Flanny arriva trente minutes après le départ de Candy et Terry ne lui dit donc rien de sa rencontre avec Candy et la suite qu'elle avait pris. Elle ne soupçonna rien mais le trouva plus lointain que d'habitude. Elle mit ça sur le compte de la fatigue et préféra écourter leur soirée en allant se coucher tôt dans sa chambre. Terry ne dormit pourtant pas vite, revivant sans cesse son heure d'amour pour la graver parfaitement dans sa mémoire vu qu'il ne croyait pas pouvoir la revivre un jour.
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Candy ne put s'empêcher d'en faire autant chez elle mais en refusant l'idée que ça ne se reproduise plus jamais. Elle se leva d'ailleurs le lendemain, décidée à retourner à Chicago le voir mais elle attendit quand même que Flanny rentre. En découvrant dans la boite aux lettres, un nouveau mandat de madame Smith, de deux cent dollars, elle éclata de rire et se dit que ça serait impossible de gagner la partie avec une pareille tête de mule. Puis, elle haussa les épaules, après tout, peu importait d'où sortait cet argent, puisqu'il avait permis de faire du bien aux enfants et animaux, autant en profiter encore, même si c'était Terry derrière. Elle attendit encore jusqu' à midi mais Flanny n'était toujours pas revenue alors elle lui laissa une note au cas où elle serait partie entre temps de chez Terry, enfin la maison qu'il avait louée. Elle choisit une tenue plus gaie, elle n'en trouva qu'une dans ce ton, une robe bleu azur, simple mais jolie et coiffa ses cheveux d'un bandeau rouge qui faisait ressortir ses yeux verts. Elle mit même quelques gouttes de parfum avant de monter dans sa voiture et de rouler vers Chicago.
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Terry choisit le moment où Candy partait, pour ramener Flanny au train après qu'ils aient déjeuné dans un restaurant italien. Puis il retourna chez lui se déguiser en Oliver Spencer pour son dernier rendez-vous avec Sarah Legrand. Il était prêt quand on frappa à la porte et alla ouvrir avec son apparence plus âgée. En se trouvant face à Candy stupéfaite et encore la bouche ouverte, il soupira.
- Terry ? C'est toi ?
- Oui Candy. Je t'ai dit hier que je devais finir ma pièce, c'est maintenant.
- Tu vas retrouver madame Legrand maintenant ?
- Oui à dix-sept heures dans un salon de thé.
- J'aimerais bien voir sa tête quand elle apprendra qu'elle s'est faite roulée !
- Tu le peux si ça t'amuse Candy, c'est ta vengeance.
- C'est vrai ? Ok, je t'accompagne alors.
- Très bien et puisque tu as une voiture, ça m'arrange aussi.
Une fois montés dans la petite voiture de Candy, il la regarda démarrer puis conduire, elle était calme et concentrée mais profita d'un stop pour le dévisager aussi et dire en riant :
- Si c'est un aperçu de ce que tu seras dans une trentaine d'années, c'est encourageant ! Tu es toujours très beau et séduisant, même en vieux, monsieur Grandchester !
Il ne répondit rien, sourit seulement et sortit de sa poche un papier qu'il posa sur le tableau de bord.
- Ceci est déjà une preuve que Lakewood t'appartient officiellement et je vais la montrer à Sarah afin qu'elle voit qu'elle n'a pas d'autre choix que de déménager très vite avec son engeance pourrie.
- Tu es décidément très malin, efficace et sans pitié Terry, il vaut mieux être de tes amis qu'ennemi. Donc, tu as persuadé Sarah de demander le divorce pour toi, tu l'as séduite en à peine deux jours, elle est folle amoureuse de toi et va se faire jeter comme une pelure de banane et se retrouver à la rue, ruinée et humiliée comme jamais. Mais tu ne sais peut-être pas que monsieur Legrand est lui quelqu'un de gentil, trop d'ailleurs, c'est pourquoi il se laisse tant manipuler par sa famille. Donc, il se peut qu'il pardonne à Sarah et aura au moins pitié de ses enfants.
- Si je n'avais pas su que John Legrand ne t'a jamais fait de mal Candy, il aurait aussi subi ma vengeance. C'est aussi un moyen de le débarrasser de sa mégère de femme, qu'il la saisisse ou pas le regarde. Mais je ne t'ai pas précisé encore qu'Elisa a été séduite et abandonnée par le détective que j'ai engagé et que Daniel est entre les mains d'une actrice très maligne qui l'a placé dans une situation très inconfortable.
- C'est à ce point ? Décidément, tu es encore plus pervers qu'eux cette fois.
- Je n'en suis ni fier ni honteux, c'était nécessaire, penses-en ce que tu voudras !
- Je t'ai déjà dit que je ne suis pas choquée Terry, je constate juste et je suis fière de ce que tu as fait pour moi. En fait, je suis revenue pour te le dire Terry mais aussi que… je… ne veux plus qu'on…
Elle allait dire : qu'on se quitte, mais elle dut freiner brusquement à cause d'un piéton qui traversait sans regarder et après ce coup de frein brutal, Terry se cogna la tête contre la vitre. Elle eut alors peur pour lui et tout en traitant de noms d'oiseaux le piéton, elle se gara très vite pour s'occuper de son passager.
- Terry ! Oh ! Non ! Fais-moi voir, tu as mal, tu es blessé, Terry !
- Ce n'est rien, j'aurai juste une bosse, ne panique pas Candy.
- Tu es sûr ?
- Mais oui ! Tu vois bien que je n'ai rien, je ne vais pas mourir ! Allez, redémarre maintenant, je veux en finir avec cette affaire, j'en ai aussi assez d'être ici, il n'y a pas que toi qui veuille qu'on en finisse.
Elle le regarda, il avait son air agacé et lointain, il avait donc cru qu'elle dirait qu'elle ne voulait plus le voir. Elle voulut le démentir mais elle se dit qu'il avait encore risqué un accident à cause d'elle, c'était peut-être un signe à écouter. Alors elle se tut, prit son air indifférent et reprit le volant. Quand il lui dit de le déposer bien avant le salon de thé, elle obéit et se gara alors qu'il était déjà parti, sa canne au pommeau doré à la main, une cigarette dans l'autre, l'allure souple et racée.
Quand elle réussit à le rattraper, il était presque devant la porte, il lui fit signe de garder une distance avant d'entrer. Candy vit Sarah assise au fond, l'air pincé et impatient. Elle aperçut Terry très vite, se leva et se jeta dans ses bras mais la main de Terry fit barrière et le sourire de Sarah s'étiola déjà.
- Qu'y a t'il mon chéri ?
- Il y a que le spectacle est fini Sarah Legrand ! Je ne suis pas votre chéri, je suis votre juge !
- Mon juge ! Mais ! Oliver ! Je ne comprends pas !
- Vous allez vite comprendre ! dit-il en enlevant sa moustache postiche, sa perruque argentée et en reprenant sa voix naturelle, moins grave mais plus dure.
- Mon Dieu ! Vous n'êtes pas… Oh ! Non ! Terrence Grandchester !
- C'est exact, je suis Terrence Grandchester et je ne suis venu que pour vous démasquer, vous juger et vous condamner madame Sarah Legrand. Pour tous vos crimes et torts, ainsi que ceux de vos monstrueux enfants et afin que justice soit faite envers William Albert André, Archibald Cornwell et Candice Neige André !
Candy vit vaciller Sarah, elle s'avança afin qu'elle la découvre et fut satisfaite en la voyant se gorger de haine et l'invectiver.
- C'est toi, espèce de petite pimbêche ! J'aurais dû te chasser dès ton arrivée ! Je savais que tu ne voulais que nous voler notre fortune, notre maison ! Tu n'as fait que comploter et nous voler sans cesse, petite garce !
- Vous n'inversez pas plutôt les rôles Sarah ? s'écria Terry. C'est vous qui avez volé l'héritage de Candy et Archibald !
- C'est faux ! Mon demi-frère n'a rien légué à cette intrigante car elle a refusé de rester son héritière depuis des années ! Elle l'a dit à ma tante Elroy, elle peut encore le confirmer même si elle est impotente aujourd'hui.
- Peu importe son témoignage, il est caduc car jamais William n'a accepté que Candy se déshérite, au contraire, il a refait un testament trois mois avant sa mort, qui rend Candy héritière de Lakewood.
- C'est faux ! Ce testament n'existe pas !
- Oh si ! Il est entre mes mains, je l'ai récupéré dans votre coffre-fort la nuit où vous avez renvoyé votre personnel, souvenez-vous, cette fameuse nuit !
- Oh ! Et vous avez abusé de moi en plus ! Monstre !
- Ne prenez pas vos désirs pour des réalités Sarah ! Je ne vous ai pas touchée, vous me dégoûtez trop !
- Gougeât !
- C'est exact, je préfère de loin être un gougeât que votre amant ! Vous êtes trop laide dedans, laide et méchante comme vos enfants tout aussi détestables que vous !
- Vous me le paierez ! Vous m'avez poussée à demander le divorce pour vous ! Quel monstre! Et vous m'accusez de méchanceté ! Mais regardez-vous, espèce de démon, vous êtes plus fourbe encore ! Oh ! Je vous hais et vous maudis, vous et cette sainte nitouche qui est certainement aussi votre maîtresse ! Petite garce ! Et dire que mon frère t'aimait ! Tu l'as bien vite oublié ! Tu t'es bien fichue de lui !
Terry vit le regard de Candy se troubler. Il abrégea alors ce face à face qui commençait à attirer trop de curieux, en faisant signe à un homme qui attendait à une autre table et qui se leva aussitôt.
- Madame Legrand ! Je suis David Rogers, détective privé. Je vous propose de me suivre à mon cabinet pour vous proposer un arrangement qui vous évitera encore plus d'ennuis.
- Quoi ? Il n'en est pas question ! Ne me touchez pas ! Je ne vais pas me laisser faire, je prouverai que mon frère s'est fait manipuler !
- Ce sera difficile madame, le notaire a tout avoué et votre fils risque gros s'il ne règle pas ses dettes de jeu à temps !
- Mon fils ? Mon Daniel ? Qu'avez-vous fait à mon fils ?
- On lui a seulement présenté une collaboratrice, il va bien rassurez-vous mais a beaucoup dépensé ces jours, alors il serait sage de me suivre et écouter ma proposition !
Sarah hésita, regarda Terry et Candy avec dédain puis opina tièdement. Le détective lui montra alors la sortie, elle avança mais en arrivant devant Terry, elle lui donna une forte gifle et lui cria :
- Vous aussi vous paierez cher vos manigances espèce de misérable acteur ! Je vous maudis !
Candy sentit alors une immense colère en elle, elle se précipita devant Sarah et lui asséna une paire de claques dix fois plus puissante en lui jetant :
- Et moi je vous rends ce que je vous dois Sarah Legrand, plus ce pourboire pour avoir osé toucher à mon fiancé !
Et elle lui claqua encore violemment les deux joues, ce qui les rendit très rouge. Terry resta plus surpris par la fin de la phrase de Candy que par ses gifles et regarda Sarah partir la tête basse au bras de David Rogers. Candy s'avança vers lui et posa sa main sur sa joue un peu rouge.
- Ça va ? Après la bosse !
- Ça va Candy ! Une gifle ne me tuera pas non plus !
- Arrête avec ça Terry ! Ce n'est pas drôle la mort !
- Je sais ! Allons-nous en maintenant, il y a trop de regards, de curieux, je n'ai vraiment pas envie de signer des autographes maintenant !
- D'accord Terry, rentrons !
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Une demi-heure après, par un retour en voiture totalement silencieux, ils s'installèrent dans le salon comme hier mais chacun assis côte à côte, lui fumant, elle buvant le reste du champagne d'hier. Il lui avait résumé ce que le détective était en train de proposer à Sarah, qu'elle quitte Lakewood dès demain sans esclandre, en échange du remboursement des dettes de jeu de son fils et du renoncement de porter plainte à la police pour la dissimulation de testament, vol d'héritage, corruption et chantage sur le notaire. Candy l'écouta sans l'interrompre, fière de ce qu'il avait fait et subi pour elle mais encore partagée entre l'idée de fuir pour ne plus lui causer de mal et lui dire comme elle ne se voyait plus vivre loin de lui.
Le téléphone sonna et le détective dit à Terry que Sarah avait accepté l'arrangement, Terry le confirma à Candy.
- Tu seras chez toi encore plus tôt que prévu Candy, dans deux jours sûrement.
- Et tu m'y accompagneras toujours ?
- Oui toujours.
- Et ensuite ?
- Ensuite je repartirai à New York bien sûr puisque je n'aurai plus aucune utilité ici.
- Terry, te voir est toujours utile pour moi, et agréable surtout.
- Je suis content de l'entendre Candy.
- Ça ne se voit pas pourtant !
- Oh ! Je suis fatigué tu sais, tout simplement fatigué.
- Alors tu devrais te reposer, si tu veux, je m'en vais pour que tu ailles dormir.
- Flanny doit appeler pour savoir, je me coucherai après mais tu peux rentrer si tu veux.
- C'est ce que tu veux Terry ?
- Je ne veux que ce qui te convient le plus Candy, rien d'autre.
- Alors je reste et je répondrai à Flanny, comme ça tu peux aller te coucher.
- Vraiment ?
- Oui vraiment allez, va te reposer, tu l'as bien mérité.
- Bon, d'accord, merci Candy.
- Dors bien Terry.
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Une heure après, Flanny appela, Candy lui raconta tout, sauf la perte de sa virginité dans les bras de Terry et ses peurs de le perdre en lui ouvrant son cœur. Flanny lui dit pourtant de bien réfléchir à ce que Terry avait fait et à la chance qu'elle avait d'être aimée ainsi de lui et de ce qu'elle pouvait lui offrir pour le rendre plus heureux.
Pour passer le temps, elle consulta les magazines sur la table basse et vit en dessous de la pile une lettre qui l'intrigua. Il était inscrit sur l'enveloppe : « pour monsieur Grandchester de la part de madame Smith ». Ainsi, c'était bien Terry qui lui envoyait ces mandats depuis le début. Elle fut tentée de l'ouvrir pour savoir ce que la vieille dame avait écrit à Terry mais d'une part, ça ne se faisait pas, d'autre part, quelle importance maintenant puisqu'elle avait déjà décidé avant de partir de La Porte qu'elle acceptait cet argent puisqu'il était utile aux enfants et animaux. Mais évidemment, cette confirmation que Terry avait tant fait pour essayer de l'aider et lui faire justice rajouta à sa fierté et admiration pour lui. Flanny avait raison, il l'aimait vraiment d'une façon incroyable et rien ne semblait vouloir l'empêcher de l'aimer toujours. Quel dilemme !
Elle réfléchit encore une heure sur le canapé puis alla entrouvrir la porte de la chambre de Terry pour voir s'il dormait. Il semblait bien plongé dans un sommeil profond, emmitouflé sous sa couette, seul son nez en dépassait. Elle pénétra sans bruits pour vérifier mieux, s'accroupit près de lui et vit qu'il respirait calmement mais trouva son front chaud quand elle le toucha. D'abord affolée qu'il soit malade, ce qui expliquait sa fatigue, elle faillit s'enfuir pour chercher un médecin mais retrouva raison en le touchant à nouveau et le jugeant un peu chaud et pas brûlant de fièvre. Son cou n'était pas en sueur, son pouls qu'elle prit à sa gorge, normal et sa respiration aussi. Elle pensa que c'était peut-être suite à sa bosse mais ne trouva rien de gonflé non plus à son front. Il pouvait couver un futur rhume ou c'était une réaction au stress, en tout cas rien ne montrait de quoi s'affoler pour l'instant, il n'allait pas mourir comme il dirait s'il se réveillait. Soulagée d'avoir pu s'éviter une panique injustifiée, elle préféra ne pas le quitter, pour tout contrôler. Elle ôta alors ses vêtements, ne garda que sa combinaison et s'étendit près de lui. Il ne bougea pas, son sommeil était vraiment profond, alors elle se serra contre lui. Il était chaud mais pas trop, elle posa sa main sur son cœur, elle se sentit bien et s'endormit aussi assez vite.
Il rêvait qu'il dansait avec elle sur la colline de Pony, seulement quand il lui demanda à quoi elle pensait, elle répondit : à Anthony et Albert. Alors il la repoussa et s'enfuit dans le désert mais très vite la soif l'envahit, le soleil le brûlait et il s'écroula en pleurant. Il sentit qu'on lui enlevait ses vêtements et de la fraîcheur envahit ses lèvres, c'était de l'eau pure, il but et ouvrit les yeux. Elle lui sourit et reposa son verre sur la table de nuit. Puis elle le fixa à nouveau en souriant et passa une éponge humide sur son front, ses joues puis sa gorge. Il referma les yeux quand sa main glissa sur son torse, il ne savait plus si c'était réel ou un rêve mais si c'était un rêve autant le finir. Il sentit ensuite autre chose que l'éponge sur son corps, il rouvrit les yeux, elle était bien là et c'était sa bouche qu'il sentait sur sa peau et c'était si bon. Il se laissa faire, soumis mais heureux de l'être. Et quand elle se délesta de sa combinaison et s'étendit sur lui, il se redressa et se sentit s'enfoncer en elle, elle s'occupa de la cadence, de la danse lascive au rythme endiablé jusqu'au jaillissement final. Il explosa autant que la première fois, elle plus encore et l'exprima sans retenue. Puis elle s'abattit sur lui, essoufflée mais comblée et le dit :
- Faire l'amour avec toi c'est ce qu'il y a de mieux sur terre mon Terry !
- Pour moi aussi Candy.
- Alors tu voudrais que ça se reproduise encore ?
- Si tu en à envie, évidemment.
- Oui j'en ai envie, j'ai très envie de te garder près de moi toujours. Mais…
- Mais tu ne vas pas me suivre à New York alors que tu vas retrouver enfin Lakewood !
- On pourrait partager nos temps en deux adresses !
- Tu es sérieuse ?
- Pourquoi pas ! Six mois chez toi, six mois ici, ce n'est pas possible ?
- Je ne sais pas, parfois je m'absente plus de six mois si je pars en tournée.
- Oui mais ça ne change rien, on peut partager le reste de ton temps hors de ton métier.
- Je trouve ça intéressant mais es-tu sûre que tu en auras encore envie une fois rentrée dans la maison de ton cœur ?
- Tu oublies qu'elle est vide, je n'ai plus que toi pour la remplir !
Il cacha sa peine qu'elle lui dise clairement qu'elle n'avait que ce choix par défaut et opina en se disant que c'était mieux que rien et que si ça la rendait assez heureuse, il le serait aussi.
- D'accord, on va essayer ça mais souviens-toi que tu es entièrement libre, tu ne me dois rien, tu n'es pas engagée avec moi, je ne prétendrais à rien de plus que ce que tu veux bien donner.
- Toi non plus Terry, tu es libre, je ne te demanderai aucuns comptes, tu fais comme tu le sens et le veux et tant que tu ne trouves pas mieux.
Il s'abstint encore de lui dire qu'il l'aimait assez pour ne vouloir ni mieux ni plus et préféra profiter de son avantage pour l'instant à l'attirer vers sa bouche pour l'embrasser. Elle ne refusa pas, se donna encore pleinement, au moins son corps lui appartenait et semblait l'aimer.
Mais une fois fini, elle repensa à sa santé, lui tata le front et lui demanda s'il se sentait malade.
- Un peu chaud et la gorge sèche c'est vrai, j'ai d'ailleurs encore très soif.
- Tu dois couver un rhume, je vais te redonner à boire et des pastilles pour adoucir ta gorge, j'en ai toujours sur moi. Et si demain ça continue, j'irai te chercher ce qu'il faut à la pharmacie. Tu as déjà eu des trucs graves, tu es suivi par un médecin ?
- Tu crois toujours que te fréquenter va me porter la poisse ?
- Oui mais je vais essayer de prendre sur moi. Mais je préfèrerai pouvoir prévenir que guérir si c'est possible.
- Eh bien rassure-toi, je ne suis jamais malade à part un rhume de temps en temps. Je n'ai jamais été gravement malade, jamais opéré, aucune fracture, juste quelques cicatrices de coups de couteaux, un œil poché, diverses contusions et bosses et une seule dent en moins. Rassurée ?
- Oui mais j'aimerais que tu subisses un examen approfondi, le feras-tu ?
- Bien que je déteste ça, oui, pour te rassurer, je le ferai.
- Merci Terry.
- Et toi ?
- Moi je vais très bien, je suis infirmière.
- Justement, tu sais que tu peux… tomber enceinte avec moi, du moins en principe ?
- Oui je le sais et je vais faire en sorte que ça n'arrive pas. Pour l'instant, ce n'est guère possible rassure-toi, je connais bien mon corps à ce niveau.
- Tu sais que pour moi ce ne serait pas un problème si ça arrivait quand même ? Je te le dis seulement pour information, pas pour te faire changer d'avis.
- Je sais que tu serais un père génial Terry mais… pour moi rien n'est changé, le problème c'est moi. Mais… je te promets que si un accident arrivait, je te le dirai et ne ferai rien sans qu'on en discute. Je ne peux pas te dire davantage Terry, laisse-moi du temps, je ne veux plus être catégorique, je ne sais pas.
- D'accord Candy.
Il avala sa pastille et tout le verre qu'elle lui avait rempli après être revenue de la cuisine. Il apprécia ensuite qu'elle se recouche et le prenne dans ses bras en caressant ses cheveux et murmure :
- Rendors-toi mon prince, je ne te quitte pas, je suis bien avec toi, tellement bien mon Terry.
- Je t'aime ma Candy.
Elle se sentit encore très émue, il lui disait encore qu'il l'aimait malgré son incapacité à lui dire pareil. Il était si doué pour aimer. Un amour pur, désintéressé, généreux. Pourvu que le destin veuille enfin lui donner cet avenir plus bleu!
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