Voici ce que je pensais être le dernier chapitre mais j'ai eu des reviews si enthousiastes pour certaines et déçues que cela se termine pour d'autres que j'ai écris par la suite deux nouveaux chapitres !

J'ai écris cette fanfiction en 6 jours, soyez indulgents!

Petit rappel, en italique des extraits des textes de Jane Austen.

Et pour commencer, un léger retour en arrière de deux jours.

bonne lecture!

Mr Fritzwilliam Darcy avait voyagé une partie de la nuit et la journée précédente, suite à la visite de la tempêtueuse Lady Catherine de Bourgh dans sa maison londonienne.

Aurait'il imaginé qu'un jour les paroles de sa tante puisse lui apporter réconfort et espoir?

Que des mots aussi acerbes, prononcés avec autant d'emphase que de dédain le refasse sourire? Tout cela il le devait à cette lettre de sa cousine Anne qu'elle avait intercepté et qu'elle brandissait comme preuve de la déloyauté de son neveu qu'elle déshéritait sur le champ.

Il était libre! Libre de toute alliance envers sa cousine et de toute obligation envers Rosings et le reste de sa famille.

Le petit groupe marchaient dans la campagne du Hertfordshire. Kitty Bennet lâcha leur compagnie la première, puis ce sont Charles et Jane qui les distancèrent.

Seuls, Elisabeth et Darcy flânaient côte à côte en silence.

C'est la demoiselle qui rompit le silence la première, elle n'y tenait plus. Il lui fallait savoir et lui parler.

- Mr Darcy, au risque de vous heurter, je ne puis rester plus longtemps sans vous remercier de ce que vous avez fait preuve pour ma pauvre sœur.

- Je regrette infiniment, répliqua Darcy avec un accent plein de surprise et d'émotion, qu'on vous ait informée de choses qui, mal interprétées, ont pu vous causer quelque malaise. J'aurais cru qu'on pouvait se fier davantage à la discrétion de Mrs Gardinier.

- Ne blâmez pas ma tante. L'étourderie de Lydia seule m'a révélé que vous aviez été mêlé à cette affaire et je n'ai eu de repos tant que je n'ai pas connu les détails. Laissez-moi vous remercier au nom de toute ma famille de la pitié qui vous a poussé à prendre tant de peine pour arriver à découvrir ma sœur.

- Si vous tenez à me remercier, répliqua Darcy, remerciez-moi pour vous seule. Que le désir de vous rendre la tranquillité ait ajouté aux autres motifs que j'avais d'agir, je n'essaierai pas de le nier. Avec tout le respect que j'ai pour elle, je crois n'avoir songé uniquement à vous.

Elisabeth fut surprise de cette réponse et le ton doux avec lequel elle avait été énoncée, mais la colère qui était née suite à sa précédente visite lui revint.

- Est-ce aussi par pitié que vous avez songé à moi et êtes venu vous ennuyer en notre compagnie il y a une dizaine de jours?

- M'ennuyer?

Ils se faisaient face, yeux dans les yeux.

- Oui, ou vous lasser, selon vos propres mots.

- Miss Elisabeth, je ne comprend pas ce que vous me reprochez. Mes intentions étaient bienveillantes.

Elle continua sarcastiquement:

- Devons-nous aussi à votre généreuse bienveillance le retour providentiel de votre ami Bingley auprès de ma sœur Jane? Lui avez-vous donné votre bénédiction pour qu'il puisse la demander en mariage? La famille de la promise rentrerait-elle maintenant dans vos bonnes grâces?

- Il suffit! Se fâcha Darcy!

Il se détourna, fit quelques pas pour calmer sa nervosité et sa déception. Puis il se reprit.

- Vous m'avez distinctement fait entendre que ma venue ne vous apportait que du désagrément Miss Elisabeth. Le message et très bien passé. Il continua d'une voix mal assurée:J'ai maintenant la certitude que votre... que... l'affection qui vous avait poussé à accepter d'être mienne n'était pas sincère.

- J'ai toujours été sincère, Mr Darcy! S'ecria Elisabeth, le visage cramoisi. Vous pouvez me reprocher bien des défauts mais point celui-là!

Elle baissa les yeux et le son de sa voix:

- Et que vous doutiez de mon... attachement en cette circonstance me provoque encore plus de peine que vous ne pouvez imaginer.

- Vous me parlez de peine mais vous ne me laissez voir que du courroux, dit-il.

Il fit un pas vers elle.

- Parce qu'en amour comme en beaucoup de chose, il est difficile pour une femme de pouvoir exprimer ouvertement ce que l'on éprouve. Elle avait dit ces mots en levant les bras en l'air puis les laissa retomber. La colère était repartie aussi vite qu'elle était venue.

- Croyez-vous qu'il en soit différent pour un homme? Répondit Darcy en faisant un pas supplémentaire.

Elle leva ses beaux yeux émus et regarda cet homme qui se confiait à lui. Leurs cœurs battaient à tout rompre. Ils étaient seuls, comme coupés du monde.

Soudain, il glissa ses mains de part et d'autre du beau visage d'Elisabeth, qui frissonna à ce contact imprévu et intime, et l'attira à lui pour l'embrasser fougueusement.

Portez-vous bien et prenez soin de ceux que vous aimez!

D.