Bonjour/Bonsoir à tous.

Cela fait longtemps ! J'en suis désolée... Encore une fois...

Toutefois, j'espère que vous passez de joyeuses fêtes de fin d'année :)

Rappels de la première partie de ce chapitre :

Noréla nous raconte les événements principaux qui se sont passés durant les deux mois qui se sont écoulés, dans le désordre (pour vous repérer, je vous les mettrai dans l'ordre à la fin !). Les points de vu varient dans ce chapitre, mais pas de panique, vous devriez vous y retrouvez... J'espère... Et donc, dans la fin de la première partie, Hinako décrète que si elle se scarifie, après que Noréla l'ai découvert, c'est principalement de la faute de Zenkô et Noréla après une soirée...

Bonne lecture !


Chapitre VIII : Deux mois sont passés.

DEUXIEME PARTIE.

{Zenkô, le jour de la découverte du problème d'Hinako.}

J'avais pincé des lèvres très fort à cette révélation. Je ne doutais pas que la réponse d'Hinako soit positive cependant, je n'aurais jamais imaginé que cela me laisse un gros poids sur le cœur. Je savais que je faisais souffrir Hinako. Je le savais pertinemment. Malheureusement, exprimer mes sentiments par les mots n'était pas mon fort, et pour être honnête, j'espérais qu'elle comprendrait ces derniers avec toutes mes attentions envers elle. Mais il fallait croire que j'espérais dans le vide.

A la minute où Noréla m'avait avoué la scarification d'Hinako, je m'étais rendu compte de mon erreur. J'aurais dû mettre un terme à ce défi d'une stupidité grandiose beaucoup plus tôt. Seulement voilà, trop de fierté pour s'avouer vaincu alors que j'avais moi-même lancé ce défi... Je m'en voulais aujourd'hui. Comment avais-je fait pour ne pas m'en rendre compte ? Pour ne pas comprendre son problème ? Pour ne pas remarquer qu'elle perdait les pédales ?

J'avais accouru jusqu'à elle. Elle avait ses yeux rouges et bouffis par les larmes. Elle m'avait regardé pleine de tristesse mais avait vite essayé de sourire. Manque de parole, je l'avais pris dans mes bras et j'attendais que Noréla revienne. Je ne savais pas comment réagir, j'étais persuadé qu'elle m'en voulait atrocement pour ce soir là. Bien que cela soit ridicule... Finalement, elle n'avait pas vu le pire.

J'avais alors regardé Noréla qui faisait une grimace exaspérée. Quelque part, je comprenais cette réaction. Cependant, elle avait sûrement dû comprendre que Hinako réagissait de façon exagérée pour pas grand chose. Du moins, pour nous, c'était exagéré. Pour elle, ça semblait normal. Alors quand Noréla a posé le regard sur moi, j'avais affiché un visage dur mais pas trop tout même afin de lui faire comprendre que Hinako n'était pas comme elle.

Hinako et Noréla sont deux parfaits opposés. Ma blondinette au cheveux court est fragile, réservée, elle a une situation familiale pas trop mal finalement, malgré que ses parents soient séparés, ils ne se font pas une guerre perpétuelle et surtout, ne délaisse en aucun cas leurs enfants. Mais je pense qu'elle n'arrive pas à digérer la pilule et le fait que je lui fasse vivre, en quelque sorte, un enfer n'arrange rien.

Mon autre blondinette au cheveux long est forte, c'est une battante. Elle, elle a une situation familiale déplorable. On lui a menti tout le long de sa vie, ne connaît pas ses vrais parents et malgré tout, elle n'a jamais pleuré. Du moins, pas face à moi, ni face à personne d'ailleurs. Les conditions au lycée jusque là n'ont jamais été génial pour elle... Bref, un vrai calvaire. Elle c'est toujours débrouillée seule et n'accepte pas la fragilité chez elle. Alors elle la supporte difficilement chez les autres.

Alors que dans ma tête se résumait les portraits des deux filles présentent dans cette pièce, Noréla avait débité :

_ Je comprends pas. Je suis désolée Hina', j'y arrive pas, c'est plus fort que moi mais je ne comprends pas ta réaction -

_ Je ne te demande pas de comprendre ! L'a alors violemment coupé Hinako, à ma grande surprise, ça te paraît simple à toi de tout enfuir en toi, de ne rien dire, d'être forte. Pas moi.

_ Pardon ? Avait répondu Noréla en fronçant les sourcils avec un regard méchant et en croisant les bras.

_ Ouais, du jour au lendemain, des gens te parlent alors ça y est ? Tu te sens puissante ? Tu te permets de tout ? Non, c'est pas ça la vie !

J'avais comme reçu un coup de massue sur la tête parce que je ne réagissais plus en écoutant ces paroles là... Je pensais que Hinako ne savait plus ce qu'elle disait... Je voyais les jointures des mains de Noréla devenir blanches tellement elle les serraient fort sur son bras. J'avais la sensation qu'elle allait lui sauter au visage, la massacrer, la détruire :

_ Je ne te permets pas de me dire que tu ne comprends pas ce que je fais, continuait Hinako, parce que tu sais pas pourquoi je le fais, tu ne sais ce que j'endure -

_ Ce que tu endures ? Wah... Noréla était verte et je m'étais rapproché d'elle, lui avait mis la main sur l'épaule pour avoir le réflexe de la retenir si elle comptait se jeter sur Hinako dans les minutes à venir, alors là, je vais te dire Hinako, j'ai toujours eu des mots blessants en pleine figure mais ça ne m'avait jamais touché hormis là. Je comprends pas ce qui te prends et excuses moi d'avoir été directe mais c'était la vérité. Je comprends pas pourquoi tu te prends à moi, je comprends pas tes réactions parce qu'elles sont excessives et parfaitement ridicules parce que tu es heureuse dans ta vie ! Tes parents sont là pour toi, tu as un petit frère, des amis, des bonnes notes : C'EST QUOI TON PROBLEME ?! Certes, t'as pas le courage de dire à Zenkô que tu l'aimes. Mais si c'est ça qui te tracasse, saches qu'il n'est pas fichu de te le dire à toi non plus ! Arrêtes de te prendre la tête pour rien, de te dire que tout est de ta faute ou je ne sais trop quoi ! T'es pas le centre du monde, personne ne l'est. Et ça te permets pas de t'en prendre à moi, je t'ai rien fait !

Et d'un puissant énervement, elle s'était dégagée de mon emprise et était partie.

{Noréla, retour dans le présent}

Évidemment, elle était venue s'excuser. Évidemment, je l'ai pardonné. Évidemment, après ceci Zenkô et Hinako c'étaient parlés et ils avaient arrêté leur pacte d'une débilité incroyable, qu'ils m'avaient d'ailleurs expliqué par la suite. J'étais au courant de rien pour ce dernier... Comme j'étais ne pas censée être au courant pour les sentiments d'Hinako envers Zenkô et inversement. Mais ça, j'avais pas besoin qu'on me le dise pour que je le sache. Cela se voyait à des kilomètres par le sourire d'Hinako quand elle lui parlait et par les yeux de Zenkô, la façon dont il la regardait !

J'avais alors un tout petit mieux compris le désespoir d'Hinako mais pas ses réactions excessives. Elle croyait que Zenkô profitait d'elle comme un vulgaire jouet alors qu'il n'avait jamais été voir d'autres filles qu'elle depuis tout ce temps. Mais ça, quand il la voyait, il ne le lui disait pas, c'était son jeu, sa fierté, il le lui faisait croire simplement... Hormis ce qu'il s'était passé ce soir là, ce qu'on a préféré ne pas lui dire :

C'était la fin de journée et Hinako nous avait rejointe chez Zenkô après avoir était morte d'inquiétude pour ma disparition qu'elle avait découverte à l'hôpital la matinée même ! Elle m'avait sauté dans les bras dés qu'elle m'avait vu, soulagée, puis avait déballé comme une furie tous ce qu'elle avait sur le cœur contre Gale à ce moment là :

_ Je viens de connaître la fin de l'histoire ! C'était-elle exclamée, j'ai envie de le noyer, le brûler, le découpé en morceaux et de le parsemer dans une forêt !

Je l'avais regardé un peu bizarrement et Zenkô avait ri en voyant ma tête.

Un peu plus tard dans la soirée, après avoir mangé et un peu bu, Zenkô avait mis de la musique... Hinako n'a dû apprécier notre collé serré avec Zenkô un peu trop... Collé. Il avait ses mains sur mes hanches, j'étais mon dos plaqué contre son torse et mes bras levés, mes mains jouant avec ses cheveux. Lorsque la musique avait changé et était passé à Heartless de The Fray, nous avons laissé un espace entre nous et nous nous étions rendus compte qu'Hinako était partie sans rien dire.. Mais aucun d'entre nous n'avait dit mot à ce moment la.

Je m'étais simplement retournée vers lui, mes yeux tombant dans les siens et nos mains s'étaient jointes comme un automatisme remarquable. Il m'avait tiré contre lui rapidement et nos lèvres n'ont pas cherché longtemps à se trouver. Ses mains s'étaient emparées de mes hanches et il m'avait pris dans ses bras. Mes jambes s'étaient enroulées autour de son bassin et mes mains s'étaient posées sur ses joues, approfondissant le baiser qui devenait de plus en plus torride, joueur et langoureux. Il ne cessait pas ses allées retours du long de ma cuisse à la frontière de mon pantalon. Mon dos se raidissait à ce moment là et alors, il se dégageait de ma bouche pour venir réchauffer mon cou qui lui était ouvert. Je gardais les yeux fermés, ayant la sensation de vivre un instant magique malgré que je savais qu'Hinako ressentait des sentiments pour lui. Mais je n'en avais que faire à ce moment là à vrai dire... J'étais complètement ailleurs ! Il longeait ma clavicule et faisait descendre le haut de mon tee-shirt, ma bretelle de soutient-gorge avec tandis que mes doigts frôlaient sa peau de son cou à son buste. Je faisais glisser mes jambes le long des siennes pour toucher terre puis ouvrir le début de sa chemise lorsqu'il m'entraîna vers le mur le plus proche pour me plaquer dessus... J'avais arrêté tous gestes à ce moment là pour le fixer et lui dire :

_ Je crois qu'on a un peu trop bu...

Il m'avait souri en se mordant la lèvre :

_ T'es pas le genre de fille avec qui je ferais ça en plus...

Il ne m'avait pas vexé ! Parce que c'était aussi mon cas... Ironique, puisque, honnêtement, avec ce qu'il venait de ce passer, nous n'étions pas partis pour jouer au monopoly... :

_ Avoue que tu n'avais jamais embrassé d'autre fille depuis Hinako...

_ Je l'avoue Noréla. Une chose est sûr : toi et moi, ça peut pas aller plus loin !

_ C'est certain !

_ Mais là, tout de suite...

Un peu trop pris par l'alcool, Zenkô se précipitait sur ma bouche de façon sauvage et il m'appuyait un peu plus sur le mur. Mon visage se tordait soudain de douleur à cette pression plus forte. Mon dos n'avait pas aimé cela et mes griffures recommençaient à brûler. Cela avait fait reprendre les esprits de Zenkô qui c'était directement stoppé et occupait de moi. Mais ce soir là fût mon retour à l'hôpital.

Nous avons décidé de ne pas en parler à Hinako parce que nous savons pertinemment que ceci ne ce reproduira plus. Après tout, maintenant, Hinako et Zenkô sont ensemble officiellement et heureux alors il n'y a aucune raison que ça se reproduise !

Durant mon second passage à l'hôpital, un soir, j'ai eu le courage d'aller voir en face Jonas qui se portait de mieux en mieux et qui, bientôt, pourrait repartir. Je ne pouvais pas aller vivre chez Hinako, il y avait déjà Gale, donc il n'y avait plus de place ! Par contre, Zenkô m'a imposé de venir vivre chez lui. Il ne voulait pas me voir retourner chez Jonas :

_ Je ne passerai pas par quatre chemins. Avais-je alors déclaré directe et impassible. Jonas, je veux connaître la vérité.

Lorsque j'avais débarqué dans sa chambre, il avait été surpris et c'était assis sur son lit. D'abord, il m'avait fixé, puis, en m'entendant parler, il avait baissé le regard. Il était sobre, avec un visage ridé, fatigué, abîmé par ses bêtises et sans couleurs chaudes présentes. Il semblait vidé, désemparé, perdu. Sans compter ses tremblements, visibles au niveau de ses mains, qu'il tentait de cacher. J'avais bien attendu environ un quart d'heure avant qu'il ne se décide à parler. Il avait peut-être compris que cette fois, c'était lui qui était pris au piège, impuissant, obligé de faire me faire face :

_ On t'a aimé. A-t-il débuté. Je t'ai aimé... Bien que... Que ça puisse paraître impossible...

Il ne me regardait pas et jouait avec les pliures de sa couverture tandis que je l'écoutais, droite comme un «I», les bras croisés sans rien ressentir face à l'homme qui me parlait.

_ Un jour, un homme... Ga-Gale, je crois, était assis sur un banc, désespéré, tenant un bébé dans les bras. Ma femme... Alarice et moi étions venu le voir et l'avons accueilli à la maison. Il avait une barbe épaisse de... Je dirais bien... Trois semaines facilement, des vêtements mouillés et déchirés, une tête épuisée... Et le bébé hurlait de faim... Tu hurlais de faim. Ma fem- Alarice t'a pris en charge tandis que je me suis occupé du jeune homme. Après quelque temps chez nous, il avait remarqué ta présence nous rendait heureux, nous qui ne pouvions pas avoir d'enfant... Alors il nous t'a confié à nous puis il est parti...

Il fit une petite pause. Je n'avais pas bougé d'un pouce, les yeux plissés, ma main posé sur mon bras jouant dessus :

_ Nous avons coulé plusieurs années heureux ensemble. Tu avais découvert l'équitation, tu adorais ça, alors on t'y avait inscrite. Tout se passer merveilleusement bien. Jusqu'au jour où... Où entre Alarice et moi, tout croule... C'était mon travail... J'étais trop pris par mon travail... Je bossais tellement que je ne vous voyez plus, ni l'une, ni l'autre. Tellement que le jour de ta chute, j'étais absent, je ne suis pas venue te voir à l'hôpital...

Il refit une pause. Il avait l'air peiné en me disant ça. Des regrets ? Ça m'était égale. C'était trop tard, ça ne me faisais ni chaud, ni froid :

_ Après ta sortie de l'hôpital, Alarice a tenté de rester avec moi encore pendant une semaine... Puis elle est partie. Sans rien dire, à personne. Te laissant avec moi... Alors, je me suis plongée dans l'alcool et voilà... Où cela m'a mené...

Il ne disait plus mot. Je restais muette. Il avait terminé.

Très bien. Pour résumé, Jonas était un bosseur désespéré au point de tabasser sa fille après s'être défoncé et Alarice était une lâche qui n'a pas été capable de me prendre avec elle quand elle était partie, croyant qu'en partant sans rien dire mais en me laissant, moi, Jonas ne finirait pas au fond du trou.

J'avais un espoir de revoir Alarice un jour. Il a disparu en une fraction de seconde :

_ Merci. Déclarais-je. D'avoir foutu ma vie en l'air. Adieu Jonas.

Et sur ces mots, j'étais sortie, fixant droit devant moi, sans jamais me retourner.

Après tout ce remue ménage, je me suis installée chez Zenkô, dans la chambre en face de la sienne et c'est à ce moment là que lui et moi sommes devenus très proche. J'adore sa mère en plus de ça. Après, il y a eu le retour au lycée et depuis, mes jours sombres sont devenus beaucoup plus joyeux et vivants.

{Gale}

Depuis l'appelle de Katniss, je suis... Je suis perturbé... Tout mon être me dit de fuir, de partir très loin d'ici, de tout quitter, encore une fois. Mais une partie de moi désir la revoir. Elle avec sa tresse, ses cheveux bruns, ses yeux brillant, sa maladresse craquante et ses allures féminines qu'elle ignore. Je n'arrive pas à y croire... Je la croyais morte, plus de notre Terre et pourtant, voilà que du jour au lendemain, je reçois un appelle de sa part... Entendre sa voix, qui me semblait changée... Enfin, cela faisait tellement d'années que je ne l'avais pas entendu aussi... Je croyais rêver...

Je ne savais pas quoi faire : partir ou rester. La revoir ou l'éviter. Lui faire face ou fuir.

Rester signifiait dire la vérité. Si je mentais, Noréla ne se gênerai pas démentir mes propos.

Partir signifiait mentir. Éviter le pire. Mais ça signifiait que plus jamais je ne reverrai Katniss.

Dans les tous cas, je perdais Katniss.

Ce qui me faisais hésiter aussi était Peeta. Je ne voulais pas le revoir.

Mais même en réfléchissant à tout ceci, je croyais, je restais persuadé que j'avais rêvais. Pourtant, depuis cela, je faisais tous les jours l'allée retour entre chez Hinako et l'aéroport pour surveiller, s'ils arrivaient ou pas. En même temps, cela m'arrangeait parce qu'Hinako ne m'adressait presque plus la parole et c'était une atmosphère froide qui régnait entre nous...

Mais tout ceci est bien réel pourtant, maintenant. Je ne peux que l'affirmer : puisqu'ils sont là, devant moi, à ce sourire l'un à l'autre, les yeux brillants comme jamais je n'ai pu voir des yeux briller, main dans la main, attendant leurs valises sur le tapis roulant et moi, je suis là, derrière cette vitre, en compagnie de toute les personnes qui attendent l'arrivée de leur famille, leur ami ou autre... Ils sont assez loin pour ne pas me voir, du moins je l'espère très fort, et moi, je reconnais très vite que Katniss est dos à moi...


Les événements dans l'ordre :

- La soirée qui part un peut en sucette entre Zenkô et Noréla.

- La découverte de Noréla pour Hinako et ses scarifications. (chapitre précédent)

- Le point de vu de Zenkô avec "l'embrouille" de Noréla et Hinako.

- La vérité dite par Jonas à Noréla à l'hôpital.

- Le retour au lycée. (chapitre précédent)


Voilà pour ce chapitre qui c'est fait bien attendre... J'espère qu'il vous aura plu quand même ! Je remercie les personnes qui me donneront leurs avis :)

(Je reconnais m'être relu mais sans plus alors si vous voyez des fautes : dites le moi :))