaliserait. Après tout, c'était la veille de Noël, un miracle pouvait bien se produire…

OooooO

De retour à son appartement, Harry enleva son manteau, ses chaussures et d'un coup de baguette, il intensifia le feu resté allumé dans la cheminée. Huh, bizarre, il était sûr de l'avoir éteint avant de partir le matin même. Haussant les épaules, il se dirigea vers la cuisine pour se préparer un verre. Il opta pour du whisky pur feu. Il but d'une traite un verre, avant de s'en resservir un second. Il avait attendu presque deux heures devant la fontaine, en vain. Son vœu ne s'était pas manifesté. C'était pathétique d'avoir cru que peut-être… il ne fallait pas se leurrer, certains souhaits n'étaient pas faits pour se réaliser. Le Gryffondor s'affala sur son canapé et fixa le plafond, jouant négligemment avec son verre.

Il ferma les yeux et se laissa bercer par le bruit du bois qui craque. Quand soudain, une voix s'éleva le faisant sursauter. Il prit sa baguette et marcha jusqu'à sa chambre. Il ouvrit sans bruit la porte et se tint prêt à se défendre de tout intrus.

Il abaissa sa garde en reconnaissant Malfoy. Harry poussa la pensée « Draco Malfoy est dans ma chambre. » dans un coin enfoui de sa tête et demanda :

« Qu'est-ce que tu fais ici ? Comment es-tu entré ?

- Potter, je m'occupe des failles dans les lieux sécurisés. Ton appartement n'a pas de barrières très efficaces contre les intrusions, tu devrais les changer.

- Je sais me défendre, admit le brun.

- Passe me voir demain à mon bureau, je te montrerai notre nouvelle gamme de système anti-effraction.

- J'essaierais d'y penser, dit Harry, ne sachant toujours pas pourquoi Draco était là.

- J'ai un cadeau pour toi. »

Harry poussa un « Oh » de surprise.

« Oui, mais je n'ai pas tout à fait fini de l'emballer. Alors ferme les yeux. S'il te plaît, ajouta-t-il quand Harry n'en fit rien. »

Le Gryffondor finit toutefois par lui obéir. Il entendit Malfoy s'agiter. Curieux, il ouvrit un œil et vit le manteau de Draco à terre, ainsi que le reflet de quelques bougies qui éclairaient la pièce.

« Qu'est-ce que tu fais ? » demanda Harry, perplexe, les deux yeux ouverts.

« Je ne t'ai pas autorisé à ouvrir les yeux » réprimanda Draco qui finissait d'enrouler un ruban autour de ses bras jusqu'à sa tête. Puis, il agita sa baguette et un nœud se forma sur sa tête. Harry avait peur de comprendre. Il regarda l'ancien Serpentard s'asseoir sur le rebord du lit. Son ancien camarade tapota avec sa main sur le couvre-lit, lui intimant de le rejoindre pour ouvrir son « cadeau »

Harry était terrifié. Tout ce qui avait pu lui arriver au cours de son existence, tout ce à quoi il avait été confronté, rien n'était aussi effrayant que l'idée de grimper sur un lit avec un Draco Malfoy à moitié nu dessus.

Voyant l'hésitation de l'Auror à sauter dans ses bras ou par la fenêtre, Draco questionna en fronçant des sourcils : « C'est bien ce que tu souhaitais, non ? »

Ce qu'il souhaitait. Désespérément, même !

Ce qu'il avait souhaité, il y a quelques heures, en lançant sa pièce dans la fontaine. Oui, mais pas comme ça. Draco était sous l'emprise d'un enchantement. Harry ne pouvait pas…

« Harry ? »

Le Gryffondor ancra ses yeux dans ceux de Malfoy. Il ne savait plus quoi faire. Suivre son désir ou sa raison ?

« Comment sais-tu que c'est ce que je souhaitais ? »

La raison donc…

Malfoy sembla un instant gêné en avouant :

« J'ai entendu ce que tu disais quand tu as fait ton vœu. J'étais dans l'arrière-boutique de Blaise. Tu sais, juste à côté de celle où tu achètes tes sandwichs le mardi. »

Harry écouta les explications de Draco avec une joie grandissante. Il ne comprit pas vraiment comment Draco et Blaise avaient réussi à se procurer les pièces qui permirent d'exaucer les vœux. Il réalisa cependant que les deux Serpentards avaient mis beaucoup de soin dans cette mission. Certes, ils ne s'étaient pas attendus à ce que leurs trois seules pièces atterrissent dans les mains d'autres personnes, par erreur. Blaise avait malencontreusement payé son déjeuner avec trois mornilles magiques le mardi où tout avait dérapé avec la licorne. Chaque pièce ne fonctionnait que pour un seul vœu, avant de redevenir « normale » et pour une durée de vingt-quatre heures.

« Tu peux me croire que Blaise est uniquement encore en vie parce qu'il savait que je suis amou… ah, je veux dire, euh, peu importe. Qu'est-ce que je disais ? Ah, oui, il paraît que…»

Au tour de Malfoy d'être sans voix. Harry s'était approché de lui et son index reposait doucement sur les lèvres de Draco, l'intimant de se taire. Il avait compris une chose : Draco était là par sa volonté propre. C'était le plus beau cadeau qu'Harry pouvait espérer recevoir. Son doigt poursuivit lentement son chemin : son menton, au creux de son cou, le long du ruban qui traversait son torse. Il s'empara de l'extrémité du ruban, en même temps que les lèvres de Draco, avec délicatesse. Il prit son temps pour savourer ce moment. Alors que leurs baisers se faisaient plus langoureux, Harry tira sur le ruban, dévoilant petit à petit le corps de Malfoy… qui n'avait absolument rien à envier à celui de Monsieur Jenkins…

OooooO

« Je peux te poser une question ? » demanda Harry alors qu'il remontait la couverture pour couvrir Malfoy et lui-même, allongés l'un contre l'autre.

« Bien sûr.

- Qu'est-ce que tu souhaitais quand tu allais à la fontaine ? »

Sous le silence du blond, Harry s'excusa d'être aussi indiscret. Malfoy le reprit aussitôt :

« Non ! Je vais te répondre, je cherche juste les mots adéquats pour ne pas paraître trop Poufsouffle. »

Harry, intrigué, releva la tête et observa le visage du blond. Il attendit patiemment la réponse de Draco qui vint quelques instants plus tard :

« Je voulais que mon plus beau cadeau soit ta présence dans ma vie, pour toujours. »

Estomaqué par une telle révélation, Harry l'embrassa car il ne trouvait pas les mots pour lui répondre.

Draco serra Harry contre lui et le fit rouler sur le dos, se retrouvant au-dessus. Harry lui promit alors de faire en sorte d'exaucer au mieux son vœu, avant de sceller cette promesse par un autre baiser.

FIN