Noooon je ne vous ai pas oubliés ! Je m'excuse pour le retard (j'ai l'horrible impression que ça devient une habitude...) Enfin bon, voilà la suite, n'oubliez pas de laisser une petite review !
Bonne lecture !
Réponse aux reviews :
ma-viie-63 : J'adore aussi quand elle s'énerve ! D'ailleurs tu vas pas être déçure dans ce chapitre !
van3xxx : Merci pour ta review ! Et je crois que s'il continue comme ça c'est ce qui va lui arriver à Olivier !
mathildeD : Merciii pour ta review :D Tu restes fidèle depuis le début à ce que je vois... Ca me fait plaisir ! Merci, j'espère que la suite te plaira !
Lorsqu'elle se réveilla le lendemain matin, une boule s'était formée dans sa gorge. Elle se prépara rapidement, et descendit dans la Grande Salle pour le petit déjeuner, où elle devrait distribuer les emplois du temps aux Gryffondors. Elle passa sans vraiment y prêter attention dans le hall d'entrée désert et s'apprêtait à ouvrir la lourde porte de le Grande Salle lorsqu'une voix traînante mais douce l'interrompit.
"Alors comme ça, on dit plus bonjour ?"
Hermione se retourna en souriant (bien qu'elle eût reconnu cette voix sans avoir besoin de voir le visage qui y était associé).
"- Désolée, je t'avais pas vu. Comment vas-tu ?
- Bien et toi ?
- Ca va" mentit-elle.
Draco lui fit rapidement la bise, puis ils rentrèrent ensemble dans la Grande Salle, sous le regard étonné des élèves et le regard assassin d'Olivier. Ils s'assirent côte à côte et se mirent à discuter comme s'ils ne s'étaient jamais détestés. Hermione, bien que ravie de parler publiquement avec Draco, ne pouvait s'empêcher de penser à Olivier. Elle n'avait pas mérité qu'il la traite comme ça. Ou peut-être l'avait-elle cherché ? Elle avait été agressive avec lui, mais était-ce là une raison pour casser une entente cordiale et solide ?
"- ...Et il m'a dit... Granger tu m'écoutes ?
- Hein ? Oui c'est génial !
- Tu m'écoutes pas...
-... Non... Désolée...
- Qu'est-ce qui va pas ? Je croyais qu'on pouvait tout se dire, non ?"
Hermione se sentit pousser des ailes. Elle se sentit rougir aussi. Alors il lui faisait confiance à ce point ? Et il lui accordait une attention particulière ? Pourtant, elle ne pouvait pas tout lui dire. Si elle lui parlait d'Olivier, elle serait forcée d'avouer ses sentiments pour Draco, et pour rien au monde elle ne briserait leur amitié.
- Oh, rien, c'est juste... Les cours. Ca m'angoisse.
Draco eut un petit rire.
- Même quand tu te trouves de l'autre côté du bureau tu te stresses ? Détends-toi, tu seras parfaite, comme d'habitude. Tu as toujours eu des notes excellentes, tu es calme, posée, patiente, et je suis sûre que tu seras une excellente prof.
- Tu crois ?
- J'en suis sûr.
Hermione esquissa un petit sourire, et se laissa faire quand Draco passa un bras autour de ses épaules et la serra contre lui dans un geste de soutien.
C'est alors que des centaines de hiboux apparurent sous le plafond enchanté et distribuèrent les premières lettres, les affaires oubliées et autres colis de bonbons aux élèves. Une chouette effraie déposa un exemplaire de la Gazette du Sorcier devant Hermione, et un hibou grand duc amena une lettre à Draco. Hermione, qui était occupée à lire son journal, ne le remarqua pas. Elle regarda un à un les principaux titres. La prospérité retrouvée du monde sorcier, la prise de pouvoir de Kingsley Shacklebott, la nomination de Harry en tant que Chef du département des Aurors (car, même si Voldemort n'était plus, le monde sorcier avait besoin d'hommes pour faire régner la paix), la réouverture de certaines boutiques sur le Chemin de Traverse... Tout allait bien dans le meilleur des mondes. Seuls quelques anciens Mangemorts (comme le père de Draco, par exemple) en liberté conditionnelle inquiétaient le Monde Sorcier. Occupée à lire son journal, elle ne remarqua qu'au bout de quelques instants que Draco avait perdu le peu de couleurs qui restaient sur son visage.
"Draco... Ca va ?"
Pas de réponse. Le regard d'Hermione se posa sur l'enveloppe que l'ancien Serpentard tenait d'une main tremblante. Un sceau couleur émeraude trônait fièrement sur le centre de l'enveloppe. Un écusson frappé d'un "M" et entouré d'un serpent. Hermione comprit immédiatement. Elle croisa le regard de Draco et en fut bouleversée. Jamais elle n'avait pu voir autant d'émotion, de peur, de besoin d'être protégé dans les yeux de son Ange blond. Elle le regarda ouvrir fébrilement sa lettre et lut par dessus son épaule.
Draco,
Jamais je n'aurais pensé que tu serais capable de déshonnorer à ce point notre belle et grande famille. Partir ainsi lâchement, alors que tu savais pertinemment que ce mariage était la seule issue à notre précarité. Tu étais la voie vers la grandeur retrouvée, et tu as préféré te voiler la face et fuir.
Je sais que tu es à Poudlard, et ne crois pas que parce que tu es dans ce château archaïque tu es plus en sécurité. Vois-tu, si je n'ai plus la richesse de mees jeunes années, il me reste encore quelques... relations, qui sauront mettre fin à la honte qui s'est abattue sur ta pauvre mère et moi.
Ne sors pas du château si tu tiens à ta vie.
L. Malefoy.
Hermione regarda Draco d'un air horrifié. Il fallait faire quelque chose. En parler à Mc Gonagall, à quelqu'un... A Harry !
"Draco... Je... Je sais qui pourrait nous aider.
- Personne ne peut m'aider. Ils me trouveront. Et ils me tueront. C'est comme ça.
- Tu sais, Harry est Chef du département des Aurors, et...
- Je n'ai aucunement l'intention d'aller pleurer dans les jupes de Potter. coupa-t-il sèchement.
- Draco, tu ne peux pas rester dans cette situation !
- Je ne sortirai pas de l'enceinte de Poudlard, voilà tout..
- Mais...
- Ce n'est pas négociable."
Il serra la lettre dans son poing et la jeta sur la table avant de sortir d'un pas rapide. Hermione ne put s'empêcher de retenir un soupir inquiet, et ne remarqua pas le sourire en coin qu'Olivier affichait. Comme la boule de stresse était revenue dans sa gorge quand Draco était parti, elle n'arrivait plus à avaler quoi que ce soit, et se leva de table sans vider son assiette. Elle passa prendre les cours qu'elle avait mis des heures à préparer pendant ses vacances,et se rendit dans sa salle afin d'y être en avance. Elle commençait son cours par les 4è années de Serdaigle et Gryffondor.
Lorsque la cloche sonna, elle fit rentrer les adolescents, et alla s'assoir à son bureau pendant qu'ils s'installaient. Ils rentrèrent bruyamment, se mirent à se disputer pour avoir telle ou telle place, criaient pour se faire entendre dans le raclement des chaises contre le sol de pierre. Hermione se mit à paniquer. Jamais elle ne s'était préparée à ça.
"S'il vous plait.." marmonna-t-elle timidement.
Elle fit plusieurs tentatives, mais évidemment, personne ne l'entendit. Elle se sentait tellement nulle de ne pas pourvoir se faire respecter par une bande d'adolescents... Elle se demanda comment Draco se débrouillait, dans son coin, et lorsqu'elle put imaginer ces yeux clairs qui la regardaient, elle reçut comme une décharge électrique : elle devait s'imposer ! Elle se leva donc de sa chaise, monta debout dessus et hurla soudainement :
"TAISEZ VOUS !"
Les élèves parurent remarquer sa présence, et, soufflés par la soudaine énergie de leur professeur, se turent d'un coup et s'assirent silencieusement.
"Je ne crois pas vous avoir demandé de vous assoir."
La plupart des jeunes se levèrent, et seuls quelques rebelles restaient assis. Hermione les avait remarqués mais les ignora.
"Vous allez ressortir dans le couloir. Sans bruit. Et quand je vous le dirai vous allez rentrer à nouveau, tout aussi silencieusement. Et exécution !"
Tous les élèves se levèrent, excepté deux Serdaigles qui la regardèrent d'un air insolent.
"On m'avait pourtant dit que les Serdaigles étaient intelligents... leur lança Hermione d'un ton calme. Je vous suggère de suivre vos camarades si vous ne voulez pas leur faire perdre inutilement des points."
Ils se levèrent sans rien dire, non un dernier regard mauvais. Une fois seule dans la salle, Hermione prit quelques secondes pour se féliciter mentalement. Elle effaça le sourire qui s'était dessiné sur son visage et se dirigea vers le couloir. Elle se planta devant ses élèves, les bras croisés, un air dur sur le visage.
"Bien. Vous pouvez rentrer et vous assoir. En silence !"
Lorsque chacun se fut assis, elle entama un discours de présentation longuement préparé, non sans y ajouter quelques éléments.
"Bonjour à tous"
Il y n'y eut que quelques "bonjour" timides dans la salle, mais elle ne s'en formalisa pas.
"Je suis le Professeur Granger, et je vous enseignerai la métamorphose cette année. Je ne suis pas du genre sadique ou discriminatoire, comme certains de vos anciens professeurs, pour ne pas citer de nom (un rire léger parcourut la classe)... Mais si vous me refaites ne serait-ce qu'une fois une entrée comme celle-ci, je saurai vite prendre les mesures nécessaires. Il n'empêche que malgré l'impression que vous avez maintenant de moi, je pense que l'on peut s'entendre. Je serai à votre disposition si vous avez des questions concernant la métamorphose ou non, alors n'hésitez pas. Pour commencer, j'aimerais que vous preniez un morceau de parchemin et que vous vous présentiez dessus, parce que je n'ai pas le plaisir de tous vous connaître."
Et les élèves s'exécutèrent sans rien dire. Le reste de la journée se passa sans autre incident notable, et Hermione rejoignit ses appartements, exténuée, afin de lire les parchemins que ses élèves lui avaient écrits.
