Voilà la suite, j'avais presque oublié de la poster étant totalement absorbée par les récents épisodes de Bones... Bref' ce chapitre nécessite d'avoir lu "Destination lointaine" car un personnage clé de cette fic refait surface..

Bonnes lecture !


Il mit son bras autour de la taille de sa partenaire […] puis ils reprirent leur marche en direction de l'hôtel.

Brennan souriait simplement, aucune raison particulière elle était juste heureuse.

- Tu sais où est la station de métro ?

- Oui, elle n'est plus très loin.

En voyant sa Bones grelotter il lui demanda

- Tu as froid Bones ?

- Oui, un peu mais ça ne fait rien.

A peine eut-elle le temps de terminer sa phrase qu'elle sentit la veste de Booth atterrir sur ses épaules. Elle le regarda surprise.

- Il fait vraiment froid Booth, tu vas avoir froid et...

- Si je te donne ma veste, c'est que je n'ai pas froid ok ? La coupa-t-il.

Elle sourit. L'odeur de son coéquipier l'enivrait petit à petit et émerveillait ses sens, qu'est-ce qu'elle se sentait bien en sa présence.

- Je crois que je Paris est une de plus belle ville que j'ai jamais vu, déclara Booth. Sous toute cette neige en plus, je trouve ça magnifique.

- Je suis d'accord, je commence à comprendre pourquoi Angela aime tant cette ville; c'est définitivement une ville pour les artistes, dit-elle en passant devant un marchant de tableau au coin d'une rue.

Même le soir, sous la neige, lorsqu'il fait froid, les marchands restaient dans les rues, les peintres, les musiciens donnaient une ambiance unique.

Sous la lumière des lampadaires typiquement parisiens, quelques flocons tombaient à nouveau. Brennan lança un regard inquiet à Booth, elle était sur le point d'enlever la veste pour la rendre à son propriétaire, mais il l'en empêcha d'un geste de la main.

- Vraiment Bones, garde-la. Quand bien même j'aurais froid, ce qui n'est pas le cas; la rassura-t-il tout de suite, avec ma veste j'aurais toujours froid et toi aussi, alors que si tu l'as au moins l'un de nous deux n'a plus froid, c'est mieux non ?

- Oui, répondit-elle en rigolant.

Elle arrêta de rigoler un instant et fut intriguée par un homme qui lui semblait familier qu'elle venait de croiser, elle ne saurait dire qui il était mais elle avait une mauvaise impression. Elle se retourna sur son passage mais il avait disparu ; elle se dit que ça devait être son imagination qui lui jouait des tours.

- Quelque chose ne va pas Bones ?

- Non, rien, ce n'est pas important, répondit-elle distraite.

Mais elle ne cessait de chercher qui pouvait bien être cet homme. Il n'avait pas un beau visage, le nez tordu, un air sombre, quelques vieilles cicatrices, comme s'il s'était battu. Elle essaya alors de se l'imaginer sans ces cicatrices, le teint un peu plus clair … Non, toujours rien, elle était quasiment certaine qu'elle le connaissait mais impossible de mettre un nom dessus, de l'associer à une quelconque situation.

Ils avançaient vers la station, en empruntant des rues moins fréquentées, où il devenait plus facile de marcher sans se cogner contre quelqu'un.

Tout à coup un sentiment d'insécurité envahit la jeune femme, Booth était toujours à ses côtés mais elle se sentait mal, elle avait peur ; c'était irrationnel. Le visage de l'homme qu'elle avait croisé ne quittait pas ses pensées et elle essayait désespérément de se rappeler de qui c'était.

Perdue dans ses pensées elle ne vit pas la personne en face d'elle et se fit bousculer.

- Hey Bones, regarde devant toi !

Elle ne répondit pas, une légère douleur était apparu à son épaule droite suite à la bousculade. Elle y était particulièrement sensible depuis quelque temps. Depuis le Mexique, lorsqu'elle s'était fait tiré dessus. Tiré dessus par Steven.

Elle sursauta, ayant eu le déclic. C'était Steven, il était à Paris.

Elle se retourna brusquement vers Booth.

- BOOTH ! J'...

A peine eut-il le temps de sursauter à cause du cri de sa partenaire qu'il entendit un coup de feu et la vit s'effondrer à ses côtés.

- BONES ! Bones !

Il était paniqué, il n'avait rien comprit, il regardait sa Bones allongée sur le sol, visiblement touchée au flanc droit.

Il tourna la tête, dans le but d'apercevoir un quelconque tireur mais ne vit personne dans l'obscurité.

- Vite appelez une ambulance ! Cria-t-il dans la rue.

Il se pencha sur elle, appuyant sur la blessure pour empêcher le sang de couler. Bones gémit à cause de la douleur.

- Je sais ça fait mal, mais je dois appuyer, je suis désolé. Je suis là Bones, je suis là, reste avec moi, ça va aller d'accord ? Ne vous inquiétez pas ça va aller.

Il essayait de la rassurer comme il pouvait, il eut soudain un flashback, il y a longtemps lorsqu'il avait prit une balle à sa place, c'était elle qui avait été à sa place, il pouvait maintenant ressentir la peur qu'elle avait put éprouvée quelques années plus tôt.

Brennan était assommée par la douleur, épuisée, mais elle essayait de se battre pour rester éveillée.

Booth plaça sa main disponible sur la joue dans sa partenaire.

- Bones, reste avec moi tu m'entends ? Tempérance ! Parle moi, parle moi.

- Je... J'ai mal... souffla-t-elle avec difficulté.

- Je sais, je sais, ça va passer, les secours sont sur le chemin, ça va aller je te le promet, la balle ne semble pas avoir atteint d'organe vitaux.

- Je.. Je l'ai vu...

Une larme s'écoula le long de sa joue, immédiatement essuyée par le pouce de Booth.

- Qui est-ce que tu as vu Bones ?

- Il me disait quelque chose, je.. j'ai essayé... j'ai pas réussis...

- Calme toi, calme toi Tempérance, respire, qui as-tu vu ?

- Je l'ai vu passer.. Il me disait quelque chose ... mais.. je ne me suis pas tout de suite souvenu...

Booth était perdu, ce que disait Bones n'avait aucun sens, il essayait de comprendre mais malgré tout ses efforts il n'y parvint pas. Il caressait sa joue pour l'apaiser et continuait d'appuyer sur la blessure.

- Ce n'est pas grave Bones, on en reparlera après, ne t'en fais pas ça va aller.

Il déposa un tendre baiser sur sa joue et resta près d'elle, ne la quittant pas des yeux, pouvant y lire toute la détresse et la douleur qui lui était infligée.

- Je sais que c'est douloureux, je te promet que ça va aller, tiens le coup.

L'ambulance arriva et il commença à se reculer pour laisser la place aux ambulanciers.

- Ne pars pas... Booth.. je t'en pris Booth … reste avec moi, lâcha-t-elle en se cramponnant comme elle le pouvait à sa main.

- Je suis là, je ne te laisse pas, je ne te laisserais jamais...

Les ambulanciers la mirent sur un brancard, Booth monta à son tour dans l'ambulance puis ils partirent vers l'hôpital.

L'anthropologue s'était évanouit sous l'effet de la douleur.


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