Aloha
CptJackHarkness : Merci pour ton commentaire. J'espère que la suite te plaira
Voila la suite :)
POV Joe White
Lorsque je suis séparé de Steve, je sens l'inquiétude grandir en moi. Je sais qu'il est déjà mal en point. Il a une sévère commotion cérébrale et des hématomes lui recouvrent le dos et la poitrine mais je ne peux malheureusement rien faire. Les hommes me font asseoir sur une chaise et finalement une autre personne rentre dans la pièce. Il semble être le chef au vu de la manière dont les autres se comportent vis-à-vis de lui.
« Bonjour commandant. »
Je ne réponds rien.
Il me pose alors des questions à propos d'informations classés secret défense sur divers dossiers. Aucun son ne sort de ma bouche. Il s'approche alors de moi :
« Ne vous inquiétez pas, je vais rapidement vous faire parler. »
Il fait signe à l'un de ses hommes qui sort alors de la pièce. Je ne comprends pas immédiatement ce qu'ils vont faire et il a dû le voir car il se penche vers moi et me dit à l'oreille :
« Il parait que c'est votre petit protégé. »
Je ne réponds rien mais je sens l'inquiétude m'envahir. Je sais ce que ces hommes sont capables de faire et je préférais mille fois qu'ils s'en prennent à moi plutôt qu'à Steve. Aucun bruit ne peut être entendu dans la pièce. Puis d'un seul coup un hurlement se fait entendre à travers la fine cloison qui me sépare du jeune Seal et je ferme les yeux. Le rire de notre ravisseur résonne dans la pièce avant qu'il ne me dise :
« Vous avez qu'une seule chose à faire commandant et j'arrête immédiatement ses souffrances. Je ne vous demande même pas de répondre à toutes mes questions, je veux juste ce code. Le code d'accès pour pénétrer dans la base de Pearl Harbour, rien d'autre. Si vous me le dites, je vous relâche, vous et votre protégé. »
C'est presque tentant mais je ne peux pas le faire. Je ne peux pas donner la vie de milliers d'hommes et femmes pour sauver celle de Steve. Et je sais parfaitement qu'il le comprend et qu'il m'en voudrait de le faire. Les heures passent lentement, je suis maintenant seul dans la pièce et j'entends parfois des cris de douleurs. Ils deviennent de plus en plus faibles jusqu'à s'arrêter totalement. Soit Steve a perdu connaissance, soit…
Je n'essaye de ne pas penser au pire lorsque les hommes rentrent à nouveau dans la pièce, me détache et me force à me lever. Nous nous dirigeons à nouveau vers la cellule. Ils ouvrent la porte et me font entrer dans la salle sombre. J'entends qu'ils verrouillent, m'empêchant ainsi de m'enfuir. Je reste immobile, debout attendant que mes yeux s'habituent à l'obscurité environnante lorsque je perçois un faible gémissement :
« Steve ?... »
Aucune réponse, au bout de deux minutes, j'arrive enfin à discerner un corps immobile au fond de la cellule. Je me dirige lentement vers lui et je m'agenouille à ses côtés. Je reconnais sans mal le corps de l'homme que je considère comme un fils, recouvert de sang, d'hématomes, de brulures. Il est actuellement torse nu, allongé sur son ventre, son visage tourné vers le mur. Je pose ma main sur son cou, et je suis heureux de trouver un pouls fort mais un peu trop rapide à mon goût. Je l'appelle à nouveau ;
« Steve ? »
Il ne répond toujours rien, et reste immobile. Je me décide alors à le tourner lentement sur le dos. Il gémit faiblement à la douleur provoquée et entrouvre ses yeux. Ils sont vitreux, et il a du mal à se concentrer sur moi. Quand il y parvient enfin, il murmure :
« Joe.
- Je suis là fils. »
Les jours passent et malheureusement se ressemblent. Steve s'affaiblit de plus en plus et les séances de torture durent de moins en moins. Nous nous retrouvons à nouveau dans la cellule. Le jeune homme est inconscient et j'espère que notre équipe arrivera bientôt car je ne suis pas sure que Steve soit assez fort pour tenir bien longtemps. Je ne peux rien faire pour le soigner, ou soulager sa douleur.
J'entends des coups de feu et je me tourne alors vers Steve, allongé près de moi :
« Voilà les secours fils. »
Je suis surpris de voir les yeux bleus s'ouvrirent et se poser sur moi. Il essaye de bouger et gémit faiblement. Je pose ma main sur son avant-bras :
« Plus que quelques minutes Steve. »
J'espère ne pas avoir tort et que c'est bien notre équipe qui se trouve de l'autre côté de la porte. Les coups de feu cessent et soudain la lumière pénètre dans la salle. Des hommes armés rentrent dans la cellule et je reconnais rapidement un certain nombre de Seals.
Freddie Hart s'approche de nous, il m'aide à mettre Steve sur ses pieds. Le jeune homme s'appuie sur nous deux pendant que nous nous dirigeons rapidement vers l'extérieur. Je suis surpris par le fait qu'il arrive à tenir encore debout, mais je suis sure que cela ne va pas durer longtemps. Dès que l'adrénaline redescendra, il va s'effondrer et il faudrait mieux que nous soyons le plus loin possible.
Nous progressons rapidement mais Steve s'appuie de plus en plus sur nous. Et finalement il tombe à genoux, nous entrainons avec lui. J'entends un murmure :
« Je suis désolé. »
Je m'apprête à répondre mais Freddie me dépasse :
« Tu n'as pas à t'excuser. Tu penses pouvoir continuer ? »
Il hoche la tête de gauche à droite. Je pose une main sur son avant-bras, essayant ainsi de lui faire comprendre que ce n'est pas grave.
« Je vais te porter mon pote. »
Une seconde après Freddie prend Steve sur son dos et nous continuons à avancer. Nous arrivons rapidement au camp, et je commence à sentir les derniers jours. L'adrénaline tombe, et je commence à m'effondrer alors que je sens des bras me rattraper. L'obscurité m'emporte.
Je me réveille, la première chose que je remarque est le plafond blanc. Puis l'odeur de médicament envahit mes narines. Je me trouve à l'hôpital. Je tourne légèrement la tête à gauche, et je vois alors Steve allongé sur un lit près du mien. J'entends la porte s'ouvrir, et un homme en blouse blanche rentre dans la salle :
« Bonjour commandant. Ravi de vous voir réveiller.
- Comment va Steve ?
- Il ira bien. »
Je soupire de soulagement. Le cauchemar est fini.
