Attention, ce chapitre contient une scène sexuelle explicite entre un homme et une femme (à la toute fin)
Chapitre 8 : Tony Stark :
15 novembre 2014 – New-York, Manhattan, Tour Avengers :
« Monsieur, vous pourriez ressentir l'envie de consulter les médias, ainsi que les réseaux sociaux, informa JARVIS quand Tony arriva dans l'ascenseur qui le menait à l'étage commun.
- Laisse-moi deviner mon pote. J'ai une nouvelle petite amie et le monde entier à son avis sur la question.
- C'est plus ou moins le cas, monsieur.
- Merci J' mon pote, mais pour le moment j'ai moyennement envie d'aller voir la merde qui est écrit sur mon compte et sur celui de Lorie. Attends, je devrais peut-être lui envoyer un message pour la prévenir.
- Voulez-vous que je l'informe que l'aide juridictionnelle de Stark Industries se chargera de tout manquement par des procès en diffamation ?
- C'est peut-être pas une bonne idée. Elle risque d'être offusquée par le fait qu'on veuille s'occuper de ses affaires. J'en parlerai avec elle d'abord. Non envoie lui 'C'est dangereux d'être aperçu à mon bras. J'espère que cela ne te mets pas mal à l'aise. Que penses-tu d'un troisième rendez-vous la semaine prochaine ?'. Ouais, envoie-lui ça.
- C'est fait monsieur.
- Quand je pense que les journaux à scandales vont tourner à plein régime avec cette histoire, alors que je ne couche même pas avec elle, marmonna-t-il plus pour lui-même que pour JARVIS en sortant de l'ascenseur.
- Tu ne couches pas avec qui ? Demanda Bruce en tombant nez à nez avec le milliardaire. Non, ne répond pas à cette question. La liste doit être bien plus courte que je ne le pense.
- Bruce, mon ami, tu me vexes. Saches que je courtise une dame parfaitement respectable, et que j'ai cessé toute activité de play-boy depuis que j'ai arrêté de boire.
- Et nous sommes si fiers de toi, répondit Bruce à moitié sérieux et à moitié taquin en posant une main sur son épaule. Je descendais à mon laboratoire. Tu veux venir ?
- Encore en train de plancher sur les enregistrements d'énergie magique ?
- Je suis un forcené, tout comme toi. Quand j'ai un os à ronger, il est difficile de me faire lâcher le morceau. »
Tony remonta dans l'ascenseur avec son ami.
« Alors, comment était votre sortie en mer ?
- Très plaisante, vraiment. C'est très étrange pour moi de sortir avec une femme et ne pas finir le rendez-vous dans un lit, ou sur toute autre surface plane.
- Par pitié Tony, je ne veux pas de détail.
- Mais il n'y a rien à dire ! On s'est embrassé pour la deuxième fois aujourd'hui, et c'est tout. Et pour tout t'avouer, j'apprécie d'être dans une relation qui prend son temps, même si c'est une espèce de jeu. Par contre, on a eu le malheur d'aller lui racheter un foulard, son écharpe est tombée à la flotte quand on était en mer. Et internet est devenu fou en quelques heures. C'est JARVIS qui m'a prévenu. J'espère que ça ne va pas la refroidir. Je peux comprendre qu'avoir l'attention de la terre entière sur son dos ce soit dur à gérer. »
Avec un timing parfait, son portable vibra.
Lorie 15/11/14 21:47 : Je ne regarde pas la télé, et les réseaux sociaux m'indiffèrent. Que souhaites-tu faire le week-end prochain ?
Tony eut un sourire particulièrement niais en répondant, et Bruce se fit un devoir de le taquiner.
« Apparemment, elle ne se laisse pas effrayer, dit-il.
- Non. Quelle femme formidable ! Comment ai-je pu tomber sur un trésor pareil … complètement bourré et en train de pleurer sur ma rupture avec Pepper ? Le destin est parfois cocasse.
- Finalement, nous avions eu raison d'essayer de t'empêcher de sortir de la tour, ricana le scientifique.
- Il ne faut pas pousser non plus, rétorqua Tony sans méchanceté. Qu'est-ce que je vais bien pouvoir lui proposer pour la semaine prochaine ?
- Pourquoi c'est toujours à toi de la faire sortir ? J'ai cru comprendre que c'était une femme moderne pourtant.
- Ça fait partie du jeu, dit Tony. C'est moi qui courtise, mais c'est elle qui mène la danse. Et c'est plutôt pas mal comme partage des tâches, parce que c'est moi qui ait l'argent et elle me pose des limites et m'empêche de m'emballer.
- C'est pas une histoire de Sugar Daddy au moins ?
- Ça pourrait, mais non. C'est vrai que je dépense pas mal pour elle. Mais j'ai l'impression que cela ne compte pas. C'est pas comme avec Pepper qui réclamait pour les dates symboliques, mais que tout autre cadeau mettait mal à l'aise. Là, c'est comme si c'était normal. Elle n'est pas impressionnée. Ses parents étaient aisés d'après ce que j'ai compris. Mais d'après ses habits, pas au point de porter de la haute couture ou du prêt-à-porter de luxe. Pourtant elle était incroyablement à l'aise dans la boutique Hermès, et elle a un goût très sûr en matière de qualité textile et de bijou. Elle aime le cuir et l'or, mais en porte très peu. Cette femme est un mystère.
- Elle essaye peut-être tout simplement de t'impressionner. Que tu la prendrais plus au sérieux si elle semblait à l'aise dans le milieu dans lequel tu évolues. Après tout tu l'as quasiment suppliée de participer à ton gala où il n'y aura personne de son milieu social, alors que vous ne vous étiez vu qu'une seule fois, et encore, tu étais ivre.
- Elle est fantastique, n'est-ce pas ? Soupira Tony.
- Mon dieu ce que tu es niais quand il s'agit de cette femme, sourit Bruce. Évite de faire cette tête avec les autres à proximité si tu ne veux pas te faire charrier.
- Quelle tête ? »
Bruce se mit à rire.
25 décembre 2014 – New-York, Manhattan, The Ritz-Carlton Central Park :
Les choses s'étaient un peu emballées pour Tony après la virée en mer avec Lorie. Ils n'avaient pu se voir qu'en coup de vent pendant un mois, à cause principalement des préparatifs du gala organisé par le milliardaire. Lorie avait été très compréhensive, acceptant de ne voir son courtisan que quelques heures par-ci, par-là. Mais elle lui avait fait promettre de se rattraper après la soirée.
La soirée justement, était sur le point de commencer. Tony se tenait dans le hall de l'hôtel, prêt à bondir sur ses invités les plus prestigieux, afin de les mener lui-même jusqu'à la salle de réception, où étaient dressées les tables du dîner, et où se déroulerait la vente aux enchères d'œuvres d'art. Un quatuor à cordes jouaient des airs d'ambiance, et les premiers invités étaient déjà arrivés. Tony avait aperçu le Vice-Président à côté du buffet, en train d'engloutir tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de la nourriture. Il savait aussi de la part de Natasha, qui assurait la sécurité avec Clint et Maria comme convenu, que les premiers convives dans la salle commençaient à se poser des questions quant à l'absence de champagne. Le gala avait été annoncé comme étant une soirée secrète. Les bénéfices de la vente aux enchères seraient reversés à des associations et des fondations, mais personne ne savait lesquelles, à part Tony lui-même, Pepper et ses assistants. Pepper était déjà dans la salle, distribuant sourires et compliments aux invités qui se posaient des questions, promettant que tout mystère serait bientôt dissipé, dès que tout le monde serait arrivé.
Les célébrités arrivaient les unes après les autres, et Tony jouait les hôtes parfaits, mais en réalité, seule l'arrivée de Lorie l'intéressait vraiment. Enfin, la limousine qu'il avait envoyé pour les conduire arriva, et il se précipita sur le tapis rouge. Quand les paparazzi comprirent de qui il s'agissait, les flash se mirent à crépiter. Le voiturier ouvrit la portière, et Lorie sortit du long véhicule. Tony la trouva immédiatement magnifique. Sa longue robe fendue jusqu'à l'aine était d'un noir mat brodé d'or très finement. Un décolleté inexistant remontait jusqu'à ses clavicules, mais elle arborait un dos nu parfaitement affriolant qui mettait en valeur une chute de rein impressionnante. Ses cheveux ondulés noirs encadrait doucement son visage, qui pour une fois, était maquillé avec soin et sophistication. Enfin, sa silhouette déjà grande était élancée par des chaussures vertes émeraude rehaussées d'un talon qui n'était relativement pas hauts pour ce genre de réception. Tony s'approcha, passa une main autour de sa taille et déposa un baiser sur sa joue. Les flash crépitèrent de plus belle.
Derrière Lorie descendit une seconde femme, que Tony devina être la fameuse colocataire, Eatta. Celle-ci portait une robe noire également, damassée, mais beaucoup plus courte, arrivant au dessus du genoux, dont le décolleté plongeant allait en faire frémir plus d'un. Et comme si elle voulait à tout prix se distinguer de son amie, ses chaussures étaient dotées de talons vertigineux, qu'elle portait avec aisance. Tony croisa son regard et fut tout bonnement incapable de lui donner un âge, le maquillage n'aidant pas à statuer sur la question. Les deux femmes portaient également des parures d'émeraudes pour Lorie, de diamants pour Eatta, prêtées par des joailliers trop heureux de se faire un peu de publicité grâce à la nouvelle petite amie du milliardaire. Il s'approcha tout sourire, et fit un baisemain à la femme.
« Vous devez être Eatta, dit-il en se redressant, je suis Tony Stark, enchanté de vous rencontrer.
- Moi de même monsieur Stark. Lorie parle si souvent de vous. Et elle avait raison à votre sujet, vous paraissez charmant.
- S'il vous plaît, appelez moi Tony. »
Il conduisit les deux femmes à l'intérieur, Lorie accrochée à son bras.
« Les autres Avengers ont hâte de vous rencontrer toutes les deux.
- Sont-ils tous présents ? Questionna Eatta avec un soupçon d'excitation dans la voix.
- Malheureusement non. Thor est avec sa compagne en Europe. Elle lui fait visiter Londres en marge d'un colloque de physique dans lequel elle intervient. Et Bruce Banner n'aime pas ce genre de manifestation. Il n'apprécie pas la foule, et encore moins tout le décorum. Mais les autres sont là. Tenez d'ailleurs, voilà Steve Rogers, alias Captain America, et Sam Wilson, qu'on appelle Falcon. Hey ! Steve !
- Mesdames, salua le militaire en s'approchant et en s'inclinant légèrement.
- Steve Rogers, Sam Wilson, voici Lorie Knave et Eatta … je n'ai pas saisi votre nom désolé.
- Tivan, répondit la femme avec un sourire espiègle. Eatta Tivan.
- Nous sommes absolument enchantés de faire enfin la connaissance de la fameuse Lorie, fit Sam avec emphase plus pour taquiner Tony que pour mettre les deux femmes mal à l'aise.
- Et nous sommes positivement ravies de rencontrer enfin les fameux Avengers, rétorqua Lorie sur le même ton. »
Cela fit rire Sam et Steve. Faucon offrit son bras à Eatta et lui proposa de lui faire faire un tour des lieux. Tony n'était pas dupe, et les deux femmes non plus, il s'agissait plutôt d'une manœuvre pour laisser le milliardaire et sa petite-amie un peu seuls, si tant est qu'on puisse être seul dans une soirée de gala.
« Tu es magnifique, la complimenta Tony. Cette robe te sied à merveille.
- Et je t'en remercie. Dior fait vraiment de jolies choses. Pas trop nerveux à l'idée d'annoncer ton sevrage au monde ?
- Un peu, admit Tony sans trop de honte. Les invités se posent des questions quant à l'absence d'alcool. Le Vice-Président lui-même est venu me poser la question. C'est un bon vivant, et l'alcool hors de prix fait partie de son quotidien, comme il a fait partie du mien. Mais viens, j'ai encore plein de monde à te présenter. »
Il passa une main derrière son dos, pour la conduire parmi ses invités, jusqu'à trouver Rhodey, qui avait pu venir car convié pour représenter l'armée américaine. Quelques uns de ses supérieurs étaient également présents, comme le Général Glenn Talbot, difficilement oubliable grâce à sa campagne médiatique contre le SHIELD. Mais ce n'était pas la question ce soir.
« Rhodey ! Appela Tony. Lorie, je te présente mon plus vieil ami, James Rhodes, aka Iron Patriot.
- Et c'est un nom de merde, je préférais War Machine, l'interrompit Rhodey. Mais pardonnez mon langage Madame. C'est un honneur de vous rencontrer.
- Je sors avec Tony Stark. Croyez-moi, plus rien ne peut me choquer. Tout le plaisir est pour moi.
- Une femme qui arrive à passer outre ton langage Tony ! S'exclama Rhodey faussement surpris faisant rire Lorie. Ne la lâche pas !
- C'est le plan, Rhodey, assura Tony faisant rougir la femme à son bras. Mais je crois que tu devrais t'éclipser discrètement. Sénateur membre du Comité des forces armées en approche.
- Merde, Whitaker ne veut pas me lâcher. Il est persuadé que je peux te convaincre de vendre l'armure à l'armée américaine.
- Le successeur de Stern ?
- Exactement.
- Enfuis-toi. Je m'en occupe.
- Je te revaudrais ça mon pote.
- Sénateur Whitaker ! Quel plaisir de voir que vous avez répondu à mon invitation ! »
Tout sourire, la main tendue en avant, éblouissant de sa simple présence l'homme en costume gris, du même gris que ses cheveux coiffés impeccablement sur le côté.
« Monsieur Stark ! Répondit-il. L'homme de la soirée. Et madame doit être la fameuse femme que personne n'arrivait à photographier jusque là.
- Lorie Knave, se présenta-t-elle avec un sourire de façade.
- Vous êtes absolument charmante, fit le Sénateur en se penchant pour un baisemain.
- Vous êtes un vil flatteur Sénateur.
- S'il vous plaît, appelez-moi Roger.
- Si vous y tenez, Roger, minauda Lorie. »
Tony lui envoya un regard plein de gratitude, tout en vérifiant que Rhodey avait pu filer loin des dents de ce requin de la politique. Mais Whitaker avait flairé une nouvelle proie sous la forme de Lorie et commençait à lui expliquer son projet politique pour l'armée, et à lui expliquer à quel point ce serait mieux que Tony vende les droits de son armure à l'État américain, afin que les États-Unis apporte la paix dans le monde.
« Apporter la paix dans le monde ? S'étonna Lorie d'une voix ingénue. Il me semblait que ce n'était pas aux États de le faire, mais à l'ONU ? Pourtant l'ensemble des Avengers se sont mis au service des Nations Unies et de la paix mondiale.
- C'est juste, mais l'ONU est bien trop lente pour prendre des décisions capitales, qui se doivent d'être promptes. Le Comité des Forces Armées est en capacité d'offrir des décisions rapides à la mesure des enjeux qui bouleversent le monde. »
Tony grinça des dents, prêt à intervenir. Mais Lorie perdit toute ingénuité et son regard se fit plus dur et franc.
« Mon cher Roger, la paix mondiale est comme son nom l'indique : mondiale. Ce n'est pas à un seul État, aussi grand se pense-t-il, de mener une sorte de guerre sainte pour cette fameuse paix. La paix doit être réfléchie en collectivité car elle concerne chacun d'entre nous. Je ne fais absolument pas confiance à un Comité qui a eu à sa tête des agents avérés d'HYDRA pour prendre des décisions concernant la vie de tout un chacun. Certes, le statut d'Iron Man a été longtemps flou, et un homme qui fait justice lui-même n'est pas non plus la solution. La paix ne peut être privatisée, quoiqu'en dise Tony, car c'est un bien commun. Mais les Avengers ont régularisé leur situation et sont passés sous le commandement de l'ONU, l'instance mondiale la plus haute en matière de paix et de sécurité. Je ne vois pas ce qu'il vous faut de plus. »
Tony allait prendre congé pour eux deux, quand Whitaker réattaqua.
« Quand bien même les Avengers se battent sous l'égide de l'ONU, l'armure devrait être un bien national, appartenant à l'État, afin de faire régner l'ordre plus efficacement. Le taux de criminalité chuterait drastiquement avec l'Iron Légion au service des forces de l'ordre. Vous êtes une femme intelligente, vous savez que j'ai raison quelque part et que vous saurez convaincre notre Anthony Stark national. Après tout, ne dit-on pas que derrière chaque grand homme se cache une femme ? »
Whitaker décocha un sourire ultra-bright raté à cause de la crispation de sa mâchoire, alors que le regard de Lorie se faisait glacial. Tony ne l'avait jamais vu ainsi. Sa posture de raidit toute entière, ses épaules se crispèrent, et elle toisa le sénateur de toute sa hauteur, et répondit d'une voix forte qui fit taire quelques conversations autour d'eux.
« Premièrement, non, je ne crois pas que le tout répressif soit la solution à la criminalité dans notre pays. Deuxièmement, vous rendez-vous compte de la misogynie profonde de vos paroles ? Vous cantonnez les femmes au second plan de toute décision politique, comme si leur rôle ne pouvait être en pleine lumière. Mais un scoop pour vous, mon cher Roger. Parfois, derrière un grand homme, il y a un autre homme. Et parfois, ce grand homme est une femme, qui n'a personne derrière elle. Parce que bien souvent, les grandes femmes se sont battues bec et ongles pour pouvoir sortir en pleine lumière, contre l'avis de leurs maris, leurs pères ou leurs frères. Les grandes femmes se font seules, à la force de leur poignet alors que les hommes leur tiennent la tête sous l'eau. »
Tony tenta tant bien que mal de cacher un sourire satisfait, alors que sa petite-amie lui attrapait le poignet pour fuir ce sénateur réactionnaire. Ils retrouvèrent Eatta qui discutaient joyeusement avec Sam et Steve et également en compagnie de Rhodey. Les trois hommes semblant conquis par le bagou de la colocataire de Lorie, ainsi que par son décolleté. Ils n'eurent pas le temps de les rejoindre car ils furent interceptés pas la présentatrice vedette de WHIH World News.
« Lydie ! La salua Tony en essayant de la contourner.
- Christine, le corrigea la journaliste sachant pertinemment qu'il faisait cela pour l'emmerder. Comment allez-vous monsieur Stark ? Et vous madame Knave ?
- Vous connaissez déjà le nom de Lorie ? Parfait. Lorie, voici Christine Everhart. Elle présente les informations de WHIH World News. Mais tu dois certainement l'avoir reconnu.
- Enchantée, la salua sobrement Lorie.
- Madame Knave, je n'ai pas pu m'empêcher de tendre l'oreille pendant votre conversation avec le sénateur Whitaker, et je serai une piètre journaliste si je ne vous suppliais pas pour une interview.
- Oh, et bien, je ne suis pas friande des couvertures médiatiques, tenta d'éluder Lorie.
- Navrée pour vous très chère, sourit Everhart. Mais des couvertures, vous allez en faire un paquet, et dès demain matin. Vous sortez avec Tony Stark, ajouta-t-elle d'un air de conspiratrice.
- Ne m'en parlez pas, soupira sa petite-amie. Depuis notre virée à Hermès, j'ai l'impression d'être fiancée au Président. Il n'y a pas eu une semaine où les magazines à scandales n'ont pas fait de spéculation sur mon identité.
- C'est pour cela que je vous conseille de vous faire interviewer par un média sérieux une fois de temps en temps, cela calme le reste de la presse la plupart du temps. Tenez, voici ma carte. Prenez le temps d'y réfléchir.
- Je n'y manquerai pas. »
Enfin, ils rejoignirent Eatta, Steve, Sam et Rhodey qui les observaient à la dérobée, des sourires moqueurs aux lèvres.
« Tout le monde ne parle que de votre couple, rit Eatta une flûte à champagne remplie de soda à la main. Ça et l'absence d'alcool, ce sont les principaux sujets de conversation de ce soir.
- Ça change des éternels bavardages sur mes exploits alcoolisés, philosopha Tony. Quoiqu'on en dise, c'est nettement plus glorieux. »
Ils furent interrompu par l'arrivée de Pepper, qu'ils n'avaient pas croisé pour le moment.
« Lorie, voici Pepper Potts, ma meilleure amie, et celle qui gère Stark Industries d'une main de maître. Pepper, voici Lorie Knave, dont je t'ai parlé.
- Enchantée Madame Knave, salua Pepper avec un sourire sincère en lui serrant la main. Tony, tout le monde est arrivé. Nous allons pouvoir passer à table.
- Parfait ! Je meure de faim ! S'exclama Rhodey. Les petits fours, ça va bien deux minutes, mais ça ne nourrit pas son homme. »
Derrière lui Steve et Sam hochèrent la tête, marquant leur assentiment. Tony fit donc une annonce pour inviter chacun à table, et la petite foule de célébrités et de nantis prit place. Le dîner fut excellent, et tous se régalèrent, mais la grande question que les invités se posèrent était bien évidemment : pourquoi n'y avait-il pas de vin à table ? Seules quelques personnes en connaissaient la raison, et riaient sous cape, attendant le discours de Tony Stark qui allait marquer le début de la vente aux enchères. Quand les derniers reliefs des desserts furent débarrassés par les serveurs de l'hôtel de luxe, Tony se leva et on lui apporta un micro.
« Allô ? Allô ? Ça marche ? Tout le monde m'entend ? Parfait. Bonsoir à tous, et tout spécialement à ceux que je n'ai pas pu saluer personnellement. Je vous aime tous, mais vous êtes trop nombreux ! »
Il y eut quelques rires.
« Je dois vous faire des excuses, à propos de cet immense mystère qui flotte sur cette réception depuis le début. Ce n'est pas la peine de venir encore me voir, je suis au courant, il n'y a pas d'alcool. Et c'est tout à fait voulu ! Désolé Joey, dit-il à l'adresse du Vice-Président déclenchant encore des rires. Voilà, il y a quelques semaines, en fait il y a un mois et un jour que je n'ai pas bu une goutte d'alcool. Et je suis fier de vous annoncer ce soir que mon passé d'alcoolique est derrière moi. »
Il y eut des applaudissements polis ou chaleureux selon les tables. Tony attendit que le silence revint avant de poursuivre.
« Mais cette soirée n'est pas à propos de moi. Cette soirée est à propos des hommes et des femmes qui mettent leur courage et leur volonté au service des personnes dans le besoin. Qu'ils soient médecins, infirmiers, psychologues, ou conjoints, parents, enfants. Qu'ils soient professionnels ou bénévoles. Sans eux, il n'y aurait pas de désintox réussie. Sans le soutien de ceux qui m'accompagnent sur le chemin de la reprise d'indépendance, j'aurais probablement fini dans un caniveau ou contre un platane. Mais ce n'est toujours pas à propos de moi. Ce soir, vous aurez la possibilité d'aider le combat de tout ceux qui souhaitent aider leur prochain. Les fonds issus de la vente aux enchères iront intégralement à deux organisations qui aident les personnes dépendantes. Les Alcooliques Anonymes d'une part, très connus bien sûr, qui font un travail formidable à l'international, et dont la Secrétaire Nationale Isabella Sokorow nous fait le plaisir d'être parmi nous ce soir. »
Il y eut des applaudissements polis, lorsque la Secrétaire se leva et salua sobrement l'assistance.
« Merci Isabella. Vos équipes font un travail de titan sur le terrain. La seconde organisation, est évidemment celle qu'a fondé ma mère, une femme formidable qui prenait à cœur d'aider ceux dans le besoin. C'est pour cela que nous avons décidé, en accord avec le Président de la Fondation, Robert Shareman, et la Présidente d'honneur, ma chère amie Pepper Potts, de créer une nouvelle section au sein de la fondation Maria Stark, dédiée à l'addictologie. Une aile sera construite à la clinique Maria et Howard Stark du Maryland, avec pour le moment dix lits pour les personnes qui nécessitent des soins spécifiques, ainsi qu'une équipe pluridisciplinaire qui accueillera chaque jour toute personne dépendante qui souhaite se soigner en toute discrétion. Évidemment, ces soins seront proposés gratuitement, et financé par Stark Industries et par vos dons ce soir et dans le futur. De la part de la future équipe de l'hôpital Maria et Howard Stark, je vous remercie. »
Tony fut salué par les applaudissements de ses hôtes, ainsi que par le sourire ravi des deux femmes qui l'encadraient à table, Lorie à sa gauche et Pepper à sa droite. Au grand soulagement du milliardaire, les deux femmes semblaient s'entendre merveilleusement bien, et avaient discuté gaîment pendant tout le repas. Il se rassit alors que l'animateur de télévision Jim Falcon montait sur la petite scène montée pour l'occasion afin d'animer la vente aux enchères. Des numéros sur des petites pancartes de plastique furent distribués aux invités, et la partie de la soirée la plus intéressante d'un point de vue financier commença. La vente récolta près de cent millions de dollars (grâce notamment à des donateurs étrangers qui n'étaient pas présents physiquement), ce qui était plutôt un bon chiffre de l'avis de Tony. La suite du gala était une soirée dansante, les tables ayant été promptement ramassées et remplacées par des sofas, et des fauteuils aux bords de la piste de danse. Des cocktails sans alcool circulaient, et nombreux étaient les invités qui étaient venus saluer Tony pour son courage, lui souhaitant le meilleur pour le futur. Tony répondait à ces platitudes par d'autres platitudes. Bien sûr, les personnes qui comptaient réellement connaissaient déjà son parcours et le soutenaient dans sa démarche bien avant que lui-même ne prenne conscience de son problème. Pepper était rayonnante et papillonnait de conversation en conversation, promettant des rendez-vous d'affaire à untel ou unetelle, ou saluant telle ou telle idée politique quand cela en valait la peine. Tony la suivait du regard un petit sourire attendri aux lèvres. Dire que cette femme d'affaire formidable avait débuté comme secrétaire.
« Elle compte vraiment beaucoup pour toi, fit Lorie à côté de lui.
- Oui, admit-il. »
Il était toujours hésitant de parler de Pepper à Lorie. Discuter de son ex avec son actuelle petite-amie lui causait un certain malaise.
« Je ne suis pas de nature jalouse, dit-elle avec sérieux.
- Pourquoi dis-tu cela ? Demanda Tony en se tournant vers elle lâchant enfin Pepper du regard.
- Parce qu'à chaque fois que le nom de Pepper intervient dans une de nos conversations, tu changes de sujet. Je ne vais pas me sentir menacée par ton ex, qui est par la même occasion, ta meilleure amie, et la gérante de ta société. Ce serait puéril de ma part, et pas du tout bienvenu. Alors n'essaye pas de faire comme si elle était une personne mineure dans ta vie, quand ce n'est clairement pas le cas. »
Tony la regarda avec un sourire presque soulagé. Cette femme était un trésor. Par bien des aspects, elle ressemblait à Pepper dans son caractère, et la pensée saugrenue qu'il avait peut-être un type de femme traversa son esprit. Il se pencha et embrassa doucement ses lèvres. C'était leur premier baiser en public, et ils furent interrompus par Rhodey et Eatta.
« C'est une soirée fantastique que tu as organisé là, dit son meilleur ami en s'asseyant à sa droite alors que Lorie était assise à sa gauche. »
Eatta prit place dans un fauteuil qu'elle rapprocha du sofa où ils étaient installés tous les trois. La femme avait les joues un peu rouges, laissant deviner qu'elle avait accordée une danse au Colonel. Néanmoins, ni l'un ni l'autre ne semblaient se draguer, ce que Tony trouva très suspect de la part de son ami. L'âge le rendait-il sage ? Non-sens, il avait dû se prendre un râteau.
« Les invités commencent à partir, l'informa Rhodey. J'ai entendu le sénateur Whitaker râler à propos de la longueur de la soirée, disant également qu'il n'avait pas dépensé un centime pour un mégalomane qui voulait faire joujou avec ses robots.
- Quel homme délicieux, ironisa Lorie en soupirant. Il a des idées tout à fait révolutionnaires et il sait parler aux femmes.
- Moui, marmonna Eatta. Autant dire que s'il t'avait tenu son discours dans une ruelle sombre et déserte, tu l'aurais émasculé à la lime à ongles.
- Ne sois pas si triviale. J'ai toujours une lame affûtée dans mon sac à main. Je ne suis pas si barbare, rétorqua Lorie avec un sérieux de façade. »
Tony et Rhodey rirent jaune.
La soirée touchait à son terme, et les invités partaient après avoir salué une dernière fois leur hôte, qui fut donc accaparé de tout côté pendant quelques temps. Pepper en profita pour s'asseoir à sa place, sur le sofa occupé par Lorie, Rhodey ayant été alpagué par un de ses supérieurs de l'armée. Eatta prétexta d'aller vérifier son maquillage et laissa Lorie et Pepper en tête à tête. Tony ne put entendre ce que les deux femmes se disaient, mais si au début elles parlaient sérieusement, l'ambiance entre elles se détendit. Tony serra un nombre incalculable de mains, remerciant ses invités encore et encore, entendant les mêmes mots d'encouragement encore et encore. Enfin, la salle fut presque vide, à l'exception des Avengers présents, de Rhodey, Pepper, Eatta et Lorie. Maria, Natasha et Clint sortirent de leur cachette, pressés de débriefer et de rentrer chez eux.
« Assez peu d'incidents à déplorer, dit Maria après avoir salué tout le monde. Quelques fans ont essayé d'entrer par l'arrière, mais ont été refoulés par les agents en faction.
- On a eu un cas un peu drôle, dit Clint avec un sourire partagé avec Natasha. Une déséquilibrée qui affirmait être ta fille, Steve, que tu aurais eu avant de tomber dans l'atlantique nord. Quand j'ai essayé de lui expliquer que pour que son histoire soit crédible, elle aurait dû avoir à peu près soixante-dix ans, elle m'a rétorqué qu'il fallait que j'apprenne à compter. »
Ils rirent tous, surtout les Avengers, qui savaient que Steve était plus chaste qu'un chaton à la naissance. Tony remarqua que Natasha jetait des coups d'œil étranges à Lorie et Eatta. Certain que l'espionne était allée fouiller dans la vie de sa petite-amie et de sa colocataire, cela le mit un peu en colère. Natasha sentit son regard furieux, et le fixa longuement dans les yeux. Elle avait quelque chose à lui dire, et lui était en colère. Elle n'avait pas à se mêler de sa vie privée. Cela partait d'un bon sentiment, certes, mais Tony lui avait dit de ne pas le faire, qu'il ne voulait pas connaître les secrets de sa petite-amie avant qu'elle ne soit prête à lui en parler. Bien sûr qu'il avait compris qu'il y avait une longue histoire douloureuse derrière les mots neutres qu'elle avait utilisé pour parler de sa famille. Bien sûr qu'il savait que son train de vie ne provenait pas seulement des rentes issues de l'héritage de sa mère. Mais dans une relation, s'il voulait qu'elle fonctionne, il fallait laisser du temps au temps, et pas se précipiter sur chaque détail un peu louche de la vie d'une personne. Il savait de quoi il parlait. Des détails louches dans sa vie, il n'y avait que cela ! Donc, non. Il ne voulait rien savoir. Et Natasha pouvait aller se faire voir chez les Aztèques.
Eatta se leva en annonçant qu'elle souhaitait rentrer, mais que Lorie n'était pas du tout obligée de rentrer avec elle, et que de toute façon, si elle souhaitait ne rentrer que le lendemain, elle avait carte blanche. Lorie rougit et lui lança un regard noir. Tony en profita pour l'attirer à lui, et lui demander dans un murmure à l'oreille si elle souhaitait rentrer à la tour Avengers avec lui. Elle acquiesça, le rouge aux joues, s'attendant vraisemblablement à quelques quolibets, mais rien ne vint, et tous tinrent leur langue.
Tony et Lorie rentrèrent donc ensemble à la tour Avengers, à bord de la Rolls Royce Phantom du milliardaire. Pas sa voiture la plus voyante, mais d'un luxe consommé. Pendant le trajet, ils discutèrent de tout et de rien (surtout de rien), de comment la soirée avait été agréable, et à quel point Lorie avait peu apprécié les flashs des paparazzi à son arrivée. Enfin, Tony gara la voiture dans le garage souterrain du gratte-ciel, et fit monter Lorie dans son ascenseur privé.
Ils furent salués par JARVIS, puis Tony mit l'IA sur silencieux, pour enfin plaquer la femme contre lui, et l'attirer dans un profond baiser. Le trajet en ascenseur, jusqu'au soixante-neuvième étage était long, et le baiser se fit plus passionné. Quand ils le rompirent pour respirer, front contre front, ils n'étaient rendus qu'au 42ème étage. Leurs mains se firent baladeuses. Lorie lui retira sa veste de costume, qu'elle fit chuter à terre, tout en l'embrassant passionnément à nouveau. Tony avait envie d'explorer son corps de ses mains, caressant ses hanches, puis passant une main dans ses cheveux, avant de déposer une myriade de baisers dans son cou, alors qu'elle poussait un soupir de pure extase. Les portes de l'ascenseur s'ouvrirent et les deux amants s'éjectèrent de l'appareil, toujours collés l'un à l'autre. Lorie renversa Tony sur le canapé, l'allongeant de tout son long sur le cuir noir, et resta debout en face de lui. Avec des gestes beaucoup trop lents pour les nerfs du milliardaire, elle fit glisser la robe de ses épaules, et la pièce de tissu hors de prix, atterrit à son tour au sol. D'un geste fluide elle retira ses chaussures. Elle ne portait plus qu'un shorty de dentelles noires, car la robe ne permettait pas qu'elle la porte avec un soutien-gorge. Elle était donc là, seins nus, s'approchant d'un pas presque félin de Tony, donc la bouche s'assécha brusquement. Le désir, déjà brûlant dans ses veines, prit possession de son corps. Il ne put amorcer aucun geste, car avec souplesse Lorie le chevaucha, s'asseyant sur son bassin. Un mouvement de hanche aguicheur frotta sur son érection, et elle eut un sourire prédateur.
Il retrouva subitement l'usage de son corps, et entreprit d'honorer chaque pouce de la peau de la femme au dessus de lui, caressant avec orgueil et respect le velours de son ventre, la fermeté de ses seins, la cambrure de son dos. Elle ferma les yeux, poussa des soupirs, accompagna ses mouvements par des ondulations des hanches, le rendant complètement fou. Elle se pencha vers lui, afin de capturer ses lèvres, et quelques mèches de ses longs cheveux ondulés, s'invitèrent entre eux. Avec des gestes précis, elle entreprit de déboutonner sa chemise, qu'elle ouvrit, avant de déposer de multiples baiser sur son torse. Elle resta quelques secondes perplexe devant la plaque de métal qui remplaçait son réacteur arc. C'était une des choses dont Tony ne parlait pas, et il avait un peu peur de sa réaction. Elle le surprit en ne posant pas de question, et en reprenant là où elle avait laissé son œuvre, en passant une langue coquine tout autour de la plaque circulaire, envoyant des frissons de plaisir dans le corps de Tony. D'un geste sec, elle sortit sa chemise de son pantalon, et avec des gestes lents, les yeux dans les yeux, elle détacha sa ceinture. Sans lâcher son regard, elle passa une main sur son érection, par dessus son pantalon. Sentant que s'il voulait tenir la distance, il allait devoir mettre un frein à tout cela, Tony se redressa et inversa les rôles.
Il fit basculer Lorie en arrière, et d'un geste rapide qui laissait entrevoir une grande pratique, il retira le dernier vêtement de la femme. Avec des gestes saccadés, il retira vivement sa chemise, tandis qu'il ne pouvait détacher son regard de la glorieuse nudité de son amante. Avec une expression des plus suggestives, elle écarta sensiblement les jambes, l'invitant à prendre place entre elles. Il se saisit de sa jambe gauche, et la posa par dessus le dossier du large canapé, alors qu'il rampait plus ou moins au dessus d'elle pour aller cueillir ses lèvres. Les mains fraîches de Lorie dessinaient avec avidité des arabesques sur les muscles de son dos, ses ongles glissant sans le blesser sur sa peau chaude, puis à son tour, il fit descendre sa bouche le long du cou offert de son amante, donnant des petits coups de langue, mordillant gentiment l'épaule, suçotant un téton, embrassant l'espace entre ses seins, léchant son ventre et provoquant ainsi un soupir plus fort que les précédent ainsi qu'un frisson à la femme entre ses mains. Il s'attela donc à la faire soupirer encore et encore, puis reprit sa route humide, traçant des sillons sur la peau velouté. Il mordilla l'intérieur d'une cuisse, la faisant se crisper d'anticipation, et enfin honora son clitoris et sa vulve. Les soupirs se transformèrent en gémissements, qui se firent plus bruyants quand à la bouche et à la langue de Tony, s'ajoutèrent ses doigts. Il sentait les mains de Lorie se crisper dans ses cheveux, lui maintenant doucement la tête entre ses jambes, alors qu'il révérait minutieusement son corps, s'appliquant à lui prodiguer un plaisir qu'il espérait intense. Il léchait, embrassait, suçait chaque endroit sensible, un doigt ou deux allant et venant paresseusement dans son intérieur moite et chaud, sa deuxième main maintenant sa jambe droite écartée. Les gémissements se muèrent en une longue litanie de 'Encore Tony, encore', et Tony obéissait à cette déesse qui s'offrait sans pudeur à lui. Soudain, les chairs autour de ses doigts se refermèrent. Lorie poussa un cri en se cambrant violemment, ses doigts tirant les cheveux de Tony douloureusement. Elle se laissa retomber sur le canapé, essoufflée, et il remonta jusqu'à enfouir son visage dans son cou.
« Les préservatifs sont dans ma chambre, dit-il à son oreille pendant qu'elle l'enlaçait les yeux rivés sur le plafond. Tu veux continuer sur le lit ? Veux-tu continuer tout court ?
- Putain oui. Laisse-moi reprendre ma respiration, et je te suis.
- Tu es vulgaire, c'est rare. J'aime ça. »
Il lui tendit la main et l'aida à se relever. Elle se colla contre lui, et l'embrassa.
« Voudrais-tu que je dise un peu plus de vulgarité ? Souffla-t-elle contre ses lèvres.
- La Shakespeare Parade qui se dévergonde ? Comme c'est excitant.
- Allons donc chercher ces préservatifs, que tu puisses te débarrasser de ce foutu pantalon. Parce que ce n'est pas avec autant de tissus sur toi que tu vas pouvoir me baiser, encore et encore. »
Les pupilles de Tony se dilatèrent, son souffle se bloqua dans sa gorge, et son érection lui fit mal. De si vilains mots dans une bouche si distinguée habituellement. Il était tout émoustillé. Il se précipita dans la chambre et sortit le paquet de préservatifs de sa table de chevet. Lorie s'étendit langoureusement sur le lit, ne cherchant aucunement à cacher son corps, le laissant au contraire détailler chacune de ses courbes délicieuses. Elle s'agenouilla sur le lit, alors que Tony était toujours debout devant elle. D'un geste expert, elle déboutonna le pantalon de son amant et fit sortir son érection de toutes ces prisons vestimentaires. Elle passa le poing fermé sur toute la longueur fièrement dressée devant elle, et se mit à suçoter le gland offert, rougit par l'excitation. Tony souhaita soudain être allongé, pas certain de pouvoir rester sur ses jambes très longtemps. Une langue chaude remplaça la main, et lécha la longueur de la hampe, tandis qu'une main taquine venait caresser ses bourses. Il gémit en se mordant la lèvre inférieure, sa main droite caressant les cheveux de Lorie. Il crut défaillir quand elle avala une bonne partie de sa verge, aussi loin qu'elle le pouvait, et qu'elle se mit à faire des va-et-vient lents. Au bord de la jouissance, Tony s'empêcha de jouir en retirant sa queue de la bouche de Lorie. Il avait les yeux embrumés de désir. Elle s'éloigna, l'attirant sur le lit pour l'allonger sur le dos et le chevaucher à nouveau.
De bonne grâce, il la laissa prendre les commandes. Elle frotta sa vulve contre sa queue, s'excitant elle-même à nouveau. Les mains de Tony étaient reparties à la découverte du corps de son amante, caressant ses cuisses, ses hanches, son ventre, ses seins. Enfin, elle suréleva son bassin, et avec une main, elle guida sa verge à l'intérieur d'elle, se laissant glisser sur toute la longueur, jusqu'à la garde. Elle mordit la lèvre, son expression mélangeait excitation, désir et douleur, alors qu'elle s'habituait à la présence palpitante de la queue de Tony écartant les chairs de son vagin. Pour l'aider à se détendre, il massa tendrement son clitoris, attendant qu'elle donne le signal pour la suite. Elle se mit en mouvement quelques instants plus tard, allant et venant sur la queue de Tony, se caressant elle-même le sein gauche, et maltraitant ses lèvres en poussant des gémissements de plaisir. C'était un spectacle de pure luxure, et Tony ne revenait pas d'avoir une telle image sous ses yeux. Il continuait de la caresser, rendu fou par le rythme volontairement lent de la femme qui le chevauchait.
« Oh, Tony ! S'exclama-t-elle quand il se remit à masser son clitoris. Tony, si tu savais depuis combien de temps j'attendais ça ! »
Sans sortir de sa moiteur, il se redressa et la saisit par la taille, afin de la coller dos à lui, assise sur ses cuisses. Il avait maintenant le nez dans ses cheveux et humait leur odeur. Il caressait son sein droit, pinçant délicieusement son téton, la faisant gémir. Sa main gauche caressa sa joue. Il passa le pouce sur ses lèvres, et elle happa son doigt pour le sucer langoureusement, dans une imitation excitante de fellation. Elle continuait à bouger des hanches, créant de grisants frottements sur sa queue. Il embrassa sa nuque et elle se cambra, créant un tout nouvel angle de pénétration qui lui fit voir quelques étoiles. Finalement elle se jeta en avant, à quatre pattes sur le lit, le dos cambré, les jambes écartées dans une invitation implicite.
« Tony, baise-moi, explicita-t-elle. Baise-moi, fort.
- Oui, fut tout ce qu'il arriva à dire trop excité pour réfléchir à une quelconque répartie spirituelle. »
Il s'appliqua donc à obéir, allant et venant de plus en plus vite, alors que Lorie demandait plus fort, encore plus fort. Elle glissa une main entre ses propres cuisses et se masturba violemment. Elle jouit dans un cri quand Tony pensait ne plus pouvoir tenir. Son vagin se contracta autour de sa queue, et il atteignit l'orgasme à son tour, éjaculant dans le carcan garantit sans latex. Il s'effondra à moitié sur elle qui était déjà allongé le visage enfouit dans les draps du lit. Il ne sortit pas tout de suite d'elle, profitant des palpitations vaginales post-orgasmiques. Avec des gestes doux, il embrassa le dos et la nuque de sa compagne, et dessina des arabesques paresseux au creux de ses reins.
« Ne t'arrête pas, c'est bon, ronronna Lorie en s'étalant un peu plus au dessus des draps. »
Il continua donc pendant quelques minutes, puis se débarrassa du préservatif, et vint enlacer son amante qui se colla contre lui. Ils s'endormirent en cuillère, emportés par les brumes de leurs orgasmes respectifs.
Voilà, c'était le dernier chapitre où tout est beau. Dans le chapitre suivant, ce sera un peu moins mignon, un peu plus triste, et ... reprise des activités du trio !
A bientôt !
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