Certes je pourrais vous raconter un tas de choses extrêmement vraies sur la course perpétuelle de ma vie, sur mon travail qui me grille tous les neurones, sur le délassement que constitue le fait de jouer à des jeux idiots sur facebook, certes, mais vous vous en fichez, et vous n'avez pas tort… Voici donc, enfin une petite suite, et puis pour certaines gentilles personnes qui m'ont interrogée en privé, non, je ne vais pas la lâcher avant de l'avoir terminée cette fic, surtout que la fin est déjà écrite.. Manque le milieu et comme je suis très exigeante envers moi-même, j'écris et réécris et réécris… Bref, enjoy !
Chapitre 11
Jour de conférence au PPTH. Lisa Cuddy accueille les participants, réunis autour d'un café ou d'un jus de fruit, et adresse un mot aimable à chacun. Elle s'approche d'un groupe où règne une légère tension masquée par des sourires faussement cordiaux. Les 3 postulants au poste du chef de service de neurochirurgie, David Grunberg, Eric Foreman et Randy Marshall, un jeune médecin prometteur du service, se livrent une compétition acharnée. Elle les salue, charmeuse. Grunberg s'empresse, Marshall sourit, Foreman, à son habitude, reste impassible.
Dans son coin, House, accompagné de Wilson, les regarde d'un air moqueur. Wilson s'en rend compte et sourit :
- Tu n'éprouves plus le besoin de faire savoir qu'elle est à toi. Intéressant.
- Je sais qu'elle ne s'intéresse pas à eux, c'est tout.
- Oh oh, quel flegme ! Tu m'épates…
- A tout à l'heure, Jimmy !
Un peu plus loin dans la foule, Cuddy pince les lèvres. Elle a failli trébucher sur ses hauts talons, heureusement que ce jeune Marshall l'a retenue, mais s'il pouvait la lâcher…
Répondant à ses prières, une canne impérieuse ôte la main de Marshall de son bras. House s'enquiert d'un ton ironique :
- Alors, vous ne vous êtes pas encore entretués tous les trois ?
A la fin de la conférence, il reste avec elle. Sourit vaguement lorsqu'elle égrène des politesses aux intervenants, regarde à terre quand elle redouble de charme avec les quelques donateurs venus assister au cocktail. Quand tout le monde est parti, il la suit dans son bureau où elle s'écroule, épuisée.
- Je n'en peux plus. J'ai mal aux pieds. Ma bouche est ankylosée à force de sourire.
Il approche un tabouret et se saisit d'autorité des chers souffrants dont il enlève les chaussures. Il la masse doucement, tandis qu'elle pousse un soupir de béatitude.
- Pour ta bouche, j'ai bien un exercice à te proposer…
Son ton est coquin, Cuddy lève les yeux au ciel.
- Obsédé, va !
Ils rient doucement tous les deux, complices. A travers les vitres, un homme les voit et grimace. Une telle beauté, cette bombe sexuelle pour l'infirme, c'est un crime ! Mais bientôt, il va mettre bon ordre à tout cela.
Désormais, le personnel du PPTH ne s'étonne plus de les voir arriver ou partir ensemble. Cuddy a de la peine à croire à la facilité avec laquelle tout ceci s'est passé, mais les faits sont là : Aucun murmure, aucune remarque, et surtout aucune folie de Greg, enfin rien de plus que d'habitude, corrige-t-elle in petto. C'est inespéré d'être aussi heureuse, songe-t-elle. Bien sûr, ils ne sont pas un couple modèle. Ils ne vivent pas ensemble et Greg est assez indifférent à Rachel. Mais dans l'ensemble, tout cela lui convient assez bien. Cuddy replonge dans ses dossiers avec le sourire.
Au dessus d'elle, à l'étage du service diagnostics, House pousse une exclamation de plaisir. Il considère avec satisfaction le lourd paquet qui vient de lui arriver, chargé de l'écriture de Blythe. Le reste de sa collection de livres anciens dont une très vieille édition en latin, datée du XVIIIème siècle. Dès ce soir, il va s'y replonger. Certains s'imaginent qu'il passe son temps à jouer à des jeux vidéo ou à regarder des niaiseries télévisuelles. Lisa, elle, sait qu'il passe la plupart de ses soirées plongé dans d'obscurs livres de médecine ou dans des revues médicales absconses. Elle a proposé de louer un piano. Il y réfléchit.
House joue un moment avec le paquet tentateur, sous les regards intrigués de ses sbires, et le repose. Il verra ça en fin de journée. Ce sera amusant d'observer la curiosité sur leur visage aujourd'hui.
18H. Cuddy soupire, puis répond d'une voix lasse à la personne identifiée par son téléphone :
- Oui Greg, je n'ai pas fini.
- Ce n'est pas Greg, c'est Wilson. Venez dans mon bureau. Il y a un problème.
Cuddy sort du bureau comme une furie et s'engouffre dans l'ascenseur sous les yeux de quelques infirmières stupéfaites. Elle entre chez Wilson et trouve les deux hommes assis l'un en face de l'autre, le regard fixé sur un paquet ouvert, contenant apparemment un vieux livre.
- Que se passe-t-il ?
- Apparemment, je recommence à halluciner, constate House d'une voix atone. Regarde !
Cuddy s'approche du paquet et prend doucement dans ses mains, stupéfaite, un flacon de Vicodin.
- Lis l'étiquette.
C'est presque sans surprise qu'elle découvre sur le flacon le nom de Gregory House, et une date qui la surprend.
- Mais, cette boite a été délivrée hier ! Tu reprends de la Vicodin ?
- Non, je ne reprends pas de Vicodin. House la regarde enfin et lui sourit. J'arrive à gérer.
- Je vais à la pharmacie, découvrir qui a donné cette ordonnance.
Cuddy se lève et se retourne, près de la porte.
- Toi, tu restes avec Wilson, j'arrive.
House se contente d'acquiescer de la tête, ce qui surprend les deux autres et se carre dans le fauteuil.
Au bout de quelques minutes, Cuddy revient, profondément irritée.
- C'est un mystère, personne ne sait, personne n'a donné ce flacon, personne ne se rappelle avoir vu qui que ce soit, et pour couronner le tout ta signature est dans le registre achève-t-elle en se tournant vers House.
- Je n'en ai pas pris, répète House.
- Je te crois.
- Vraiment.
- Oui, je te crois. Et Wilson aussi.
Wilson a les bras croisés, sourcils froncés et ne répond pas.
- Wilson ?
- Je ne sais pas, Cuddy, je ne sais pas.
- Très bien. Viens House, on rentre à la maison.
House trébuche en se levant. Wilson tend le bras, mais Cuddy est là avant lui. Elle le toise, lèvres pincées, œil noir.
- Nous allons y arriver à deux. Merci Wilson.
Il les regarde partir, vaguement frustré. Au bout d'un moment, il réalise qu'il est tout simplement contrarié de ne plus être le recours de House en cas de coup dur et a un peu honte. House a été seul si longtemps. Un vrai ami devrait se réjouir. Wilson s'interroge sur lui-même, et se déçoit un peu.
Chez Lisa Cuddy, House refuse de parler, regarde fixement et sans commentaires Lisa qui s'occupe de Rachel, mange comme un automate, regarde la TV distraitement, puis part se coucher, fatigué.
Lisa pousse la porte et s'assied sur le lit à ses côtés. Elle ne dit rien, elle lui caresse la tête. Au bout d'un moment, il la pose sur ses genoux. Un long moment, ils restent ainsi, sans parler. Il passe les bras autour de sa taille et soupire. Lisa parle enfin :
- Je vais me préparer pour la nuit, je reviens.
- Fais vite. Je pourrais encore halluciner, va savoir.
Enfin, elle se couche à ses côtés, le prend dans ses bras. La tête enfouie dans son giron, il se laisse bercer un long moment.
Elle continue à le tenir dans ses bras, à lui caresser les cheveux, à l'embrasser doucement sur le front et sur le crâne. Il a la tête dans son cou, sur le haut de sa poitrine. Il y dépose des baisers tendres, sans s'aventurer plus loin.
Il repose la tête un peu plus bas, et l'embrasse à travers le tissu, très près de son sein. Cuddy est surprise, puis traversée par un petit sourire, avant de proposer :
- Greg, tu veux … ?
- Oui, je veux.
Sans autre forme de procès, il retrousse la chemise de nuit, impatient. Cuddy soulève les bras pour finir le travail et se débarrasser du vêtement. Elle est toujours sur le dos et l'enlace à nouveau quand il pose les lèvres sur son sein, qu'il embrasse, puis glisse vers le téton qu'il englobe dans sa bouche. Après quelques instants d'hésitation, il se met à téter. Doucement. Ils restent ainsi de longues minutes, fusionnels. Cuddy éprouve des sensations indescriptibles. L'amante devient la mère, sans que la situation prête à une confusion des genres malvenue. La chaleur gagne son ventre. Chaleur décuplée quand il murmure :
- L'autre.
- Oui.
Ils chuchotent tous deux, saisis par l'instant. Pour atteindre l'autre sein, il l'enlace de son bras, passe sa jambe sur les siennes. Couché à moitié sur elle, il suce le deuxième sein avec délectation. Elle sent son sexe tendu battre contre sa cuisse et est saisie d'un désir fulgurant.
Avec ses jambes, elle se fait glisser sous lui qui tète encore, l'entoure de ses cuisses, glisse ses mains le long de son corps pour baisser le pantalon du pyjama. Il se laisse faire, avec quelques mouvements sporadiques des reins. Elle le saisit aux hanches et les fait glisser tous deux, afin qu'il la pénètre.
Une fois entièrement en elle, il pousse un soupir de satisfaction et reste immobile, profondément comblé. Elle commence à onduler les hanches sous lui, à contracter ses parois intimes, et il gémit de bonheur.
Elle les fait rouler, prend le dessus, se meut sur lui en une cérémonie lente et intense, les mène à l'extase, s'écroule sur lui, haletante.
Enfin, il l'enlace, la caresse, la berce à son tour, avant de se retirer, savourant le moment.
Ils se pelotonnent l'un contre l'autre, en cuiller. Il chuchote à son oreille :
- Merci de me croire.
- Quand tu prends de la vicodin, tu es sarcastique, voire méchant. Plus maintenant. Même si tu reste un emmerdeur, ajoute Lisa après réflexion.
Les deux amants rient tendrement ensemble.
- Nous éclaircirons le mystère demain. Bonne nuit
- Bonne nuit
Ils ferment les yeux.
Dans un appartement de Princeton, un homme fait les cent pas, anxieux.
Dans un autre appartement de Princeton, un homme surfe sur le site de l'hôpital, et s'attarde longuement sur la photo de Lisa Cuddy en se masturbant.
Dans un autre appartement de Princeton, un homme surfe sur le site de l'hôpital, et s'attarde longuement sur la photo de Greg House avant de cracher sur son écran en serrant le poing.
Vous m'accorderez bien une petite review ?
