HEY !
Wouhou, c'est la fête, 2 chapitres en moins d'une semaine ! En espérant que je continue comme ça hein... Donc, merci merci merci pour vos reviews. Ça me fait vraiment plaisir de voir que vous êtes toujours là. Continuez comme ça !
Guest : J'espère qu'elle te plaira !
Parfait : Merci beaucoup, et la voici !
Bellarke-princesse : Il continue dans ce chapitre hihi, bisous à toi aussi.
Bonne lecture à tous !
CHAPITRE X
« Je suis là »
Tout se passe pour le mieux dans la maison des Blake. Clarke et Bellamy ont arrêté de s'entretuer et sont même devenus amis. Ils ont découvert que, contre toute attente ils possèdent beaucoup plus de choses en commun que se qu'ils le pensaient. Octavia est ravie de ce rapprochement et passe beaucoup plus de temps avec Lincoln grâce à l'intervention de Clarke d'il y a quelques semaines. En bref, c'est la belle vie. Octavia a passé un coup de téléphone à Wells pour lui dire que Bellamy lui avait parlé du fait qu'ils soient frères. Ils ont parlé de tout et de rien, et depuis s'envoient plus de messages et s'appellent très régulièrement. Ils sont devenus de très bons amis. Wells lui a dit qu'ils devraient passer une soirée tous ensemble, et qu'il serait avec eux même s'il n'était pas vraiment présent. Ce qui fait que ce soir, c'est sortie au bar où Nathan et Murphy travaillent.
Clarke descend les escaliers et s'étire avant de s'installer lourdement sur le canapé. Elle aperçoit Octavia, qui est déjà prête. Celle-ci avale rapidement une gorgée de café et se recoiffe brièvement en regardant son reflet dans le miroir. Elle se tourne vers son amie et lui sourit avant de s'approcher d'elle.
— Je rentrerai assez tard, du coup j'irais directement au bar, informe-t-elle.
Clarke acquiesce en hochant la tête et attrape le plaid qu'elle dépose sur ses jambes.
— Pas de problème, je partirais avec Bellamy, dit-elle sans regarder son amie.
L'hôtesse de l'air sourit et dépose un rapide baiser sur la joue de la blonde. Elle emporte son sac à main et sort de la maison. Clarke se lève et se dirige vers la cuisine. Elle prend une tasse dans le placard et verse du café à l'intérieur. Elle attrape une barre de céréales et l'engloutit en quelques secondes. Clarke avale toute sa boisson et file se préparer dans la salle de bain.
Bellamy pousse la porte de son lieu de travail et se retrouve dans la rue. Il grimpe dans sa voiture et démarre. Il regarde le tableau de bord. Dix huit heures et quelques, il doit être au bar vers dix neuf heures trente.
Une dizaine de minutes plus tard, il sort de son véhicule et rentre à l'intérieur de la grande maison. Il se rend compte qu'il n'y a personne. Bellamy dépose ses affaires et se jette sur le canapé. Il attrape son téléphone et remarque qu'il a un message.
Ma blonde préférée : « Je serais à la maison vers sept heures moins le quart. »
Bellamy sourit en voyant le surnom qu'elle s'est donnée. Il cherche quelque chose à répondre mais ne trouve pas quoi. Il abandonne et range son portable. Il sursaute en voyant une main prendre l'objet.
— Je vais te montrer à quoi sert un téléphone, commence Clarke. Tu peux appeler des gens, ils peuvent même t'envoyer des messages, continue-t-elle avec un air faussement surpris. Et quand ils le font, tu dois répondre, termine-t-elle en lançant son téléphone à côté de lui.
Bellamy secoue la tête et soupire. Il la regarde s'asseoir sur le fauteuil à sa droite. Ils passent ensuite plusieurs minutes à se raconter leurs journées respectives. Ils finissent par monter à l'étage pour se changer.
Clarke referme la porte de sa chambre et fouille dans son armoire. Elle opte pour une jupe patineuse blanche accompagnée d'un pull assez ample. Elle enfile ses chaussures et sort de la pièce. Elle descend les escaliers et range son téléphone dans une pochette.
Les deux amis sortent de leur domicile et grimpent dans la voiture de Bellamy. Celui-ci démarre et allume la radio.
— Accident... Phoenix... blessé...
Clarke se redresse d'un coup en entendant ces mots et monte le son.
— Nous savons juste que deux voitures se sont percutées. L'un des deux passager n'a malheureusement pas survécu, et l'autre se trouve à l'hôpital.
Elle déglutit et regarde Bellamy. Elle sursaute lorsque son téléphone se met à sonner. Son cœur bondit dans sa poitrine. Elle le prend dans sa main puis le colle à son oreille.
— Allô ? dit-elle d'une voix tremblante.
— Oui, mademoiselle Griffin ?
— Oui, c'est moi, dit-elle en essayant de reprendre une contenance.
— Votre mère a eu un accident de voiture, c'est très grave.
Clarke ferme les yeux.
— J'arrive tout de suite.
Elle ouvre ses paupières et lâche son téléphone qui retombe mollement sur ses jambes. Elle tourne la tête vers Bellamy.
— Je dois aller à Phoenix, dit-elle d'une voix sans émotion.
Celui-ci hoche la tête, il a bien comprit la situation.
— Je t'y emmène.
D'ordinaire, Clarke aurait refusé, ayant peur de le déranger. Seulement, là c'est différent, il s'agit de sa mère. Elle n'a pas une relation très facile ni même très saine avec elle, mais ça ne change rien. Clarke pose sa tête sur la vitre de la voiture. Elle essaie de se détendre et de ne pas imaginer le pire.
— Ne t'en fais pas, tout va bien se passer, essaie-t-il de la rassurer.
Clarke le regarde et lui sourit.
— J'espère que tu as raison.
Elle replace sa tête à son ancienne position et se calme peu à peu.
Clarke est réveillée par la sonnerie de son téléphone. Elle soupire et s'aperçoit que c'est Octavia qui l'appelle.
— Oui, O' ? demande-t-elle d'une voix lasse.
— Clarke ? On vous attend, qu'est-ce que vous avez fait encore ?
Elle entend des rires et de la musique en fond. Elle adore Octavia mais veut en finir avec cette conversation, elle n'a pas la tête à ça.
— On est en route pour Phoenix, ma mère a eu un accident, dit-elle d'une voix froide.
— Oh merde, Clarke, je... je suis désolée, je vais...
— Non, amuse toi, c'est sûrement rien, ne t'en fais pas. A plus tard.
Clarke raccroche sans attendre une réponse de son amie et range son téléphone. Elle pose sa tête contre son siège et ferme les yeux. Elle a besoin de parler de tout ce qu'elle ressent.
— Je n'ai jamais eu une relation facile avec ma mère, commence-t-elle en ouvrant les paupières. Nous n'étions jamais d'accord et j'avais l'impression qu'on ne se comprenait pas. Cette sensation s'est amplifiée lorsque mon père est mort, explique-t-elle en tournant la tête vers son ami. Bellamy, si elle ne s'en sort pas, je... je n'ai pas assez profité de sa présence, je ne sais pas comment je vais faire, j'ai tout gâché...
Bellamy jette des coups d'œils à Clarke tout en gardant le regard sur la route devant lui. Il n'aime pas qu'elle pense ça. Il ne veut pas la voir triste et coupable.
— Elle s'en sortira, se contente-t-il de dire.
Clarke hoche la tête.
— Ecoute, même si ce n'est pas le cas, elle t'aime et t'aimeras toujours, c'est ta mère Clarke. Même si ce n'est pas tout rose entre vous, je suis sûr qu'elle te pardonnera. Je suis persuadé que vous étiez beaucoup plus proches que tu ne le pense.
La jeune femme écoute attentivement les paroles de Bellamy et essaie de se calmer. Elle est reconnaissante qu'il soit avec elle pour cette épreuve. Ce sont dans ces moments là que l'on reconnaît les véritables amis. Elle est désormais convaincue que Bellamy ne la laissera pas tomber au premier obstacle et qu'il sera là pour elle.
— Merci Bell, dit-elle doucement.
— Je t'en prie princesse.
Clarke sourit à ce surnom. Il l'énervait au début mais ce n'est plus le cas aujourd'hui.
Octavia range son téléphone dans sa poche et regarde ses amis avec un air grave.
— Qu'est-ce qu'il se passe ? demandent-ils en chœur.
Elle s'assoit à côté de Lincoln.
— La mère de Clarke a eu un accident, ils sont en route pour Phoenix.
La révélation d'Octavia est suivie par des exclamations de surprise. Ils ne connaissent pas Clarke depuis longtemps mais elle s'est rapidement intégrée dans le groupe. Elle a adoré le caractère et l'humour de Jasper et Monty, la franchise de Raven et Nathan, elle a su voir plus loin que les humeurs boudeuses de Murphy, elle a aussi beaucoup apprécié la bienveillance de Lincoln, la gentillesse de Harper et bien évidemment la joie de vivre d'Octavia qui a rapidement pris une grande place dans sa vie. Sans oublier Bellamy. Leurs débuts étaient vraiment chaotiques, mais ils sont désormais devenus amis. Ils s'étaient trompés l'un sur l'autre et le regrettent aujourd'hui.
— Je... je vais appeler Wells, informe Octavia.
Elle reprend son téléphone et compose son numéro.
— Octavia ? Je croyais que c'était une soirée au bar ce soir ?
— La mère de Clarke a eu un accident, elle et Bellamy sont en route pour Phoenix.
— Je vais à l'hôpital, je te tiens au courant, merci O'.
Elle raccroche et se rapproche de ses amis.
— Clarke m'a dit qu'on devait s'amuser, dit-elle en retrouvant son sourire.
Wells sort de sa maison et monte dans sa voiture. Il sait très bien que Clarke doit se sentir coupable vis à vis de sa mère, il la connait par cœur. Il espère fortement que ça ira pour elle, n'ayant aucune envie de voir sa meilleure amie être triste, ou même tomber en dépression. Il sera toujours là pour elle, évidemment, mais si il peut lui épargner des épreuves aussi dures que celle-ci, il doit faire son maximum pour l'aider.
Un quart d'heure plus tard, Wells se retrouve sur le parking de l'hôpital. Il se gare à la première place vacante et sort de sa voiture. Il range ses clés dans sa poche et trottine jusqu'à l'entrée du bâtiment. Il s'engouffre à l'intérieur.
— Excusez moi, dit-il en interpellant un infirmier.
Celui-ci se retourne et le regarde.
— Savez-vous où se trouve Abigail Griffin ? demande-t-il.
— Elle est au bloc, je ne sais pas où en est exactement son opération mais je peux aller me renseigner si vous le souhaitez ?
Wells hoche la tête et lui sourit.
— Mais... Qui êtes-vous ? questionne-t-il.
— Un... Ami.
L'infirmier hoche la tête et se dirige dans un couloir interminable tandis que Wells s'assoit sur une chaise dans la salle d'attente.
Après quelques heures de route, Clarke et Bellamy sont quasiment arrivés à Phoenix. Elle lui indique les chemins à prendre pour arriver jusqu'à l'hôpital. Elle est stressée de découvrir l'état de sa mère. De voir si ça va aller pour elle, si la convalescence va être compliquée ou bien si elle ne la verra plus, ne lui parlera plus et ne pourra jamais s'excuser de ne pas avoir été à la hauteur de ses espérances. Elle essaie d'évacuer ses pensées et se concentre sur le moment présent. Une fois devant le grand bâtiment gris, Clarke détache sa ceinture et le scrute. Elle le connait bien, c'est ici qu'elle a fait son internat, c'était comme sa deuxième maison. Seulement elle aime un peu moins ce bloc de béton maintenant que c'est sa mère qui se trouve entre les mains des médecins. Elle comprend maintenant ce que doivent ressentir la famille de ses patients. Cette impuissance.
Bellamy s'étire, fatigué d'avoir conduit autant de temps. Il se redresse et regarde Clarke.
— Clarke... dit-il doucement.
— Oui, je sais, la coupe-t-elle.
Elle sait très bien qu'elle doit se lever de ce siège, mettre un pied devant l'autre et marcher jusqu'aux portes de cet hôpital. Mais elle a bien trop peur de ce qu'elle va découvrir à l'intérieur.
— Je suis là, ne t'en fais pas, ça va aller.
Clarke lui sourit et prend une profonde inspiration. Elle hoche la tête plusieurs secondes et se décide enfin à y aller. Elle ouvre la portière et sort à l'extérieur. Bellamy se dépêche de sortir pour aller à côté de son amie. Il lui sourit et ils finissent par avancer tous les deux.
Ils entrent à l'intérieur et Clarke reconnait beaucoup de choses, des bons souvenirs comme le bloc opératoire où elle apprenait peu à peu le métier ou bien ces couloirs où elle a marché tant de fois. Mais aussi des mauvais, comme cette salle d'attente où elle annonçait que leur mère, leur père, leur sœur, leur frère ou leur ami n'avait pas survécu. Mais la chose qui lui vient le premier à l'esprit, c'est quand elle avait sauvé ce parent ou cet ami et lorsqu'elle l'annonçait à leurs proches. Elle voyait ce sourire sur leur visage, cette joie, ce soulagement. Elle espère de tout son cœur que c'est ce qui lui arrivera ce soir.
Clarke avance lentement. Elle regarde droit devant elle. Elle se sent beaucoup mieux lorsqu'elle aperçoit Wells assit sur un des sièges. Elle se précipite vers lui et saute dans ses bras.
— Merci, dit-elle en essayant de retenir ses larmes.
Wells sourit dans ses cheveux blonds et s'éloigne finalement d'elle. Il la rassure quelques minutes en lui disant qu'on viendra bientôt leur donner des nouvelles.
Pendant ce temps, Bellamy va chercher trois cafés afin de les laisser discuter tous les deux. Il revient, quelques minutes plus tard, trois boissons dans les mains. Il les pose sur une petite table située à côté d'eux et regarde Wells. Celui-ci lui sourit et le prend dans ses bras.
Clarke ne peut s'empêcher de sourire en regardant cette scène. Elle trouve qu'ils se ressemblent beaucoup, finalement. Physiquement non, c'est certain, mais mentalement. Bellamy est peut-être plus froid au premier abord, à cause des épreuves qu'il a vécues. Mais une fois cette carapace cassée, il est beaucoup plus doux, compréhensif et attentionné qu'il ne le laisse paraître. Ils ont tous les deux cet instinct de leader. Lorsqu'on les connaît, ça se voit qu'ils sont frères.
Un peu plus tard, les trois amis sont assis, inquiets de ce qui pourrait se passer. Clarke bondit de son siège lorsqu'elle voit un médecin arriver vers eux. Elle le reconnaît immédiatement.
— Jackson ! s'écrie-t-elle.
L'intéressé lui sourit malgré la situation et la prend rapidement dans ses bras. Jackson est comme le bras droit d'Abby lorsqu'ils sont au bloc. Il doit être très touché qu'elle ai eu ce terrible accident, comme tous ses collègues d'ailleurs.
— Clarke... commence-t-il. Ta mère a subi un terrible traumatisme...
Clarke hoche la tête, elle est au courant de tout ça, c'est toujours ce qu'on dit aux patients. Seulement, elle a peut-être besoin de l'entendre aujourd'hui.
— Elle est en salle de réveil, explique-t-il. On a fait tout ce qu'on a pu, ces blessures étant vraiment très importantes. Je ne sais pas du tout si elle va s'en sortir, dit-il en mettant une main sur l'épaule de la jeune femme. Tu devrais aller la voir, termine-t-il en s'éloignant.
Clarke le regarde partir et retient ses larmes. Elle veut être forte, comme son père lui a toujours apprit. Elle tourne la tête vers ses amis. Elle ne leur dit pas un mot et se contente de marcher d'un pas lourd vers la chambre d'Abby. Elle y arrive finalement et c'est comme si un poids s'abattait sur son cœur. Sa mère paraît minuscule dans ce grand lit blanc, tous ces fils, toutes ces machines. Elle est pourtant habituée à voir tout ça, mais c'est autre chose lorsqu'on connait la personne en question. Clarke s'approche doucement, comme si le fait de faire bouger quelque chose d'un millimètre allait tuer Abby. Elle s'installe sur un siège à côté du lit.
Bellamy et Wells sont dans le couloir, juste devant la chambre. Ils veulent laisser Clarke seule avec sa mère.
— Je suis inquiet pour elle, commence à dire Bellamy.
Wells secoue la tête.
— Elle est forte, dit-il.
— Ça je n'en doute pas, affirme Bellamy.
C'est vrai, il sait pertinemment que Clarke est insupportable par moment oui, mais très forte. Elle a surmonté la mort de son père et il sait combien c'est difficile. Il espère juste qu'elle n'aura pas à affronter la mort de sa mère, comme lui l'a fait dans le passé.
— Je vais aller la voir, intervient Wells.
Bellamy hoche la tête et boit une gorgée de café. Il jette un coup d'œil à sa montre et constate qu'il est presque minuit.
Wells entre dans la chambre d'Abby et est tout autant surpris de son état que Clarke. Il s'approche de sa meilleure amie et pose une main sur son épaule.
— Tu devrais lui parler, dit-il.
Clarke lève ses yeux rouges, gonflés et fatigués vers Wells.
— Et pour lui dire quoi ? demande-t-elle en haussant les épaules. Je suis désolée de ne pas être comme tu aurais voulu que je sois, dit-elle.
Il ne sait pas quoi lui répondre, il a perdu sa mère, en effet mais lui a eu le temps de lui dire au revoir lorsqu'elle était éveillée. Clarke n'aura peut-être pas cette chance. Il secoue la tête et dépose un baiser sur la tempe de son amie.
— Je serais toujours là, murmure-t-il.
Il sort de la pièce et rejoint son frère.
— Il faut que tu ailles lui parler, explique-t-il en désignant la chambre de la tête.
Bellamy ne comprend pas pourquoi il lui dit ça. Après tout c'est Wells son meilleur ami, pas lui. Il ne la connait pas depuis très longtemps et ne voit pas vraiment se qu'il pourrait bien lui raconter.
— Elle a besoin de toi, dit-il en s'éloignant de lui.
Il hoche la tête. Ces simples mots ont un grand impact sur lui et il finit par entrer aux soins intensifs.
— Hey, dit-il doucement en découvrant à son tour toutes ces machines.
Clarke lève la tête vers lui et lui sourit tristement avant de se concentrer à nouveau sur sa mère.
— Clarke... commence-t-il.
— Tu ne vas pas t'y mettre toi aussi, dit-elle agressivement.
Bellamy soupire et s'approche d'elle.
— Ecoute, tu dois le faire. Je n'ai pas pu dire au revoir à ma mère, ni à mon père d'ailleurs et tu ne peux pas savoir à quel point je le regrette aujourd'hui, dit-il en la regardant. Je donnerais tout pour ne passer rien qu'une minute avec eux, Clarke. Même si tu regrettes des évènements passés, même si tu ne sais pas quoi dire, même si tu as peur et que le fait de lui parler te semble idiot et ridicule, même si tu penses qu'elle ne t'entend pas, je peux t'assurer que si, termine-t-il.
Clarke est ému par les paroles de Bellamy. Elle comprend maintenant qu'il a raison. Elle s'approche du grand lit de sa mère et prend sa main dans la sienne. Bellamy hoche la tête, fier de l'avoir convaincu. Il commence à marcher vers la sortie.
— Non, reste, dit-elle.
Il s'arrête et se retourne, lui souriant légèrement. Il se tient debout derrière elle.
— Maman, commence-t-elle, la voix tremblante. Je suis vraiment désolée de ne pas avoir été comme tu l'aurais souhaité. J'espère que tu ne m'en veut pas trop, dit-elle en caressant sa main. Il s'est passé beaucoup de chose depuis la dernière fois qu'on s'est parlées. La nouvelle maison où j'habite est parfaite, je me suis fait de nouveaux amis, même si au début ce n'était pas gagné, explique-t-elle en souriant. Mais maintenant tout va bien, mais ça irait mieux si tu étais avec moi maman. Je t'en prie, tu dois te battre, faire ton possible pour rester avec moi, j'ai besoin de toi. Mais je ne suis pas la seule, tout cet hôpital a besoin de toi. Je ne suis pas encore prête à vivre sans toi, s'il-te-plaît, réveille-toi, supplie-t-elle. J'espère que malgré tout, tu es quand même fière de la femme que je suis devenue. Mais tu ne peux pas me quitter, tu dois être là à mon mariage, tu dois rencontrer tes petits-enfants, et il faut absolument que je te présente quelqu'un, le frère de Wells. Oui je sais, c'est complètement dingue, dit-elle en sentant les larmes couler sur ses joues. Tu dois être là pour vivre tout ça avec moi. J'ai appris à me passer d'un père, mais je ne pourrais pas me passer de toi. Je t'en prie, reviens avec moi. Je t'aime maman, termine-t-elle en éclatant en sanglot.
Bellamy se précipite vers elle et la prend dans ses bras. Il caresse ses cheveux blonds.
— Bellamy, dit-elle en relevant la tête vers lui. J'ai peur, avoue-t-elle.
— Je suis là, ne t'en fais pas, dit-il en lui souriant tristement.
Les coins des lèvres de Clarke se relèvent face aux mots de Bellamy. Elle sursaute lorsqu'elle sent une pression sur sa main droite, encore posée sur le lit d'hôpital.
Alooooors ? Dites-moi tout ! Ma fiction prend enfin ce côté dramatique que je voulais faire ressortir depuis le début, et ce n'est pas fini... Qu'avez vous pensé du rapprochement Bellarke ?
A très vite, et comme d'habitude, bombardez moi de reviews !
— Lucie.
